Procédé de transmission électrique à distance et installation pour la réalisation de ce procédé. Dans de nombreux systèmes de trans mission électrique de signaux à distance, cer taines perturbations des signes transmis par l'émetteur peuvent agir sur le poste récepteur et donner, à la réception, des signes supplé mentaires qui ne correspondent pas aux signaux émis. Le message est alors incompré hensible ou difficile à déchiffrer. Ceci se pré sente particulièrement dans le cas où les communications se font au moyen de la radio télégraphie et où les appareils émetteurs et récepteurs sont reliés à des antennes appro priées.
Des courants perturbateurs peuvent d'ailleurs agir sur les lignes télégraphiques ou sous-marines aussi bien que sur les an tennes de réception, en produisant à la ré ception des signes supplémentaires qui rendent le message indéchiffrable.
L'invention est relative à un procédé et à une installation qui permettent de réaliser la-transmission de telle sorte que les messa ges puissent être aisément déchiffrés à<B>là</B> récep tion, et éventuellement.retransmis sans fautes.
Le procédé suivant l'invention présente la particularité que chaque signe est répété, à l'émission, n fois, suivant une loi de coor dination déterminée, de façon qu'à la récep tion les répétitions correspondantes de ce signe soient repérées suivant cette même loi de coordination, et que l'on n'utilise à la récep tion, parmi les signes reçus, que les signes qui figurent à la fois dans l'émission initiale et dans toute les répétitions de cette dernière aux points de repérage correspondants.
L'installation pour la réalisation de ce procédé se caractérise en ce que les courants qui correspondent à l'émission initiale agissent sur des électros disposés pour préparer, par leurs contacts, les circuits d'une première répé tition du signe de l'émission initiale, et que des moyens sont prévus pour que ces contacts restent.fermés jusqu'à ce que cette première répétition ait eu lieu;
que les courants de la première répétition sont amenés à. actionner des électros correspondants qui préparent des circuits de la deuxième répétition, etc., de sorte que les (n-1) répétitions du signe sont exé cutées automatiquement, tous les électros ayant servi ainsi à l'emmagasinement des émissions et répétitions étant ramenés auto matiquement au repos.
La partie suivante de la description se rapporte à des exemples de mise en oeuvre du procédé, ainsi qu'à des installations pour cette mise en ceuvre.
Les fig. 1 et 2 sont des schémas montrant l'action des parasites sur un poste télégra phique Baudot ; Les fig. 3 et 4 montrent schématiquement comment, en appliquant le procédé revendiqué, les parasites sont sans action sur un poste télégraphique Baudot; La fig. 5 représente schématiquement un poste télégraphique, système Baudot, modifié de façon à donner directement les messages sans erreurs; La fig. 6 représente schématiquement le poste émetteur correspondant au poste récep teur de la fig. 5.
Si l'on considère tout d'abord comment, dans les conditions actuelles, un appareil télégraphique Baudot supposé à un seul sec teur, effectuerait la transmission du mot "PARIS" par T S F (voir fig. 1), on aurait
EMI0002.0014
Au <SEP> ter <SEP> tour, <SEP> émission <SEP> sur <SEP> les <SEP> cinq <SEP> contacts <SEP> du <SEP> distributeur:
<SEP> lettre <SEP> P
<tb> <SEP> 2me <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> le <SEP> ter <SEP> 77 <SEP> <SEP> <SEP> <SEP> A
<tb> <B>77 <SEP> 3me <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> les <SEP> Sme, <SEP> 4me, <SEP> 5me <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> R</B>
<tb> 4me <SEP> 2me <SEP> 3me <SEP> I
<tb> 5me <SEP> sme<B>7</B> <SEP> 5me <SEP> ,S
<tb> <B>77 <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> 77 <SEP> <SEP> 77</B> Si aucun signal brouilleur ou parasite n'apparaft au poste récepteur pendant la transmission du mot "PARIS", l'enregistre ment sera correct, mais si, au contraire, une vibration intempestive de l'antenne de récep tion a lieu pendant le temps considéré, il n'en sera plus de même.
En particulier si la décharge atmosphérique ou perturbatrice se produit selon la courbe hachurée de la fig. 2, le poste récepteur enregistrera le mot "PONISII au lieu du mot "PARIS11.
Pour éviter l'action des parasites sur le système récepteur, on petit modifier l'appareil de la façon suivante: Chacun des cinq contacts d'émission de l'appareil télégraphique, choisi comme exemple, est divisé en trois parties. La couronne de transmission, ainsi obtenue, est représentée schématiquement développée par la fig. 3.
Une émission élémentaire du code Baudot, telle que.A en fig. 1 correspond, dans -le nou veau système, à trois contacts <I>a, b,</I> c.
Ces contacts sont utilisés de la manière suivante: Au premier tour des balais du distribu teur (moment où les touches sont -abaissées) les émissions correspondant au contact a auront lieu (fig. 3). Puis, après un temps T, déter miné à l'avance et choisi plus grand que la durée moyenne d'une série ininterrompue de décharges atmosphériques, les émissions b, correspondant aux touches abaissées au pre mier tour se produiront automatiquement. Les émissions c se produiront de même après un nouveau temps T.
On peut convenir, par exemple, que les émissions b auront lieu deux secondes après les émissions initiales a ou après six tours consécutifs des balais, si ceux-ci tournent à 180 tours. De même les émissions c se feront deux secondes après les émissions b, c'est-à- dire quatre secondes après les émissions ini tiales a.
Donc les émissions initiales a ouvrent la marche des séries de trois émissions dont deux b et C sont différées, une série corres pondant à l'abaissement d'une touche du manipulateur ou, si l'on préfère, à l'un des <I>cinq</I> ynonaents <I>du code Baudot.</I>
Une émission de deuxième rang, b ou première confirmation du signal, n'aura d'effet qu'autant qu'elle aura été régulièrement pré cédée, deux secondes auparavant, par l'émis sion a correspondante. De même, une émission de troisième rang c, ou deuxième confirmation, n'agira sur le récepteur que si elle a été précédée deux secondes auparavant par une émission b, et quatre secondes avant par l'émission initiale a. Seules les émissions c agissent sur le ré cepteur proprement dit (traducteur), les émis sions<I>a et b</I> ne font que préparer l'arrivée de l'émission active c. Ces émissions de pré paration a et b agissent sur des . organes d'attente, réglés selon la durée du temps T choisi, et ramenés au repos dès que ce temps T est écoulé.
Il résulte de cet exposé: 1 Qu'un parasite isolé sera sans effet sur le récepteur -Baudot.
2e Qu'une série de parasites n'aura d'ac tion sur l'appareil qu'autant qu'elle répondra en tous points à la règle fixée cf-dessus, et en particulier, qu'autant que les décharges successives seront en nombre suffisant et rigou reusement espacées de T secondes (deux se condes dans l'exemple choisi). Ces conditions sont très rarement .réalisées.
L'exemple choisi ci-dessus: trois, signaux répétés à deux secondes d'intervalle, peut naturellement être modifié selon les besoins, et d'après l'importance numérique des "para sites" à éliminer. Il arrivera souvent qu'une seule confirmation sera nécessaire. De même le temps T d'espacement pôurra être aug menté ou diminué selon les circonstances et la nature des parasites à éviter. A noter que la durée de chaque émission peut être aussi brève que possible sans que pour cela le procédé perde de son efficacité. En effet, soit un premier cas où la durée de chaque émission est de 1/3o de seconde et où les émissions d'une. même. série sont espacées de deux secondes.
Pour l'envoi. d'un signal (série de trois émissions dont deux différées<I>a, b, c)</I> la première émission aura lieu au temps t, la seconde au temps t' = t --j- 2 secondes; la troisième au -temps<I>t" = t</I> --E- <I>4</I> secondes ou t' + 2 secondes.
Pour qu_'une série de parasites soit élimi née, il suffit qu'il y ait absence -de parasites pendant 1/so de seconde à l'un des temps t, <I>t'</I> o u<I>t".</I>
Si on écourte les émissions, on observe que l'efficacité augmente puisque la durée de l'absence conditionnelle de parasites à l'un des temps t, t' ou t" décroît.
Si, dans l'exemple ci-dessus, chaque émis sion ne durait plus que l/so de seconde il suffirait d'un "manque\ de parasites durant 1/so de seconde au lieu de 1/ao, à l'un des temps<I>t, t'</I> ou<I>t",</I> pour, qu'avec la même effi cacité, la manipulation ne soit pas troublée.
La fig. 4 représente la transmission sché-" matique du mot "PARIS" avec le procédé décrit. De nombreux parasites ou signaux étrangers ont été figurés par des courbes hachurées sur ce diagramme. Malgré la mul titude de ces parasites, on peut observer qu'aucun d'eux ne remplit les conditions im posées pour le fonctionnement du récepteur et que, par conséquent, aucune lettre du mot "PARIS" n'est déformée à l'arrivée.
Le procédé de cette réalisation particu lière de la présente invention peut être adapté de diverses manières à tous les appareils télégraphiques à synchronisme.
A titre d'exemple, le schéma de trans formation d'un appareil télégraphique Baudot à 17 contacts est représenté par la fig. <B><I>5 -</I></B> pour la réception et sur la fig. 6 pour l'émis sion.
Les couronnes développées E et F repré sentent la couronne normale de réception (.p\') à 17 contacts, conjuguée avec sa couronne pleine (E). Quatre couronnes supplémentaires sont placées sur le "distributeur". L'une A comporte 45 contacts répartis en trois grou pes : de 1a, à<B>1%,</B> de 16a à<B>3%,</B> de<B>31.</B> à 4%. Cette couronne est conjuguée par les balais b à une couronne B, laquelle est reliée électri quement à la couronne E par le fil conduc teur Q, représenté en pointillé.
Une couronne C, comportant trois groupes de cinq contacts (de 6e à 10e, de 21e à 25e, et de .36e à 40e), est conjuguée par les balais c aux couronnes 9. et D. - Ces contacts sont reliés respective ment avec l'entrée des bobines des électros correspondants; cette liaison n'a été, pour simplifier, représentée complète que pour le contact iio avec la bobine de l'électro 10, par une ligne pointillée.
Le relais de récep tion est représenté en R, son armature est reliée électriquement aux 16 premiers contacts de la couronne F, elle vient, lors de la ré ception d'un signal, s'appliquer contre le con tact<I>a</I> relié à la pile<I>M.</I>
Il est important de remarquer que les balais b et c tournent trois fois moins vite que les balais a et que E. et F, pour la commodité des explications, représentent trois développements successifs de ces couronnes, correspondant à trois rotations complètes des balais a. Chacune des trois séries de contacts de la couronne A est reliée, comme il est indiqué, à une série de 10 électro-aimants à double armature et à auto-excitation.
Le fonctionnement d'un électro est le suivant: Le passage d'un courant bref dans l'en roulement par exemple de 15 détermine l'attraction de deux armatures Mio, 1171s; l'une d'elles, celle de droite Nis, provoque l'auto excitation, c'est-à-dire que le courant de la pile locale P traverse la résistance r et assure le collage des deux armatures Mio et Nia qui restent alors au contact des vis de butée. Ces électros restent excités jusqu'à ce que l'entrée de leur enroulement ü5 soit mis à terre par le balai c.
Ainsi l'électro 15 rece vant un courant bref, par le contact 15, restera au collage jusqu'au passage du balai c sur le contact 15a, c'est-à-dire après que le balai a (balai normal du poste) aura effectué trois tours moins une rotation correspondant à 4 quatre contacts du distributeur, les balais c étant décalés en avance de quatre contacts relativement aux balais b. Un électro tel que le 10, qui n'a pas son entrée iio directement reliée à la couronne A, est ramené au repos par une dérivation représentée en pointillée sur la figure, aboutissant au contact corres pondant 100 de la couronne C, qui reçoit la mise à la terre en même temps que le con tact<B>10.</B> de la couronne A.
Ces électros, par leur deuxième armature Mio, <I>Ma,</I> ferment le circuit que doit emprun- ter l'émission différée suivante de la même série.
Dans ces conditions, la réception de la lettre a se fera par exemple de la façon suivante: <I>Au premier tour</I> du balai<I>a:</I> réception de l'émission initiale par le contact 11 et l'électro 11, collage des armatures Nil et Ms.
glu <I>quatrième tour:</I> réception de la seconde émission (première confirmation) par le con tact 6 au travers de l'armature Ms de l'élec- tro 11. L'électro 11 sera ramené au repos aussitôt par la mise à la terre de l'entrée- iii de son enroulement au moyen du balai c qui se trouvera sur le contact 1l dès que le balai b aura quitté le contact 6a. Ces deux balais sont décalés à cet effet, ainsi qu'il a déjà été mentionné ci-dessus, de la distance de quatre contacts.
<I>Au septième tour:</I> réception de la troisième émission (deuxième confirmation) ou émission active par le contact 1. Cette émission est envoyée dans le premier des électros-aiguil leurs L du traducteur, au travers de l'arma ture Mi de l'électro 6, qui reste au collage jusqu'à ce que le balais b ait quitté le con tact la, (comme ci-dessus).
La réception de la lettre a est donc régu lièrement enregistrée. Si des parasites se sont manifestés pendant ce temps, certains des 30 électros, représentés sur la fig. 5, ont pu fonctionner, mais ils sont restés sans effet sur les aiguilleurs L (traducteur). La loi d'élimination prédéterminée dans cet exemple était la triple émission, chacune d'elles, à un intervalle correspondant à trois tours moins cinq contacts.
Pour obtenir, à la transmission, l'auto- maticité des émissions différées d'une même série (émission a-b-a, fig. 3), on peut se servir du même montage légèrement modifié.
La fig. 6 représente simplement la partie modifiée. Les contacts 11, 12, 13, 14 et 15 de la couronne normale de transmission F, sont reliés aux touches du manipulateur M Les contacts de 1 à 10 et 16 de la même couronne sont reliés en permanence à la pile de travail Pi. Les contacts 16 et 17 sont affectés à la correction. Le relais de com mande des émissions hertziennes R est con necté entre les couronnes E <I>et B.</I>
Il s'ensuit que si aucune touche du mani pulateur n'est abaissée, aucune émission n'a lieu sauf celle de correction.
Si la première touche est abaissée (lettre a) on a: au premier tour: émission par le con tact 11. Le circuit du relais se ferme par exemple par le contact 11 de A et l'électro 11 dont les armatures Nii et 1'L16 viennent au contact de leurs vis de butée; après une rotation correspondant à trois tours moins cinq contacts, lorsque le balai b passera sur le contact 6, la deuxième émission aura lieu.
En effet, la pile de travail pourra se fermer par le contact 6 de la couronne F, le balai a, la couronne E, le relais de transmission, la couronne B, le balai b, le contact 6 de la couronne A., l'armature Ms de l'électro 11, l'enroulement de l'électro 6 et la terre. Le relais de transmission fonctionne.
Après une nouvelle rotation correspondant à trois tours moins cinq contacts, la troisième émi4sion aura lieu lorsque le balai b passera sur le contact 1. Cette émission aura lieu cette fois au travers de l'électro-aiguilleur 1, ce qui donnera le contrôle de l'émission au départ. Les électro-aiguilleurs sont repr6sen- tés en In, Ls, Ls, <I>L4,</I> Ls.
L'adaptation ci-dessus, faite sur un appa reil du système Baudot, du procédé d'élimi nation des parasites est simplement donnée à titre d'exemple et de démonstration. On conçoit que le même procédé pourra sans s'écarter du .principe exposé ci-dessus être appliqué sur tout autre type ou système d'appareils télégraphiques dits à "synchro- nisme" tels que par exemple le Murray, le Siemens, le multiple de la Western Co., etc.
De même, il est aisé d'établir sur un appareil donné, un montage permettant de faire varier instantanément la- loi fixée pour l'élimination des signaux brouilleurs de façon à obtenir, à tout instant, une sécurité suffi sante et un rendement optimum de l'installa tion. L'invention peut encore s'appliquer aux. nombreux systèmes de télégraphie où l'on fait usage pour la transmission et la récep tion de signaux, de bandes perforées= .
Si dans de tels systèmes des perturbations distinctes des signaux transmis par le poste émetteur agissent sur le poste récepteur, la bande réceptrice pourra présenter des perfo rations supplémentaires ou erronées ne corres pondant pas aux signaux émis et le télé gramme pourra être incompréhensible ou diffi cile à déchiffrer. C'est le cas, par exemple, si on utilise un système télégraphique - mul tiple, le récepteur étant relié par un relais à un distributeur télégraphique ordinaire, dont chaque secteur est connecté -à un perforateur électrique.
Si plusieurs bandes, par exemple trois, ont été obtenues par répétition des signaux émis à la même vitesse, en superposant ces bandes on obtient une bande résultante qui ne présente comme perforations que celles correspondant aux signaux désirés et celles . provenant des parasites qui se sont produits pendant l'envoi de chaque télégramme au même instant relatif. Cette dernière condition ne pourra évidemment -être remplie que très difficilement, si le nombre des répétitions est grand.
Il n'est pas nécessaire, au _ surplus, que la vitesse d'émission soit la même pour les diverses répétitions, qui d'ailleurs peuvent être effectuées à l'aide d'appareils, distincts. Dans ce dernier cas, on pourra; à la station de réception, procéder à une retransmission locale, à même vitesse, des divers télégrammes, retransmission qui peut être utile par exemple dans le cas où ces télégrammes se trouvent tracés sur des bandes de longueurs différentes et où on désire obtenir des bandes de mêmes longueurs superposables.
Cette application dé-l'invention aux appa reils télégraphiques à transmission et récep tion au moyen de bandes perforées sera mieux comprise en se référant à la descrip tion suivante où l'on a donné, en exemple, l'application de l'invention à un appareil Baudot, utilisé pour la transmission<B>de</B> mes sages par sans fil.
Transmission. On perfore la bande de papier, comme il est d'usage dans le système de télégraphie adopté, et on transmet avec cette bande successivement par autant de trans metteurs que l'on désire de répétitions. Chacun des transmetteurs est relié successivement à l'appareil émetteur de T S F, par un secteur de distributeur.
De cette manière, la même lettre sera répétée à des intervalles constants, corres pondant sur la bande aux nombres de lettres qui séparent les doigts des transmetteurs.
L'application du procédé au système Baudot est particulièrement simple: chaque transmetteur étant relié à l'un des secteurs du plateau ou distributeur du poste émetteur, comme on le fait habituellement.
La même bande perforée est engagée dans le premier, le deuxième, le troisième transmetteur, etc. . . . les longueurs de bande séparant ces transmetteurs successifs corres pondant à rai, n2,<B>....</B> np lettres; le nombre de lettres entre les divers transmetteurs restant constant pendant toute la transmission, la répétition des signaux se fait à des intervalles de temps ti, <I>ta</I> . . . . constants égaux ou in égaux, suivant que lai, n2 . . . . sont égaux ou inégaux.
Pour modifier ces intervalles de temps, la vitesse de transmission restant constante, il suffira simplement de modifier les nombres <I>ni, n2</I><B>....</B> np. Bien entendu, les intervalles ti, 12<B>....</B> varieront si l'on modifie la vitesse de rotation du distributeur,<I>ni, n2 . . . .</I> res tant constants.
<I>Réception.</I> La réception des signaux trans mis par le procédé qui vient d'être indiqué, peut se faire au moyen d'un poste de T S F récepteur relié, par un relais, à un distribu teur télégraphique ordinaire dont chaque secteur est connecté .à un perforateur élec trique. Ce perforateur sera construit et con necté de façon qu'un trou soit fait dans la bande de papier qui lui correspond, chaque fois qu'une onde électromagnétique sera reçue par le poste de T S F de réception. Dans certains cas, le perforateur ne pourra être connecté directement au distributeur; il devra l'être par l'intermédiaire d'un retrans- metteur, à cause de l'importance des courants nécessaires pour perforer suffisamment vite la bande de papier.
La première transmission d''une lettre sera reçue par le premier secteur du distributeur et par le premier perforateur, c'est-à-dire que toutes les premières transmissions sont reçues sur la mêvie bande. De la même façon, la première répétition sera reçue sur la deuxième bande, la deuxième répétition sur la troisième bande, etc. . . . .; s'il y a P-1 répétitions, il y aura P bandes recevant chacune une des transmissions.
Si des parasites ont été regua par le poste de réception de T S F, des trous qui ne correspondent à aucune transmission auront été faits dans l'une ou l'autre des bandes; mais il est facile de comprendre qu'il est infiniment peu probable que des trous, corres pondant à des parasites distincts, puissent se trouver exactement aux points homologues de ces bandes.
En superposant ces bandes, de manière à faire concorder les trous correspondant à une même lettre transmise, la bande composée obtenue ne présentera aucun trou correspon dant à des parasites.
En faisant passer cette bande composée dans un transmetteur automatique ordinaire ou légèrement modifié pour laisser passer P bandes à la fois, on fera fonctionner un tra ducteur connecté au transmetteur, et on im primera ainsi le télégramme reçu. Si on le désire, et cela sera le cas le plus fréquent, on retransmettra -le télégramme correct au moyen d'un poste télégraphique ordinaire de transmission, dont un des secteurs sera relié au transmetteur; en même temps, on impri mera le télégramme, pour contrôler la trans mission.
On pourra aussi, si on le désire; retrans mettre le télégramme par T S F, en connec tant le transmetteur à -un distributeur, et celui-ci à un poste de T S F, :.par l'inter médiaire d'un relais approprié. <I>Variante.</I> Si on le préfère; on pourra faire -passer les bandes obtenues à la récep tion dans des transmetteurs dont les contacts de transmission seront en série, de telle sorte que, seules, les perforations communes aux P bandes produisent un envoi de courant de travail dans l'appareil télégraphique<B>de"</B> ré- émission ou d'impression.
L'emploi de cette variante permet la modi fication rapide des intervalles de répétition. Dans la réalisation que l'on vient de décrire, on pourra utiliser, au poste trans metteur et au poste récepteur, deux distribu teurs sextuples Baudet; si l'on adopte le système de trois répétitions successives, trois des secteurs de chacun des distributeurs ser virent à la transmission, et trois des secteurs à la réception. Au lieu de faire tourner le distributeur à la vitesse normale de. 180 tours à la minute, il est clair que l'on pourra le faire tourner beaucoup plus rapidement, de façon à obtenir un plus grand débit.
Les répétitions successives d'un signal peuvent être repérées indépendamment de leur nature, et sans que les perturbations d'origine extérieure puissent modifier les signes 'désirés à la réception; ceci doit s'en tendre de la façon la plus générale; le signal peut par exemple être repéré au moyen de ses coordonnées x, <I>y,</I> z dans l'espace et du temps<I>t;</I> un signal étant reçu en xo, yo, zo et au temps to, sa première répétition sera reçue en<I>xi = f</I> i (xi, yo, zo, to) ;
y,<I>=</I> api (xo, yo, zo, io) ; zi =i - (xo, yo, zo, to) et au temps <I>Il</I> = el (xo, yo, zo, to), f i #c i <B><I>k</I></B> e,
étant des fonctions arbitrairement choisies de xo, yo, zo, to; de même la deuxième répétition sera reçue en x2 <I>== f 2</I> (xo, yo, zo, <B>'0) ;</B> y2 = c02 (xo, yo, zo, to);
z2 = @2 (xo, yo, zo, to) et au temps 12<I>=</I> $2 (xo, <I>y.,</I> zo, to), <I>f 2</I> yC2 #12 $2 étant des fonctions arbitrairement choisies de xo, yo, zo, to et ainsi de suite pour les répétitions suivantes.
Un signal étant reçu en xo, yo, zo, 1o, pour savoir si c'est un signal désiré, il faudra observer en x, <I>y, .z</I> au temps<I>t</I> s'il se repro duit; puis en xj, y2, z2 au temps t2, etc.
Bien d'autres: façons de repérer un phéno mène se présentent naturellement à l'esprit. On va montrer comment - la première réalisation donnée ci-dessus en exemple peut être aisément généralisée dans la description suivante, les indications entre parenthèses se référant aux éléments analogries représentés sur les figures ci-jointes:
A l'émission le distributeur principal (fig. 6) comporte<I>n (3)</I> séries de q <I>(5)</I> contacts (F; 1.1, 20, 30, 40, 50; 1r, 2r, <I>3',</I> 4r, 5'.; 1r@, 2", 3", 4", 5") plus des contacts de con nexion (16; 17); si le nombre des répétitions désirées est n-1 (2);
ce distributeur est associé à un appareil auxiliaire tel que les émissions par les contacts de la première série (F; 10, 20, 30, 40, 50) soient comman dées directement par l'opérateur au moyen des procédés connus (fig. 6; manipulateur M, pile P); les n-1 (2) répétitions 'se produi sant automatiquement suivant le principe qu'un contact d'ordre y (l') de la série s (20) ne donne lieu à une émission lors du passage des balais (a) durant leur révolution d'ordre X (4) par exemple, que si le contact d'ordre p (1) de la série s-1 (1) a donné lieu à une émission lors du passage des balais (a) durant leur révolution d'ordre X-n (1).
A la réception le distributeur (fig. 5; F; E, .4) comporte le - même nonribre n (3) - de séries de q (5) contacts, plus des contacts de correction (16, 17), il est associé à un appa reil auxiliaire tel qu'un signal ne puisse être perçu au poste récepteur qu'à sa n-1 (2) répétition, le signal initial et ses n-2 (1) premières répétitions ayant seulement pour effet d'actionner l'appareil auxiliaire et de le préparer à rendre le signal perceptible lors de la n-1 (2) répétition;
dans ce but cet appareil auxiliaire est tel qu'un signal ne puisse agir sur lui lors- du passage des balais (a) du distributeur sur un contact d'ordre p (1) de la série s (2) durant la révolution d'ordre X (4) par exemple des balais (a) due s'il a été actionné par un signal lors du passage des- balais (tu) du distributeur sur un -contact d'ordre p (1)- de la série s-1 (1) durant la révolution des balais (a) d'ordre X -n (1).
L'appareil auxiliaire emmagasineur et sélecteur peut être de types très variés, il peut par exemple consister en: une deuxième couronne (A) associée à la première couronne (F), <I>de Ti (3)</I> séries de q <I>(5)</I> contacts, plus les contacts de correction (16, 17); cette deuxième couronne (A) comporte n (3) séries de n (3) sous-séries de q (5) contacts chaque; chaque-série ayant en outre un certain nom bre (2) de contacts de correction (46, 47; 48, 49, 50, 51), n-1 (2) étant le nombre de répétitions désirées.
Sur cette couronne (A_) glissent des balais (b) qui tournent à une vitesse égale à de la vitesse des balais principaux (a);
EMI0008.0005
chacun de ces contacts est relié de façon appropriée à un élément mo difiable distinct correspondant (fig. 5; contact 15 correspond à l'élément modifiable Nis, & lio; contact 10 correspond à l'élément modifiable Nio, 11/I5; et contact 5 à l'élément modifiable L5, etc.); ces éléments modifiables forment n (3) séries de<I>n (3)</I> sous-séries de q <I>(5)</I> élé ments;
toutefois chacun des q (5) éléments des sous-séries d'ordre<I>n (3)</I> fait partie de<I>n</I> (3) séries simultanément; si par exemple on désigne par p81 un élément d'ordre<I>p</I> de la sous-série r de la série s, les n éléments plu, p'n, <B>.... pu,,,</B> sont confondus en un seul (Lu).
(Sur la fig. 5, les trois séries de contacts de la deuxième couronne A. sont représentées respectivement par les chiffres 1, 2, . . . . 15, 46, 47; 16, 17 . . . . 30, 48, 49; 31, 32<B>....</B> 45, 50, 51; la deuxième sous-série de la deuxième série par les contacts 21, 22, 23, 24, 25; la deuxième sous-série de la deuxième série d'éléments mobiles par N21 M16; <I>N22</I> 3117.<B>N23</B> AT18 <B>;
N24</B> M19; <B>N25</B> L20.) On ne poussera pas plus loin cette des cription qu'il est aisé, pour tout homme de l'art, de compléter en se laissant guider par les dessins ci-joints fig. 5 et 6 et par le texte qui leur correspond.