Dispositif électromagnétique à organe vibrant. La présente invention concerne un dispo sitif électromagnétique à organe vibrant, par -exemple pour dispositif de transmission, de reproduction et d'enregistrement du son, comprenant une armature magnétique desti née à coopérer avec la surface d'un pôle d'électro-aimant dans lequel la largeur du pôle magnétique est au moins aussi grande que la distance entre l'axe de vibration de l'armature et l'arête dudit pôle qui en est la plus rapprochée.
Ce dispositif est caractérisé en ce que l'inclinaison relative des surfaces coopérantes de l'armature et du pôle de l'ai mant est plus grande dans la position de repos de l'armature que dans la position dans laquelle celle-ci est la plus rapprochée du pôle de l'électro-aimant.
Dans les téléphones usuels, par exemple, on emploie habituellement un, organe pour régler la distance entre l'armature et les pôles de l'aimant, c'est-à-dire l'entrefer, bien que la sensibilité maximale ne puisse être obtenue que si l'armature touche presque les pôles, puisque l'attraction magnétique est elle même maximale à proximité immédiate de ceux-ci;
d'autre part, si l'armaure est fixée à une surface parallèle à celle des pôles, il est évident que l'extrémité de l'armature sera plus près de ceux-ci que le reste de l'armature lorsque celle-ci est attirée, ce qui limite le minimum d'entrefer.
En outre, une force appliquée au sommet de l'armature exerçant un moment plus grand qu'une force égale appliquée plus près de son support, si le parallélisme entre l'arma ture et la surface -des pôles.est réalisée avant le contact, cette position de parallélisme est une position d'instabilité relative, pour la quelle des courants très petits produiront de grands déplacements; dans- ce cas, ou bien on doit empêcher l'extrémité de l'armature de @s"approcher autant du pôle de l'aimant que le reste de l'armature, ce qui réduit la sen sibilité, ou bien une distorsion se produira dans la reproduction du son.
Il est clair par conséquent que, en vue d'assurer à la fois la sensibilité et une bonne qualité du son, l'ex trémité d'une armature non recourbée, doit, dans toutes les positions, ne pas être plus près du pôle de l'aimant que le reste de l'ar mature; si celle-ci est flexible, la distance de son extrémité au.pôle de l'aimant ne doit jamais être moindre que la distance moyenne du reste de l'armature à la surface du pôle.
On comprend par suite, que pour obtenir la sensibilité maximale, on doit employer ou bien une armature qui est droite lorsqu'elle n'est soumise à aucun effort, et la surface sur laquelle elle est fixée doit alors être in clinée, dans le plan de vibration, par rap port à la surface des pôles de l'aimant, ou bien une armature recourbée et ces deux surfaces peuvent alors être parallèles, ou bien enfin on doit adopter une combinaison de ces deux dispositions.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention appliquée à un haut-parleur. La fig. 1 est une vue en coupe et La fi-. 2 est un plan suivant la ligne A-A de la fig. 1 de l'organe de commande d'un haut-parleur; Les fig. 3 et 4 sont des schémas. Comme le montrent les fig. 1 et 2, un support a, solidaire d'une base b, présente une surface supérieure c pour figer une an che n du type cantilever indiqué en pointillé.
Celle-ci est vissée au moyen de vis vissées dans des trous filetés d qui sont pratiqués dans le support a; des oreilles e prolongent ce dernier. Le dispositif électromagnétique comprend un aimant permanent f en forme d'U, aux ébranches duquel sont fixées des pièces polaires lamellées g, sur lesquelles sont disposées des bobines la. Ces pièces po laires sont séparées par un entrefer k. Leur largeur est au moins aussi grande que la dis tance entre l'axe de vibration de l'armature et celle de leurs arêtes qui est la plus rap prochée de celui-ci.
En outre, l'inclinaison relative des surfaces, coopérantes de l'arma ture et des pièces polaires. est plus grande dans la position de repos de l'armature que dans la position dans laquelle celle-ci est la plus rapprochée des pièces polaires de l'élec- tro-aimant.
Sur les côtés de l'aimant sont fixées des oreilles i, portant à leurs extrémités des vis formant pivots j qui pénètrent dans des creusures appropriées pratiquées en -o dans les oreilles e. Une vis de réglage 1, vissée dans le support<I>a,</I> appuie sur l'aimant<I>f</I> qui est poussé contre sa, pointe par des ressorts m. La surface c, et la surface supérieure des pièces polaires g sont unies.; le réglage de l'angle qu'elles forment est obtenu au moyen de la vis 1.
Si la partie de l'anche n qui constitue l'armature, c'est-à-dire la partie située au- dessus des pièces polaires, a une rigidité telle qu'on peut supposer qu'elle reste droite, si d'autre part les forces magnétiques sont sup posées agir au centre de l'armature, si en outre l'anche est droite lorsque l'attraction magnétique est nulle, enfin si la tangente de l'angle de déviation est supposée égale à l'angle lui-même, c'est à-dire si cet angle est petit, la position de l'axe de rotation o pour laquelle l'armature peut,
pour toutes posi tions de réglage entre de larges limites, tou cher le pôle de l'aimant par toute sa surface, est donné par l'équation,
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dans laquelle r est la distance comprise entre l'axe de rotation o et le bord le plus rappro ché de l'aimant, t est la distance comprise entre le support c de l'anche et le bord le plus rapproché des pièces polaires g, et p la largeur de celles-ci (fig. 3). Ceci équivaut à .dire, avec les suppositions précédentes, que la partie de l'anche qui constitue l'armature se déplace pendant sa vibration sur un arc de cercle de rayon r.
Dans la pratique, on a trouvé désirable, en vue d'obtenir en même temps une relation li néaire entre le courant dans les bobines et le déplacement d'un point de l'armature, de s'écarter un peu de la valeur donnée par 1'é- quation ci-dessus; dans un dispositif, la meil leure valeur de r a été trouvée être environ 8% plus grande que celle donnée par la for mule.
D'autre part, la meilleure hauteur de l'axe a été trouvée dans un cas à 0,8 mm au-des sous du plan du support. de l'anche. Le fait qu'on a trouvé désirable de placer l'axe au- dessous du support de l'anche est à attribuer à ce que, dans toutes les positions de l'or gane de réglage, il est souhaitable que l'in tersection du plan contenant les surfaces des pôles magnétiques et de celui qui contient la surface -de l'armature qui coopère avec eux, reste à la même distance du bord des pôles magnétiques. Lorsque l'armature est flexible, le plan de l'armature est considéré comme remplacé par celui qui contient ses deux arêtes extrêmes.
Ceci est représenté schéma tiquement dans la. fig. 4. Les pôles de l'ai mant et l'armature s sont représentés dans une position de repos en, traits pleins et dans une autre position de repos en lignes pointil lées. Le point<B>0'</B> est l'intersection des lignes A1 <I>B,</I> et C, <I>Dl,</I> tandis, que le point 02 est l'intersection des, lignes A2 B2 e+, CI D2.
On a trouvé désirable de faire<I>0, A,</I> égale<I>Oz</I> A2. On a. également trouvé désirable de prendre les dispositions grâce auxquelles la différence entre les angles<I>B, 0, D,</I> et B@ <I>0,</I> D, est plus grande que l'angle<I>C, 0,</I> D=. dans lequel 03 est l'intersection des lignes <I>CI</I> & # et<I>C, D,,</I> quand l'armature est dans l'une quelconque de ses positions de repos.
Un dispositif de réglage du type décrit permettra de compenser toutes variations qui pourraient se présenter dans la pratique dans le vibrateur ou dans l'amplitude des courants oscillatoires traversant les bobines. Si cepen dant l'anche est recourbée, de façon à n'être pas droite dans la position dans laquelle elle n'est soumise à aucun effort, le réglage ne permet pas une compensation correcte.
Ou bien: l'anche doit être redressée, ou bien on doit adapter une nouvelle anche, ou bien en core la surface supérieure de l'aimant doit être relevée ou abaissée ;relativement à la surface du support de l'anche dans la posi- tion dans laquelle ces surfaces sont paral lèles; avec une anche droite, ces surfaces sont sensiblement dans cette position dans un même plan. On peut employer si on le veut en plus du dispositif de réglage, un organe de réglage du support de l'anche ou de l'aimant vers le haut ou vers le bas, quoi que dans la plupart des cas, ceci ne soit pas nécessaire, car il suffit habituellement de changer l'anche.
Dans une autre forme de commande -d'un organe de haut-parleur, l'organe vibrant est à angle droit par rapport à une barre trans versale qui est de préférence de section trans versale rectangulaire. Les. deux extrémités de la barre transversale sont fixées solide ment. La partie de la barre transversale la plus près dudit organe est raidie au moyen de nervures convenables, et le reste est rela tivement flexible et constitue l'armature. Lorsque l'armature est en position dans le champ magnétique, la barre transversale est soumise ià une torsion et ceci produit la force élastique voulue.
Dans ce cas, l'axe de rota tion de l'armature passe au travers de la barre transversale, et les pôles de l'aimant doivent pouvoir être inclinés en vue de les ajuster autour d'un axe situé à la même dis tance du bord le plus près de leurs surfaces polaires que l'axe de rotation de l'armature.
Dans des dispositifs selon l'invention, on peut, si on le veut, monter l'armature sur des pivots jet la force élastique nécessaire peut être produite de toute manière conve nable. On comprend que, bien que l'invention ait été décrite en détail dans unè application à l'organe d'un haut-parleur, elle n'est pas limitée à cette application. En particulier, elle est également applicable à un dispositif destiné à la transformation des vibrations mécaniques en vibrations électriques corres pondantes.