Instrument de musique à cordes avec vibration entretenue. L'invention est relative à un instrument de musique à cordes avec vibration entre tenue, lequel instrument peut être par exemple un piano.
On a déjà proposé de placer, en relation avec chaque corde d'un piano, un électro aimant moteur parcouru par des courants de même période que celle de la corde, l'incon vénient de ce système consistânt dans le nombre excessif (88 pour un piano ordinaire) des sources de courant exigées (une source par note).
L'instrument qui fait l'objet de l'invention comporte, comme connu, pour chaque ton à entretenir, un électro-aimant moteur indivi duel. Il se distingue des instruments connus en ce que les électro-aimants moteurs de plusieurs tons distincts sont réunis dans un même circuit alimenté par une source com mune de courant périodique.
L'invention permet de diminuer considé rablement le nombre des sources de courant périodique à utiliser dans un instrument tel qu'un piano. Pour établir par exemple un piano conforme à l'invention, on peut pro céder comme suit: On choisit un groupe approprié de cordes, on munit chacune d'elles d'un électro-aimant moteur relié à la même source de courant, on munit le mécanisme de chaque touche du piano d'un interrupteur électrique branché de façon que l'abaissement d'une touche fasse passer le courant dans l'électro-aimant moteur de la corde en question, ce qui pro voque le maintien de son mouvement qui peut, par exemple, être amorcé par la frappe du marteau usuel, ou même directement provoqué par l'effet du courant dans l'électro aimant moteur.
En ce qui concerne, d'une part, le choix des cordes réunies dans un seul circuit élec trique, et, d'autre part, le choix de la nature de la source électrique commune pour ledit circuit, on le fait pour que l'excitation de chacune des cordes appartenant au même circuit puisse avoir correctement lieu malgré la réunion en un seul circuit des électro- aimants moteurs de plusieurs cordes. Par le choix convenable de la source et des cordes dépendant du même circuit, on peut réduire d'une façon importante le nombre des circuits à établir.
A supposer, par exemple, que la source d'électricité produise un cou rant offrant, à côté d'une fréquence fonda mentale, une série d'harmoniques appropriées; cette source pourra mettre en branle non seulement la corde correspondant à la fré quence fondamentale, mais encore, d'une part, toutes les cordes présentant les simples oc taves de la fréquence fondamentale, et, d'autre part, les cordes correspondant aux harmo niques contenues dans le courant délivré par la source électrique utilisée.
On peut ainsi réduire de beaucoup les 88 sources de courant périodique considérées comme indispensables dans les pianos à cordes à vibration entretenue proposés jusqu'ici, ainsi que cela est montré dans les quelques exemples qui suivent: C'est ainsi qu'on peut utiliser une source à courant alternatif commune pour les notes de même nom, dans les sept octaves et ser vant à faire chanter, par exemple, les sept<I>ut</I> du piano, une autre source servant à faire chanter un autre demi-ton des sept octaves du piano, et ainsi de suite, de façon que 12 sources de courant suffisent pour entre tenir tous les sons du piano.
On peut aussi utiliser une source pour plus d'une seule note dans le même octave. Ainsi, une seule source à la fréquence fondamen tale de ut-1 peut exciter non seulement ce son et son harmonique 2 qui est appelée ut , mais encore son harmonique 3, appelée solo, qui se trouve dans le même octave, à condi tion que le courant périodique de la source contienne l'harmonique 3, ce qui est très facile à réaliser. De même, le courant peut facilement contenir des harmoniques 6, 12, etc. Avec un dispositif de ce genre on peut servir les 88 cordes de piano avec seulement 7 sources différentes.
Enfin, si la fréquence fondamentale adoptée est ut-", dont les premières harmoniques utilisées sur le piano sont les harmoniques 4, 5 et 6, soit<I>ut ,</I> yni <I> , solo,</I> on peut, dans chaque octave, utiliser trois harmoniques du son de base. II suffit alors de cinq sources électriques distinctes fournissant un courant périodique complexe approprié. Pour juger si un courant électrique donné contient les har moniques désirées, et ce avec une intensité suffisante, il suffit de le décomposer selon le procédé de Fourier, ou mieux, d'essayer son effet dans le circuit choisi.
Du moment que la fréquence fondamentale du courant pério dique alternatif pulsatoire ou ondulé corres pond au son de la corde fondamentale à exciter, la correspondance des harmoniques est assurée en même temps.
D'après ce qui précède, il est facile de construire un instrument comme un piano avec un nombre réduit de sources de courant.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, montre différents dispositifs utilisables dans ce but.
La fig. 1 de ces dessins montre, dans un schéma, l'exemple de l'utilisation d'un alter nateur émettant un courant périodique à har moniques capable d'agir utilement sur un nombre d'électro-aimants moteurs branchés en parallèle; La fig. 2 montre le schéma d'un émetteur de courant périodique basé sur une propriété d'une lampe à néon, ce courant périodique étant renforcé par une lampe à trois élec trodes, dont le courant périodique correspon dant agit sur une série d'électro-aimants moteurs branchés en série; La fig. 3 est un diagramme du courant périodique délivré par le dispositif représenté sur la fig. 2; La fig. 4 montre le schéma d'un relais à organe vibrant;
La fig. 5 montre un ensemble d'organes vibrants établis suivant la fig.3, avec le schéma de son mode d'utilisation dans un piano; La fig. 6 représente le schéma d'un vibra teur à trois organes vibrants; La fig. 7 montre un électro-relais agissant sur deux organes vibrants à fréquence fon damentale différente. Dans l'exemple de fig. 1, on utilise, -comme source de courant, un alternateur a produi sant le courant complexe désiré pouvant agir utilement sur les électro-aimants moteurs d'un nombre x de cordes (par exemple sur 7, 14 ou 21 cordes).
Ces électro-aimants moteurs b1, b2, b3 ... sont branchés en pa rallèle aux bornes de la source de courant; les petits interrupteurs cl, c2, c3 ... appar tenant à chaque électro-aimant moteur sont fermés par l'abaissement de la touche corres pondante du piano. Ce branchement en pa rallèle convient à une source électrique à faible résistance et à grand pouvoir de débit.
On peut aussi se servir d'un phénomène physique réglable approprié pour tirer d'une source d'électricité le courant périodique com plexe nécessaire. On peut utiliser, par exemple, des lampes à trois électrodes connectées à des circuits tels, que ces lampes émettent des courants à périodicité nettement définie et présentant des harmoniques nombreuses. Ce résultat peut être obtenu surtout en em ployant des circuits grille et plaque en fil de grande résistance et en ayant un couplage grille-plaque très serré et des selfs possédant beaucoup de capacité répartie. Le même résultat peut être obtenu par un dispositif de deux lampes accouplées au moyen de capacités et de résistances selon le montage connu sous le nom de multivibrateur d'Abraham.
La fig.2 représente un dispositif à effets analogues qui consiste à utiliser la décharge périodique réglable qui s'effectue à travers une lampe à néon. On peut agencer la source d'électricité pour tin nombre x de cordes, par exemple conformément à la fig. 2, comme suit: on prend une source de courant con tinu d dont on relie l'un des pôles, d'une part, à l'une des deux surfaces opposées d'un condensateur e, et, d'autre part, à l'une des deux électrodes d'une lampe à néon f. On relie l'autre pôle de la batterie d à l'une des extrémités d'une résistance g dont on relie l'autre extrémité à l'autre surface dudit con densateur e.
On relie l'autre électrode de la lampe à néon f à l'une des extrémités du primaire hl d'un transformateur et on relie l'autre -extrémité de ce primaire hl à la sur face du condensateur reliée à la résistance g. La lampe à néon oppose d'abord une résis tance au passage du courant, ce qui permet an condensateur e d'être chargé par la bat terie d; mais avec l'élévation de la tension qui en résulte, la lampe à néon cède brus quement et laisse s'écouler le courant emma gasiné dans le condensateur. Le courant ondulé obtenu est représenté sur la fig. 3.
Avec les dimensions ordinaires d'une lampe à néon, l'intensité de ce courant est plutôt faible, aussi est-il utile de renforcer le cou rant recueilli dans le secondaire h2 du trans formateur, ainsi que le montre le côté droit de la fig. 2; le moyen de renforcement étant, par exemple, une simple lampe i à trois électrodes, alimentée par une autre batterie principale j (la batterie usuelle pour le fila ment de la lampe i n'est pas représentée sur la fig. 2).
On monte en série les électro-aimants moteurs b1, V, b3, alimentés par le circuit- plaque de la lampe j, en les court-circuitant, dans la phase de non fonctionnement, par des interrupteurs cl, c2, c3, etc. Il suffit d'ou vrir l'un quelconque des interrupteurs cl, c2, c3. .
(ou même plusieurs interrupteurs à la fois) pour lancer dans l'électro-aimant corres pondant le courant excitateur de la source de courant périodique.- Etant donné que la résistance de la source i est très grande par rapport à celle des électro-aimants b1, b2, etc., l'intensité du courant sera sensiblement la même, que l'on ouvre un seul interrupteur ou plusieurs en même temps.
A supposer que l'on veuille utiliser, comme moyen pour lancer des courants pul- satoires de fréquence contrôlée, des vibrateurs mécaniques à fréquence de vibration bien définie, on peut utiliser, d'une part, un vibra teur mécanique constamment en vibration, et; d'autre part, des contacts commandés par ledit vibrateur mécanique.
Un tel dispositif petit être exécuté de toute façon appropriée et, par exemple, comme suit: On établit, pour chacun des vibrateurs à réaliser (par exemple, si on doit avoir recours à 12 courants périodiques, . pour chacun des 12 vibrateurs destinés à commander les contacts pour ces 12 courants), un ensemble tel que le suivant:
On établit, tout d'abord, un cadre rigide et résistant k (fig. 4), par exemple en alumi nium, dont le bas comprend un palier k' pour un arbre d' pouvant être déplacé angulaire- ment au moyen d'une roue hélicoïdale d et d'une vis sans fin<B>13</B> irréversible que l'on commande à volonté par un bouton de ré glage 14 situé hors dudit cadre. Ce dispositif sert à tendre un gros ressort m convenable ment établi et attaché au milieu d'une barre horizontale n en matière magnétique, cette barre étant destinée à constituer l'organe vibrant.
On relie cette barre n à ses deux extrémités à deux fils conducteurs o' et 02 suspendus à la traverse supérieure du cadre k selon le mode bifilaire bien connu. On munit l'une des extrémités (la droite sur la fig. 4) de la barre vibrante n d'une courte et forte lame élastique n', garnie d'une pas tille de contact faite de préférence en matière inoxydable, par exemple en tungstène. On s'arrange pour que la pastille de contact de la lame n' s'appuie, au repos de l'organe vibrant, très légèrement, contre l'extrémité libre, également munie de tungstène, d'une vis réglable p que l'on fait supporter audit cadre k par un bloc isolé.
On fixe de toute façon appropriée sur le cadre k titi électro aimant q en forme de fer à cheval dont les pôles magnétiques libres sont placés l'un en avant et l'autre en arrière de la barre n, de façon que son aimantation déplace angulaireinent cette barre, et ce dans un sens qui éloigne l'une de l'autre les pastilles de contact de la lame n' et de la vis<I>p.</I> La barre n, bifi- lairement suspendue, ayant une fréquence de vibration propre bien définie qui dépend de la tension donnée au gros ressort m,
il suffit de brancher sur la laine n' l'un des pôles d'une source d'électricité à courant continu, Une batterie s par - exemple, et intercaler l'électro-aimant q entre la vis p et l'autre pôle de cette batterie, pour réaliser le mouve ment classique de "sonnette" et pour obtenir la vibration constante de la barre ia. On munit l'autre extrémité de l'organe vibrant n d'une autre ]allie de contact nz (côté gauche de la fig. 4), cette laine étant à son tour garnie d'une pastille de tungstène qui, au repos,
repose légèrement sur une autre vis de contact r placée avant la barre tout comme la vis<I>p.</I> Le contact î-n établit le courant périodique appelé à être utilisé soit directement, soit après transformation dans les électro-aimants moteurs placés au-dessus des cordes de piano dont on veut entretenir la vibration. Le circuit de ce courant pério dique moteur est montré sur la fig. 5.
D'après ce qui vient d'être dit, il est facile d'établir les circuits du dispositif comprenant une série d'organes vibrants tels que rt. La fig. 5 indique le schéma simplifié de tels cir cuits. Les circuits comprennent Une batterie s, servant tant pour fournir le courant nécessaire à l'entretien de la vi bration constante des 12 organes vibrants tels que ii, qu'à l'alimentation des 88 électro- aimants moteurs tels que b', placés au-dessus des cordes d'un piano telles que t. La fig. 5 lie montre que trois organes vibrants.
Tous les organes vibrants sont réunis à titi pôle, par exemple au pôle négatif de la source d'électricité s et toutes les vis de contact telles que ri, faisant partie du circuit d'en tretien de vibration des organes vibrants tels que îi, sont réunies à l'autre pôle (le pôle positif dans la fig. 5) de la source s.
Les circuits des électro-aimants moteurs (tels que h') comprennent: cet électro-aimant, un interrupteur c' (actionné dans les pianos à queue, par exemple, par l'étouffoir soulevé par la touche du piano), ut) fil se terminant à un curseur tc déplaçable à volonté sur des plots reliés aux électrodes de la batterie s, la partie de .la batterie restée en circuit (sur la fig. 5 la partie de la batterie se trouvant à la droite du curseur u), le pôle de la batterie réuni à toutes les barres (telles que ii) des vibra teurs, la barre ît, sa lame de contact n=,
la vis de contact r et un fil retournant à l'électro aimant U'. L'organe vibrant rz fournit en réalité le courant non pas à un seul électro-
EMI0005.0001
tut <SEP> b', <SEP> comme <SEP> cela <SEP> est <SEP> dessiné <SEP> pour <SEP> plus
<tb> simplicité <SEP> sur <SEP> la <SEP> fig. <SEP> 5, <SEP> mais <SEP> il <SEP> en <SEP> fournit
<tb> exemple <SEP> à <SEP> sept <SEP> qui <SEP> sont <SEP> branchés <SEP> en <SEP> pa éle <SEP> entre <SEP> la <SEP> vis <SEP> de <SEP> contact <SEP> r <SEP> et <SEP> le <SEP> cur r <SEP> u. <SEP> Il <SEP> suffit <SEP> de <SEP> se <SEP> reporter <SEP> à <SEP> la <SEP> fig.
<SEP> 1
<tb> rr <SEP> saisir <SEP> cette <SEP> manière <SEP> de <SEP> brancher <SEP> plusieurs
<tb> etro-aimants <SEP> moteurs <SEP> sur <SEP> la <SEP> même <SEP> source
<tb> courant <SEP> périodique. <SEP> Pour <SEP> éviter <SEP> la <SEP> produc )n <SEP> exagérée <SEP> d'étincelles, <SEP> ou <SEP> aura <SEP> recours <SEP> aux
<tb> @ndensateurs <SEP> d'usage <SEP> branchés <SEP> en <SEP> parallèle
<tb> itre <SEP> les <SEP> lames <SEP> ni <SEP> ou <SEP> n2, <SEP> et <SEP> les <SEP> vis <SEP> de <SEP> contact,
<tb> ou <SEP> r. <SEP> En <SEP> ce <SEP> qui <SEP> concerne <SEP> les <SEP> condensateurs
<tb> als <SEP> que <SEP> v <SEP> (fig.
<SEP> 5) <SEP> placés <SEP> en <SEP> parallèle <SEP> entre
<tb> es <SEP> vis <SEP> de <SEP> contact <SEP> <I>r</I> <SEP> et <SEP> la <SEP> lame <SEP> de <SEP> contact <SEP> <I>ré,</I>
<tb> )n <SEP> peut, <SEP> si <SEP> orr <SEP> le <SEP> désire, <SEP> leur <SEP> adjoindre <SEP> une
<tb> .ésistance <SEP> appropriée <SEP> ta, <SEP> et <SEP> on <SEP> choisit <SEP> la
<tb> capacité <SEP> du <SEP> condensateur <SEP> <I>v</I> <SEP> et <SEP> la <SEP> résistance <SEP> <I>ta</I>
<tb> de <SEP> façon <SEP> que <SEP> ce <SEP> circuit <SEP> contribue <SEP> à <SEP> la <SEP> pro duction <SEP> des <SEP> harmoniques <SEP> désirées <SEP> dans <SEP> les
<tb> divers <SEP> circuits <SEP> des <SEP> électro-aimants <SEP> moteurs.
En ce qui concerne la disposition maté rielle des électro-aimants moteurs, tels que b', et des interrupteurs, tels que cl, on peut, dans le cas d'un piano à queue, les placer en quinconce sur deux rangs sur une planche posée transversalement au-dessus des cordes, cette planche pouvant être rapportée dans un piano déjà existant. La boite aux vibra teurs peut être placée en un endroit quel conque, de même que la source d'électricité utilisée pour la marche du piano ainsi équipé; quant aux fils de connexion, leur disposition résulte de l'étude des fig. 1 et 5. Les vibra teurs peuvent être placés dans une caisse capitonnée étouffant tous les bruits auxquels ils peuvent donner lieu.
Le fonctionnement d'un piano ainsi équipé est le suivant: La source de courant s en tretient en vibration les 12 barres telles que n dont les lames rat ne laissent point passer de courant tant que la touche du piano n'est pas abaissée pour fermer le circuit des électro aimants moteurs. L'un quelconque de ces électro-aimants, recevant du courant pério dique, met en branle la corde peu amortie qu'il influence. Le piano peut être pourvu de marteaux ordinaires; dans ce cas, l'électro aimant ne fait qu'entretenir la vibration pro- voquée-par les marteaux.
Dans d'autres cas, le piano pourrait même ne pas comporter de marteaux de percussion, le son étant alors uniquement produit par l'action des électro- aimants moteurs sur les cordes. L'intensité du son produit est réglée en déplaçant le curseur u, ou par l'action d'un rhéostat mo dérateur qui pourra être commandé par un levier approprié dit levier d'expression pou vant, par exemple, être déplacé par un mouve ment latéral du genou ou du pied et permet tant même de supprimer le courant à volonté.
L'exemple représenté en fig. 6 permet de diminuer l'encombrement de la boîte à vibra teurs, et, d'améliorer le timbre et la puissance des notes aiguës.
L'encombrement de la -boîte à vibrateurs résulte de la nécessité de respecter les con ditions suivantes : En premier lieu, le nombre d'ampères-tours exigés par les électro-aimants moteurs est loin d'être négligeable; il est de l'ordre de 600 ampères-tours environ. Il en résulte que les contacts n2 seront soumis à un travail de coupure de courant sérieux qui exige que les dimensions des pastilles de contact soient assez importantes, par exemple de l'ordre d'un diamètre de 3 mm et d'une épaisseur de 1 mm, d'oû poids sensible de la pastille.
D'autre part, il faut que la fréquence de la vibration propre de la lame n2 (et de la lame ni) soit très élevée par rapport à celle de l'organe vibrant n, de façon que l'amplitude plus ou moins grande de l'oscilla tion de cet organe vibrant n'aie pas de ré percussion sur sa durée de vibration. Il faut pour cela que la lame n2 soit assez rigide, et que, par rapport à son effet sur le vibra teur, celui du gros ressort m (fig. 4) prédomine d'une façon absolue.
Cela mène à l'utilisation de ressorts in puissants pouvant tirer avec des forces de l'ordre de 7 à 40 kg, ce qui oblige à donner aux cadres k (fig. 4) des dimensions importantes (de l'ordre de 30 cm de hauteur et 15 cm de largeur). II en ré sulte que la boîte â vibrateurs devient assez encombrante. On évite cet inconvénient par l'utilisation de dispositifs à relais, par exemple du dispositif qui suit. On établit, en premier lieu, un petit vi brateur fondamental mécanique 1 (fig. 6) dit lame-étalon à fréquence de vibration bien définie qui peut être légèrement modifié par un ressort réglable approprié tel que 2.
On en tretient la vibration constante de ce vibra teur fondamental, à l'aide d'une source élec trique 3 dont on relie une borne à un petit électro-aimant 4 placé pour attirer la lame 1 quand il est excité et pour la laisser retomber sur une vis de contact 5 réglable au moment oir il est désexcité. Mais, au lieu de relier l'autre borne de la source d'électricité 3 sim plement à la lame 1 (pour obtenir le mouve ment de sonnette classique, on intercale entre ladite lame 1 et la source d'électricité 3 l'enroulement d'un électro-aimant 6 qui sera donc parcouru par des courants de la fré quence y commandée par la lame-étalon 1.
Le courant nécessaire à l'entretien de la vi bration de 1 étant faible, les pastilles de 1 et 5 peuvent être petites et la lame 1 elle- même est peu encombrante. On place en face de l'un des pôles de l'électro-aimant 6, dit électro-relais, une lame plus forte 7 munie d'une pastille de tungstène de dimension assez forte pour que cette pastille puisse supporter
EMI0006.0006
<B>1</B> <SEP> àte <SEP> W
<tb> 1A04 <SEP> @lUil@ <SEP> ,
<tb> au <SEP> repos, <SEP> légèrement <SEP> contre <SEP> la <SEP> vis
<tb> pr@c <SEP> @eeoll<B><I>de</I></B> <SEP> et <SEP> @@,
@r <SEP> 1 <SEP> @@@
<tb> _ <SEP> partie <SEP> du <SEP> circuit <SEP> del'élect <SEP> Le
<tb> faite <SEP> pour <SEP> vibrer <SEP> à <SEP> y <SEP> vibrations <SEP> par
<tb> courant <SEP> devant <SEP> alimenter <SEP> l'élec-tro-aaimant <SEP> bimantl. <SEP> mo" <SEP> L <SEP> seconde. <SEP> ectro-relais <SEP> 6
<tb> Leur <SEP> bl <SEP> est <SEP> fourni <SEP> par <SEP> la <SEP> ro <SEP> batterie <SEP> principale <SEP> s, <SEP> alimenté <SEP> par <SEP> toute
<tb> de <SEP> la <SEP> fig. <SEP> 7 <SEP> peut <SEP> être
<tb> comme <SEP> c'était <SEP> le <SEP> cas <SEP> pour. <SEP> la <SEP> disposition <SEP> re- <SEP> digue <SEP> appropriée, <SEP> a <SEP> r.
<tb> p <SEP> rite <SEP> source <SEP> de <SEP> courant <SEP> pério présentée, <SEP> sur <SEP> la <SEP> fig. <SEP> 5.
<SEP> Les <SEP> contacts <SEP> 7, <SEP> 7,, <SEP> teur-étalon <SEP> 1 <SEP> te
<tb> p <SEP> exemple <SEP> par <SEP> un <SEP> vibra I <SEP> que <SEP> le <SEP> montre <SEP> la <SEP> fig. <SEP> 6,
<tb> vibrent <SEP> donc <SEP> selon <SEP> un <SEP> rythme <SEP> commandé <SEP> par <SEP> ruais <SEP> il <SEP> eut <SEP> aussi <SEP> p <SEP> sr <SEP> recevoir <SEP> le <SEP> courant <SEP> pério Ie <SEP> petit <SEP> vibrateur-étalon <SEP> 1, <SEP> et <SEP> tant <SEP> que <SEP> l'in- <SEP> digue <SEP> émis <SEP> par
<tb> p <SEP> des <SEP> eircrots <SEP> placés <SEP> sous <SEP> la <SEP> dépen terrupteur <SEP> il <SEP> maneeuvré <SEP> par <SEP> la <SEP> touche <SEP> de <SEP> dance <SEP> d'une <SEP> lampe <SEP> à <SEP> trois <SEP> électrodes <SEP> x <SEP> montée
<tb> piano <SEP> n'est <SEP> pas <SEP> fermé,
<SEP> la <SEP> vibration <SEP> entrer <SEP> commel'indi <SEP> l'indique
<tb> q <SEP> schématiquement <SEP> ladite <SEP> fig. <SEP> 7.
<tb> et <SEP> 7 <SEP> s'effectue <SEP> sans <SEP> courant. <SEP> Par <SEP> contre, <SEP> des <SEP> On <SEP> monte, <SEP> de <SEP> Préférence <SEP> , <SEP> les <SEP> circuits <SEP> de <SEP> cette
<tb> que <SEP> ledit <SEP> rnterTupterrr <SEP> cl <SEP> est <SEP> fermé, <SEP> l'électro- <SEP> lame <SEP> x <SEP> sur <SEP> une
<tb> aimant <SEP> moteur <SEP> bl <SEP> est <SEP> parcouru <SEP> par <SEP> des <SEP> cou carcasse <SEP> de <SEP> fer,
<SEP> afin <SEP> de
<tb> porrvoir' <SEP> obtenir <SEP> une <SEP> fréquence <SEP> assez <SEP> basse.
<tb> gants <SEP> qui <SEP> contiennent <SEP> des <SEP> harmoniques <SEP> cou- <SEP> Il <SEP> est <SEP> possible <SEP> d'établir <SEP> des <SEP> "boîtes' <SEP> à <SEP> vi venables <SEP> pour <SEP> <I>mettre</I> <SEP> en <SEP> branle <SEP> la <SEP> corde <SEP> <I>t.</I> <SEP> brateurs" <SEP> ou <SEP> des <SEP> boîtes <SEP> à <SEP> émission <SEP> de
<tb> C'est <SEP> en <SEP> somme <SEP> u <SEP> n <SEP> dispositif <SEP> derelais <SEP> qui <SEP> permet <SEP> gants <SEP> de <SEP> réduire <SEP> Périodiques" <SEP> basés <SEP> sur <SEP> d'a"f.."., <SEP> _,,
<tb> " <SEP> cou de <SEP> beaucoup <SEP> les <SEP> dimensions <SEP> des
<tb> vibrateurs-étah" <SEP> y <SEP> <B>- <SEP> -</B> Un mode particulièrement avantageux pour tirer avantage des dispositions à relais du genre de celle représentée sur la fig. 6, consiste à attribuer à la lame 7, commandée par le relais 6, une autre période fondamen tale qu'à la lame-étalon ' 1. Par exemple, on lui attribue la fréquence fondamentale<I>de 4 y</I> si la fréquence de la lame-étalon 1 est de y vibrations par seconde.
Une vibration de p déterminée par le relais 6 peut très bien mettre en branle et entretenir à la fréquence de vibration 4y la lame 7 et il en résulte que cette vibration de 4y est à son tour plus à même d'exciter une corde à note aiguë de 8y vibrations que la vibration de y elle- même. En effet, 8 y est, par rapport à la vibration 4y, une harmonique 2, tandis que par rapport à la vibration y c'est une har monique 8. Le résultat sera que les tons aigus seront plus fortement entretenus. Le relais 6 peut donc agir non seulement comme tel, mais encore comme modificateur de la périodicité fondamentale commandée par le vibrateur-étalon 1.
Le même électro-relais 6 (fig. 7) excité par un courant de la fré quence y peut être utilisé pour actionner par l'un de ses pôles magnétiques une laine 7 également fabriquer certains éléments du dis positif, par exemple les vibrateurs avec leur boîte, les électro-aimants (tels que b'), les interrupteurs (tels que c') en grandes séries, étant donné qu'il suffit de visser lesdits électro-aimants et interrupteurs sur une planche adaptée à un piano déterminé, et ce aux endroits repérés sur place, afin de transformer un piano ordinaire en piano à sons entre tenus à volonté.
On peut établir des planches spéciales à glissières en prévision de leur adaptation sur un piano existant, ces planches étant munies de leurs interrupteurs et de leurs électro- aimants moteurs, mais ce de faon que les uns et les autres soient montés dans des glissières qui permettent de les déplacer la téralement pour permettre une adaptation immédiate à diverses distances èntre les cordes de piano.
Ce dispositif permet de ré duire à un minimum le temps que le méca nicien doit passer au domicile du client pen dant qu'il transforme un piano ordinaire en un piano à sons qui peuvent, à volonté, être entretenus soit fortement ou faiblement ou pas entretenus du tout, ceci en se servant du levier d'expression qui régit l'intensité du courant envoyé dans les électro-aimants mo teurs.