Four pour la cuisson de produits céramiques. Cette invention a pour objet un four pour la cuisson de produits céramiques, compor tant plusieurs couloirs de cuisson. Les voûtes de ceux-ci sont formées par un nombre ap proprié de tronçons de maçonnerie adjacents, destinés à être enlevés pour ouvrir les cou loirs de cuisson aux endroits requis vers le haut, des transbordeurs étant en outre prévus à chaque extrémité du four pour faire passer les tronçons de maçonnerie terminaux d'un couloir de cuisson à l'autre.
On obvie de cette sorte à des inconvé nients très graves des fours à voûte fixe, in convénients consistant, d'une part, en la dif ficulté d'aération des couloirs de cuisson dans lesquels on travaille et, d'autre part, en la hauteur relativement élevée desdits couloirs indispensable pour permettre l'accès du personnel préposé au chargement ou au déchargement du four. Or, le premier incon vénient se manifeste par une température éle vée et un air poussiéreux à l'intérieur des couloirs rendant très pénibles les travaux de chargement et .de déchargement, surtout en été.
Le second implique l'entassement de la marchandise en piles relativement hautes, de sorte que les parties inférieures risquent d'être écrasées sous la charge trop pesante des parties supérieures.
Ces inconvénients sont supprimés dans le four suivant l'invention. Ici le chargement et le déchargement du four peuvent s'opérer comme à l'ordinaire ou même par le haut, après écartement des tronçons -de maçonnerie aux endroits requis; il n'est donc nullement nécessaire de rehausser les couloirs outre me sure et néanmoins l'accès de ceux-ci reste aisé et mieux assuré qu'auparavant. En outre, grâce au décoiffage partiel .du four aux en droits de chargement et de déchargement, la température y est ramenée automatiquement et d'une façon rapide au niveau de l'am biance.
Il s'ensuit que le travail à ces endroits n'offre point de difficultés et peut même être exécuté par des femmes.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme de réalisation d'un four suivant l'invention. Fig. 1 est une coupe transversale, et Fig. 2 une coupe longitudinale partielle. Le four comprend deux couloirs parallèles a et-b; construits dans le sol et munis comme à -l'ordinaire de carneaux de tirage c, d et d'un carneau de fumée e débouchant .dans la cheminée.
Les murs de soutènement latéraux f des couloirs comportent à leur partie su périeure des rails g sur lesquels reposent, par l'intermédiaire des galets 7c des tronçons de maçonnerie adjacents 1, qui font office de voûtes ou plafonds assurant l'obturation des couloirs vers le haut.
La longueur desdits tronçons de maçonnerie est déterminée par celle des piles- des marchan dises à; enfourner successivement à l'inté rieur des couloirs. Les tronçons de maçonne rie comportent en outre des tuyères j de chargement des combustibles. Autrement, ils sont absolument étanches vers le haut et à leurs joints de contact frontaux. Pour obte nir également l'étanchéité requise sur les deux côtés garnis ,de galets, ceux-ci sont pro tégés contre tout échappement .de gaz chauds ou rayonnement de chaleur par une cornière en fonte qui baigne dans un lit de sable.
Aux deux extrémités des couloirs paral lèles<I>a</I> et-<I>b</I> sont aménagés en outre des trans bordeurs composés d'un chariot monté sur rails et d'une plateòrme m pour recevoir le tronçon de maçonnerie terminal d'un couloir qui, à un moment donné est à transporter vers le couloir voisin pour y être déposé et continuer son voyage. Au lieu d'être montés sur des rails, les tronçons de maçonnerie pourraient être munis d'organes permettant de les accrocher à des appareils de levage. D'autre part, dans les fours en zigzag, les transbordeurs sont placés des deux côtés du four parallèlement par rapport au canal de fumée.