Moteur à collecteur à courant alternatif. Les moteurs à collecteur à courant alter natif qui peuvent être considérés comme 'les prédécesseurs de celui faisant l'objet de la présente invention comportaient un stator polyphasé analogue au stator d'un moteur asynchrone, dans lequel tournait 'un induit à collecteur, analogue à l'induit d'une ma chine à courant continu.
Les balais du collecteur étaient reliés aux secondaires de transformateurs de phase et de tension. Les variations de vitesse étaient obtenues en faisant varier simultanément la phase et la valeur de la force électromotrice fournie au rotor.
Le principal inconvénient de ces moteurs était leur prix élevé et leur grand encombre ment, résultant de l'emploi de transforma teurs de phase.
La présente invention a pour but d'obvier à ces inconvénients; en outre, le moteur peut être muni de pôles de commutation.
Le dessin annexé représente huit formes d'exécution de l'objet de l'invention données à titre d'exemples, ainsi qu'une varia-Pte.
Dans le dessin, les fig. 1 et 3 à 9 sont es schémas des connexions de ces huit formes, et Fig. 2 un schéma montrant une variante de fig. 1.
Selon fig. 1, les variations de vitesse sont obtenues en fournissant au rotor B du mo teur dont A représente l'enroulement fixe une force électromotrice de phase et de va leur convenables, prise dans un enroulement auxiliaire C qui est bobiné dans les encoches du stator. Pour permettre le réglage, cet enroule ment auxiliaire comporte, comme l'enroule ment du rotor; des sections réunies à-un com mutateur fixe, dont les balais ou contacts mobiles f sont reliés électriquement aux ba lais b du rotor B.
On peut obtenir telle relation de phase et de tension désirée par le fait que les phases de l'enroulement auxiliaire C sont séparées et que le commutateur comporte deux bras sé parés par phase. Selon fig. 1, l'enroulement auxiliaire est monté en étoile; trois bras soli daires D' portant des contacts h réunis élec triquement, constituent le point neutre; les trois autres contacts solidaires f, électrique ment réunis aux balais b, sont portés par trois autres bras D2 dont le mouvement est indépendant de celui des bras D1.
On fait varier la phase seule en déplaçant simultané ment les bras D1 et D2 du même angle dans le même sens; on fait varier la tension seule en les déplaçant simultanément du même angle en sens inverse.
La fig. 2 indique, à titre de variante, les connexions à réaliser pour monter l'enroule ment auxiliaire C en triangle; les lettres de référence et les manouvres restent les mêmes.
Dans les deux cas, il est naturellement entendu que les contacts f et h sont isolés de leurs supports et que les formes d'exécution de ces commutateurs peuvent varier suivant les besoin.
Les rotors pourraient être munis accessoi rement de bagues.
Quand le stator, au lieu d'être polyphasé, est monophasé, le schéma devient celui de la fig. 3 et le moteur shunt polyphasé se trans forme en moteur monophasé à caractéristique série.
L'angle X est l'angle de calage des balais b sur le collecteur, et l'angle a donne la rela tion de phase introduite par le commutateur.
Ce moteur monophasé peut être exécuté à pôles saillants ou à enroulements répartis; son poids est moindre que celui d'un moteur série à bobine transversale, et sa commuta tion est plus facile.
Ce moteur, spécialement applicable à la traction, peut être facilement bobiné pour des tensions au stator de 3000 à 10,000 volts. Lorsque le moteur est à basse tension, il est possible d'utiliser des spires analogues pour la confection du bobinage du stator principal et du bobinage du stator auxiliaire.
Dans d'autres formes d'exécution (fig. 4 à 7), le rotor B est composé de deux parties, dont l'une, R, analogue au rotor d'un moteur asynchrone, occupe tout l'intérieur d'un sta tor A, et dont l'autre, B, analogue à l'induit précédemment décrit, est montée extérieure ment audit stator A; pour diminuer l'énergie nécessaire à son excitation, cette seconde par tie est entourée d'une armature en tôle, fer mant le circuit magnétique. Les deux rotors peuvent être montés soit sur le même arbre, soit sur des arbres différents mais entraînés mécaniquement par tout autre moyen à des vitesses proportionnelles.
Dans les deux formes représentées par les fig. 5 et 7, le rotor R est relié aux balais b du couvertisseur B, celui-ci étant, d'autre part, relié par ses autres bornes à l'enroule ment auxiliaire C par des frotteurs f.
Les deux formes représentées par les fig. 4 et 6 sont analogues, mais le rotor R est relié à des bagues m du convertisseur B.
Naturellement il faut faire les connexions de telle façon qu'à la fréquence N du côté du stator A corresponde la fréquence S N du côté du rotor R, S étant le glissement.
Ces quatre dernières formes d'exécution conviennent en particulier à des moteurs puis sants à grande vitesse. On peut, comme dans le cas du moteur monophasé, constituer l'en roulement principal et l'enroulement auxi liaire de spires analogues. Quand le stator A est monophasé, il est évident qu'on peut mu nir le rotor d'un nombre quelconque de phases identiques entre elles et le faire par exemple triphasé, hexaphasé, etc.
couple constant, le réglage de vitesse de tous ces moteurs peut encore se faire: 1o En intercalant des résistances ou des selfs-induction dans le circuit des balais b. 20 En introduisant une force électromo trice additionnelle dans le circuit du rotor. 30 En faisant varier l'angle de calage  des balais.
40 Pour le moteur monophasé en faisant varier la tension d'alimentation du stator A. Quand on utilise l'un quelconque de ces procédés, on peut supprimer le commutateur de réglage, ce qui peut être avantageux pour le moteur de traction.
Enfin, ces moteurs se prêtent remarqua blement bien à la constitution de groupes en cascade, soit en série, soit en shunt.
La fig. 8 représente un groupe série constitué par un moteur asynchrone Nl' dont le stator S est relié au réseau, et dont le ro tor R alimente le stator A d'un moteur à col lecteur N2. Un transformateur pourrait être intercalé entre eux. Les deux rotors sont re liés mécaniquement par un arbre G: La fig. 9 représente un groupe shunt constitué par un moteur asynchrone M1 et par un moteur à collecteur M2; les stators sont reliés au réseau en parallèle; mais ils pourraient aussi être branchés en série.
Le rotor B du moteur à collecteur M2 est muni de bagues m sur lesquelles appuient les balais p connectés au rotor R du moteur asynchrone M1.
Les bagues m sont reliées au bobinage du rotor B de M2 en des points équidistants, de façon à donner un courant polyphasé des mêmes ordres et formes que l'enroulement du rotor R de M1.
Les deux rotors B et B de M1 et M2 sont reliés mécaniquement par un arbre G; tout autre moyen d'accouplement pourrait d'ail leurs être prévu.