Publication musicale. II a été fait diverses tentatives pour remplacer les signes musicaux, les<I>notes,</I> par des chiffres (système Chevé) ou des<I>lettres</I> (système Tonic-Sol-Fa), cela dans le but de fournir aux élèves- chanteurs, le plus tôt pos sible, le moyen d'utiliser pratiquement à la leçon de chant, les premières notions musi cales. apprises à la leçon de solfège.
A l'aide du chiffre et de la<I>lettre,</I> on est parvenu à orthographier toutes les tonalités d'un même mode au moyen d'une formule unique; mal heureusement, cette simplification considéra ble n'a qu'un effet provisoire, et lie dispense pas les chanteurs d'étudier la notation usuelle, universellement employée.
Pour éviter ce double apprentissage, ainsi que d'autres inconvénients inhérents à toute notation horizontale (chiffre ou lettre), un professeur de chant a imaginé la<I>portée</I> muette qui se propose de transporter dans la notation usuelle (notes) le seul réel avan tage des systèmes Chevé et Tonic-Sol-Fa. A cet effet, il a créé une méthode consistant à lire les notes sur une portée sans clé dite portée <I>muette;</I> si la note<I>do</I> occupe la pre mière ligne, ré occupe le premier interligne, îni la deuxième ligne etc. ;
si do se trouve sur la troisième ligne, ré occupe le troisième interligne, etc.;<I>do</I> peut occuper 7 positions différentes; il en est de même des G autres notes. Quand le chanteur connaît à fond cette technique de lecture, il est capable de lire en<I>do</I> majeur les mélodies écrites dans n'im porte quelle tonalité majeure;
il lui suffit de nommer do la tonique de la tonalité dans laquelle est écrite la mélodie, tout en ayant soin' de l'entonner respectivement sur<I>mi, fa,</I> <I>la</I> bémol <I>etc.,</I> si la mélodie est en nai <I>majeur,</I> <I>fa</I> majeur, la <I>bémol,</I> majeur, etc. Mais cette technique de lecture est fort compliquée: En fait, l'élève est obligé d'apprendre l'équiva lent de 7 clefs (1 clef de sol, 2 clefs de fa, et 4 clefs de do); en comptant 10 notes par clef, cela fait 70 notes au lieu de 10.
Dans les grands conservatoires de musique, ce vaste programme est réservé aux classes supérieures. En outre, avec le système de la portée muette, les notes altérées accidentellement ne se lisent pas telles qu'elles sont: diézées, bémolisées ou bécarrisées, mais selon les règles de la transposition qui est aussi un chapitre très difficile;
telle note dièzée corres- pond à, une note bécarrisée; telle autre note bécarrisée correspond ici à une note dièzée, là à une note bémolisée, etc., etc.
Le but de la présente invention est d'orthographier en notation usuelle (notes), toutes les tonalités d'un même mode au moyen d'un minimum de formules simples, voire même d'une seule et unique formule, et cela sans qu'il faille changer quoi que ce soit à l'apprentissage de la lecture des notes et des éléments de solfège.
La présente invention a pour objet une publication musicale en notation usuelle (notes), comprenant au moins un morceau destiné à être chanté dans une tonalité dé terminée qui est indiquée, mais qui est écrit dans une tonalité différente dont l'ortho graphe en simplifie la lecture.
La tonalité d'exécution peut être indiquée au début du morceau. En plus de l'indica tion de la tonalité d'exécution, on petit aussi spécifier l'intonation de la première note ou du premier accord du morceau, cela afin d'éviter tout faux départ.
Il est évident, par exemple, que grâce à ce système d'orthographe, le chanteur débu tant qui rie connait encore en solfège que la tonalité de<I>do</I> rnajeatr, petit néanmoins lire des chants composés dans d'autres tonalités majeures, si ceux-ci sont préalablement transposés et orthographiés en<I>do majeur,</I> Pour cela, il n'est pas nécessaire d'avoir recours à des signes inemployés en musique, on à une méthode spéciale, ou encore à l'étude si difficile des 7 clefs et de la trans position.
En outre, dès le moment oir ses connaissances en solfège lui permettent d'aborder l'étude des tonalités, et celle très difficile des modulations, le chanteur petit mener tout cela de front, sans risquer à aucun moment urne solution de continuité dans le processus normal de son éducation musicale. Et rien de ce qu'il aura appris par ce moyen ne devra être abandonné comme inu tilisable, dans le cas où il se mettrait à l'étude de la musique instrumentale.
Concernant les notes considérées non plus comme signes d'iittonatioic mais comme signes <I>de</I> durée, on petit en outre opérer une sim plification analogue, et, tout cri respectant la métrique, transformer mathématiquement et proportionnellement les mesures et les valeurs de notes qui offrent quelque complication de lecture, en . mesures et valeurs de notes correspondant à des notions plus simples.
La mesure de -,/, contenant des croches peut être transformée cri une mesure de 'r,'4 dans laquelle les croche, sont transformées en réoires, <I>les noires</I> en blanches, les noires jroirrtée# en blanches 1roirdëe#, ete.
La mesure de petit être transformée eu une mesure de ou en trois mesure de 2,.\I. La mesure de petit être transfor mée en une mesure deou cri deux mesures de \'/4.
Les transformations de mesures ci-dessus, données à, titre d'exemples, montrent ce qui peut être fait sans dénaturer la métrique, en vue de réduire à un minimum de difficulté la lecture de chants à une ou plusieurs voix, ou de toute musique destinée à des élèves débutants.
Combinées, les simplifications d1orthogra- plre décrites ci-dessus, apportées aux signe d'intonation et aux signes de durée, permet tent d'établir très tût un pont entre l'étude du solfège et celle de toute musique vocale.
Sans sortir du domaine de l'invention, une publication musicale pourrait contenir, outre au moins un morceau écrit avec la simpli- fication de tonalité appliquée soit seule, soit combinée avec la simplification des signes de durée, d'autres morceaux dont chacun petit être écrit soit sans simplification, soit avec l'une ou l'autre de ces simplifications. Dans certains cas il sera avantageux d'avoir dans la publication, en regard l'un de l'autre, par exemple, d'une part le morceau écrit avec des simplifications d'orthographe, d'autre part le même morceau écrit sans aucune simpli fication.