Tôle de métal déployé. La présente invention concerne les tôles de métal déployé.
Il existe divers types de tôle déployées obtenues par découpage et extension du métal et présentant, dans une mesure plus ou moins grande, les qualités nécessaires pour leur utilisation à la fois comme coffrage pen dant l'érection de constructions en béton armé et comme armature dans ces construc tions lorsqu'elles sont achevées.
Il est im portant que les tôles -de ce genre présentent un maximum de légèreté pour une résistance donnée, mais à cet effet les tôles existantes doivent être étirées au point d e présenter des mailles très larges, qui se laissent trop faci lement traverser par le béton, et dont les points d'attache subissent de telles sollicita tions que,des tôles de qualité ordinaire et no tamment les tôles d'acier Thomas ne peu vent être employées pour leur fabrication.
Ces inconvénients sont évités par la pré sente invention suivant laquelle les tôles pré sentent des séries parallèles d'ouvertures en forme de H encadrées par des bandes conti nues et des bandes discontinues de métal qui sont situées sensiblement dans le plan géné ral de la tôle de façon que les ouvertures contiguës soient séparées par toute la largeur de ces bandes, les extrémités des bandes discontinues étant pliées en farine de crochets.
Les ouvertures en H peuvent alterner avec des ouvertures longitudinales qui leur sont parallèles, ces dernières étant également séparées les unes des autres par toute la lar geur des bandes -de métal situées entre elles.
Les ouvertures en H sont obtenues par le déploiement d'incisions en H formées dans la tôle et les ouvertures longitudinales qui peu vent alterner avec elles peuvent être produi tes par le déploiement d'incisions rectilignes simples ou doubles alternant avec les inci sions en H. Au cours du déploiement les ban des -de métal séparant les incisions tendent à, se tordre et à prendre une position plus ou moins oblique, comme c'est le cas dans de nombreuses tôles déployées de type connu.
Pour obtenir la tôle suivant l'invention, on combat cette tendance à la torsion en embou tissant les tôles -de manière que les bandes de métal restent sensiblement dans le plan gé- néral de la tôle, ce qui présente l'avantage -de diminuer la largeur des ouvertures obtenues par le déploiement des incisions. On peut ainsi pousser le degré de déploiement plus loin que dans les tôles connues sans que les ouvertures atteignent une largeur exagérée.
La .longueur des incisions peut aussi être augmentée, ce qui permet d'augmenter la ra pidité U'avancement des tôles dans les ma chines découpeuses et d'employer un outil lage plus robuste, d'où économie importante dans la fabrication. D'autre part, les crochets formés par le pliage de l'extrémité -des ban -des discontinues produites par le découpage et l'extension des incisions en H permet de rete nir le béton avec une très grande efficacité.
Les ouvertures en<B>H</B> peuvent être répar ties sur des zones longitudinales alternant avec .des bandes longitudinales pliées de ma nière à former des nervures. Celles-ci peu vent avantageusement présenter de distance en distance -des bourrelets transversaux, ou bien on peut y pratiquer également des ou vertures en H, afin de présenter une plus forte adhérence avec le béton.
Des formes d'exécution @de l'objet de l'in vention sont représentées, ù titre d'exemple, au dessin annexé, dans lequel: Fig. 1, 2, 3 et 4 montrent quelques dis positions des incisions en forme de H: dans des tôles avant leur .extension et fig. 5, 6, 7 et 8 sont des. vues correspondantes des tôles déployées; Fig. 9 et 10 montrent en plan et en pro fil une tôle déployée munie de nervures à saillies transversales; Fig. 11 et 12 montrent de même une tôle déployée munie de nervures incisées et dé ployées.
Sur les fig. 1 à 4, les incisions en forme de<B>H</B> sont désignées par a. Dans la forme d'exécution -de la fig. 1 elles alternent avec des incisions longitudinales simples b dispo sées axialement par rapport aux incisions en hÏ, mais séparées de celles-ci à leurs deux ex trémités par une partie de métal non eutxillé c.
Dans la tôle déployée (fig. 5) les ouvertures <I>a</I> et<I>b</I> sont séparées, d'une part, par des bau- des de métal continues k et de l'autre par des bandes discontinues l qui ont été embouties soit pendant, soit après le percement .des in cisions, afin qu'elles ne se tordent pas au cours du déploiement. Les parties de métal c qui forment les extrémités des bandes dis continues l peuvent être repliées perpendicu lairement au plan de la tôle afin .de former des agrafes destinées à pénétrer dans le bé ton. Ou bien les bandes l peuvent être légè rement relevées, leurs extrémités c étant alors repliées parallèlement à la tôle.
Comme le montre la fig. 5, cette forme est très simple et forme un treillis très robuste dont tous les éléments présentent entre eux ,de solides points d'attache. Elle se prête par ticulièrement à l'emploi de tôles en acier Thomas qui résistent parfaitement aux ef forts qui les sollicitent lors de l'extension et au cours des manipulations et de l'emploi.
Dans la forme d'exécution des fig. 2 et 6 chaque incision b -de la forme précédente est remplacée par deux incisions<B>d</B>, tandis que suivant les fig. 3 et 7 les incisions a en H alternent avec des incisions e non plus dans le sens longitudinal, mais dans, le sens trans versal. Enfin, les fig. 4 et 5 montrent les ré sultats obtenus avec deux séries alternées d'incisions ca et d en forme de H.
Ces diver ses formes, ainsi que d'autres qui pourraient être obtenues par des dispositions différentes des incisions, permettent de multiplier les points d'agraffage du béton., En pratique, tou tefois, la forme représentée sur la fig. 1 con vient pour la, plupart des cas; elle répond le mieux aux conditions de simplicité et de soli dité et permet l'emploi d'un outillage parti culièrement robuste, ce qui influence favo rablement son prix de revient.
Ainsi qu'il a été -dit plus haut, les inci sions peuvent être réparties sur des zones longitudinales ou bandes séparées par des bandes de métal plein qui peuvent être em bouties pour former des nervures. Celles-ci peuvent êrte unies comme dans certaines for mes connues -de métal déployé, mais il y a- avanta.ge à les munir de saillies ou de parties en treillis. Les fig. 9 et 10 montrent des nervures f pourvues de distance en distance de saillies transversales g obtenues par refoulement lors de la formation de la nervure, soit à la presse, soit au laminoir, en ménageant des saillies et des encoches dans les poinçons et matrices de la presse ou dans les cylindres du laminoir.
Ces saillies peuvent se faire par allongement du métal de façon que la lon gueur des nervures ne soit pas modifiée. En service, elles s'opposent efficacement au glis sement longitudinal de l'armature @dans le béton.
Dans l'exemple des fig. Il et 12 la. bande de métal .destinée à. former la nervure est in cisée pour former des découpures h analogues à celles des parties planes. Les vides ainsi produits permettent la pénétration du béton dans les nervures et assurent une adhérence parfaite, rendant tout glissement impossible dans la construction.
Cette forme de nervure donne de plus un déploiement plus grand de la. tôle et augmente le moment d'inertie de la. tôle nervurée. Des agrafes c' semblables -tux agrafes e peuvent être formées par re- plia,ge du métal dans les nervures.
Les tôles suivant l'invention se fabri quent de préférence en deux phases, d'abord le .découpage des incisions dans une presse qui emboutit le métal et relève en même temps les parties de métal destinées à for mer les agrafes, et ensuite la machine à dé- ,)loyer le métal qui peut être une presse ou un laminoir.
Dans le cas de tôles nervurées on peut avantageusement employer pour le déploiement un laminoir dont les rouleaux successifs présentent à l'endroit des nervures, des cannelures de plus en plus profondes, de manière à former progressivement des ner vures de la. hauteur voulue et à exercer en même temps sur les parties incisées l'exten sion nécessaire pour déployer le métal: Par suite ,de la, forme et de la disposi- _.ion des incisions établies suivant la, pré sente invention, les efforts de déformation 3u métal au cours de l'extension sont réduits au minimum et les sollicitations brusques peuvent être évitées, ce qui permet l'emploi de tôles en acier Thomas.
En effet, comme les parties longitudinales de chaque incision en H s'étendent de part et ,d'autre de la par tie transversale, le déploiement se fait de part et d'autre de celle-ci, donc sur une lon gueur double de celle disponible avec les in cisions des, tôles de type connu. Il s'ensuit qu'en comparaison de celles-ci, les tôles sui vant l'invention nécessitent un effort moindre pour réaliser un :degré de déploiement donné. D'autre part, elles possèdent un plus grand nombre de bandes de liaison et présentent, de ce fait, une résistance supérieure à poids ou à étirage égal.
La forme des mailles du treil lis se prête mieux à l'emploi @du canon à ci ment pour l'application idu béton sur le métal, car la largeur des vides formés par l'exten sion des incisions en H est réduite par les saillies c disposées l'une en regard,de l'autre. La fabrication de ces tôles est aussi plus fa cile et plus économique, la. grande longueur des incisions permettant d'employer un ou tillage plus robuste et d'augmenter la. rapi dité d'avancement des tôles .dans les machi nes découpeuses.
Il est bien entendu que les formes de mé tal déployé et de nervures décrites et repré sentées sur les dessins annexés sont simple ment indiqués à titre d'exemple et qu'elles peuvent être modifiées ou combinées -de di verses manières sans sortir du cadre de l'in vention.