Procédé de préparation d'un gaz combustible en partant d'huile lourde. La présente invention a pour objet un pro cédé de préparation de gaz combustible en partant d'huile lourde, dans lequel on pul vérise l'huile lourde, puis la porte à une température supérieure à<B>600'</B> C dans une chambre de gazéification, et amène le produit formé ainsi porté à haute température en con tact avec un catalyseur. Ce dernier peut être métallique ou en matière réfractaire non mé tallique. De préférence, l'huile est pulvérisée à l'aide d'un fluide gazeux chaud et sous pres sion.
On peut employer par exemple de l'air, de la vapeur d'eau surchauffée, des gaz de combustion ou des mélanges de ces fluides, en particulier de 1'a_ ir et de la vapeur, tous deux très chauds.
On peut utiliser plusieurs moyens pour porter la chambre de gazéification à la tem pérature voulue.
On peut, par exemple, provoqer la com bustion d'une partie de l'huile avec de l'air utilisé pour pulvériser la même huile, l'air étant fortement réchauffé. Ou bien, on peut effectuer la pulvérisation de l'huile à l'aide des produits incandescents de combustion pro- venant d'un four brûlant sous pression qui peut être lui-même alimenté en huile lourde, ce qui produit en même temps le chauffage du produit dans la chambre. Celui-ci peut alors être complété par une combustion par tielle à l'aide d'air ou d'oxygène introduit dans la chambre.
Enfin, on peut encore plonger l'ensemble -de l'appareil dans lequel doit se produire la transformation dans un four ou un foyer qui le porte à la température voulue.
Enfin, ces divers moyens peuvent être combinés.
Le premier des moyens ci-dessus indiqué peut être appliqué comme suit: L'huile pul vérisée par l'air est amenée à travers une chambre de gazéification dans laquelle se produit la combustion partielle de l'huile, en même temps qu'elle atteint la température voulue, avant d'arriver sur le catalyseur, dont la température est maintenue par la dite combustion partielle.
La proportion d'huile par rapport à l'air est telle que la quantité d'huile soit plusieurs fois supérieure à celle qui est nécessaire pour brûler avec tout l'air utilisé; par exemple, dans le cas de gazoïl (densité 0,86), la proportion est ava.r-- ta.geusem-ent d'environ deux litres à 2,25 li tres d'air par gramme d'huile. Pour les huiles plus lourdes, on peut augmenter la propor tion d'air. De même, l'air et l'huile peuvent être réchauffés et, suivant ce réchauffage, les proportions d'air et d'huile peuvent varie-r.
Le rôle de catalyseur pour la réalisation du procédé peut être rempli par une enceinte tubulaire, traversée par la buée, et portée à une température suffisante. Dans le cas où l'on effectue une combustion partielle, celle-ci peut avoir lieu en partie dans la chambre de gazéification et être terminée au contact du catalyseur.
Le gaz obtenu conformément au procédé, peut être utilisé pour l'alimentation des fours de chaudières, des moteurs à. explosion ou autres, les appareils servant à l'engendrer pouvant être montés sur des véhicules auto mobiles ou des bateaux pour alimenter direc tement le moteur.
Pour éviter l'encrassement du catalyseur, ce dernier, au lieu d'être réparti irrégulière- ment et d'une manière quelconque, peut être établi de manière que la buée puisse le par courir librement à travers des canaux recti lignes; on peut dans ce but réaliser un cata lyseur à l'aide de rondelles perforées et con venablement superposées, ou encore à l'aide de tubes ou de baguettes métalliques paral lèles au courant gazeux.
Pour désencrasser le catalyseur, on peut interrompre périodiquement l'alimentation un huile du pulvérisateur, par exemple, pour fixer les idées, pendant un quart da seconde vhaque seconde, de l'air ou de la vapeur d'eau traversant alors tout seul l'appareil et: brû lant les dépôts charbonneux.
Il est également indiqué pour éviter l'en crassement du catalyseur, surtout dans l'em ploi d'huile très lourde pulvérisée avec de l'air, d'ajouter dans l'appareil de la vapeur d'eau fortement surchauffée soit avant, soit après la pulvérisation de l'huile. Cette va peur d'eau réchauffée par exemple au-dessus de 300, 400 peut alors être ajoutée dans la proportion de '/5 à 2/; de gramme par gramme de mazout.
L'addition de vapeur d'eau permet l'appli cation du procédé aux huile: lourdes cocit,@- nant du carbone en suspension colloïdale.
Pour obtenir un gaz riche sans azote, on peut substituer de l'oxygène pur à l'air as surant la combustion partielle.
Dans le but d'obtenir directement un gaz combustible sous pression élevée, il est: prévu d'alimenter le générateur avec de l'huile et de l'air sous pression élevée. Cependant, la pyro génation peut avoir lieu à la<B>,</B> pression atmos- phérique ou au voisinage de cette pression.
Comme catalyseurs réfractaires non mé talliques. on pourra employer par exemple l'alumine, la magnésie, l'alumine silicatée. ete. et comme catalyseurs métalliques, le fer. le nickel, les alliages ou aciers inoxydables. etc. Il a été trouvé avantageux, dans le cas où l'on effectue une combustion partielle, que la première partie au moins du cataly seur, traversée par les gaz, soit formée de catalyseur réfractaire non métallique.
Pour réaliser le proeédé selon l'invention, on peut utiliser avec avantage un appareil clans lequel les parois extérieures de la cham bre de gazéification et de catalesc. sont prc- tégées contre le r(#froidissf-ment, en rame nant le long de ces parois les gaz chauds portant. du catalyseur<B>il</B> l'aide d'un cylindre réfractaire avec fond entourant la cham bre de mazéification et le catalyseur.
L'appareil peut être établi pour permettre le réchauffage de l';cir di. pulvérisation et d(@ la vapeur d'eau si l'on en utilise. Il est aloi-, avantageusement entouré par une double en veloppe léchée intérieurement par lesdits ga z chauds et dans l;nnr.llc# circule le flnidc@ :: réchauffer.
Le courant de fluide à travers l'app:@rt.il est assuré soit par aspiration, soit par c.oni- pression, un ventilatcur pouvant être hir exemple placé à. la sortie de l'appareil. Dan: le cas où l'app;Ireil e,1 utilisé pour alimenter un moteur à explosion, le ventilateur peut assurer une surpression dans l'alimentation du moteur.
Le réchauffage de l'eau, de la vapeur ,=t même de l'huile peut avoir lieu à l'aide des appareils d'utilisation .du gaz. Dans le cas particulier où l'appareil est utilisé pour l'alimentation d'un moteur à explosion, on peut utiliser la chaleur des gaz d'échappe ment du moteur pour réchauffer l'air, con curremment ou non avec la chaleur de l'ap pareil lui-même-dans lequel est produit le g az. Avant de mélanger le gaz à de l'air pour l'introduire dans le moteur, il est bon de re froidir énergiquement le gaz, au-dessous de 1.00 , pour provoquer la condensation de la vapeur d'eau qu'il contient.
Le .dessin ci-annexé représente, à titre ,-l'exemple, différentes formes d'exécution de l'appareil pour la mise à exécution du pro cédé selon l'invention.
La fig. 1 en montre un premier mode de réalisation, dans lequel on opère avec com- 1nistion partielle; Les fig. la à 1d sont des. vues de détail se rapportant à la fig. 1; La fi-. 2 montre une autre forme d'exé cution, appliquée à l'alimentation d'un mo teur à explosion, monté par exemple sur un véhicule; La fig. 2a est une vue de détail d'un dis positif de mise en veilleuse de l'appareil de la fig. 2; La fig. 3 représente l'application de cet appareil, à l'alimentation d'un four;
La fig. 4 représente un dispositif d'allu mage à essence ou à pétrole pour l'appareil de la fig. 3; La. fig. 4a est une variante de la fig. 4; Les fig. 5 et 6 représentent schématique ment des modes de réchauffage de l'air ou de l'eau utilisés dans la réalisation du pro cédé; La fig. 7 représente une forme de réa lisation dans laquelle l'appareil de produc tion du gaz est placé ,à l'intérieur d'un foyer; La fig. 8 représente un exemple dans le quel -l'huile est pulvérisée par de la vapeur d'eau surchauffée;
La fig. 9 représente l'application du dis positif de pulvérisation précédent au cas où l'appareil est placé dans un foyer; La fig. 10 donne le schéma d'un appareil à deux parties fonctionnant alternativement pour la production du gaz; La fig. 10a en est une variante; La fig. 11 est relative à une. variant d'application; _ La fig. 12 concerne une autre variante: La fig. 13 représente une variante dans laquelle l'huile est pulvérisée par les gaz de combustion d'un four.
Sur la fig. 1, 1 désigne l'orifice de pulvé risation d'huile, par de l'air réchauffé, et 2 représente le pulvérisateur. 3 .désigne une ai guille de .débouchage de l'orifice 1.
Le gazéificateur .d'huile:. pulvérisée est représenté en 4. L'amorçage de la co#mbus- tion partielle avec l'air de pulvérisation se produit dans cette chambre et peut même éventuellement s'y achever. Les . parois ré fractaires de la chambre représentées en 5 re vêtent un tube-enveloppe 6 en métal ou en silice fondue (dans ce dernier cas il n'est pas nécessaire de prévoir de parties réfractai res 5).
A la suite du gazéificateur se trouve le catalyseur 7 ayant la forme de disques perforés, dont les trous sont en regard pour former des canaux dans le sens du courant gazeux.
La combustion partielle s'effectue ou s'achève dans ce catalyseur qui est en matit#re réfractaire; par exemple en alumine légère ment silicatée. Après la combustion partielle dans le catalyseur, les gaz produits remon. Lentdans l'e.space 8 entre le tube 6 et un corps cylindrique en matière réfractaire 9.
Ces gaz maintiennent ainsi le tube .6 à une tempéra ture élevée, -et le corps isolant réfractaire 9 empêche les gaz de se refroidir. De là, les gaz passent dans le canal cylindrique 10 com pris entre le corps cylindrique 9 et l'enve loppe extérieure 11, le long de -laquelle est disposé le réchauffeur d'air 12, lui-même entouré .d'un calorifuge 14.
Après avoir parcouru l'espace 10, leà gai chauds, qui réchauffent l'air passant en 12 @@ travers la double paroi, s'échappent en 15 en réchauffant encore le serpentin 16 par couru par l'huile lourde à transformer en gaz et qui est fournie au serpentin par une pompe 17 à. débit réglable. L'huile quittant le ser pentin 16 par le canal 18 vient alimenter le pulvérisateur 2.
Sur leur parcours, les gaz sortant en 15 réchauffent encore le serpentin 19 parcouru par l'eau, fournie soit par un récipient sous pression 20, soit par la pompe 17 qui peut être à double débit. La vapeur formée, de préférence surchauffée, rejoint par la oon- duite 21 la conduite d'air réchauffé 22.
L'air nécessaire à la combustion partielle, prove nant du compresseur 23, gagne l'espace 12 du réchauffeur et la tuyauterie 22 où il se mé lange avec la vapeur (l'eau amenée par la con, duite 21 pour se détendre ensuite à. travers l'orifice 1. du pulvérisateur en pulvérisant l'huile.
L'huile pourrait être pulvérisée unique ment par la vapeur d'eau arrivant par :?1, et le compresseur d'air 23 serait supprimé, l'air nécessaire à la combustion partielle étant. aspiré par les ouvertures des avant-fours '19 qui sont décrits ci-dessous, au moyen d'un ventilateur 108 disposé sur la conduite 15 en un endroit où les gaz sont déjà refroidis.
ITri dispositif d'interruption d'huile est représenté en 94 par un robinet à trois voies qui coupe périodiquement le débit. Ce robinet est ramené dans la position normale par un ressort de rappel et l'interruption est pro duite par un toc ?5 monté sur un disque tournant 26. Pendant l'interruption, l'huile est dirigée à la. troisième voie du robinet dans le récipient 27 d'où elle rejoint le ré- ripient d'alimentation de la pompe 17.
Cette interruption périodique d'huile, qui a pour but de permettre de désencrasser le gazéificateur et le catalyseur, est surtout utile dans le cas d'huiles particulièrement lourdes, telles que le mazout, de densité 0,94. Par exemple pour un débit d'huile de 10 lrg par heure, on interrompt toutes les deux secondes l'huile pendant un quart ou un cinquième du temps. Des cales ont été représentées en \38 pour maintenir en position les différentes enve loppes.
Un avant-four ou allumeur 29 à charbon ou à. charbon de bois, sert. à la mise en mar che de l'appareil. Cet allumeur est repré senté en détail sur la. fig. la. Sur cette fi gure, une dérivation 30 provenant de la, con duite 22 d'air comprimé, conduit cet, air à un robinet à trois voies 31. D'autre part, deux robinets 32, 33 sont prévus à l'entrée et à la sortie de l'allumeur 29.
3u moment de la. mise en marche, les ro binets 32 et 33 étant ouvert, l'air est envoyé par le robinet 31 dans l'orifice de sortie 34. Cet air, en passant par l'orifice, provoque à travers l'appareil une aspiration d'air en trant par le robinet. 32. On approche alors un tampon brûlant du robinet 32 et la flam me aspirée allume le charbon contenu dans le corps \?9 de l'allumeur. Les robinets 32 et 33 étant alors fermés, on envoie à l'aide du robinet 31 l'air par le conduit. 36 et cet air brûle le charbon; les produits de combustion s'échappent en 37 dans le gazéificateur 4.
Quand les paroi(lu ;-azéificateur 4 sont ,uffisamnient chauffée:, on ferme progres sivement la, dérivation d'air 30 et en réglant le débit d'huile de la pompe 17, on commence à pulvériser l'huile lourde en 2, en s'arran- geatit pour que la. proportion d'air et d'huile arrivant en 2 corresponde à une combustion vomplète. La buée d'huile brûle alors en 1 et provoque la mise à l'incandescence du ca- talyseur 7.
Lorsqu'après plusieurs minutes de réchauffage les parois 5 du catalyseur 7 ont atteint une température élevée, on aug- ment:- le débit de la pompe à. huile 17 pour obtenir en 4 une buée comportant un excès (l'huile.
La fi;p. lb représente une variante de réa lisation du réchauffeur, dans laquelle l'air aspiré à travers le robinet 32 est insufflé directement en 37 dans l'espace 4 par l'ac tion d'un jet d'air portant en 38.
On a représenté en -111 une grille main tenant. le charbon. Le_ avant-fours peuvent être alimentés par une ventilation produite par un venti lateur 1i@çs ati lieu d'être actionnée par des déri-,ation, d'air provenant du compresseur.
La<B>fi,,.</B> le représente, en perspective; le catalyseur î formé de matières réfractaires 'ous forme de rondelles 7' perforées, dont les trous sont disposés à la. suite les tins des au- t rc@s pour former des canaux continus.
<B>,g.</B> 7 a représente une variante du l.a <B>f1</B> dispositif d'interruption d'huile par un ro binet à trois voies 24, commandé par un disque 42 d'une certaine épaisseur portant deux tocs 43, 44 et qui, lors de leurs passa des successifs, agissent sur les bras 45 et 46 portés par l'axe 47 du robinet 24.
On a représenté sur la fig. 2 le schéma d'adaptation du dispositif à l'alimentation d'un moteur à explosion. La chambre de-for- ination de gaz est enveloppée par une .épaisse couche calorifuge 48. L'air alimentant le pul vérisateur 1 n'est réchauffé que par des tuyauteries appropriées, de préférence plates 49, disposées à l'intérieur de la clarinette d'échappement du moteur. Les gaz, après combustion partielle en 4 et 7, sortent par la tuyauterie 15 en réchauffant au passage le serpentin 16 parcouru par l'huile fournie par la pompe 17.
Ils traversent ensuite des appa reils de refroidissement qui ramènent leur température au-dessous de 100 et de préfé rence à environ 50 de façon à condenser une grande partie de la vapeur d'eau y contenue, puis passent dans le mélangeur 50 où ils se mélangent avec l'air d'aspiration -du moteur. Le dispositif .de refroidissement des gaz n'a pas été représenté sitr le dessin; il peut être un refroidissement à eau ou à, air.
Le refroidissement du gaz est effectué de préférence avant son mélange avec l'air -d'as piration .du moteur, et dans des tubulures plates qui peuvent être ajustées autour du véhicule ou exposées à un endroit traversé par un courant- d'air.
Dans le cas où le désencrassage a lieu par interruption périodique d'huile, il est néces saire de prévoir un amortisseur dans la tuyauterie 15 pour éviter les discontinuités. Le mélangeur comporte un ou plusieurs ajutages tubulaires 51 par lesquels sort la buée et aboutissant dans des Venturi ou des orifices 52, traversés par l'air d'aspiration du moteur. Cet air est aspiré en 53, traverse un robinet à trois voies 54, se mélange à la buée sortant des orifices 52, et rejoint par le tuyau 55 la conduite d'aspiration .du moteur.
Au-dessous du robinet 54 est placé un car burateur 56' ordinaire à essence avec son orifice- d'aspiration 56 et son réservoir d'ali mentation en essence 57.
Le démarrage,du moteur a lieu à l'essence, surtout dans le cas où l'appareil producteur de gaz n'est pas réchauffé. A cet effet, le ro binet 54 ferme l'orifice 53. L'orifice 56 étant ouvert, le moteur fonctionne à l'essence. En même temps, le compresseur 23 et la pompe 17 qui lui est accouplée alimentent le pulvérisateur 1, 2 et la buée d'huile allumée, chauffe le catalyseur 7. Les produits de la. combustion se mélangent en 50 à la buée d'es sence ou peuvent être évacués par le robinet 58, en fermant le papillon 159. Cette période de réchauffe étant finie, on augmente le o débit d'huile de la pompe 17 en agissant sur le levier 160.
En même temps on agit sur le robinet 54 pour ouvrir l'orifice 53 et on coupe la communication avec le carburateur d'essence 56'. Le moteur est alors alimenté en gaz d'huile lourde et le papillon 161 qui règle l'aspiration du moteur, éventuellement pen dant la, marche à l'essence, permet de la ré gler en même temps pendant la marche à l'huile lourde, et ce papillon peut alors être réglé et connecté au levier 160 pour qu'en réglant le débit de la, pompe à huile, on règle en même temps l'ouverture du papillon.
La pompe à huile peut fournir en même temps que l'huile un débit d'eau qui, par la conduite 21, rejoint le serpentin 19 chauffé par les gaz d'échappement et la vapeur d'eau produite se mélange à l'air fourni par le com presseur 23.
L'appareil représenté à la fig. 2 est muni d'un dispositif 59 pour la mise en veilleuse de l'appareil pendant l'arrêt du moteur. Ce dispositif est représenté en détail sur la fig. 2a et consiste en un récipient 60 à essence ou à pétrole sous pression (fig. 2) et arrivant par une conduite 61 dans un serpentin 62 en tourant une partie chaude de l'appareil, par exemple le gazéificateur (fig. 2), puis les va peurs de ce combustible sous pression ga gnent le tube 63 (fig. 2a)
duquel la vapeur sort par une fine ouverture 64 en entraînant avec elle de l'air de combustion dans l'espace 4, où la combustion se produit ainsi, même à l'arrêt du compresseur et de la pompe. Les gaz brûlés sortent éventuellement par le ro binet 58. L'air nécessaire à la combustion est aspiré comme dans une lampe à souder par les volets 65 qui peuvent être obturés par l'anneau 66. Le corps 59 se termine par un godet circulaire 67 qu'on peut remplir de coin- hustible et allumer. Dans ces conditions, le dispositif sert en même temps pour allumer la buée d'huile lourde en 4 au moment du dé marrage.
Le robinet d'essence étant fermé, la flamme est aspirée à travers le volet 65 dans la chambre 4 sous l'effet de l'aspiration du moteur. La fig. 3 représente l'application du pro cédé à l'alimentation d'un four analogue à4 celui d'une chaudière. Le gaz chaud sortant de l'appareil générateur par la tuyauterie 15 après avoir éventuellement réchauffé le ser pentin d'huile 16 se mélange à l'air de combustion venant du compresseur 69 qui fournit une partie ou la totalité de l'air de combustion du gaz dans le four 70.
Le gaz mélangé à l'air sort par une série de trous 71 et brûle dans le four en chauffant un mouffle maintenu en position par les cales 73. L'air alimentant le pulvérisateur 1 de l'ap pareil producteur de gaz est fourni par le petit compresseur 23 ou par une dérivation du grand compresseur 69. Cet air est ré chauffé durant son trajet vers le pulvérisa teur 1 dans une tuyauterie appropriée repré senté en 74 et placée dans les gaz chauds sortant du four. Les deux compresseurs 69 et 23 et la pompe à double débit 17 peuvent être accou plés. La pompe 17 fournit un débit d'huile par la tuyauterie 16 et un débit d'eau par la tuyauterie 19 qui aboutit à la tuyauterie 7-l.
La fig. 4 représente le dispositif d'allu mage à essence: ou au pétrole. Le carburant arrive par la conduite 61. Il est pulvérisé en 75 par une dérivation d'air comprimé réglée par le robinet à, trois voies 31, une partie de l'air sortant en jet par 34 pouvant. pro duire une aspiration supplémentaire de l'in térieur vers l'extérieur par 35. L'orifice 35 peut être, après usage, refermé par un cou vercle 76.
La. fig. 4a représente une variante du dis positif d'allumage dans laquelle l'allumage de l'essence est produit par la flamme aspirée en 65. Le robinet à trois voies 7 7 ferme pro gressivement l'essence et ouvre l'huile, les ou vertures 65 et couvercle 76 sont ensuite refer més.
La. fig. 5 est destinée à montrer sché matiquement la. possibilité de combiner le ré- chauffage de l'air et de la vapeur d'eau dans le tube d'échappement en 49 avec le système de réchauffage dans la double paroi 1.2 de l'appareil gazéificateur .1 en utilisant la. clia- leur des gaz. On peut éventuellement ré chauffer la vapeur d'eau par un de ce s moyens, et l'air par l'autre moyen.
La fig% 6 montre schématiquement le ré- chauffage de l'air, d'une part, par les gaz sortant de l'appareil producteur de gaz et., d'autre part, par les gaz d'un four ou d'une chaudière; une partie de la tuyauterie 74 étant supposée placée dans le four ou les flammes d'une chaudière.
La. fig. 7 représente une variante sui vant laquelle P appareil gazéificateur 4 avec la partie contenant le catalyseur sous forme de tubes réfractaires 78 sont placés à, l'inté rieur du four (le même dispositif pourrais. être placé dans le foyer même d'une chau dière) et exposés totalement ou partiellement aux flammes ou aux gaz chauds et éven tuellement encastrés dans les parois du four.
On peut ainsi maintenir l'appareil à. des températures très élevées et lui fournir dt- apports de chaleur extérieure, par la flam me même de la combustion définitive ou d'u tilisation du gaz. Ceci permet d'autre part de diminuer la quantité d'air utilisée pour la combustion partielle en 4 et 7 et d'a-ug- rneriter la température de pyrogénation au- elessude 1100 C.
Dans la fig. 7, une dérivation d'air du grand compresseur 69 est réchauffée dans cinw conduite 74, en silice de préférence, chauffée par les gaz ou les flammes du four. L'huile fournie par la pompe 17 réchauffée clans le serpentin 16 est pulvérisée en 1 par l'air provenant de la tubulure 74. L'eau fournie également par la pompe 17, trans- l'ormée en vapeur surchauffée dans le ser pentin 19 est introduite dans la conduite clair 74 par la tubulure 21. Le moufle du four est représenté en 72.
La buée d'huile après avoir subi la pyrogénation par com bustion partielle est mélangée à l'air du compresseur en 68 et pénètre dans le four par les ajutages brûleurs 71 pour y subir là combustion définitive.
On pourrait. alimenter plusieurs fours ou foyers de chaudière par un même appareil de pyrogénation distribuant convenablement le gaz entre les brûleurs.
La fig. 8 représente une modification dans laquelle l'huile est pulvérisée par la va peur! d'eau surchauffée: sous pression. La, buée ainsi obtenue entraînant à. travers des dispositifs appropriés (Venturi, injecteur, etc.) l'air nécessaire à la combustion partielle de la buée.
Au lieu de porter la température de la buée à la valeur voulue par combustion par tielle, on peut mélanger la, buée d'huile pul vérisée, par exemple par de la vapeur d'eau, avec les flammes ou les produits de combus tion gazeux, .de foyers -de combustion appro priés, ces flammes pouvant être aspirées et mélangées à la, buée d'huile par la force vive de ladite buée.
Sur la fig. 8, les vapeurs d'eau produites clans le serpentin 19 gagnent par la, conduite 21 l'enveloppe 79 du pulvérisateur, l'huile réchauffée étant amenée comme précédem ment à l'orifice de pulvérisation 80. L'air de combustion partielle réchauffé dans ladite enveloppe 11, 13 en traversant l'espace 1@ est entraîné et aspiré en 4 par le jet de buée sortant avec force de 80 et traversant l'étranglement 81. Le débit d'air peut être réglé par un col lier 82 déterminant l'importance des fentes ou ouvertures d'aspiration 83.
L'allumage et le démarrage se produisent, ainsi qu'il a été décrit, par l'aspiration de la flamme du godet 67 à travers les orifices 65 du corps 59.
Ce mode de pulvérisation de l'huile par de la vapeur surchauffée et d'entraînement; d'air de combustion partielle, par la force de la buée, peut être appliqué à la produc tion de gaz pour l'alimentation des fours et en particulier des moteurs où l'air est ré chauffé dans le tube d'échappement. L'aspi ration même du moteur peut d'ailleurs con tribuer à assurer l'entraînement de l'air. En fin, la pulvérisation par de la vapeur d'eau permet de supprimer entièrement le compres seur .d'air ou de lui substituer des ventila teurs, etc.
Enfin, dans le cas où les tubulures du ga- zéificateur et du catalyseur sont placées dans les flammes très chaudes d'un foyer (fig. 7), la pulvérisation par de<B>la.</B> vapeur permet de se dispenser de l'air de pulvérisation par suite de l'apport de chaleur des flammes extérieu res; dans ce cas la buée est simplement pul vérisée par,de la vapeur d'eau surchauffée et traverse avec elle les tubes gazéificateur et ca talyseur.
Ce cas est schématiquement repré senté sur la fig. 9, les organes 4, 7 et 78 étant supposés placés dans les flammes du foyer, par exemple comme cela a été représenté par la fig. 7. La pression de la. vapeur d'eau peut atteindre, dans le pulvérisateur, plusieurs atmosphères.
Dans ce cas l'utilisation de catalyseur métallique est particulièrement indiquée puisqu'il n'y a pas d'oxygène libre.
On pourrait encore ajouter -à l'eau ou aux vapeurs d'eau qui pulvérisent l'huile, ou à l'huile elle-même une certaine quantité d'oxydants chimiques énergiques qui rempla ceraient l'air et fourniraient de l'oxygène donnant une combustion ou oxydation partielle de l'huile. Cet oxydant peut être de l'acide azotique, les nitrates, tels que le nitrate d'am monium; les perchlorates, les oxydes métalli ques, et tout porteur chimique d'oxygène, fai blement lié.
Dans les cas d'acide azotique eu de nitrate d'ammonium, ete., ces corps sont entièrement détruits en traversant le catal@-- seur. Dans d'autres cas, les restes solides ou liquides des oxydants décomposés peuvent être éliminée par centrifugation dit gaz ou par condensation de la vapeur d'eau; le gaz ob tenu ainsi est très riche en calories.
Sur la fig. 10 est représenté un appareil de formation de gaz comprenant deux parties fonctionnant alternativement. L'air est fourni par un compresseur 23. Il entre dans le distri buteur 81, passe par la tubulure 82 fortement réchauffée, traverse dans le sens des flèches l'espace 83, le catalyseur 7 supposé préalable ment réchauffé, s'échauffe à son contact en brûlant les résidus charbonneux qui restent cycle précédent, travc,rsp le gazéificateur -1 et pulvérise, à travers les orifices 84 de la bride 85,
l'huile amenée latéralement par la conduite 18 au pulvérisateur 2. Le gaz formé traverse le second gazéificateur 4', le catalyseur 7', l'espace 83' et sort par la tubulure 86' qui est convenablement refroidie; -de là., il entre dans le distributeur 81 et sort par les conduites 87 et 88.
Après un certain temps de fonc- tionnement, les deux pistons 89 et 89' monté sur la même tige 90 sont déplacés vers la. gauche par des disliositifs appropriés. Les conduites 86 et. 82' viennent en communica tion avec le distributeur, les conduites 82' et 86' sont coupées et les mêmes phénomènes se produisent dans le sens inverse.
L'avantage .de ce dispositif est que le désencrassage du catalyseur gazéificateur est très efficace du fait du courant d'air ré chauffé et que la, production de gaz est inin terrompue. Une simplification des conduites peut être réalisée ainsi qu'on le voit fig. 10a. Les conduites 86 et 82 étant fusionnées e n une seule conduite 100.
Sur la fig. 10, les robinets 91 et 91'<B>dé-</B> signent les endroits par lesquels peut se faire le réchauffage préalable de l'appareil par des flammes ou des gaz chauds.
La fig. 11 représente un cas où la vapo risation de l'eau et le réchauffage de ses vii- peurs a lieu par les gaz chauds de l'appareil générateur, le réchauffage d'air par les gaz traversant la clarinette d'échappement. 101.
La vapeur d'eau traverse dans ce cas un serpentin 101 en acier inoxydable, placé à l'intérieur de l'enveloppe extérieure du géné rateur. L'eau fournie par la. pompe<B>17</B> s'é coule sous forme d'un filet, le long de ce ae#r- pentin <B>101</B> dont la, section intérieure est con sidérable par rapport au filet d'eau. Au bas du serpentin, la- vapeur d'eau surchauffée re joint par 102 la tubulure 103 d'air ré chauffé, qui amène l'air fourni par le com presseur 23 (air qui est. réchauffé dans une tubulure non représentée, placée à l'int,#, rieur de la clarinette d'échappement 104 ou entourant cette clarinette) vers le pul vérisateur 2.
L'air et l'eau pourraient être simultané ment réchauffées dans le serpentin 101. Le dispositif de veilleuse est représenté par le récipient son: pression 60, le serpen tin 62, la conduite 63, par laquelle la vapeur d'essence ou de pétrole arrive, en traversant le robinet à trois voies 115, vers la conduite d'huile 2 du pulvt;risa.teur où elle se mélange à de l'air pour brûler clans le gazéificateur 4.
Les gaz s'échappent- clé l'appareil, traver sent un épurateur 111. puis un radiateur 11:.1 dans lequel se condense la vapeur d'eau en traînée.
La fig. 12 représente un cas où l'huile est pulvérisée par de la vapeur d'eau surchauffée dans le serpentin 101 et l'air (réchauffé dans la tubulure 49, disposée dans la. cla rinette d'échappement), au lieu d'être fourni par un compresseur, est aspiré en 106 par la dépression créée par l'entraînement de la buée pulvérisée. Cet air réchauffé sort par l'orifice circulaire<B>107</B> et est mélangé avec de la. buée sortant du pulvérisateur.
La dépression à l'intérieur du généra teur peut être créée en particulier par un simple ventilateur 108, placé par exemple dans leparties refroidies clé la. conduite 15 de la buée (fig. 11).
EllP veut être obtenue aussi par l'entraî- neinent d'aïr, par les gaz d'échappement sor tant en<B>109,</B> à travers un Venturi 110 (variante représentée en traits ponctués sur la f'i@@. 11 ). Dans ce cas, on peut, au moment (lu cbéinarrage, réchauffer le générateur en aspirant à travers ce dernier une grande quantité d'air, suffisante pour brûler un grand débit d'huile pulvérisée.
Le collier 66 règle le débit d'air aspiré par les ouvertu res 65.
Dans le cas de pulvérisation de l'huile par des produits incandescents, qui peuvent être par exemple les produits de combustion d'un four brûlant sous pression, l'huile peut être pulvérisée par ces produits gazeux in candescents sous pression, sortant par un orifice de pulvérisation, à travers lequel ils se détendent pour provoquer la pulvérisation et la gazéification de l'huile amenée à cet orifice de pulvérisation.
La fig. 13 représente ce dispositif. L'huile à pulvériser arrive comme précédemment par l'ajutage 2. Cet ajutage est situé en re gard de l'orifice 120 d'un four 121 brûlant sous pression et alimenté en 122 par un petit débit d'huile qui brûle avec de l'air arrivant par la conduite 123. Cet air a été réchauffé dans le serpentin 101 disposé comme dans le cas de la fig. 11 à l'intérieur de l'appareil générateur de gaz. L'air qui parcourt le ser pentin 101 est comprimé par un compresseur 23. De même, l'huile arrivant en 122 est éga lement sous pression.
Cette huile est fournie par la pompe 17 qui est, dans ce cas, à double débit et fournit, d'une part, par 122 le petit débit d'huile alimentant le four et en 2 le grand débit d'huile à pulvériser et destiné à former du gaz.
Les rapports de l'air injecté en 123 et d'huile injectée en 122 dans le four, corres pondent approximativement à la combus tion eompléte et. les quantités injectées peu vent être telles, qu'on obtienne dans ce four une quantité de chaleur suffisante four que l'huile débouchant en 2 soit non seulement pulvérisée et gazéifiée, mais portée à une 'empérature telle que la -pyrogénation se pro duise aux températures indiquées sur le cata lyseur sans qu'il soit nécessaire de procéder @.omme dans les cas précédents, à un,- com bustion partielle de l'huile arrivant en 2.
Par contre, on peut aussi régler et limiter la quantité de chaleur du four, uniquement en vue d'obtenir la pulvérisation et la ga zéification d'huile en 2, et ajouter ensuite à la buée par les orifices 124, la quantité d'air supplémentaire nécessaire à. produire la com bustion de l'huile comme dans les cas pré cédents, pour obtenir les températures indi quées de pyrogénation.
Les orifices 124 sont réglables au moyen d'un anneau 12,5.