Phare. Cette invention a pour objet un phare, par exemple pour automobiles, quoique l'inven tion ne soit toutefois pas limitée à cette ap plication.
Le phare selon l'invention comprend une source lumineuse et un réflecteur, lequel est tel que sa partie inférieure et sa partie supé rieure produisent toutes deux des faisceaux lumineux divergents, et que ces- deux fais ceaux convergent au moins en partie l'un vers l'autre.
Ce phare est établi de préférence, en par ticulier lorsqu'il est destiné aux automobiles, de telle sorte que la majeure partie de la lu mière .réfléchie par sa moitié inférieure soit projetée dans la lumière du faisceau produit par sa moitié supérieure et lui soit sensible ment superposée, et qu'une partie de la lu mière de la moitié inférieure du réflecteur se concentre dans la partie supérieure de la zone centrale du faisceau produit par la moi tié supérieure du réflecteur.
Il est avantageux de produire de la sorte zrn faisceau qui a plus ou moins la forme d'un croissant en section transversale et dont l'intensité est plus grande dans la zone cen trale supérieure du faisceau qu'en tout au tre point ou région, et de prévoir, pour assu rer un éclairement adéquat-de la partie de la chaussée située entre le devant immédiat et la partie de la route atteinte par la partie supérieure du faisceau, une lentille compre nant des moyens pour diffuser la lumière, des régions extrêmes du faisceau en forme de croissant vers le milieu de la route et des moyens pour ,diffuser une partie de la lu mière de ces parties du faisceau vers les cô tés de la route,
c'est-à-dire sur les bordures, fossés, clôtures, etc. situés latéralement à la route. Le résultat final est alors que le phare produit un tel éclairement de la chaus sée et des parties adjacentes. du terrain qu'il n'existe pour ainsi dire aucun contraste vio lent entre les parties éclairées de la route et ses environs.
Le réflecteur peut aisément être établi par exemple .de façon à posséder un foyer, ou une région focale, de dimensions relative ment grandes, ce qui permet de varier consi dérablement les dimensions et la position de la source de lumière sans effet iziiportant ou tout au moins préjudiciable sur la nature du faisceau et l'éclairement produits.
Ceci est très important d'un point de vue commercial et pratique parce que, en premier lieu, il est inutile d'exercer autant d'habileté ou dé soin pour mettre en position les filaments des lampes électriques employées comme source de lumière et que, ën sêcôritl lieu, dette dis position supprime la nécessité de prévoir des moyens pour ajuster la source de lumière par rapport au réflecteur, comme il était né cessaire jusqu'à ce jour en raison du fait que toute variation, si faible soit-elle, dans la po sition ou dans les dimensions de la source de lumière par rapport au réflecteur modi fiait d'une façon considérable et nuisible le ca ractère du faisceau et l'éclairement qui en résulte.
Un phare établi de façon à posséder les caractères sus-indiqués illumine d'une façon satisfaisante la chaussée et ses alentours avec le minimum d'éblouissement. Il reproduit aussi exactement que possible, avec la<B>lu</B>= mière disponible, ,les conditions d'éclairment qui règnent pendant le jour.
Par suite de la quantité extrêmement petite de lumière dont on dispose à -cet effet; il est évidemment im possible de faire plus que se rapprocher sim plement de l'éclairement que la -chaussée et ses environs reçoivent pendant le jour; mais on constate que lorsqu'on conduit une 'voi ture avec un tel phare en service; on éprouve une sensation de confort et de sécurité et une absence de fatigué pour les yeux qu'on n'é prouve pas avec le"s phares de construction usuelle.
Ceci est probablement dû au fait que; avec ce phare, on assure l'éclairement adéquat de la chaussée très en ava,ut du vé hicule et aussi dans la partie placée hnmé- cliatement en avant.
En même tempsi lés côtés de la route iiuinédiatement aLdjneents à la voiture sont éclairés dans une mesure telle que les objets tels que les frossés, -aâbres, bor dures detrottoir poteaux indicateur, etc. sont distinctement visibles.
En addition, quoique la majeure partie de la lumière soit limite au faisceau qui éclaire la chaussée, ce faisceau se déploie sut les surfaces situées latéralement à la route, mais avec une intensité qui diminue graduellement, de sorte que; en tous les points dé la sutfacë entière que l'oé1l du con ducteur cherche usuellement à couvrir lors qu'il conduit pendant la nuit, il n'y a pas ,clé. changement brusque dans- l'intensité d.'é- ela.ireir < exit,
Ceci p.érIm.et à l'#il de s'adapter aisément à tout objet situé à l'intérieur de la zone éclairée ou, en d'autres termes, tous les objets que renferme la zone désirée sont éclairés avec une intensité suffisante pour permettre au conducteur de les percevoir sans que l'oeil ait besoin de s'adapter continuelle ment à .des changements brusques et grands se piodüisant dans l'intensité d'éclairement.
Quoique l'intensité de la lumière, au som met dû faisceau produit par un tel phare, soit relativement ;grande, et en particulier au milieu du sommet du faisceau, dans le but d'éclairer .autant que possible la chaussée et les objets situés très en avant de la voiture, on évite la sensation d'avancer à travers un tunnel comme celle qu'on éprouve lorsqu'il existe una échancrure trop brusque au sommet du faisceau, ce qui est assuré par une dimi nution rapide, mais graduelle de l'intensité du sommet du faisceau:
Le phare peut être disposé de façon qu'il éclaire aussi la partie avant de la voiture, dé sorte que le phare lui-même soit entouré par une zone brillamment illuminée et que, de cette manière, le contraste entre le ré flecteur illuminé de manière intense du phare et ses alentours soit diminué dans-une me sure telle que le conducteur d'une voiture arrivant en sens inverse ne soit pas dérangé par l'effet dit d'éblouissement.
Ce résultat peut en outre être assuré en donnant au ré flecteur une forme telle que le sommet du faisceau soit plus ou moins bombé ou con vexe et en abaissant l'axe du réflecteur, ou du faisceau, ce qui empêche une partie quel conque du faisceau dont l'intensité serait suffisante pour produire un effet d'éblouis sement d'atteindre l'oeil du conducteur de la voiture arrivant en sens inverse Le dessin ci-annexé, donné à titre d'exemple, se rapporte à une forme d'exécu tion du phare selon l'invention et à une va riante de détail.
Fig. 1 est une perspective de l'extrémité avant d'une automobile munie de deux des phares suivant l'invention; Fig. 2 est une coupe verticale suivant 2--2 (fig. 3) d'un de ces phares; Fig. 3 est une coupe transversale suivant 3,--d (fig. 2);
Fig. 4 est une vue de face de la lentille employée dans cet exemple avec le réflecteur qui sera décrit oi-après. Dans cette figure, la lentille est représentée comme ayant été mue d'un angle de 9d' par rapport à la po- sition qu'elle occupe en service; Fig. 5 est une coupe suivant 5-5 (fig. 4); Fig. 6 est une coupe suivant 6-6 (fig. 4);
Fig, 7 est une coupe suivant 7=7 (fig. 4), à plus grande échelle; Fig. 8 est un détail eu coupe à plus grande échelle suivant 8=8 (fig. 4); Fig. 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17 est 18 montrent les contours des gabarits em ployés pour .établir la matrice d'emboutissage de fig. 19, les chiffres désignant des milli mètres;
Fig. 19 est une vue en bout de la ma trice d'emboutissage et comprend, en addition, des lignes de contour dessinées en traits pleins et de-, cercles en pointillé intersectant chacune des lignes de contour pour montrer les déviations par rapport à des cercles exacts, de sections prises suivant les diverses lignes -de contour; Fig. 20 est le contour d'une section trans versale d'un faisceau produit par la moitié supérieure du réflecteur avec la lampe pla cée suivant Fa.xe et juste _ à l'extérieur du plan du bord du réflecteur;
Fig. 21 est une vue analogue montrant, en coupe transversale, le faisceau produit par la moitié inférieure du réflecteur, la lampe occupant la même position que dans la fig. 20; Fig. 22 est une vue analogue aux fi. 20 et 21, mais montrant, en coupe transversale, le faisceau produit par le réflecteur entier quand la lampe occupe la position décrite re lativement à la fig. 20;
Fig. 23 est le contour d'une section trans versale du faisceau produit par la moitié su périeure -du réflecteur quand la lampe est placée sensiblement un centimètre au-dessous de l'axe du réflecteur et juste à l'extérieur du plan des bords dnz réflecteur; Fig. 24 est le contour de la section trans versale du faisceau produit par la moitié in férieure du réflecteur quand le phare tra vaille dans les mêmes conditions que dans la fig. 23;
Fig. 25 est le contour de la section trans versale du faisceau \.du réflecteur entier tra vaillant comme décrit relativement à la fig. 23; Fig. 26 est le contour de la section trans versale du faisceau produit par le réflecteur entier quand la lampe est située sur l'axe et approximativement à un centimètre derrière.
le plan -des bords du réflecteur; Fig. 27 est le contour -de la section trans versale du faisceau produit par le réflecteur entier quand la lampe est située sur l'axe et approximativement à un centimètre en avant du plan des bords du réflecteur; Fig. 28 est le contour de la section trans versale du faisceau produit par le réflecteur entier .quand la lampe est située approxima tivement un centimètre au-dessous -de l'axe et un centimètre derrière le plan des bords .du, réflecteur;
Fig. 29 est le contour de la section trans versale du faisceau produit par le réflecteur entier quand la lampe est située approxima tivement un centimètre au=dcssous de l'axe et un centimètre en avant du plan des bords du réflecteur; Dans les fig. 20 à 29, l'écran placé dans le champ du faisceau était situé à trois mè tres du réflecteur; Fig. 30 est le contour de la section trans versale<B>du</B> faisceau produit par la moitié su périeure d'un réflecteur de construction mo difiée;
Fig. 31 est le contour de la section trans versale du faisceau produit par la moitié in férieure du réflecteur modifié; Fig. '32 est le contour .de la section trans versale du faisceau produite par le réflecteur modifié entier; Dans les fig. 30, 31 et 32, l'écran était placé approximativement à trois mètres du réflecteur; Fig. 33 est une vue de face d'un anneau .de serrage utile pour déterminer le contour de réflecteurs analogues à celui décrit;
Fig. 34 est une coupe verticale centrale de fig. 33; Fig. 35 montre une série de courbes de distribution de lumière et indique la distribu tion de lumière par la partie inférieure du réflecteur; Fig. 36 est un diagramme destiné à être employé en. connexion avec la fig. 35; Fig. 37 montre une série -de courbes de distribution de lumière et indique la distribu tion de lumière par la partie supérieure du réflecteur;
Fig. 38 est un diagramme destiné à être employé en connexion, avec la fig. 37; Fig. '39 montre un autre jeu de courbes de distribution de lumière -qui sont aussi uti les pour déterminer dans une certaine mesure l'intensité d'éclairement, des diverses parties du faisceau produit par le réflecteur.
Ces courbes sont relatives à la distribution de lu mière par la partie supérieure du réflecteur; Fig. .41 et 43 sont des vues analogues à fig. 39, mais se rapportant à une distribution de lumière par la partie latérale centrale du réflecteur et la partie inférieure, respective ment; Fig. 40, 42 et 44 sont .des diagrammes. des tinés à être employés en connexion avec les fig. 39, 41 et 43,'respectivement.
Le phare représenté aux fig. 1 à 7 com prend une enveloppe comprenant la paroi ar rière 50 et la paroi cylindrique 51, ces deux parois étant représentées d'une seule pièce. Une tige cylindrique creuse 52 est fixée. à la paroi arrière et s'étend vers le bas pour être reliée .de toute manière convenable avec les ferrures 5'3 (fig. 1) sur la tige de support 54 dont les extrémités opposées sont préféra;
bLe- ment montés sur les pare-chocs comme re présenté fig. 1. Comme il ressortira -de ce qui 'suit, toute méthode convenable peut être ap pliquée pour monter le phare sur le véhicule. Un anneau ou mouture de lentille 55 est monté sur la paroi cylindrique 51 à l'aide d'une charnière 56, tout genre convenable du mécanisme de fermeture 57 pouvant être em ployé pour maintenir cet anneau en position.
La lentille 58, - qui possède la forme d'une cuvette et dont on donnera plus loin une description plus détaillée, est maintenue dans l'anneau 55 à l'aide d'un anneau 59 compor tant un rebord 60, qui s'applique élastique- ment contre le rebord 58' de la. lentille. Les anneaux 55 et 59 sont rivetés ou autrement fixés à l'anneau de renforcement 61 et une garniture 62, préférablement en caoutchouc, est insérée entre le bord de la paroi cylindri que 51 et le bord adjacent de l'anneau de renforcement 61 pour exclure les poussières, l'humidité, etc.
Le réflecteur 63, qui sera .décrit ci-après plus en détail, comprend un anneau 'de ren forcement rabattu 64 et est supporté par des consoles 65 fixées à la paroi arrière de l'en veloppe, la liaison entre les consoles et le ré flecteur étant établie à l'aide de vis ou d'axes de pivotement 66 qui passent à travers l'an neau de renforcement 64 et les consoles 65. Une douille 67 est convenablement montée dans le réflecteur pour recevoir le culot de la lampe électrique 68.
De préférence, la partie métallique de la douille 67 est connectée à l'une des extrémités du filament de la lampe 68 et est mise à la terre, par l'intermédiaire des parties métalliques de la lampe, sur le châssis du véhicule. La lampe 6 & peut com porter tout type convenable de filament; dans le présent exemple, elle est munie d'un fila ment en 1/ 69.
Comme on 1e voit sur la fig. 1, ce filament est situé juste à l'extérieur du plan passant par les bords antérieurs -du ré flecteur et sur l'axe de celui-ci; mais pourrait aussi être situé un peu au-dessous. de l'axe du réflecteur. Un cordon ou câble électrique 70 peut être employé pour aihener le courant la lampe.
Il put être préférable d'incliner l'axe du réflecteur de façon qu'il rencontre la route en avant du véhicule et l'on a prévu pour main tenir convenablement le réflecteur dans sa position inclinée un mécanisme de réglage comprenant la vis 71 qui est montée pour tourner dans la paroi arrière de l'enveloppe et passe à travers un écrou 72. Cet écrou en tre en contact avec la partie rabattue 73 d'une console 74 fixée au rebord .du réflecteur et un ressort 75, disposé entre la paroi arrière de l'enveloppe et la partie rabattue 73 de la console, tend à maintenir celle-ci en contact avec l'écrou.
De cette manière, en faisant tourner la vis 71, on peut ajuster l'écrou 72 entre les limites d'une échelle considérable, l'inclinaison du réflecteur étant déterminée par la position de l'écrou. Il peut- convenir d'incliner l'axe du réflecteur suffisamment pour diminuer la distance entre le bord supé rieur du réflecteur et la partie médiane de la lentille 58 et pour augmenter la distance en tre le bord inférieur du réflecteur et la par tie médiane de ladite lentille.
La lentille destinée à coopérer avec le ré flecteur peut affecter diverses formes, mais celle représentée sur les fie. 2 et 3 est satis faisante. Cette lentille 58 possède une partie médiane antérieure aplatie conique 76 et un rebord marginal 77 qui fait un petit angle avec l'axe x-x de la lentille. Dans cette construction, la lentille possède une épaisseur sensiblement constante en toutes ses parties et ne comporte pas de moyens de diffusion ou de réfraction spéciaux, quoique, si on le dé sire, sa partie centrale, immédiatement à l'a vant du filament, peut être légèrement dé polie.
Dans les fie. 4 à 8, on a représenté une forme d'exécution préférée de la lentille 78, comprenant une partie avant ou partie mé diane 79 possédant la forme -d'un cône aplati dont le sommet arrondi 80 -est placé légère ment au-dessous de l'axe de la lentille, de sorte qu'il se trouve presque directement en avant du filament de la lampe quand le ré= (lecteur est incliné comme dans la fi-. 2.
Une série de prismes réfringents 81 est disposée en travers de la partie médiane 76 de la cuvette, les prismes s'étendant verticale ment et parallèlement les uns aux autres. Comme on le voit sur la fie. 4, les prismes situés dans les zones latérales de la lentille s'étendent à des distances sensiblement égales au-dessus et au-dessous de l'axe passant à travers la lentille et tendent à projeter la lu mière vers cet axe, tandis que les prismes in termédiaires se terminent par leurs extrémi tés supérieures un peu au-dessous de l'axe du réflecteur, ces prismes intermédiaires étant symétriques. Ceci laisse une zone considéra ble de la lentille démunie de moyens suscep tibles de modifier notablement le faisceau produit par le réflecteur.
Il ressort d'un examen .des fie. 6 et 7 que les prismes 81 situés -de chaque côté de la lentille et placés à l'intérieur -des zones 82 de la lentille sont -d'un genre tel qu'ils réfrac tent considérablement la lumière .qui vient les frapper vers le centre du faisceau, quoique les faces plates 83 de ces prismes auront pour effet de réfracter un faible pourcentage de la lumière dans une direction allant en s'éloi gnant du centre du faisceau.
Les- prismes interniédiaires, placés à l'intérieur clé la zone 84 .de la lentille et représentés à une échelle plus grande sur la fie. 8, symétriques par rapport à des axes verticaux, tendent à dis tribuer horizontalement dans les deux sens la lumière qui vient les frapper; il se produit ainsi un faisceau -de lumière dans lequel les rayons réfléchis par la partie centrale de la moitié inférieure du réflecteur divergent, tout en étant dirigés vers le haut, vers l'axe du réflecteur. On décrira plus loin la relation entre la lentille .décrite ci-dessus et la forme particulière de réflecteur représenté.
La forme, ou le contour, de ce réflecteur est indiquée clairement par les gabarits des fig. 9 à 18 et par la vue en bout (fi-.<B>19)</B> de la matrice d'emboutissage employée pour fa briquer un -des réflecteurs. Cette matrice est préférablement en fonte et son contour peut être déterminé à l'aide des .gabarits susmen- tionnés. Dans ces figures, on a cherché à re présenter aussi exactement que possible la càurbure, ou contour, d'une des formes du ré flecteur.
La ligne courbe 85 du gabarit de fig. 9 est J,a courbure de là ligne qui serait formée par l'intersection .d'un plan passant par la ligne 0-18 de fig. 19 et parallèle à l'axe du réflecteur. En d'autres termes, ce plan serait perpendiculaire au plan du papier sur lequel la fig. 19 -est dessinée.
D'une ma nière analogue, les courbes 86 à-94 des fig. 10 à 18, respectivement, indiquent les courbures de la matrice d'emboutissage suivant les li gnes 1-17, 2-16, 3-15, 4-14 et ainsi de suite jusqu'à la ligne 9-9 pour la courbe 94, Comme -on l'a dit, les fig. 9 à 19 ont été dessinées aussi exactement que possible, mais, dans le but -de permettre à tout homme du métier de reproduire la matrice d'emboutis sage à l'aide de laquelle on a produit une forme -de réflecteur décrite,
on a indiqué sur chacune des fig. 9 à 18 des dimensions qui permettront à tout homme du métier d'établir une telle matrice d'emboutissage. Il peut être bon ,de spécifier que les lignes s'étendent horizontalement en travers des gabarits et que toutes, à l'exception des deux externes, indiquent l'intersection d'un plan mené à tra vers la matrice perpendiculairement à l'axe de celle-ci.
Les cercles en pointillé de fig. 19 n'ont aucun rapport avec la forme de la matrice ou du réflecteur, mais sont utiles pour indiquer le degré auquel toute section du réflecteur perpendiculaire à son axe varie par rapport à un cercle véritable comme celui qui serait obtenu si le réflecteur était, ou possédait une surface & révolution .exacte.
A cet égard, on remarquera que le contour d'un réflecteur servant à produire le type de faisceau décrit a été déterminé en établissant d'abord un ré flecteur de forme générale hyperboloïde peu profonde, de 12 environ, et en plaçant ce ré flecteur dans un bloc de serrage tel que celui représenté sur les fig. 3'3 et 34. Ce bloc -de serrage 95 présente une ouverture centrale 96 autour de laquelle sont disposées une série de colonnes 97 à travers lesquelles passent les vis de serrage 98 qui sont munies à leurs ex trémités internes de taquets mobiles 99 con venablement conformés pour entrer en prise avec les bords du réflecteur.
Ce bloc -de ser rage a été employé non seulement pour dé former directement le réflecteur de forme générale hyperboloïde primitive, mais aussi pour maintenir le réflecteur après qu'il fut déformé par la pression exercée sur lui à l'aide des bouts des doigts. Par l'application d'un bloc de serrage analogue à celui décrit, on a pu effectuer des expériences en vue de déterminer une forme de réflecteur permet tant de produire un faisceau possédant les ca ractéristiques avantageuses précédemment- spécifiées.
Un examen des fig. 9 à 19 montre que, dans la forme de réalisation représentée par ces figures, le contour -du réflecteur est plus ou moins conoïdal. Toutefois, cette forme particulière n'est pas une surface de révolu tion exacte. En particulier, si l'on se réfère à la fig. 19, on voit que les parties supérieu res du réflecteur se rapprochent davantage de l'axe que les parties latérales, et que les parties inférieures du réflecteur se rappro chent davantage de l'axe que le sommet.
Les parties latérales ne sont pas symétriques par rapport à un axe coïncidant avec la ligne 9-9 de fig. 19, étant donné que le maximum de déplacement des côtés vers l'extérieur, par rapport à une surface de révolution exacte, a lieu suivant des lignes correspondant aux lignes 7 à 11 de fig. 19.
Par l'examen de fig. 19, on pourrait sup poser que la variation de contour du réflec teur par rapport à celui d'un réflecteur de forme générale hyperboloïde originel n'est pas grande, mais on verra par l'explication donnée plus loin que quelles que soient les variations qui existent, ces variations ont ap porté des modifications marquées au carac tère du faisceau produit par le réflecteur.
Un réflecteur .de forme générale hyper- boloïde -dont le foyer coïncide sensiblement avec la source de lumière produira un cône de lumière divergent, au centre duquel la lu- miére est moins intense que -vers .l'extérieurs ceci étant dû peut être, - principalement, à l'effet ombrant de l'ampouie de la lampe.
Si la source de lumière est cteplacée vers l'ar rière à partir du foyer .du réflecteur, c'est-à- dire si on la rapproche tlu réflecteur, une frac tion plus ou moins grande de la ,lumière a tendance à être proj-ectée vers l'extérieur du cône, et il en résulte une diminution de l'in tensité,de la lumière à ou vers l'axe ou cen tre du cône.
Un tel faisceau est absolument inutile dans un phare parce qu'il concentre la lumière en desi points où elle n'a prati quement pas de valeur sauf, peut. être, la partie du faisceau tendant à illuminer la route à une grande distance en avant de la voiture, et l'intensité de la lumière dans cette partie du faisceau ne suffit pas pour la ren dre utile même dans ce but. Avec la forme de réflecteur indiquée sur les fig. 9 à 19, l'abaissement ou déformation de la partie supérieure du réflecteur vers l'axe a pour effet d'abaisser considérablement la partie su périeure du faisceau et de concentrer la lu mière dans la partie supérieure dudit fais ceau, quoiqu'elle ne soit pas abaissée suffi samment pour que les rayons deviennent pa rallèles à l'axe du réflecteur.
Toutefois, quand on incline le réflecteur comme décrit plus haut, les rayons de la partie supérieure du faisceau s'inclinent légèrement, de sorte qu'ils ne peuvent pas frapper la figure du conducteur d'une voiture arrivant en sens inverse.
])ans le réflecteur des fig. 9 à 19, le fait d'élever la partie inférieure du réflecteur pro duit dans le caractère du faisceau venant de la partie inférieure du réflecteur un change ment encore plus marqué que celui produit par l'abaissement de la partie supérieure du réflecteur sur le faisceau venant de la partie supérieure dudit réflecteur, parce que, en addition au fait qu'elle est relevée dans une mesure plus grande que la partie supérieure n'est abaissée,
une pression .a .été appliquée à la partie inférieure du réflecteur en des points compris entre ses bords et l'axe de telle sorte que toutes les parties inférieures du réflecteur dans la région médiane ont réel lement été-déplacées vers l'avant. Ueci a eu pour effet d'étendre au delà des parties laté rales et supérieures la partie intérieure du bord du réflecteur, mais cette partie saillante a ensuite été découpée de. façon que toutes les parties du bord du réflecteur soient sensible ment dans le même plan.
Ce déplacement des parties inférieures du réflecteur vers l'a vant, en combinaison avec leur élévation, a pour effet que la lumière réfléchie par la partie inférieure du réflecteur reçoit une di rection inclinée vers le haut au lieu d'une direction inclinée vers le bas comme celle qu'elle recevrait avec un réflecteur de forme hyperboloïde exacte.
Le résultat de cette disposition, avec la lampe électrique ou source de lumière pla cée en un point qui coïnciderait plus ou moins avec le foyer du réflecteur, si celui-ci était un réflecteur de forme hyperboloïde exacte, c'est-à-dire avec un, point situé sur l'axe juste à l'extérieur du plan des bords du réflecteurs est que le faisceau produit par la moitié supérieure du réflecteur en un point situé à trois mètres environ en avant dudit réflecteur possède une section transversale et un contour analogue, en général,
à ceux re présentés sur la fig. 20 et que la section transversale du faisceau produit par la moi tié inférieure du réflecteur possède un con tour analogue à celui représenté sur la fig. 21. Quand ces deux faisceaux sont superpo sés, ils se combinent pour former un fais ceau dont la section transversale possède un contour analogue à celui de fig. 22.
Un tel faisceau possède des qualités précieuses en ce sens qu'il est convexe au sommet et que, par conséquent, il ne gêne pas ,les, conduc teurs s'approchant et en ce qu'une bonne fraction de la lumière qu'un véritable ré flecteur de forme hyperboloïde projetterait sur la partie de la route situes immédiate ment en .avant de la voiture, où elle est inu- i ile, et sur les champs situés de part et d'au tre de la route,
est relevée plus ou moins vers le sommet du faisceau où elle est utile pour éclairer la chaussée à une distance si- tuée beauéoup plus loin en avant de la boi- ture;
étant donné qu'il va de -soi que, pour éclairer la - chaussée à une distance plus grande en avant de. la voiture avec une in tensité utile pour la conduite de la voiture, il faut que du faisceau qui éclaire cette partie de la chaussée soit plus grande ,que celle -requise la partie de la .chaussée qui est située plus près du véhicule.
IL y a lieu de rappeler que dans les fig: 20 à 33, les faisceaux de lumière ne sont pas de même intensité dans toutes les sections transversales, et cette remarque s'applique aux fig. 20, 21 et 22 dans une mesure plus grande qu'au faisceau représenté en coupe sur les fig. 23,
24 et 25 et dont la source -de lumière a été déplacée vers le bas à l'avant d'un réflecteur possédant la forme représen tée sur les fig. 9 à 19 de dix millimètres en viron au-dessous de l'axe du réflecteur.
Ceci a pour effet de relever légèrement -les rayons du faisceau produit par les parties supérieu res du réflecteur, mais de relever beaucoup plus les rayons du faisceau produit par les parties inférieures du réflecteur et, dans cha que cas, les rayons venant de la partie infé rieure du réflecteur sont relevés dans une mesure plus .grande que ceux venant de la partie supérieure, et il en résulte que les faisceaux produits par les parties supérieure et inférieure du réflecteur, respectivement, ne sont pas aussi prononcés que lorsque la source de lumière est placée sur l'axe du ré flecteur, mais que l'intensité de la lumière du faisceau n'en est pas affectée.
Ceci est clairement représenté sur les fig. 23, 24 et 25 dont les fig. 23 .et 24 sont des contours des sections des faisceaux produits par les parties supérieures et inférieures, respecti vement, du réflecteur, la fig. 25 étant un contour de la section du faisceau produit par le réflecteur entier.
Le déplacement des côtés du réflecteur vers l'extérieur, lequel déplacement est maxi- mum-dans la -direction générale files lignes s'é tendant de l'axe .du réflecteur aux nombres 7 de fig. 19, produit l'effet d'étaler vers l'ex térieur, c'est-à-dire vers les côtés de la route, les côtés inférieures des faisceaux en forme de .croissant et de diminuer graduellement l'intensité de ces parties des faisceaux dans des directions allant en s'éloignant du mi lieu de la route, et produit ainsi l'effet utilè, exposé plus haut,
d'illûminer les côtés de la route, les fossés, les clôtures, etc. en avant du véhicule. Entre ces parties des faisceaux, indiquées en 100 sur la fig. 25, il existe une zone dans laquelle l'intensité d'éclairement est relativement faible, et c'est pour corriger cette insuffisance qu'on fait usage des pris mes réfringents de la lentille des fig. 4 à 8. Les prismes . latéraux, en particulier, ont pour effet de diriger les rayons. émanant des parties 100 du faisceau vers une zone qui serait autrement relativement sombre et ils ont aussi pour effet de réfracter vers les cô tés de la route une fraction de la lumière que renferment ces parties du faisceau.
On re marquera que les parties centrales du fais ceau sont celles dont l'effet est d'illiuniner la route à la distance maximum de la voiture, -mais que ,les parties de la route .situées im médiatement en avant de la voiture sont éclairées par les rayons directs passant à.tra- vers la lentille sans avoir été réfléchis par le réflecteur. Ces rayons sont distribués plus ou moins unifomément par les prismes réfrin gents centraux de la lentille.
L'examen des diagrammes des fig. 36 et 38 et des courbes de distribution de lumière des figures correspondantes 35 et 37, respec tivement, fera ressortir la nature du faisceau produit par le réflecteur. Ces courbes ont été obtenues en plaçant à l'avant d'un réflecteur tel que celui des fig. 9 à 19 un disque monté pour tourner autour de l'axe du réflecteur et ayant une fente radiale ,étroite allant d'un point voisin de l'axe à la périphérie du ré flecteur.
Cette fente fut alors amenée suc cessivement à des positions correspondant aux lignes radiales numérotées des fig. 36 et 38 et un écran fut placé à l'avant du réflecteur à une distance de quatre mètres environ de la lentille. Il en résulte que, dans chaque position, un faisceau étroit de lumière fut projeté sur l'écran et que la forme de ce faisceau fut indiquée sur l'écran par une li gne. La fente fut alors amenée à la position suivante et le procédé fut répété.
La fig. 35 montre la série de lignes qui résultèrent de l'exploration de la partie inférieure du ré flecteur indiqué sur la fig. 36 et les lignes de la fig. 37 résultèrent de l'exploration de la zone indiquée par les lignes numérotées de la fig. 38, la fente ayant été amenée suc cessivement .aux positions correspondant à ces lignes numérotées pour définir une image plus ou moins irrégulière du filament clé la lampe sur l'écran.
Il ressort d'un examen de la fig. 37 que la distribution de lumière par la moitié su périeure du réflecteur est assez régulière quoique, le long de certaines lignes, la lu mière ait apparemment tendance à se concen trer. Ceci est indiqué par la coïncidence des lignes 3, 4 et 5 sur la majeure partie de leur longueur. Il existe aussi une légère coïnci dence des lignes. 6, 7 et 8 près de l'axe du réflecteur.
Les courbes formant la. fi,-.<B>35,</B> ont un certain intérêt en ce sens qu'elles montrent clairement la tendance des parties inférieu res du réflecteur à relever les rayons réflé chis par ces parties vers la zone du faisceau produit par les parties supérieures du r6flec- teur. On remarquera que les extrémités in ternes des lignes numérotées tant de la fig. 35 que de la fig. 37 se terminent sensiblement au même poiht,
ce qui indique évidemment que le faisceau produit par les parties infé rieures du réflecteur est superposé sensible ment au faisceau produit par la moitié supé rieure. Les lignes 4, 5, 6 et 7 de fig. 35 in- cliquent clairement que les parties du réflec teur situées près de l'axe central et entre les lignes 5 et 8 tendent à élever les rayons qu'elles réfléchissent, et que cette tendance augmente graduellement et diminue ensuite jusqu'à ce que les rayons réfléchis par les parties externes du réflecteur, situées entre les lignes 5 et 8 dirigent réellement les rayons vers le bas.
Ceci est indiqué claire ment par le fait que ces courbes possèdent des parties infléchies ou de courbure inverse dont les extrémités sont situées au-dessous du plan axial horizontal indiqué par l'inter section des deux lignes de lumière<I>x, y.</I> Cette caractéristique existe dans les courbes 2 et 3, mais pas dans une mesure aussi marquée. Il est très probable que la ligne 8 de fig. 35 comprend une partie infléchie, mais cette partie coïncide avec la partie dirigée vers l'extérieur, de sorte que son caractère vérita ble n'apparaît pas sur cette figure.
On se rend compte que si les courbes clés fig. 35 et 37 sont superposées les unes aux autres -et qu'on trace un contour autour de l'ensemble des courbes ainsi pro duites, ce contour recevra approximativement la forme d'un demi-croissant dont la con vexité se trouve en haut, et ceci est réelle ment la. forme exacte du faisceau ainsi qu'il a -été expliqué précédemment relativement aux fig. 23, 24 et 25.
Les parties de courbure inverse des cour bes 5, 6 et 7 de fig. 35 indiquent que la lu mière réfléchie par la partie inférieure du réflecteur, partie définie par les lignes 5 et 8 (fig. 36), ne diverge pas aussi rapidement que celle réfléchie par les parties situées au-dessus de cette partie. Il en résulte que l'intensité d'éclairement du faisceau produit par la partie du réflecteur située entre les lignes 5 et 8 est plus grande que l'intensité du faisceau produit,par les parties du réflec teur situées au-dessus de cette zone.
L'effet du réflecteur ressortira encore plus clairement de l'examen des fig. 39 à 44 parce que ces figures indiquent d'une façon un peu plus particulière l'intensité de la lumière dans les diverses parties du faisceau.
Les li gnes E, P, <I>G, H, J,</I> g, L de fig. 39, les li gnes<I>A,</I> $, <I>C, D,</I> E de fig. 41 et les lignes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 clé fig. 43 correspondent aux lignes 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 de fig. 37, aux lignes 2, 3, 4, 5. 6 de fig. 37 et aux, 1i'.- . gués 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 de fig. 35 respec tivement.
Les lignes en forme de filament des fig. 39, 41 et 43 ont été obtenues en utili sant le même disque fendu que celui,_quï a été utilisé pour obtenir les fit. 35 et 3?'; toute fois, dans chaque position radiâle de cette fente, la fente était entièrement recouvert à l'exception., d'une petite ouverture, et cette petite ouverture fut déplacée la long de la fente dans chacune de ses positions et ame née à des-positions correspondant aux cercles 2, 4;
6, 8, etc. des fig. 40, 42 et 44.
II va de soi que, à chaque position de cette petite ouverture, le faisceau de lumière la traversant définissait une image plus .ou moins irrégulière du filament de la lampe sur l'écran. Les images ainsi produites du filament furent retenues sur l'écran-et repor tées plus tard sur le papier pour pouvoir être reproduites sur les fig. 39, 41 et 43. En se référant aux fig., 40, 42 et 44, respec tivement, il est possible de déterminer la. po sition de l'ouverture ayant produit chacune des images du filament.
Par exemple, dans la fig. 39, d'ans laquelle, dans un. but de clarté, les images (lu filament obtenues quand la fente occupe les positions K <I>et L</I> de fig. 40 ont été séparées -du reste du dessin dans le but d'éviter de compliquer la - partie infé rieure de ces lignes, l'image. du filament in diquée .par L-14 a été produite quand la fente occupait la position .de la ligne L de fig. 40 et quand- l'ouverture était approxi mativement sur le cercle 14.
De la- même façon, l'image L-2 du filament fut obtenue dans la même position de la fente, mais avec l'ouverture sur le cercle 2: En comparant ainsi les désignations des images du filament avec les lettres et les nombres de la fig: 40, on peut déterminer la position exacte de l'ou verture produisant une image quelconque du filament.
Cette méthode pour déterminer la position de l'ouverture relative à toute image de fila ment -des iig. 41 et- 43- peut être appliquée dans le. cas des fig. 42 et 44, respectivement.
Sial'on-se réfère -aux Tig. <B>39</B> et 40, on- -voit que lorsque l'ouverture était an point- 2 de la ligne L du filament, on obtint l'image L-2 et--que lorsque l'ouverture fut amenée successivement aux-points 4-, 6, 8; 10, la- po sition de l'image s'éleva dans - un -rapport plus ou .moins uniforme, @ ce' qui- indique que cette partie ?du- réflécteur agit d'une' façon plus ou moins uniforme -de manière à réflé chir la lumière de la source.
Un examen analogue-des images de fila ment produites en faisant mouvoir la fente des positions 2 à 12 sur la ligne 8 de fig. 44 indique un mode d'action très différent. Les images 8-2 et 8-4 du filament sont beau coup plus séparées que ne le sont les images L-2 et L--4 et la même remarque s'appli que aux images 8-4 et 8-6 en comparai son avec L-4,et L-6 de fig. 39, .et l'image 8-l0 au lieu d'être placée à l'extérieur ou au-dessus de l'image 8-8 comme ce serait le cas si la réflexion de la partie inférieure du réflecteur était uniforme et régulière,
est si tuée à une bonne distance à l'intérieur ou vers le bas à partir de l'image 8-8, ce qui indique qu'en quelque endroit compris entre les points 8 et 10 de la ligne- 8, les condï- tions du réflecteur changent.
De même, si l'on trace les positions des images du filament produites par l'ouverture se .déplaçant le long de la. fente occupant la position de la ligne 7 de fig. 44, on voit qu'après .que l'ouverture atteignit le point 6 de la- ligne 7 l'effet du. réflecteur changea parce que l'image 7-8.du filament est plus basse -que l'image 7-6. Par conséquent, en quelque point situé entre 6 et 8 sur la ligne 7 de fig. 44, la courbure du réflecteur a été modifiée et cette modification est la cause de l'inflexion de la. ligne 7 de fig. 35.
L'espacement des images du filament sur les fig. 39, 41 et 43 est une indication plus ou moins approchée de l'intensité de la lu mière dans les diverses parties du faisceau représentées par ces courbes, quoique -le rap prochement extrême des images du filament au point où les lignes A à L et 1 à 8 con vergent soit dû à cette convergence et ne constitue donc pas une indication véritable de -l'intensité en ce point.
- Il ressort d'un examen de' la fig. 43 et de la fig. 39, et en particulier de la partie de fig. 39 située à droite de cette figure,, que le faisceau produit par le phare considéré dans son ensemble est plus intense le long de son côté supérieur qu'à la- partie inférieure et qu'il- est aussi plus intense en son centre que sur ses côtés. L'utilité de cette caractéristique du faisceau a déjà été expliquée.
Il ressort de ce qui précède qu'on obtient un réflecteur de phare dans lequel les parties supérieure et intérieure produisent des fais ceaux qui sont en général divergents, c'est-à- dire s'étalent vers l'extérieur à partir dti ré flecteur, mais que ces faisceaux convergent l'un vers l'autre, c'est-à-dire que le faisceau produit par la moitié inférieure du réflecteur converge vers celui produit par la partie su périeure et se superpose ou coïncide à ce se cond faisceau.
Les fig. 30, 31 et 32 montrent le contour clés sections des faisceaux produits par la moitié inférieure, la moitié supérieure et le réflecteur entier d'une autre forme d'exécu tion de l'objet de l'invention dans laquelle la déviation vers le haut, ou déformation, des parties inférieures du réflecteur n'est pas aussi grande que celle indiquée clans les fim. 9 à 19 du dessin.
Toutefois, on remarquera que le contour du faisceau produit par la, moitié supérieure au réflecteur possède approximativement la forme d'un crois sant, .que le faisceau proaduit par la moitié inférieure est convexe en haut et que lorsque les deux faisceaux sont superposés, ils produisent un faisceau qui est convexe en haut et sensiblement plat en bas:
Ce faisceau est très satisfaisant pour la conduite de, la voiture, quoiqu'il soit peut être incapable d'illuminer la route à une grande distance d'une façon aussi intense que celui produit par le phare comportant le réflecteur des fig. 9 à 19.
Il ressort clé la description qui précède due le phare représenté comprend une source clé lumière, un réflecteur et une lentille dont la forme et les dimensions sont clans un rap- port tel que la, distribution de la lumière produite par la source possède -une grande efficacité et qu'on évite en même temps de produire des zones dans lesquelles il existe un contraste violent entre les diverses parties éclairées. De cette façon, l'oeil du conducteur peut s'adapter facilement à toutes les par- Lies de la zone éclairée, ce qui donne au con.
ducteur une sensation de sécurité.
En outre, on obtient un phare dans le quel l'effet d'éblouissement est réduit pour les raisons spécifiées plus haut.