CH129206A - Procédé pour déshydrater des matières végétales. - Google Patents

Procédé pour déshydrater des matières végétales.

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CH129206A
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Sugar Beet And Crop Driers Ltd
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Sugar Beet And Crop Driers Ltd
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  Procédé pour déshydrater des matières végétales.    La présente invention a     pour    objet un  procédé pour déshydrater des matières végé  tales en masses, telles que céréales, fourrage,  à l'aide d'air chauffé que l'on fait passer  continuellement à travers la, masse de ma  tières, de préférence à partir du centre de  cette masse.  



  On a constaté que la déshydratation arti  ficielle d'une masse de matière végétale, com  posée par exemple de céréales, de fourrage  au d'autres plantes fraîches, est régie princi  palement par le tassement naturel de la masse  et que le degré de déshydratation dépend en  grande partie du degré de tassement et du  temps que celui-ci exige pour se produire. Le  tassement produit dans la masse une .aug  mentation de la résistance au passage du gaz.  Il dépend principalement de la pression et  de la température auxquelles l'air chaud est  introduit et réparti dans cette masse et peut,  par conséquent, être réglé en faisant varier  cette pression et cette température.  



  On a aussi constaté que la déshydratation  artificielle d'une masse de matières végéta  les est influencée de façon appréciable par la    condition physiologique de la matière et par  des facteurs naturels qui font mourir la  plante, et qu'il se produit pendant la déshy  dratation certains phénomènes, dus à des  causes naturelles, qui constituent des fac  teurs importants pour un traitement satisfai  sant de la masse de matières, en plus de l'ef  fet de l'évaporation ,artificielle qui est pro  duite par l'air chaud.  



  Les phénomènes naturels mentionnés     ci-          dessus    sont produits par un certain nombre  de causes physiques ou physiologiques et: de  réactions chimiques qui se produisent dans la  masse de matière. Ces phénomènes physi  ques ou physiologiques comprennent l'exsuda  tion et la     transpiration.    On a constaté que l'ex  sudation, c'est-à-dire     l'expulsion    de l'humidité  contenue dans la matière sous forme liquide,  varie directement avec le degré du tassement  produit et la pression qui en résulte, et que  la transpiration, c'est-à-dire l'évacuation de  l'humidité de la plante fraîche sous forme de  vapeur, varie directement avec .des facteurs  physiques tels que la vitesse du déplacement  de l'air chaud à travers la masse de matière,

        le pourcentage d'humidité -de l'air chaud ar  rivant à la matière et des conditions détermi  nées de température.  



  Les réactions chimiques mentionnées     ci-          dessus    se rapportent à la respiration, à l'ac  tion bactérienne et à l'oxydation chimique  par l'agent de     dessication    et sont des réac  tions exothermiques. On a constaté que la  quantité de chaleur ainsi produite dépend  des facteurs ou conditions suivantes:  <B>10</B> La respiration ou le dégagement d'é  nergie par l'organisme vivant -dû à la com  bustion d'hydrates de carbone, produit une  certaine chaleur d'oxydation qui se dégage  jusqu'à ce que la matière s'échauffe et at  teigne la température à laquelle la plante  meurt.

           22   <B>0</B>     L'action        bactérienne,        due        au        dévelop-          pement    :de bactéries en présence de l'humi  dité, produit une quantité de chaleur qui  s'accroît lorsqu'est atteinte .la phase à la  quelle -des organismes tels que les     colibacil-          laires    cessent d'agir et les bacilles généra  teurs de chaleur commencent à se développer.  



  30     L'oxydation    chimique, due à la pré  sence d'eau et .à la combinaison du carbone  avec     l'oxygène,    produit une ,quantité de cha  leur     d'oydation    qui varie avec la température  à laquelle la réaction s'effectue et augmente  considérablement quand cette température  s'élève.    Une étude de ces facteurs naturels a.  montré qu'ils se produisent dans la masse de  matière de la façon décrite ci-dessous, et que  leurs effets sont influencés par les conditions  dans lesquelles l'air chaud est introduit dans  cette masse de matière.

   Comme il est préfé  rable d'introduire l'air chaud au centre de la  masse de matière et -de le distribuer de là  dans celle-ci, il en résulte .dans ce cas que  cette masse est progressivement chauffée à  partir de son centre et que ses parties centra  les atteignent rapidement la température de  l'air introduit. Il faut     quelques    heures avant  que les parties périphériques -de la masse at  teignent cette température. L'évaporation  artificielle produite par l'air chaud s'effec-    tue     donc-en    une zone     concentrique    au centre  de la masse qui s'étend graduellement vers la  surface extérieure de celle-ci au fur et à me  sure de la progression du traitement.

   Les  parties restantes plus froides de la, masse  sont     entretemps    sous l'influence des réactions  chimiques mentionnées ci-dessus, qui se pro  duisent dans des zones concentriques sépa  rées suivant les différentes conditions de  température et de pression qui prévalent au  tour de la zone ,d'évaporation artificielle. Ces  dernières zones concentriques sont repoussées  vers l'extérieur et éliminées graduellement à  mesure que la zone d'évaporation artificielle  s'étend, comme on l'a dit ci-dessus et la masse  périphérique est graduellement chauffée     aux.     diverses températures auxquelles ces réac  tions cessent respectivement de se produire.

    La chaleur d'oxydation qui est produite par  les réactions exothermiques comme on l'a dit  ci-dessus, aide ainsi à chauffer la masse de  matière jusqu'à un degré qui dépend princi  palement de la température initiale de l'air  introduit.  



  Le procédé de déshydratation selon la  présente invention, est caractérisé en ce que  l'on fournit l'air chaud à une température, en  volume et sous une pression déterminés et  coordonnés .de telle sorte, pour la matière  particulière en traitement, que pratiquement  le plus grand bénéfice possible est retiré des  propriétés d'extraction d'humidité de l'air  chaud et de telle sorte que ce dernier passe  successivement, pendant son parcours dans  ladite masse et au cours de son refroidisse  ment par     l'absorption    d'humidité, par des  températures optima pour cette matière pour  les réactions exothermiques naturelles d'oxy  dation chimiques et bactériologiques et de  respiration, tout en retardant au cours du sé  chage le tassement naturel de la, masse de  matière,

   lesdites réactions exothermiques  étant rapidement provoquées et graduelle  ment éliminées, le volume étant tel qu'il  maintient lesdites réactions exothermiques  et qu'il empêche une condensation dans les  parties externes de ladite masse et la pres  sion étant telle qu'elle fasse passer le volume      requis à travers ladite masse malgré les va  riations de résistance dues au tassement, par  quoi la chaleur naturelle d'oxydation est  avantageusement utilisée pour aider l'air à  chauffer la masse de matière et cette der  nière est déshydratée effectivement à un fort  degré. L'avantage qu'il y a à employer une  température initiale relativement élevée res  sortira des considérations suivantes.

   En ce  qui concerne l'évaporation artificielle, la  quantité d'humidité extraite par un volume  donné d'air chauffé à 82   C est à peu près  dix fois plus grande     que    celle extraite à une  température initiale de 44' C. Pour ce qui  est des réactions exothermiques, la quantité  de chaleur produite par oxydation chimique.  à une température de 93   C, par exemple,  est à peu près quinze fois plus grande que  celle qui est produite à 37   C.

   De même, la  quantité de chaleur d'oxydation due à l'ac  tion bactérienne qui commence à se produire  aux environs de 44' C augmente jusqu'à ce  que la température s'élève à peu près à  51   C, lorsque les organismes     colibacillaires          cessent    d'agir, et augmente encore au delà de  cette dernière température par suite du dé  veloppement des bacilles générateurs de cha  leur, jusqu'à environ 70   C. A cette der  nière température les bacilles générateurs de  chaleur cessent d'agir, et l'oxydation chimi  que. se produit seule au delà -de cette tempé  rature. En outre, la chaleur d'oxydation due  à, la, respiration se dégage jusqu'à ce que la.

    matière atteigne une température d'environ       :.9      C, à laquelle les céréales ou plantés meu  rent et la respiration cesse. Toutefois, l'air  introduit ne doit pas, d'autre part, être  chauffé à une température qui pourrait avoir  un effet nuisible ou contraire sur la matière  particulière -en traitement ou sur le produit  final de celle-ci.  



  La détermination ou le choix des limites  de température les plus favorables pour l'air  employé au traitement de différentes ma  tières est régi par les     considérations    qui pré  cèdent. Ainsi, dans le cas de plantes fourra  gères croissant à la surface du sol, comme le  foin par exemple, ;l'effet voulu est produit en    employant une température initiale     comprise     entre 71   C et 93   C, tandis que dans le cas  de céréales susceptibles d'être détériorées par  une chaleur excessive, comme le froment par  exemple, on obtiendrait des     résultats    satis  faisants en employant une température ini  tiale comprise entre 54' C et 68   C.

   Toute  fois, dans le cas de certaines racines comes  tibles et d'autres produits non susceptibles  d'être détériorés par un excès de chaleur,  l'air introduit peut être chauffé initialement       à.    des températures plus élevées, de 93   C à  118   C par exemple, suivant la nature et le  caractère des plantes ou produits considérés.  Si l'on employait une température initiale  sensiblement inférieure aux températures les  plus basses mentionnées ci-dessus, les pro  priétés que possède l'air chaud d'extraire  l'humidité diminueraient hors de proportion  et les effets calorifiques des réactions exo  thermiques ne seraient pas utilisés au mieux.  



  Par l'emploi d'air chauffé initialement  aux températures mentionnées ci-dessus, on  provoque et on accélère le plus possible les  diverses réactions exothermiques dans la  masse de matière, pour la matière particu  lière traitée, en zones concentriques séparées.  L'oxydation chimique a -lieu dans -la zone  voisine de la zone intérieure d'évaporation  artificielle et la respiration s'effectue dans  la zone voisine de la surface extérieure de la  masse de matière. L'action bactérienne se  développe dans la zone comprise entre la  zone d'oxydation chimique et celle de respi  ration, jusqu'à ce qu'au cours du procédé, les  phases auxquelles ces     réactions    exothermi  ques cessent respectivement de se produire,  soient successivement     atteintes,    comme on l'a  dit ci-dessus.  



  Le volume initial d'air chaud introduit  dans la masse de matière     dépend    des -dimen  sions de celle-ci et doit être tel que, pour une  matière contenant un maximum d'humidité,  il ne se produise pas de condensation dans  cette masse dans les limites des températures  citées plus haut.

   Un volume d'air compris  entre 255 et     .340    mètres cubes passant à la  minute dans une masse de matière de 99 à      127,5 mètres cubes convient dans la plupart  des cas pour atteindre le but proposé.     @Si    le  volume était relativement moindre, il se pro  duirait dans les parties extérieures de la  masse en traitement une condensation due à  l'excès -d'humidité et de plus, les effets de  l'oxydation ne seraient pas utilisés au mieux  par suite de la diminution consécutive de la  quantité d'oxygène contenue dans l'air in  troduit. .Si, d'autre part, le volume était re  lativement plus grand et la température  beaucoup plus basse, cela nuirait à l'effica  cité de la .déshydratation.  



  On règle la pression initiale sous laquelle  l'air .chaud est introduit de façon que la ra  pidité du tassement de la masse -de matière  diminue aussi rapidement que possible et  que le volume approprié d'air mentionné ci  dessus soit introduit dans la masse suivant  les variations qui se produisent au cours du       tassement.    Le tassement relativement rapide  de la masse de matière durant la première  phase de l'opération, alors que la matière est  chauffée par l'air, a. d'abord pour effet une  augmentation proportionnée de la résistance  offerte par cette masse au passage de l'air  qui la. traverse;

   toutefois, à mesure que le  traitement se poursuit et due la     dessication     de la matière s'effectue, la, résistance de la  masse de matière     diminue    en rapport avec la  diminution conséquente de la vitesse de tas  sement et l'augmentation de la déshydrata  tion qui se produisent durant les phases sui  vantes du procédé. Quand l'air est aspiré à  travers un réchauffeur et refoulé dans la  masse de matière au moyen d'un ventilateur  actionné mécaniquement, les variations de  résistance dues au tassement provoquent des       variations    correspondantes de la force mo  trice nécessaire pour refouler le volume  voulu d'air chaud dans la masse de, matière, et  des variations     conséquentes    du volume et de  la température de cet air.

   Ces variations de  volume et de température qui .sont relative  ment minimes dans des conditions normales  peuvent cependant être combattues ou recti  fiées par l'emploi d'une pression initiale ap  propriée, avantageusement mesurée en hau-         teur    de colonne d'eau et mise dans l'impossi  bilité clé varier au delà<B>,</B> de certaines limites  prédéterminées.  



  La pression initiale sous laquelle l'air  peut être introduit dépend aussi jusqu'à un  certain point,     en.    dehors des précédentes con  sidérations, de la teneur en humidité de la  matière et doit être plus forte dans le cas de  matières relativement mouillées que dans le  cas de matières relativement sèches, propor  tionnellement au pourcentage     d'humidité     existant. Lorsqu'on, emploie un moteur de 12  à 20 HP pour .actionner un ventilateur du  type     à,    simple effet, on obtient des résultats  satisfaisants dans la plupart des cas en em  ployant une pression initiale comprise entre.

    3,75 et 7,5 centimètres de colonne d'eau dans  la conduite amenant l'air à la masse de ma:       tière.    Si les variations mentionnées ci-dessus  et dues au tassement sont telles qu'elles dé  passent :de beaucoup la limite inférieure ou  supérieure .de l'échelle de pressions indiquée  ci-dessus, la, force motrice actionnant le ven  tilateur doit être réglée de façon correspon  dante de manière à. maintenir la     pressi.-)ii     dans les limites indiquées.

   Toutefois, dans  le cas où l'on emploie un moteur plus puis  sant et où la capacité du réchauffeur est suf  fisamment grande, la pression peut être     élt=-          vée    jusqu'à par exemple dix     centimétres    de  colonne d'eau, mais le volume doit être alors  augmenté dans une proportion correspon  dante.

   Si l'on utilisait une pression sensible  ment plus faible que la     moins    forte des pres  sions indiquées ci-dessus, l'augmentation  conséquente du tassement aurait pour effet  de diminuer le volume d'air au point de pro  voquer une     précondensation;    cette augmenta  tion du tassement aurait en outre pour effet  de diminuer la     vitesse    de déplacement de  l'air à travers la masse de     matière    et la ra  pidité de la déshydratation de celle-ci, et  toute la déshydratation, dont l'efficacité dé  pend des relations mutuelles de tous ces fac  teurs et conditions, se ferait mal.  



  Le rendement de la déshydratation peut  être augmenté en employant de l'air aussi  sec que possible et en le     répartissant    dans la      masse de matière de façon à en assurer une  distribution égale et une pénétration uni  forme dans toute la masse. Dans ce dernier  but, il est préférable d'introduire l'air au  centre de la masse.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour déshydrater des matières végétales en masses, à l'aide d'air chaud que l'on fait passer continuellement à travers la masse de matières, caractérisé en ce que l'on fournit l'air chaud à une température, en volume et sous une pression déterminés et coordonnés de telle sorte, pour la matière particulière en traitement, que pratiquement le plus grand bénéfice possible est retiré des propriétés d'extraction d'humidité de l'air chaud et de telle sorte que ce dernier passe successivement, pendant son parcours dans la dite masse et au cours de son refroidissement par l'absorption d'humidité,
    par des tempéra tures optima pour cette matière pour les réac tions oxothermiquesnaturelles d'oxydationchi- miques et bactériologiques et de respiration, tout en retardant au cours du séchage, le tas sement naturel de la masse de matière, les dites réactions exothermiques étant rapide ment provoquées et graduellement éliminées, le volume étant tel qu'il maintient lesdites réactions exothermiques et qu'il empêche une condensation dans les parties externes de la dite masse et la pression étant telle qu'elle fasse passer le volume requis à travers ladite masse malgré les variations de résistance dues au tassement,
    par quoi la chaleur na turelle d'oydation est -avantageusement utili sée pour aider l'air à chauffer la masse de matière et cette dernière est déshydratée ef- fectiverrient à un fort degré. SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé selon la revendication, dans lequel on introduit l'air .chaud au centre de la masse de matière, cet air circulant dudit centre vers l'extérieur. 2 Procédé suivant la revendication pour ,déshydrater des plantes fourragères crois- saut à la surface du sol, dans lequel l'air chaud est introduit dans la masse de ma tière à une température initiale comprise entre 71 et 93 C.
    3 Procédé suivant la revendication, pour déshydrater des céréales susceptibles d'être détériorées par une chaleur excessive, dans lequel l'air chaud est introduit dans la masse de matière à une température ini tiale comprise entre 54 C et 68 C. 4 Procédé suivant la revendication, pour déshydrater des végétaux non susceptibles d'être détériorés par un excès de chaleur, dans lequel l'air chaud est introduit dans la masse de matière à une température ini tiale de 93 C à 118 C.
    5 Procédé suivant la revendication, dans le quel l'air chaud est débité en quantité comprise entre 255 et 3,40 mètres-cubes par minute pour une masse de matière cubant entre 99i et 127,5 mètres-cubes, et est in troduit dans cette masse sous une pression comprise entre 3,75 et 7,5 centimètres de colonne d'eau. 6 Procédé suivant la revendication, dans le quel l'air chaud est introduit dans la ma tière sous une pression initiale comprise entre 3,75 et 7,5 centimètres de colonne d'eau, produite par une source de force motrice de 12 à,20 HP et mesurée dans le conduit amenant l'air chaud à la matière.
    7 Procédé suivant la revendication, dans le quel la pression de l'air chaud va jusqu'à dix centimètres de colonne d'eau. 8 Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 6, dans lequel la pres sion initiale de l'air chaud est maintenue dans les limites indiquées en augmentant ou en -diminuant suivant le cas, la puis sance engendrée par la source de force motrice, en vue d'assurer l'introduction ,d'un volume approprié d'air chaud dans la matière.
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