Coq de mouvement d'horlogerie. Pour corriger les petites différences de la marche diurne d'un mouvement d'horlogerie à balancier, on dispose de la raquette, pièce susceptible d'être déplacée sur le pont de balancier, dénommé "coq , et dont le plus court des bras porte, suivant qu'il s'agit d'un réglage Breguet ou d'un réglage plat, deux chevilles ou une cheville et une clé, autrement dit des butées, entre lesquelles passe la partie terminale du spiral.
En faisant tourner la raquette, on fait varier la longueur active du spiral, c'est-à- dire la longueur de ce dernier comptée des butées de raquette à la virole.
Le centre de la raquette doit coïncider exactement avec le centre de courbure de la partie du spiral susceptible d'être en prise avec les butées de raquette, sinon les déplacements de celle-ci auront pour résul tat un décentrage du spiral constituant une cause d'erreur dans la marche du mouve ment.
Les butées de raquette ne doivent en aucune façon modifier la forme ou la po- sition que prendrait le spiral sans elles, quand il est au repos. Si cette condition n'est pas remplie, des troubles apparaîtront dans la marche de la montre; en effet, l'isochronisme des oscillations du balancier est influencé différemment suivant que le spiral est à égale distance des butées de raquette ou appuyé plus ou moins contre l'une ou l'autre.
Ces quelques explications font compren dre l'importance de la position des butées de raquette par rapport à l'axe de cette der nière, respectivement à l'axe du balancier, et de l'importance non moins grande de la position du spiral entre lesdites butées. Il n'est pas superflu de répéter que la forme de la partie du spiral pouvant être en con tact avec les butées de raquette, de même que sa concentricité, par rapport à l'axe de rotation de ladite raquette, jouent un rôle prépondérant lors d'une retouche de réglage.
Qu'il s'agisse de réglages Breguet ou de réglages plats, la fabrication moderne exige que la partie terminale des spiraux soit pré-. parée en série d'après un dessin, une photo graphie ou un gabarit, par exemple, se rap portant à des données exactes déterminées par le technicien. La mise en place de spi raux préparés de la sorte ne devrait être qu'un jeu pour le personnel chargé de ce travail.
Mais le centre de la raquette ne corres pondant que trop rarement avec celui du balancier, lequel a pourtant servi de base pour fixer et exécuter le rayon de la cour bure de la partie du spiral en contact avec les butées de raquette, le résultat final n'est pas en rapport avec les frais occasionnés et les précautions prises.
Cet échec provient principalement de ce que la position de la raquette dépend de celle du coqueret qui généralement est fixé au coq et orienté à la fois par deux vis seulement; une telle fixation est 6videm- ment insuffisante en elle-même pour assurer à la raquette une position coaxiale à l'axe du balancier et le défaut de centrage peut être accentué encore par une erreur dans la position des trous de vis au coqueret et des coussinets de l'axe du balancier - de ce lui du coq principalement - de sorte qu'il ne faut pas être surpris que le centre de la raquette puisse prendre toutes les positions autour de l'axe du balancier.
Il s'ensuit par conséquent que, pour un réglage Breguet, par exemple, la partie du spiral faite concentriquement à l'axe du ba lancier, suivant un rayon bien déterminé, se trouve décentrée par les chevilles de ra quette puisque le centre de la trajectoire de ces dernières se trouve en dehors dudit axe.
Les fig. 1 et 2 du dessin ci-annexé illus trent à une échelle suffisamment, grande comment le problème à résoudre se pose.
Il a été choisi comme exemple un spiral Breguet et le centre de la raquette déplacé, pour une raison ou pour une autre, à droite de l'axe du balancier, dans la direction des butées (fig. 1).
Pour écourter et faciliter l'explication, on admet une distance aux butées de raquette conforme au rayon utilisé pour modeler la portion de la courbe terminale en arc de cercle finissant au piton, où elle est goupillée.
Le centre du balancier est désigné par B et le centre de la raquette par R ; P dési gne le piton porte-spiral et V la virole fixée sur l'axe du balancier et à laquelle est gou pillé le spiral à sa naissance.
La position de la courbe terminale C dessinée en pointillé, de rayon r entre les butées, est celle que cette courbe devrait normalement occuper si, comme cela est admis en la modelant, l'axe géométrique au tour duquel peut être mue la raquette se superposait à celui du balancier ; de plus, cette courbe passerait, pour la même rai son, exactement entre les butées, marquées de même en pointillé.
Mais; puisque le centre de la raquette est déplacé en B et, par suite, les butées en Il, la courbe terminale prendra la posi tion C' parce qu'on l'oblige à passer entre les butées déplacées et que les axes respec tifs de la virole et du piton sont fixes.
Le piton représenté pouvant tourner li brement dans son logement, la courbe pren dra donc, sans déformation apparente, la dernière position sus-indiquée.
Le modelage de la courbe n'étant pas modifié et son rayon r ne changeant pas de ce fait, il est évident que c'est son centre de courbure qui vient en U. En même temps, toutes les spires du spiral se désaxent dans le même sens; la valeur de ce déplacement diminue progressivement de l'extérieur, où il est maximum, vers le centre.
Ces spires, dessinées partiellement seu lement pour la clarté du dessin, se rappro chent sous le coq, tandis que celles vis-à- vis, prés des butées, s'éloignent d'autant.
Comme le centre R de la raquette ne peut pas être modifié, la meilleure façon de procéder pour mettre en ordre le spiral qui nous occupe est la suivante: la courbe ter minale est retouchée, c'est-à-dire aplatie dans ce cas, à 90 et à droite des butées de façon à égaliser les distances entre les spires du spiral. Mais cette opération n'a aucune influence sur la partie de la courbe qui doit être concentrique à l'axe de la raquette et il reste donc encore à faire le nécessaire pour obtenir ce résultat.
En examinant les deux courbes terminales C' et C de la fig. 2 de même rayon r entre les butées, on cons tate qu'il faut déplacer le centre U de la courbe<B>C</B> en R pour obtenir que la courbe C= C' soit centrée relativement à la ra quette ; avec la généralité des pitons utili sés en horlogerie, on s'est contenté jusqu'à ce jour de modeler convenablement le spi ral près du piton.
Ces retouches supplémentaires risquent d'abîmer le spiral ; ce sont des manipula tions toujours préjudiciables au mouvement qui les subit ; elles sont de plus onéreuses parce qu'elles ne peuvent être exécutées que par des personnes qualifiées.
Si le système de fixation du piton uti lisé lui permet de tourner librement dans son logement, la courbe pourra prendre la position C de la fig. 2, comme déjà indiqué, et on obtiendra son centrage par rapport à R en y faisant une seule courbure, comme indiqué en m.
La fig. 2a montre la modification à ap porter à la courbe, à la sortie du piton lors que celui-ci est. fixé au coq par un moyen lui interdisant tout mouvement autre que longitudinal. Dans de tels cas, deux arcs de courbure b et c sont alors nécessaires pour obtenir le même résultat que ci-dessus avec une seule courbure; ceci est vrai si le trou dans lequel est goupillé le spiral est bien orienté, c'est-à-dire s'il est tangentiel à la courbe. Lorsque cette orientation est mau vaise mais convient à la retouche à faire au apiral pour le centrer par rapport à la raquette, une seule courbure suffira aussi.
La marche à suivre reste évidemment la même pour toutes les retouches à effec tuer dans de tels cas, quelle que soit la po sition du centre de la raquette autour de l'axe du balancier ; il n'y a que le sens et la quantité qui peuvent changer. Malgré toutes les précautions prises pour faire correspondre l'axe du balancier et l'axe de la raquette, le spiral sera rarement d'emblée concentrique à ce dernier axe.
Voici encore d'autres causes qui con courent à décentrer le spiral dans la direc- sion indiquée 1. L'emplacement du piton n'est pas exactement à l'endroit voulu ; il est plus prés ou plus éloigné de l'axe du balancier.
2. Le diamètre du trou du piton dans lequel est goupillé le spiral n'est pas con forme à celui qui a été déterminé d'après les dimensions du spiral; il est trop grand ou trop petit. Un piton de section cylindri que ou triangulaire dont la direction est oblique par rapport à la planche du coq donne le même défaut.
3. Le spiral, prés du piton, est légère ment faussé en goupillant le spiral au pi ton ou en coupant la goupille.
Les causes d'erreur signalées ci-dessus peuvent s'ajouter ou se compenser dans une certaine mesure ; dans tous les cas, elles ne sont pas négligeables et il faut en tenir compte.
L'objet de la présente invention est un coq de mouvement d'horlogerie muni d'or ganes permettant la suppression des re touches supplémentaires au spiral, près du piton, retouches rendues inévitables pour toutes les raisons susmentionnées. Ce coq est caractérisé en ce qu'il comporte un pi ton porte-spiral dont l'emplacement, relati vement à l'axe géométrique autour duquel on peut mouvoir la raquette, peut être mo difié, c'est-à-dire rapproché ou éloigné con venablement, dans le but de supprimer les retouches supplémentaires au spiral près du piton et de fixer définitivement, par rapport au coq, l'emplacement exact du piton pour que, même après démontage de ce dernier, la partie du spiral susceptible de venir eu prise avec les butées de raquette soit con centrique à l'axe de la raquette.
Dans les montres dites "de Genève", on rencontre encore le piton "à coulisse" qui, comparé aux pitons à position immuable sur le coq, a des avantages mais aussi des in convénients. Ce piton est placé, à la main, dans une fente du coq, dirigée vers l'axe du balancier, et il est immobilisé par une pe tite plaque, en acier généralement, agissant par pression et l'intermédiaire d'une ou de deux vis.
Pour que la position de ce genre de pi ton soit définie, il faut que celui-ci vienne prendre appui contre le fond de la fente, sinon, après un démontage, il est nécessaire de retrouver chaque fois la place qu'il doit occuper pour que la partie du spiral devant être centrée, d'après l'axe de la raquette, soit cencentrique à cet axe.
Mais la longueur de la fente intéressant cet arrêt et qui convient lorsque tout est normal est rarement bonne, pour toutes les raisons que nous avons déjà énumérées ; il s'ensuit donc qu'il faudra l'allonger, dans certains cas, ou bien courber le spiral un peu avant le piton pour éloigner ce dernier de l'axe de la raquette jusqu'à ce que le spiral soit centré d'après cet axe et que la jambe du piton touche la planche du coq, du côté de cet axe.
Lorsque la retouche à effectuer, pour centrer la partie du spiral en question, doit être pratiquée dans le sens opposé, il fau dra encore exécuter une courbure, plus ou moins accentuée, avant le piton, mais alors de manière à rapprocher celui-ci de l'axe de la raquette.
Ce système de piton "à coulisse" - sans coulisse - exige donc des retouches simi laires à celles de tout autre système et on lui reproche en outre de ne pas posséder l'avantage, demandé à presque tous les pi tons des montres modernes, de pouvoir être déplacé longitudinalement.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Les fig. 3 à 12 sont toutes des vues en plan de coqs auxquels on a appliqué l'in vention. Elles représentent des formes d'exé cution toutes différentes les unes des autres quant aux moyens employés pour atteindre le même but, donc exactement les mêmes quant au principe. Dans toutes ces figures, les parties analogues sont désignées par les mêmes signes de référence.
En se référant à la fig. 3, sur la planche a du coq, portant comme d'habitude une raquette b, avec ses chevilles ou butées maintenue par un coqueret c, peut osciller autour d'une vis de fixation d, faisant l'of fice de pivot, une pièce e indépendante, ayant la forme générale d'un levier, que nous dé nommerons "porte-piton" et possédant à l'une de ses extrémités un emplacement dans lequel se loge et se meut, en hauteur et circonférenciellement, le piton f qui petit y être fixé par la vis y et l'intermédiaire d'un collier de serrage.
C'est dans ce piton f que la fin du spi ral<I>la</I> aboutit et y est goupillé. Une entrée i, de forme rectangulaire avec fond arrondi, à l'autre extrémité du porte-piton, reçoit sans jeu la tête fendue<I>7e</I> d'un excentrique 1, pivotant dans la planche du coq, qui peut être bloqué au moyen d'une vis in mise la téralement dans cette planche.
Cette vis in étant desserrée, il est clair qu'on peut faire tourner l'excentrique 1, dans un sens ou dans l'autre, avec un tournevis introduit dans la fente de la tête k, et ob tenir un mouvement de va-et-vient du porte- piton e autour de la vis-pivot d afin de donner au piton f une position parfaitement déterminée et appropriée aux circonstances, relativement à l'axe 0, qui théoriquement devrait être aussi bien l'axe du balancier que celui autour duquel se meuvent les bu tées de raquette, que celui encore de la partie du spiral susceptible d'être en prise avec ces dernières.
On pourra donc, au moyen du porte-piton e et de l'excentriqne en question, adapter l'emplacement du pi ton aux défauts de construction du spiral ou de situation du centre géométrique au tour duquel se meut en réalité la raquette et fixer ensuite cet emplacement en immo bilisant l'excentrique par la vis<B>in.</B> En mo difiant la position du piton convenablement, on évite donc les retouches au spiral, ten dant à le déformer, ce qui a été dit dans l'introduction. L'excentrique, au lieu d'être immobilisé par une vis attaquant directe ment son pivot comme c'est ici le cas, pour rait avoir ce pivot pris dans un collier de serrage ne faisant qu'un avec le pont et susceptible d'être resserré par une vis des tinée à bloquer l'excentrique. Ce dernier sert donc aussi de cheville de fixation pour le porte-piton.
Dans une autre forme d'exécu tion on supprimera la vis et donnera au collier fendu des dimensions telles que le tenon de l'excentrique tourne très gras et se tienne de lui-même.
Dans la fig. 4, le porte-piton e est éga lement une sorte de levier pouvant osciller autour de la vis de fixation d, fonctionnant aussi comme pivot. Le piton f est solida risé par la vis ,g, agissant sur un collier-de serrage, et l'autre extrémité du porte-piton possède une cheville 7c perpendiculaire à son plan, sur laquelle agit un ressort à boudin r qui est comprima: dans un logement pra tiqué dans le coq, parallèlement à son épais seur, et contre le fond duquel il prend ap pui ;
il s'ensuit que le porte-pitorr vient s'appuyer avec une certaine force contre la tête fendue Ic de l'excentrique l prévu pour modifier, cas échéant, pour les raisons déjà signalées, l'emplacement du piton relative ment à l'axe de la raquette et fixer cet em placement de telle manière que, le piton re prenant d'emblée sa place, après un démon tage, le spiral demeure en ordre avec les butées de raquette et son centre de rota tion.
Dans la forme d'exécution de la fig.
on retrouve les mêmes organes que dans la fig. 4, avec cette différence cependant que l'excentrique l est remplacé par une vis<I>q,</I> mise dans la planche du coq, dont la tête agit sur l'autre bras du porte-piton e, contre lequel réagit le ressort r, pour permettre de modifier ainsi micrométriquement la position du piton f qui, cela fait comme il convient, est parfaitement fixée par la suite.
Dans la forme d'exécution de la fig. 6, le porte-piton e peut être dimensionné un peu différemment que dans les formes déjà mentionnées des fig. 8, 4 et 5 ; ici son bras, portant le piton et la vis de commande q, peut être à fleur du coq ou le dépasser, au tant que la raquette, par exemple.
L'autre extrémité du porte-piton beaucoup amincie est ajustée dans un passage fraisé, parallè lement à l'épaisseur du coq, et s'appuie d'une part sur le pivot d, qui traverse planche et porte-piton, et sur un ressort à boudin r bandé, logé dans le pont. Urre vis q, prévue dans le porte-piton même, permet encore, de concert avec le ressort susmen tionné, de faire osciller de nouveau le porte- piton autour du pivot d et de donner et fixer ainsi la bonne position au piton f pour que le spiral soit en ordre, entre les butées de raquette.
Dans la forure d'exécution de la fig. 7, on retrouve un porte-piton e semblable à celui de la précédente quant à la façon de l'accoupler au coq et aux dimensions qu'il est possible de lui donner en hauteur. Dans ce cas toutefois, or) a supprimé le ressort qui commandait le porte-piton, dans un sens, et on y a suppléé par l'adjonction d'une seconde vis s, libre dans le porte-pi- ton, qui complète alors l'effet de la vis q. Il suffit de desserrer l'une des deux vis en question puis d'agir sur l'autre, en sens contraire, pour rapprocher ou éloigner le piton de l'axe de mouvement de la raquette et bloquer finalement le porte-piton.
Il est clair que les deux vis<I>s</I> et<I>q,</I> dont les effets se contrarient, pourraient être remplacées par deux excentriques ou bien par un excen trique et une vis dont les actions se contra rieraient également. Dans le cas d'une vis et d'un excentrique au lieu de deux excen triques, on prévoira dans le pont une vis pour bloquer finalement au moins l'un des deux moyens de commande prévus pour mo difier l'emplacement du porte-piton. De pré férence, on immobilisera l'excentrique.
Dans la forme d'exécution de la fig. 8, le porte-piton e, fixé sur le coq<B>*</B> par deux vis t, possède une longue lame 2t faisant res sort jusqu'à la partie qui, étant plus épaisse pour pouvoir porter la vis de commande et le piton avec sa vis de serrage, pénètre à cet effet dans une entaille de forme symé trique, prévue au coq. Ce ressort étant évi demment bandé de façon à ramener le porte- piton dans la direction de l'axe 0, on peut donc, au moyen de la vis q, modifier la position du piton, au gré du spiral et de la situation du centre de la raquette ; ici, encore, l'emplacement du piton est par la suite déterminé.
Dans toutes les formes d'exécution qui viennent d'être décrites, le porte-piton e est ne pièce indépendante du coqu ; il est cependant possible d'obtenir le porte-piton venu de fabrication avec le coq. Une pa reille forme d'exécution est montrée en fig. 9 où le porte-piton e, pris dans la matière même de la planche du coq, est un bras élastique, obtenu par l'interstice u., qui peut être actionné au moyen de la vis q pour déplacer le piton relativement à l'axe 0. On aura soin cependant de situer le piton de telle façon que, même dans le cas extrême de son parcours du côté de l'axe 0, l'élasticité du porte-piton cherche encore à le ramener dans cette direction.
Le fonctionnement, dans ce cas, est donc pareil à celui qui est décrit en regard de la fig. 8.
Dans l'exemple de la fig. 10, la planche de coq a comporte une retranche v, formant un épaulement dans lequel prend une vis q' dont la tête conique est introduite dans un passage allongé, de forme correspon dante, parallèle à la retranche, d'un porte- piton e qui, dans ce cas, n'est plus une espèce de levier mais une sorte de petit chariot.
La vis q' étant desserrée, on con çoit qu'il soit possible de charier ce porte- piton qui prend appui sur la tête de la vis en question, d'une part, et contre le bord de la retranche, d'autre part; on obtient donc; à la main, un mouvement de transla tion modifiant l'emplacement du piton f suivant l'axe 0, emplacement qui est déter miné aussitôt que le porte-piton est fixé au coq par la vis q'.
Les déplacements de ce genre- de porte- piton ne pourront pas avoir lieu' aussi faci- lement et aussi finement, si l'on peut dire, que dans les formes d'exécution précédentes, mais on arrivera tout de même au but et à ajuster la position du piton relativement à l'axe de la raquette, suivant les défauts inhérents au spiral et aux organes du cou, tel que cela a été développé dans l'introduc tion.
Dans lai forme d'exécution de la fig. 1l, le porte-piton e est de nouveau pivoté sur le coq ; sa position peut être modifiée à, la main, comme dans le cas précédent, en le faisant tourner autour de la vis-pivot d, après avoir desserré la vis q9 à tête plate, vis-à-vis du piton, logée dans une noyure dont le diamètre, comparé à celui de la tête de vis, est assez grand pour permettre un parcours suffisant au porte-piton, respec tivement au piton dont l'emplacement sera définitivement fixé après avoir bloqué le porte-piton,
au moyen des vis q2 et d.
Les moyens de commande décrits pour modifier l'emplacement du piton, relative ment à l'axe de la raquette, ne sont évi demment pas les seuls qu'il serait possible d'utiliser; ou pourrait aussi prévoir deux excentriques au lieu de deux vis ou encore un excentrique et une vis, appliqués de di verses façons.
Un moyen peut être encore prévu soit pour bloquer finalement l'excentrique ou la vis de commande soit aussi pour que ces moyens de commande tournent gras.
Pour permettre un déplacement suffisant du porte-piton, sans devoir augmenter le rayon de la partie da la courbe, passant entre les butées de raquette, d'un spiral Breguet, on prévoit d'enlever aux raquettes, des petits mouvements d'horlogerie surtout, une partie de son pourtour, voir fig. 3.
Dans l'exemple de la fig. 12, on a non seulement enlevé uue partie du pourtour de la raquette, comme dans l'exemple de la fig. 3, pour bien situer le porte-piton, respectivement le piton, mais on a encore prévu pour cela une échancrure au coque- ret ; à part cela, les différentes pièces du coq sont les mêmes.