Four électrique. La présente invention a pour objet un tour électrique, caractérisé par la disposition, z. l'intérieur du four, d'une masse intermé diaire, constitué par un métal liquide à la température de fonctionnement et recevant l'énergie électrique. A cet effet, on peut dis poser des électrodes en contact avec le bain en formant un ou plusieurs arcs au-dessus de lui, ou bien induire des courants à haute ou basse fréquence, au sein de ce bain lui- même.
Le bain de métal peut entourer le creuset, le moufle, le laboratoire ou la partie équiva lente du four.
Dans certains cas, la matière à fondre peut être directement immergée dans la masse intermédiaire.
Un four électrique conforme à l'invention peut être utilisé pour porter un fluide ga zeux à une très haute température en fai sant barboter ce fluide dans le bain de mé tal fondu.
On peut utiliser notamment un bain<B>d'é-</B> tain fondu en qualité de masse intermédiaire. L'étain fond à 232 C et ne bout que vers 2200 C. On voit donc qu'un four à bain d'étain aura une grande marge d'utilisation et qu'il pourra s'appliquer en particulier à l'industrie du verre, à la fusion de la si lice, ete.
De plus, du fait que l'étain fond à une température relativement basse, il suffit d'un apport d'énergie relativement faible pour maintenir le bain d'étain liquide dans les in tervalles qui séparent plusieurs opérations.
Le .dessin .annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'ob jet de l'invention.
La fig. 1 montre, en coupe verticale sché matique, un four à creuset pour verrerie; La fig. 2 est une vue analogue d'un four de passage, vertical à haute fréquence. Dans la fig. 1, 1 désigne le creuset ré fractaire contenant la composition 2 à fon dre. Ce creuset plonge dans la masse inter médiaire liquide 3 qui remplit elle-même le creuset 4. Celui-ci est entouré complètement d'un revêtement calorifuge 5. Le chauffage est obtenu par induction en courant mono phasé. Le creuset 4 est traversé par une tu bulure 4a dans laquelle se loge une partie du circuit magnétique 6. Autour de ce der nier est représenté en 7 l'enroulement pri maire, refroidi et protégé à la manière ordi naire.
C'est la masse intermédiaire conductrice et liquide qui constitue le secondaire du transformateur et qui est ainsi portée à la température nécessaire. .
Dans la forme d'exécution de la fig. 2, le creuset à, double paroi 8 contient la masse liquide intermédiaire. Ce creuset est entouré d'un calorifuge 9 qui remplit le boîtier iso lant 10, lequel. porte l'enroulement induc teur 11.
L'énergie électrique est alors appliquée au bain conducteur par induction et c'est ce dernier qui échauffe le tube réfractaire cons tituant dans ce cas le laboratoire du four.
Le choix de la matière constituant la masse intermédiaire dépend de la tempéra ture à, laquelle on désire opérer. On peut employer des métaux purs ou des alliages. L'étain présente des avantages marqués, mais le gallium pourra également être utilisé dans des conditions aussi satisfaisantes pour des températures moins élevées quand sa produc tion aura atteint l'échelle industrielle. Il est en effet liquide à la température ordinaire et ne bout que vers 1500 C.
Naturellement, on doit prendre toute dis position utile pour éviter l'oxydation du métal et pour en réduire le plus possible la quantité employée. Dans ce double but, il est tout indiqué de placer dans le bain des blocs de graphite, provenant par exemple de déchets d'électrodes.
Le four objet de l'invention présente l'a vantage de permettre d'utiliser l'énergie élee- trique avec un bon rendement, lorsqu'il n'est pas possible de l'appliquer directement à la<B>,</B> matière à chauffer.
On remarque que dans les exemples en visagés, on supprime toute consommation d'électrode; la masse de métal constitue une immobilisation faite une fois pour toutes.
Le récipient contenant la masse intermé chaire comportera avantageusement les ori fices pour le soutirage de celle-ci. Cette opé ration peut utilement se faire de la manière suivante, lorsqu'on emploie successivement plusieurs fours. On peut, en fin de chauf- l'age, soutirer le bain d'un four et l'amener dans un nouveau four froid, prêt à être mis en service. On assure ainsi la récupération d'une quantité importante de chaleur, récu pération qui serait impossible dans un four ordinaire.
Le four suivant l'invention peut égale ment être utilisé pour porter un gaz ou un mélange de gaz à une très haute température, par exemple en vue" de réactions chimiques. A cet effet, on peut faire barboter le fluide gazeux .à travers le bain formé par la masse intermédiaire fondue. ,Si ce bain est constitué par de l'étain fondu, on peut ainsi porter les gaz à des températures de l'ordre de 2000 C.