Dispositif pour évacuer les ordures ménagères directement des cuisines et les recueillir dans des récipients. L'invention a pour objet un dispositif destiné à évacuer les ordures ménagères di rectement des cuisines d'un immeuble et les recueillir dans des récipients.
Dans ce but chacune des cuisines est pourvue d'un évier placé sous le robinet d'eau de ladite cuisine, avec chambre pour recevoir momentanément les ordures, ayant à sa base, une ouverture avec clapet obtura teur, que l'on manceuvre au moment où les ordures doivent être évacuées.
Tous les éviers sont reliés à un tuyau clé chute unique qui. amène les ordures ména gères évacuées en même temps que de l'eau dans un appareil placé en bas de l'immeuble, et qui comporte plusieurs récipients égout toirs ou paniers de capacité convenable. De préférence cet appareil récepteur est. monté rotativement de façon à permettre le rem plissage successif des récipients par le tuyau de descente unique desservant toutes les cui sines. Lesdits récipients portent des perfora tions permettant l'égouttage des ordures de préférence dans un conduit aboutissant à. l'égout.
Le tuyau de descente peut être disposé de façon à jouer également le rôle de tuyau d'aération en vue d'évacuer les mauvaises odeurs. Les récipients sont de préférence amovibles pour pouvoir être déchargés le ma tin comme de simples poubelles dans les voi tures habituelles d'enlèvement et cette mani pulation se fait sans poussière grâce à l'hu midité persistant dans les boîtes.
Les dessins annexés montrent, à titre d'exemple, deux modes de réalisation de l'invention.
La fig. 1 est une coupe longitudinale d'un évier avec chambre d'accumulation des ordures; La fig. 2 montre une clé spéciale pour la manoeuvre du clapet d'obturation; La fig. 3 est une vue en élévation de l'appareil récepteur, certaines parties étant enlevées; La fig.'4 en est la vue en plan; La fig. 5 montre une, variante de cons truction de l'évier.
L'évier montré fig. 1 se compose d'un bassin de grès ou de fonte émaillée a placé sous le robinet d'eau de la cuisine, qui re çoit les eaux de lavage des mains, des légu mes, de la. vaisselle, etc. et comportant dans sa partie centrale un plateau amovible b, en aluminium par exemple, pourvu d'orifices c pour le passage de l'eau dans un corps tron conique d formant chambre d'accumulation des ordures, qui supporte l'évier a et dont la base est reliée à un cône d'assive e scellé dans le plancher.
La partie supérieure du corps d de l'évier est munie d'un voile calibreur en deux par ties<I>f, f'</I> dont la. partie inférieure<I>f'</I> est fixée par son bord sur le corps d, tandis que la partie supérieure ou pièce centrale f est por tée par un support à. trois branches g fixé lui-même au corps d.
Dans le support g et la pièce f est dis posé de manière à pouvoir y coulisser, un tube de trop-plein<I>la</I> percé à sa partie supé rieure d'oiifices <I>la'</I> permettant l'écoulement de l'eau dans l'intérieur du tube<I>la,</I> cette eau arrivant ainsi dans un godet double i, Ie fermeture hydraulique, dont le plateau qui supporte également une noix ou clapet d'ob- turation j est perforé de trous d'écoulement i'. Le clapet ou noix j qui est fixé au tube central la renferme dans son intérieur le Go det i et il est garni à l'extérieur d'un tore en caoutchouc Iv reposant sur un siège fixe 1,.
Sur la fig. 9, on a représenté une clé à. ergots, Ira permettant de soulever facilement le plateau supérieur b pour son enlèvement, ainsi que pour soulever le tube<I>la</I> avec sa noix d'obturation.
Fonctionnement: Le corps de l'évier con tenant une certaine masse d'eau provenant des opérations de la cuisine, on envoie au fur et à mesure de leur production les ordures ménagères dans le tuyau de chute aboutis sant au dispositif récepteur de la manière suivante: On soulève le couvercle b et on jette les ordures sur le voile calibreur; celles qui sont de dimensions assez faibles passent librement et tombent au fond en se réunis sant au-dessus de la. noix j. Les ordures qui sont trop volumineuses qui ont été arrêtées au-dessus du disque f sont retirées et rédui tes par un moyen quelconque à des dimen sions suffisamment réduites pour qu'elles puissent passer entre f et f'; elles peuvent alors tomber au fond de l'appareil.
Pour éva cuer les ordures accumulées au-dessus de la noix j, on introduit la clé rit dans la, partie supérieure du tube 7a on elle s'accroche dans l'un des trous<I>la'</I> et on soulève l'ensemble; c'est-à-dire le tube<I>h</I> et la noix<I>j,</I> ce qui dé couvre l'orifice inférieur du vidoir. Les or dures entraînées par la masse d'eau que con tenait l'appareil, tombent alors dans le cône d'assise<I>1,</I> puis dans le tuyau de chute n qui débouche au-dessus de l'appareil de récep tion montré fig. 3 et 4.
Ainsi qu'on le voit sur les figures, l'appareil de réception comporte un fût central creux o pivotant sur un axe p et pourvu d'une série de bras cintrés q destinés à recevoir les réci pients r, cylindriques par exemple, de récep tion des ordures.
Les récipients r, de préfé rence de capacité égale à la capacité maxi mum réglementaire et en nombre suffisant pour assurer le service journalier, sont per cés d'une multitude d'orifices latéraux r' de petit diamètre destinés à permettre l'égout tage des ordures; celles-ci évacuées des éviers par voie humide dans le tuyau de descente ii pourvu d'une hotte s tombent dans le réci pient en cours de remplissage. Lorsque ce dernier est plein, on fait pivoter l'appareil et le suivant prend la place du premier sous le tube, cette manoeuvre se faisant par exem ple deux fois par jour.
Le matin, on enlève les récipients égouttés - en laissant toujours un récipient sous le tube - et on les dé charge comme de simples poubelles dans les voitures ordinaires d'enlèvement. L'ensem ble de l'appareil peut être placé comme on l'a représenté dans la cour de l'immeuble, dans une cavité recouverte par une trappe en deux pièces fixe et mobile, non représentée. Le tuyau de descente qui débouche sur le toit assure la ventilation et évacue les mau- vaises odeurs. L'appel d'air qui se produit par ce tuyau contribue à évacuer les mau vaises odeurs tout en laissant un degré d'hu midité suffisant pour empêcher tout dégage ment ultérieur de poussières pendant la mani pulation des récipients.
Les eaux d'égouttage tombant dans la cuvette t à fond incliné communiquant avec l'égout u sont ainsi évacuées automatique ment.
La fi-. 5 montre en coupe verticale une variante de l'évier représenté fig. 1.
Dans cette construction simplifiée le corps<I>d</I> est remplacé par un corps<I>d</I> avec siège conique d' pour la noix d'obturation j.
Le voile calibreur en deux pièces f, f et le support g sont remplacés par un voile ca- libreur en une seule pièce f constitué par un plateau suspendu par trois branches f2 qui reposent sur une feuillure aménagée dans l'orifice central de l'évier a.
Le godet siphon porté par la noix j est constitué simplement par un godet unique i suspendu à la noix et dans lequel plonge le tube de trop plein<I>h.</I> La clé mobile<I>m</I> est remplacée par un bouchon à deux branches formant té et fixé à demeure sur la poutre supérieure du tube h.
Le fonctionnement de l'évier ainsi modi fié est identique à celui de l'appareil de la fig. 1.
Les récipients r de l'appareil de récep tion représentées sur la. fig. 3 et 4 pourront avantageusement être remplacés par des pa niers métalliques en fil de fer ou en grillage.
L'installation de réception pourrait aussi être faite surélevée, les paniers comportant alors des portes à. leur partie inférieure per mettant de les vider directement sans bas- culement dans des récipients réglementaires.
L'ensemble pivotant pourrait d'ailleurs être placé sur un cône général en tôle ou en fonte divisant dans sa hauteur, le local de réception en deux parties.
On peut encore disposer les récipients de réception et d'égouttage non pas aux extré mités des deux bras pivotants, mais l'un au- dessus de l'autre, les ordures ménagères pas- sant d'un compartiment à l'autre par l'ou verture de trappes ou registres.
Il va sans dire que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation représentés et décrits et en comprend toutes les v ariante>; basées sur le même principe.