Dispositif pour régler un mécanisme d'un véhicule automobile. L'objet de l'invention est un dispositif pour régler un mécanisme, tel que, par exemple le frein, la commande de la vitesse, etc., d'un véhicule automobile présentant un comparti ment destiné à. être occupé par des person nes, caractérisé par des moyens agissant sur les organes réglables dudit mécanisme, ces moyens occupant une position permettant de les manceuvrer de l'intérieur du susdit com partiment.
L'invention est applicable, par exemple, au type normal de véhicules Ford. On peut, par exemple, appliquer à un tel véhicule automobile des dispositifs de réglage à la transmission des tambours de commande de la vitesse que l'on peut manmuvrer sans avoir à déplacer le couvercle de la boîte contenant lesdits tambours de commande de la vitesse, ou à tout autre mécanisme, pour effectuer le réglage des rubans freinant ces tambours ; ce réglage peut être fait sans avoir à déplacer le plancher, de sorte que le conducteur du véhicule peut l'effectuer du compartiment occupé par les passagers sans déranger une partie quelconque du véhicule et même, de préférence, pendant qu'il occupe sa position habituelle de conducteur.
Il est ainsi possible de régler, par exemple, les rubans comman dant la vitesse et les rubans de frein pen dant que le moteur tourne et même pendant que le véhicule est en mouvement, ce qui permet au conducteur d'essayer de la façon la plus efficace le résultat de ses réglages et de modifier ceux-ci de façon à répondre. promptement aux conditions qui se produisent pendant l'emploi de tels véhicules, évitant bien des causes d'accident qui proviennent du fait que l'on néglige de procéder à des réglages de ce genre. Cette négligence est quelquefois due à la crainte de déranger les parties du véhicule ; elle est aussi due quel quefois au peu de connaissances mécaniques de bien des personnes se servant de tels véhicules, et enfin au manque de facilité pour effectuer les réglages.
Dans l'objet de l'invention on peut pré voir des moyens de réglage ne nécessitant qu'un simple tournevis ou un instrument similaire d'usage universel, plutôt qu'un outil spécial quelconque. Dans le dessin annexé représentant une forme d'exécution de l'objet de l'invention donnée à titre d'exemple, fig. 1 est un plan d'une partie d'un véhicule du type Ford nor mal, auquel le dispositif est adapté, une partie du plancher étant également arrachée.
La fig. 2 en est une coupe par la ligne brisée II-II de fig. 1; La fig. 3 est une coupe verticale à plus petite échelle par la ligne III-III de la fig. 1 ; La fig. 4 est un détail en perspective du dispositif ; La fig. 5 est une vue des pièces qui le constituent; enfin La fig. 6 est une coupe verticale longitu dinale de l'une de ces parties.
Dans la forme d'exécution du dispositif représentée, les signes de référence 1, 2, 3 désignent respectivement le tambour de frein, le tambour de marche à faible vitesse et le tambour de marche arrière, enfermés dans une boîte usuelle 4 en deux parties et portant les rubans usuels de commande 5, 6, 7; ceux-ci sont munis respectivement de paires d'oreilles 8, 9, 10 (fig. 1) traversées par des vis de commande 11, 12, 13, qui sont reliées aux pédales de commande bien connues, dont l'une 14 seule est représentée à la fig. 3 ;
cette pédale, qui est celle de la commande de la marche arrière, est montée sur l'extré mité de la vis 13 ; celle-ci passe à travers un bossage 15 de la paroi latérale de la boîte 4, servant à son extrémité intérieure de butée pour l'une des oreilles<B>10;</B> à son extré mité extérieure ce bossage a la forme d'une came 16 destinée à coopérer de la façon bien connue avec une autre came 17 présentée par la pédale 14.
Des ressorts 18, tendent chacun normale ment à desserrer les rubans. Comme on le verra, le plancher 19 et le tablier 20 de meurent en place, de sorte que l'opérateur qui se trouve dans le compartiment peut procéder au réglage des rubans commandant les vitesses et le frein sans quitter son siège ou même sans soulever le plancher.
Les vis 11, 12, 13 commandant les ru bans sont munies chacune d'un organe 21 vissé à la place de l'écrou usuel de réglage et s'appuyant contre une rondelle 55 inter posée entre lui et l'oreille 10 ; celle-ci est portée par l'extrémité du ruban opposée à celle qui est maintenue par la butée 15 ; quand la vis 13 est déplacée axialement dans le sens de la flèche 23 (fig. 3), par la pédale 14 qui fait monter la came 17 sur la came 16, l'oreille mobile 10 se rapproche de l'autre et serre le ruban.
En faisant tourner l'organe 21 dans la direction du mouvement des aiguilles d'une montre par rapport à la vis vue de bout, on le fait avancer et on serre le ruban, et in versement. Chacun des organes 21 est ac tionné par une tige 34 présentant une vis sans fin 25 qui est en prise avec une roue 26 à denture hélicoïdale appartenant au moyeu de l'organe 21 ; chaque tige peut constituer un tout avec son organe 21, de sorte que le dispositif de réglage peut être. fabriqué et être vendu comme un bloc sous forme d'ar ticle manufacturé destiné à être appliqué à des constructions existantes.
Un tel bloc est représenté au complet sur la fig. 4; il comporte l'organe 21 et la tige 24 déjà décrits, combinés avec une paire de plaques 27, 28 toutes deux semblables à celle que montre la fig. 3; chacune d'elles présente un palier<B>2</B>9, qui reçoit l'une des portées 30 et 31 ménagés sur l'organe 21-; deux plaques plus petites 32, 33 présentant des saillies 34 qui sont rivées dans des trous 35 ménagés respectivement dans les plaques 27, 28 relient celles-ci.
La plaque 32 est munie d'un palier 36 pour la tige 24 ; en entaillant respective ment les plaques en 39 et 40, on obtient un assemblage très solide ; lorsque les parties sont réunies et que la vis sans fin 25 est en prise avec la roue 26 à denture hélicoïdale, la cage d'entourage formée par les plaques protège la vis sans fin et la roue et les main tient à leur position relative, mais permet au lubrifiant rejaillissant dans la boîte de trans mission d'avoir accès à cette vis et à cette roue, de sorte que des moyens spéciaux de lubrification ne sont pas nécessaires.
Lorsque le dispositif de réglage doit être placé sur sa vis, par exemple sur la vis 13 représentée à la fig. 3, cette dernière est en filée dans le bossage 15, puis dans les oreilles 10, après que le ressort 18 a été mis en place, et enfin introduit dans l'organe 21 ;
on visse alors ce dernier en faisant tourner la tige 24 jusqu'à ce que les parties occupent la position représentée sur la fig. 3, ladite tige 24 faisant saillie vers le haut au travers de la plaque couvercle 41 de l'enveloppe 4, cri une place où l'on puisse l'atteindre et la manoeuvrer facilement, par exemple dans une ouverture convenable 42 du plancher 19 ; on a figuré une ouverture pour chacune des tiges 24 ; mais le nombre ou la forme particulière d'ouvertures, non plus que leur emplacement particulier n'est pas limité; l'application des moyens de réglage pour permettre le réglage par un opérateur se trouvant dans un com partiment destiné à être occupé par des per sonnes peut être prévue.
Lorsque les organes de réglage, tels que les écrous 21, se trouvent dans la boîte de transmission et qu'une vis telle que celle re présentée en 13, a un mouvement axial au cours de son fonctionnement, Lui guidage de l'organe 21 et de sa tige 24 est prévu; dans ce but le couvercle 41 présente une fente 43 correspondant à chaque vis et dans laquelle la tige 24 est libre de se mouvoir, entraînée par cette vis. Chacune de ces coulisses est fermée par une plaque auxiliaire coulissante 4.1 maintenue en place par une cheville ou une vis à tête 45 passant dans une fente 46.
Cette plaque sert à maintenir le lubri fiant à l'intérieur de la boîte, et à empêcher la saleté d'y pénétrer ; une telle précaution n'est cependant pas nécessaire lorsque l'or gane 21 est monté sur une vis qui s'étend au delà des parois de la boîte, telle que, par exemple la vis 12 représentée sur la fig. 1 ; dans ce cas, il est suffisant de prévoir une fente 47 pour la tige 24, dans le cas repré senté, dans un prolongement 48 de la plaque couvercle. L'organe 21 correspond à la vis 12 est de préférence muni d'une vis de serrage 49 ou d'autres moyens convenables pour le main tenir solidement sur une partie de section réduite du manchon de réglage 50 prévu usuellement pour le ruban de marche à faible vitesse.
Chacune des tiges 24 est ainsi accessible de faon que le conducteur puisse l'action ner : ce derniér peut, sans quitter son siège, appliquer un instrument convenable, tel qu'une clé ou un tournevis aux extrémités fendues 51 des tiges et ajuster ainsi les rubans corre@- pondant aux vitesses et le ruban de frein, alors que le moteur tourne, et même, si on le dé sire, pendant que le véhicule est en marche; il n'est pas nécessaire d'avoir une expérience spéciale pour un tel réglage.