Compteur de sport. Dans les compteurs de sport ou, d'une manière générale, dans les compteurs qui ne marquent le temps qu'à partir d'un instant précis où on les met en marche, il est souvent utile de pouvoir interrompre la course des aiguilles enregistreuses sans être dans l'obli gation, comme cela est généralement le cas dans les mécanismes de chronographe, de faire revenir ensuite ces aiguilles à zéro pour pouvoir les remettre en marche.
Tel est le cas par exemple lorsqu'il est nécessaire d'inter rompre pour un certain temps un match de football ou autre, sans diminuer de ce temps la. durée totale de l'observation ou bien, par exemple, lors du chronométrage de la durée de marche d'une machine ou d'un véhicule pour éliminer immédiatement les temps per dus pendant les arrêts.
Certains compteurs ont été munis, dans le but précité, d'un mécanisme d'arrêtage ac tionné par le moyen d'une glissoire appelée "verrou" disposée à la périphérie de la car rure du compteur. La manoeuvre de cette glissoire est mal commode; son fonctionnement est incertain, imprécis et essentiellement dé- pendant de la rapidité des mouvements de l'opérateur qui est dans la plupart des cas dans l'obligation de se servir de ses deux mains pour arrêter le compteur lorsqu'il veut faire usage de ce mécanisme spécial.
L'objet de la présente invention est un compteur de sport ayant un mécanisme prin cipal dans lequel trois poussées successives sur le bouton .de couronne provoquent suc cessivement la mise en marche, l'arrêt et la remise à zéro des aiguilles, et qui possède un mécanisme auxiliaire permettant d'arrêter le balancier et de le laisser reprendre sa marche et, par suite, d'obtenir des suites d'arrêt et de marche des aiguilles, sans passer par une re mise à zéro de celles-ci.
Il est représenté, à titre d'exemple, au dessin ci-annexé, pour autant seulement que la compréhension de l'invention l'exige, deux formes d'exécution du compteur de sport se lon la présente invention.
La fig. 1 se rapporte à la première et la montre du côté cadran; La fig. 2 est une vue de la même forme d'exécution mais du côté du mouvement; La fig. 3 montre, à plus grande échelle, un détail d'exécution de la même forme; La fig. 4 se rapporte à la deuxième forme et n'en montre que la. partie par laquelle elle diffère de la forme d'exécution précédente.
En se référant aux fig. 1 à 3, a désigne la platine qui, comme dans tous les compteurs de sport, porte tous les organes nécessaires au fonctionnement de l'appareil. Le mécanisme moteur, les aiguilles, ainsi que les roues qui opèrent la liaison mécanique entre ces deux parties du compteur ne sont pas représentés.
La tige de remontoir b est en relation, comme généralement dans les compteurs de sport connus, avec un poussoir, dans l'exem ple représenté un poussoir c, dont le bec d est engagé dans la denture inférieure d'une roue à colonnes e à trois fonctions qui ac tionne, d'une part, les marteaux de remise à zéro f et, d'autre part, dans la forme d'exé cution représentée, une bascule d'arrêt g qu'un ressort<I>la</I> tend constamment à mainte nir dans la denture supérieure de ladite roue à colonne e.
Cette bascule g porte une goupille k qui traverse la platine par une ouverture l que l'on voit également en fig. 2 et qui, selon la position occupée par la bascule g, vient ap puyer sur la serge du balancier nî, pour ar rêter la marche du compteur. Les mouve ments de la roue à colonnes sont comme d'ha bitude freinés et arrêtés en bonne position par un sautoir i. Tout ce mécanisme jusqu'à et y compris la bascule d'arrêt est couram ment usité dans les compteurs de sport. C'est le mécanisme principal dans lequel la pre mière poussée sur la tige de remontoir occa sionne la mise en marche des aiguilles, la deuxième l'arrêt et la troisième la remise à zéro desdites aiguilles.
La bascule g porte ici une cheville 7a (lui traverse également la platine et vient ap puyer sur la. denture inférieure d'une roue o, à deux fonctions, visible en fig. 2, représen tée séparément en fig. 3, et se composant de deux roues à rochet superposées et solidari sées.
La roue inférieure a des dents plates à leur extrémité. La cheville 7a peut occuper deux positions dans la denture de la roue o; elle peut se trouver ou bien dans le fond -d'un entredent ou bien sur la surface supérieure plate d'une dent et agir de cette manière pour donner à la bascule g soit la position qu'elle doit avoir pour libérer le balancier, soit celle qu'elle oc cupe lorsqu'elle s'appuie contre la serge de ce dernier.
Les mouvements de la roue o, qui fait partie d'un second mécanisme, dit auxiliaire, indépendant du premier, agissant sur la bas cule g pour provoquer des suites d'arrêt et de mise en marche sans passer par une remise à zéro, sont régis par un poussoir p, pivoté en q sur le côté de la platine opposé à celui sur lequel se trouve le mécanisme régi par la tige de remontoir. Ce mécanisme peut être actionné par un bouton r, traversant la car rure et faisant saillie à. l'extérieur, chaque fois qu'on opère sur ce bouton une poussée dans la direction de la. flèche représentée en fig. 2.
Le cliquet s pivoté à l'extrémité du pous soir prend dans la denture supérieure -de la roue o pour faire avancer celle-ci d'une dent à chaque poussée. Le nombre des dents de la. roue supérieure étant double de celui des dents de la denture inférieure, la cheville n ne passera chaque fois qu'une -demi-dent, c'est-à-dire qu'après chaque poussée elle se trouvera ou bien dans le fond: d'un entredent ou bien sur l'extrémité aplatie d'une dent de cette denture inférieure. La bascule portant la goupille d'arrêt peut donc être actionnée indépendamment de la roue à colonnes à trois fonctions et cela sans gêner le fonctionnement du mécanisme principal régi par la tige de remontoir.
Dans la forme d'exécution partiellement représentée en fig. 4, la bascule d'arrêt g est munie d'un doigt t traversant la platine en lieu et place de la cheville n. Ce doigt a un plan incliné zc qui travaille ici avec la den ture inférieure d'une roue à deux fonctions, laquelle ne se distingue de la roue o que par la forme des dents de sa denture inférieure. I1 serait possible de construire autrement encore le compteur de sport selon l'invention; la roue à deux fonctions pourrait être placée sur la platine du côté du cadran et agir di rectement sur un bec venu de fabrication avec la bascule d'arrêt.
Dans ce cas, il sera prévu un organe traversant cette dernière pour agir sur la roue à deux fonctions.
Dans le cas -de deux mécanismes placés de part et d'autre de la platine, cet organe ne sera, pas nécessaire.
Dans les deux formes d'exécution repré sentées, les deux mécanismes ont un organe commun: la bascule d'arrêt. Il est clair ce pendant que le compteur pourrait être cons truit autrement, c'est-à-dire les deux méca nismes sans aucun organe commun. Le mé canisme principal pourrait par exemple être ce qu'il a déjà été jusqu'ici, c'est-à-dire un mécanisme d'accouplement du mouvement de la montre avec les aiguilles enregistreu ses, le mécanisme auxiliaire étant construit comme dans l'une ou dans l'autre des formes d'exécution représentées et possédant une roue à deux fonctions pour l'actionnement d'une bascule d'arrêt agissant par une goupille d'arrêt sur le balancier.