Procédé < l'étude stroboscopique sélective. On connaît depuis longtemps le principe des méthodes d'examen stroboscopique deÉ mouvements périodiques (circulaires ou al ternatifs) ainsi que de très nombreuses appli cations industrielles ou scientifiques de ce principe. En particulier on a pu faire servir la stroboscopie à l'étalonnage des appareils de mesure tels que les compteurs d'électri cité. Les procédés utilisés à. cet effet sont mentionnés notamment dans le brevet suisse No 111585; ils constituent une méthode gé nérale à laquelle on pourrait donner le nom de "strobométi-ie".
La présente invention a pour but d'éten dre le champ d'application des méthodes stro- boscopiques et strobométriques.
On peut en effet être amené à étudier si multanément des phénomènes périodiques de période différente, par exemple on peut cher cher à déterminer -la vitesse de deux roues à friction ou de deux roues dentées de dia mètre différent. Que l'on se serve, pour cette étude, de l'éclairage intermittent produit par un projecteur stroboscopique, ou que l'on in- terrompe périodiquement, au moyen d'un ob turateur, le rayon visuel qui va id'e l'oeil au mobile à étudier, on sera obligé dans tous les cas d'examiner successivement les deux mo biles, car, à moins que les périodes de ces mobiles ne soient multiples l'une de l'autre,
l'un ides mobiles semblera se déplacer quand l'autre aura été amené à l'immobilité appa rente. Or, pour certaines mesures, cette im possibilité de contrôle simultané est un très grave inconvénient.
La présente invention permet en particu lier de remédier à cet inconvénient. Elle con siste à opérer une sélection de parties d'au moins un mobile que l'on veut étudier en les isolant en quelque sorte des autres. Pour pro duire cette sélection, on éclaire ces parties en lumière monochromatique et on donne à cer taines d'entre elles une couleur différente de celle de cette lumière, tandis que les autres parties reçoivent une couleur qui est celle ide la lumière monochromatique employée. Ces dernières deviennent par conséquent in visibles sur un fond clair, tandis qu'au con- traire, les autres sont invisibles sur fond sombre.
L'éclairage monochromatique pourra être. obtenu soit en employant un projecteur stro boscopique dont la source fournit une lumière monochromatique, soit en employant des écrans absorbants appropriés à travers les quels on regarde les mobiles, ces écrans étant adaptés de préférence aux lunettes strobosco- piques, si l'on utilise ces appareils, soit en adaptant à un projecteur stroboscopique or dinaire à lumière composée, des bonnettes co lorées de façon à atteindre le but fixé.
Dans l'exemple choisi précédemment, si l'on admet que l'une des roues étudiées soit peinte en rouge, et l'autre en bleu, l'examen en lumière monochromatique bleue ou rouge permettra de différencier nettement les deux mouvements puisque l'un d'eux sera, à vo lonté visible ou invisible. En lumière bleue, la roue bleue sera invisible sur fond clair, ou visible sur fond sombre et de même en lu mière rouge la roue rouge. Deux opérateurs se servant l'un d'un écran rouge, l'autre d'un écran bleu pourraient donc étudier simultané ment les deux mouvements.
Une application immédiate de cette mé thode est son emploi en filature où l'examen en monochromatique permet de vérifier ainsi simultanément la vitesse des broches tordant ensemble des fils de couleur différente. Cette opération, appelée moulinage, exige une par faite égalité des vitesses de torsion des deux fils; cette régularité sera ainsi facilement contrôlable.
En ayant soin d'employer des couleurs complémentaires pour la lumière et pour le mobile à sélectionner, on obtiendra pour ce mobile une apparence noire particulièrement nette.
Le procédé d'examen monochromatique conforme à l'invention sera. surtout précieux pour la strobométrie, c'est-à-dire pour l'éta lonnage des compteurs au mayen d'un stro- boscope@ Cet étalonnage consiste à donner d'abord à l'organe provoquant les interrup tions d'éclairement (projecteur stroboscopi- que ou lunette stroboscopique) une fréquence d'obturation ou d'illumination correspondant à la charge indiquée par le wattmètre, puis,
si les repères portés par le disque du comp teur à 4ta.lonner ne paraissent pas immobili sés, à agir sur l'organe provoquant les in terruptions d'éclairement jusqu'à ce que l'im mobilité apparente soit obtenue, l'erreur du compteur étant aisément déduite de la diffé rence, des vitesses d'obturation ou des fré quences d'illumination dans les deux opé rations successives.
La présente invention permet d'obtenir des résultats plus étendus. Elle permet en ef fet de procéder à cet étalonnage non seule ment pour une charge déterminée, mais pour les charges les plus variées, multiples ou sous-multiples de cette charge fondamentale, sans qu'il soit nécessaire de faire varier la. fréquence d'obturation :du stroboscope selon les mêmes multiples ou sous-multiples, et cela en utilisant toute une série d'harmoni ques.
Le procédé exposé ci-dessous est illustré à titre d'exemple au dessin annexé où la fi-. 1 représente schématiquement le disque du compteur, étudié et la fig. 2 montre. schéma: tiquement l'appareil stroboscopique d'exa men.
Le disque 1 porte plusieurs (deux sur la, figure) plages de rayons équidistants. Sur la plage extérieure les rayons 2, qui sont par exemple verts, ont un écartement x, sur la, plag? intérieure les rayons 'a, qui sont par exemple rouges, ont un écartement égal à <I>3 x.</I>
L'examen se fera, par exemple, au moyen du stroboscope représenté en fig. \?, cornpor- tant une lunette formée d'un oculaire 4 et d'un objectif 5. Dans le plan focal de cette lunette tourne un disque obturateur 6 pré sentant une fente où un trou 7.
Le disque est actionné par un moteur synchrone 8 mû par un courant périodiquement interrompu par un vibrateur à fréquence réglable tel que diapason, lame ou corde vibrante, ou encore par le courant provenant d'un circuit oscil- lant du type de ceux employés en T. -S. F. et dont on réglera la fréquence en faisant va rier la capacité ou la self induction. On pla cera les bonnettes de couleur de préférence sur l'oculaire et non sur l'objectif, afin d'é viter une déviation du faisceau.
Si l'on procède à la lumière du jour, il arrivera que, pour la charge C, l'une des plages, l'extérieure par exemple, semblera res ter immobile, l'autre ayant alors un mouve ment apparent., ce qui rendra les lectures dif ficiles.
En procédant en lumière verte, on ver rait uniquement la place intérieure et l'on pourrait ainsi procéder à l'étalonnage non seulement pour la charge C, mais aussi pour les charges
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En procédant au contraire en lumière rouge, on verrait uniquement la plage exté rieure et l'on pourrait -procéder aux réglages pour les charges
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Une autre application du procédé con forme à l'invention à l'étalonnage strobos- copique des compteurs est indiquée ci-dessous, à titre d'exemple également, et représentée à la fi,-. 3 du dessin.
On divise le disque du compteur en trois plages 11, 12, 13 de rayons de couleurs dif férentes, par exemple 11 verte, 12 rouge, 13 jaune. La plage intermédiaire comporte un nombre N de rayons équidistants tel que, pour une charge C, elle apparaîtra immobile, si on l'examine avec un stroboscope dont la fréquence d'obturation ou d'illumination aura été réglée à une valeur convenable. L'une des autres plages, l'extérieure 11 par exemple, comporte un nombre de rayons N -i- e supé rieur au nombre de rayons de la plage inter médiaire, et l'autre plage, l'intérieure 13, un nombre de rayons N - e.
On examine le compteur en lumière rouge, qui élimine la plage intermédiaire. On verra ainsi seulement, et bien séparées l'une de l'autre, et de couleur différente, les deux plages 11 et 13. Si l'on observe alors, par exemple, que la tige 1.1 présente un mouve ment apparent, tandis que la plage 13 sem ble immobile ou animée d'un mouvement presque imperceptible ou réciproquement, cela prouvera que le compteur est entaché dans un certain sens, d'une erreur au plus égale à une valeur déterminée à l'avance, et qui dépend de e. .Si l'on observe enfin que les deux plages 11 et 13 se déplacent avec une vitesse appréciable, en sens inverse par exem ple, cela prouve que le compteur est complè tement déréglé, ou que son erreur dépasse la tolérance admise;
on procédera à un nouveau réglage sur la plage 12 dans un éclairage qui éliminera l'une des plages il et 13. Il est à remarquer qu'il sera plus avantageux encore de donner aux deux plages 11 et 13 la même couleur (verte par exemple) de façon à les éliminer ensemble. Il sera également avanta: peux de placer ries repères équidistants co lorés sur la tranche même du :disque, la juxtaposition de traits de couleur différente n'offrant aucun inconvénient dans la. stro- bométrie monochromatique.
Le procédé selon l'invention offre un avantage appréciable au point de vue de la facilité de l'examen, sur les procédés analo gues utilisant de la lumière blanche, :dans le cas où l'on examine des lignes de couleurs dif férentes, situées sur la tranche des disques, ou dans le cas où trois séries de lignes ra diales, colorées respectivement en trois tein tes différentes et situées sur une face d'un disque, se trouvent à égale .distance du centre du disque et ont même longueur.
On voit que ce dispositif agit comme un véritable vernier. Si l'on suppose par exem ple que la plage 12 ait 100 rayons ou autres repères équidistants, que_ la plage 11 en ait 101 et la plage 13, 99, la, quasi immobilité de l'une ou l'autre des plages 11 et 13 dans l'examen en lumière rouge prouvera que l'er reur du compteur est inférieure
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On pourra donc appliquer la, méthode non seulement aux compteurs, mais aussi à tous les appareils tournants dont la vitesse de ro- Cation doit être comprise entre deux limites de tolérance déterminées.