Appareil répartiteur de lumière. La présente invention a trait à un ap pareil répartiteur de lumière, caractérisé par un réflecteur établi suivant une surface de révolution dont le méridien est formé de deux parties se rattachant l'une à l'autre en un point anguleux et qui génèrent chacune une partie de la surface réfléchissante, l'une de ces parties étant telle que chacun de ses éléments envoie les rayons qu'il réfléchit du même côté de l'axe que celui où il est situé, et l'autre telle que chacun de ses éléments envoie ses rayons du côté opposé, la forme dudit méridien étant en outre déterminée de fagon qu'aucun rayon réfléchi ne soit dirigé dans le sens de l'axe de symétrie du réflecteur,
qu'aucun rayon ne soit réfléchi successivement par les deux parties de la surface réfléchissante, et enfin qu'aucun rayon réfléchi ne passe par la partie cen trale de l'appareil où se trouve la lampe.
Diverses formes d'exécution peuvens être envisagées selon qu'il s'agit d'éclairage<I>in-</I> <I>térieur</I> de bureaux, magasins, vitrines, etc., ou bien d'éclairage<I>extérieur</I> de chantiers, d'usines, etc.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, deux formes d'exécution de l'appareil. Fig. 1 est une élévation partiellement en coupe d'un appareil pour éclairage in térieur ; Fig 2 montre un appareil pour éclairage extérieur.
Pour éclairer d'une manière suffisam ment uniforme la partie utilisée d'un plan horizontal, il y a lieu d'envoyer une partie relativement grande du flux lumineux dans des directions formant un angle assez grand avec la verticale. Le flux supplémentaire né cessaire est emprunté, dans le cas des ap pareils montrés au dessin, en partie au flux dirigé vers le plafond, dont on laisse d'ail leurs subsister une partie en vue de diminuer les effets de contraste, dans le cas de la fig. 1, et en partie au flux dirigé vers des par ties du- plan utile trop éloignées de la lampe.
Dans de cas de l'éclairage intérieur, on peut employer pour la partie supérieure du réflecteur un verre opalin qui laisse passer par exemple le 30 % du flux pour l'éclairage du plafond, en reflète le 60 % dans la direc- tion voulue et en absorbe à peu près <RTI
ID="0002.0018"> le 10 %.
Pour se faire une idée des flux de lumière requis et disponibles on peut se servir du graphique de Rousseau.
Pour établir le méridien de la surface du réflecteur, il conviendra de partir de sa partie supérieure. En la prolongeant de ma nière à donner le supplément de lumière voulu dans les directions voulues, un ar rivera à un point à partir duquel la surface ne saurait pas être prolongée sans discon tinuité, parce que les rayons prendraient une direction se rapprochant trop de la ver ticale. A cet endroit, on aura le point anguleux prévu du méridien.
Les parties situées au-dessous de ce point réfléchiront la lumière vers le côté- du plan utile opposé à celui où se trouve l'élément réfléchissant, par rapport à l'axe vertical de l'appareil.
La forme du réflecteur pourra être établie en supposant d'abord sa surface formée d'éléments plans, qu'on pourra rem placer après coup par une surface courbe les raccordant. On tiendra compte du fait, le cas échéant, que lors de la réflection d'un flux de lumière sur une surface opaline, par suite de l'effet de diffusion, le rayon réfléchi résultant ne forme pas, avec la normale, un angle égal à celui d'incidence, mais un angle plus petit.
La position du point anguleux b sera telle qu'aucun rayon réfléchi n'aille éclairer la partie située directement sous la lampe, partie déjà suffisamment éclairée par les rayons directs.
La forme de la partie tombante b c de l'appareil ne doit pas empêcher les rayons réfléchis par la partie haute a b d'éclairer le sol ; l'angle que fait cette partie tombante b c avec .la verticale sera supérieur ou au moins égal à celui fait par le dernier rayon réfléchi par la partie haute<I>a b,</I> de manière qu'aucun rayon ne risque d'être réfléchi successivement par les deux parties<I>a b</I> et b c.
Chaque élément de la première partie a b envoie les rayons qu'il réfléchit du même côté de l'axe vertical que celui oii il est situé (fig. 1), tandis que chaque élément de la partie tombante b c renvoie ses rayons du côté opposé. Les flux des deux parties a b et b c s'ajoutent en vue d'un éclairement sensiblement uniforme du "plan utile".
IL est à remarquer qu'aucun rayon réfléchi ne repasse par la lampe, chose importante à considérer au point de vue du rendement, la lampe absorbant une notable partie des rayons réflectés dans les réflecteurs or dinaires.
Dans le cas de la fig. 1, le globe répar- titeur-diffuseur se compose de deux partiee distinctes quant au but à remplir: la partie a b c en verre opalin spécial (composé oii non) réflectant les rayons, la partie c d en verre légèrement satiné ou très légèrement dépoli ayant un léger effet de diffusion sur les rayons directs et indirects qui le traver sent. Ces deux parties peuvent évidemment être constituées, soit en verre uni, soit en verre cannelé, ondulé ou ornementé, sans sortir du cadre de la présente invention.
La partie inférieure 4 de l'appareil a été ouverte pour le passage des rayons directs de la lampe J, celle-ci ayant de préférence la partie inférieure de son ampoule dépolie et tamisant les rayons jusqu'à un certain angle; grâce à cette ouverture 4, le ren dement lumineux est augmenté sous la lampe, une excellente ventilation, qui pro longe la durée de la lampe, est assurée, et la mise en place de cette dernière est faci litée puisqu'il n'est besoin de desserrer au cun collier, aucune vis, source trop fréquente de casse ; enfin, le nettoyage de l'appareil est ainsi grandement facilité.
La cheminée 6 portant la douille .7 de la lampe est haute de façon. à ,assurer un bon tirage d'air chaud; sa base évasée 8 soutient la partie en verrerie, une bague ou collier 9 venant la fixer solidement. Le réglage en hauteur de la lampe s'exécute en faisant coulisser le support 10 de la douille 7 dans deux rainures longitudinales 11 portant les repères pour les divers types de lampe à, employer. A cet effet, le support 10 porte deux vis de fixation 12 avec ron delles de blocage 13.
Le haut de la cheminée 6 reçoit, nu- dessus des ouvertures 14, pratiquées pour l'aération, la calotte supérieure de suspension 15, où vient se fixer la chaîne par l'a,:neau 16 avec vis de suspension 17.
Cette calotte 15 s'emmanche à baïon nette; dans le cas où l'appareil doit être placé directement au plafond, elle peut être rem placée par une pièce évasée, s'emmanchant pareillement, qui cachera la bélière d'ac crochage.
La fig. 2 montre un appareil en tôlerie pour éclairage extérieur, dans lequel tous les rayons sont rabattus vers le sol.
Le réflecteur proprement dit, 19, de cet appareil est en tôle émaillée ou toute autre matière appropriée, réflecteur dont la courbe ab-bc a été déterminée comme on l'a indiqué plus haut. Ce réflecteur offre ceci de parti culier que sa courbe ne s'arrête pas au droit de la cheminée 6, mais continue au-dessous de celle-ci en 20, vers le col 21 de la lampe 5, pour ne s'arrêter qu'à environ 10 mil limètres de celui-ci. Cela a pour but de récupérer les rayons de 30 à 400 (rayons importants) qui, dans les appareils ordinaires, vont se perdre dans la cheminée. Il faut remarquer également que l'étranglement pro duit aussi près du col de la lampe, facilite le refroidissement, le courant d'air léchant mieux la douille 7 par ce moyen.
La cheminée cylindrique qui surmonte le réflecteur 19 est réunie à ce dernier à l'aide de trois crochets soudés 22; un ressort an nulaire 23, écarté lors de la mise en place, vient par la suite, en se resserrant, main tenir les deux pièces d'une façon rigide. Un dispositif d'attache semblable est employé pour la calotte 24 d'amenée du courant qui vient coiffer la partie supérieure de la cheminée 6, la fixation de cette calotte sur la cheminée étant obtenue par crochets 25 et ressort annulaire 26.
La douille 7 elle-même est accrochée à un coulisseau 27, ayant à ses deux extré mités deux ressorts venant serrer deux la melles plates 28, soudées à l'intérieur de la cheminée cylindrique; ces deux lamelles 28, placées radialement, sont percées de petits orifices 29 dans lesquels viennent s'encastrer deux bossages des ressorts des lamelles. Ce système a pour but d'empêcher les ressorts de glisser sur la lamelle à la. suite de tré pidations. Chaque orifice correspond à un réglage bien déterminé pour chaque type de lampe.
L'invention n'est pas limitée aux formes d'exécution décrites et représentées, des modifications de détail pouvant y être ap portées sans se départir de l'esprit même de l'invention. En particulier, la partie réfléchissante de l'appareil pourra être composée d'une matière quelconque appro priée.