Courroie de transmission armée. Cette invention concerne une courroie de transmission armée et des moyens de la jonctionner.
On sait que les courroies de transmission préconisées jusqu'à ce jour, qu'elles soient en cuir ou en tissus divers, d'origine animalt3 ou végétale, ont le défaut .de prendre, avec le temps, par suite de la tension qu'elles subis sent pendant leur fonctionnement, un allon gement permanent dû à une transformation moléculaire de leurs éléments constitutifs. Cet allongement des courroies, souvent plus important au début de leur mise en service, se produit toujours, même après les raccour cissements successifs nécessaires auxquels on procède pour rétablir leur tension à la valeur voulue. Certaines courroies sont même sus ceptibles de varier de longueur sous la simple influence des agents physiques (chaleur, hu midité, etc.).
Seules les courroies formées d'un ruban d'acier échappent à cet inconvé nient, mais elles ne sont pas toujours appli cables et ont un faible allongement élastique. La présente invention a pour objet une courroie de transmission comportant au moins une armature métallique intérieure flexible, noyée dans un enrobage dont la couche exté rieure est moulée suivant un profil approprié à l'application particulière de chaque courroie et établie de façon à présenter dans le sens longitudinal une élasticité suffisante pour son bon fonctionnement, mais ne prenant pas, avec le temps, d'allongement permanent.
Cette nouvelle courroie peut prendre l'al longement .élastique qui :est nécessaire pour pouvoir régler convenablement sa tension et pour lui permettre d'amortir les à-coups du mouvement de rotation des poulies sur les quelles elle passe, sans patiner sur ces pou lies, mais elle ne prend, en aucun cas, un allongement permanent.
A cet effet, la courroie comporte deux éléments constitutifs intimement réunis l'un à l'autre, à savoir: une armature métallique et un enrobage qui enveloppe complètement l'acier et apparaît seul à l'extérieur. Ces constituants sont élastiques et leur en semble est susceptible de subir un allonge ment élastiqueimportant, mais l'armatureagis- sant comme un ressort à boudin ramène l'pri- semble à sa longueur primitive lorsque l'ef fort de tension cesse d'être appliqué,
à moins que cet effort n'ait été trop considérable; mais comme il est possible, ,dans chaque cas particulier; de proportionner la résistance de l'armature aux efforts auxquels la courroie doit être exposée en service, on peut aisé ment faire en sorte que sa résistance élasti que ne soit jamais dépassée.
Cette courroie a encore l'avantage de pou voir être fabriquée sous forme de courroie sans fin, de même qu'elle se prête à des modes de jonction simples, qui font également partie de l'invention, permettant de la raccorder à elle-même lorsque cela est nécessaire.
Pour mieux préciser encorea l'invention, on en a décrit .ci-après quelques formes d7exé- cution, à titre d'exemples des produits indus triels nouveaux qu'elle permet de réaliser.
Sur les dessins annexés: La fig. 1 est une vue longitudinale, avec arrachement partiel, d'une courroie de moto- eyclette établie conformément à l'invention et La fig. 2 en est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la fig. 1; La fig. 3 est une vue de l'armature seule.
montrant comment cette armature se plie sur une poulie de faible rayon; La fig. 4 est une vue longitudinale, avec arrachement partiel, d'une courroie plate à trois armatures et La fig. 5 une vue en coupe suivant la li ane V -V de la fig. 4; La fig. 6 représente un mode simple de jonction des extrémités d'une armature mé tallique, destiné en particulier aux armatures des courroies sans fin;
Les fig. 7, 8 et 9 sont relatives à des modes. de jonction applicables plus spéciale ment. aux courroies comportant une seule ar mature, et Les fig. 10, 11, 12 et 13 concernent des modes de jonction applicables, quel que soit s le nombre des armatures employées dans la même courroie La fig. 14 est une vue longitudinale avec arrachement partiel, d'une variante de cons truction de la courroie de motocyclette sui vant la fig. 1; La fig. 15 concerne un type de courroie plate;
Les fig. 16, 17, 18 et 19 sont des vues en coupe longitudinale de variantes de jonction des extrémités des courroies, et Les fig. 20 et 21 représentent, en coupe longitudinale, deux pièces d'un nouveau moyen de jonction; La fig. 22 est une vue en plan de 1Tune de ces pièces, et Les fig. 2:3 et 24 sont des vues en coupe transversale suivant le plan X-X de la fig. 20; La fig. 2i5 est une vue en coupe longitu dinale d'une variante de la fig. 20;
La fig. 2,6 est une coupe longitudinale d'une deuxième variante de la fig. 20, et La fig. 27 est une vue en coupe transver sale suivant le plan 27-2.7 de la fig. 26; La fig. 28 est une coupe longitudinale d'un dispositif de jonction utilisant un mail lon ouvrant d'une chaîne à rouleau, et La fig. 29 est une vue en plan corres pondante; La fig. 30 est une vue de détail;
La fig. 31 est une vue en coupe de l'ou tillage, en place sur une courroie, employé pour réaliser la, jonction -de la fig. 28, et La fig. 32 est une vue-perspective d'une pièce de cet outillage.
En se reportant aux fig. 1 et 2, on voit en 1 l'armature métallique formée par l'en roulement en hélice, avec spires suffisam ment rapprochées, d'un fil d'acier à haute résistance dit corde à piano. Comme il est représenté, les spires ne se touchent pas com plètement, et par suite le ressort à boudin ainsi constitué se prête à des: flexions laté rales sans grande résistance: les spires se rapprochent un peu plus du côté intérieur de la courbe formée, comme il est indiqué en 2 sur la fig. 3 qui représente l'armature 1 fléchie, mais sans que les spires butent les unes contre les autres et sans limiter la flexion.
Pour obtenir la résistance voulue à l'extension longitudinale, on proportionne la section du fil au diamètre du boudin formé par l'enroulement du fil, la résistance étant d'autant plus grande que le fil est plus gros par rapport au diazriètre du boudin obtenu.
Cette armature 1 est ensuite enrobée de gomme élastique représentée en 3, dans la quelle on a encastré des toiles 4 ou des gui pures de fils, suivant les procédés connus. Avant vulcanisation, on moule au profil voulu la couche de gomme extérieure suivant l'usage auquel est destinée la courroie. Ainsi, la forme trapézoïdale (fig. 1 et 2 est la sec tion habituelle des courroies de motocyclettes; cette section peut, d'ailleurs, être quelconque.
De même, on peut employer un nombre quelconque d'armatures métalliques, comme il est représenté sur les fig. 4 et 5 qui montrent une courroie plate à trois armatures 1.
La courroie ainsi défine peut s'obtenir soit sous forme de courroie sans fin, soit en bouts de" grande longueur que l'on coupe au moment voulu, à la longueur désirée; dans ce dernier cas, on fait la jonction des deux extrémités par un des moyens indiqués ci- après.
Dans l'exemple de la fig. 6, on réalise la jonction directe de deux armatures ou des deux extrémités d'une même armature. L'une des extrémités 5 -du ressort 1 étant fixée, on détord élastiquement l'autre extrémité 6 de quelques ours, puis on la présente à l'extré mité fixe 5 et on la laisse revenir, sous l'ac tion de son élasticité, à son état d'équilibre primitif en la guidant de façon que ses spires se vissent dans celles de l'extrémité 5.
Cette jonction, qui est connue et non re vendiquée, a une résistance à l'extension du même ordre que le ressort lui-même. Elle convient tout particulièrement aux courroies sans fin; l'armature, après jonction, est en robée comme il a été indiqué.
La fig. 7 est relative à un mode de jonc tion quelque peu différent du précédent. Au lieu de visser les deux extrémités de l'arma ture 1 l'une dans l'autre, on les visse séparé ment et chacune de son côté dans un même manchon métallique 7 taraudé suivant un pas de vis correspondant à celui du ressort 1. Le manchon 7 peut être apparent ou recouvert d'une matière plastique appropriée, gomme ou autre, en vue de rétablir la continuité de la forme extérieure de fa courroie.
Le manchon 7 peut recevoir une forme d'exécution un peu différente, représentée par les fig. 8 et 9; il joue alors le rôle d'un collier de serrage. La fig. 8 est une vue en bout de ce manchon et la fig. 9 montre une vue en coupe longitudinale suivant la ligne IX-IX de la fig. 8. Le manchon taraudé proprement -dit 7' présente une coupure en 8 et deux brides 9 qui peuvent être rapprochées l'une de l'autre par des boulons 10 passant dans les trous 11.
Avec ce man chon, on peut se contenter d'un ajustage moins précis du taraudage sur le ressort et obtenir, néanmoins, une grande solidité en bloquant le manchon<B>7'</B> sur l'armature par serrage des boulons 10. On peut aussi au be soin, mettre ce manchon en, place sans le visser en le dilatant et profitant de son élas ticité.
Suivant l'exemple de la fig. 10; on peut employer deux manchons taraudés 12 et 12, un pour chacune des extrémités libres de la courroie, et réunir ces manchons par un dis- positif approprié quelconque tel que des pro long.emeuts à oeil 14 que l'on solidarise au moyen d'un boulon 15 ou d'une vis.
On peut aussi conformer le fil des extré mités de l'armature de façon à faire appa raître des boucles 16 susceptibles d'être réu nies par des vis, boulons ou rivets 17 avec interposition, s'il y a lieu, d'une bague 18 pour assurer la position relative correcte des deux extrémités de l'armature; on peut évi ter l'emploi de cette bague 18 en formant la boucle 1.6 avec deux ou plusieurs spires (fig. 13). De préférence, le boulon 17 a une tête et un écrou à portée conique, qui se centrent automatiquement dans les boucles <B>16</B> et donnent plus de solidité à l'assemblage; sur la -fig. 12 l'un des deux boulons 17 est supposé enlevé.
La fig. 13 est une vue en plan d'une jonc tion analogue, mais le même boulon 19 réunit les boucles 1.6 de toutes les armatures. Ce boulon est parallèle au plan de la courroie, tandis que sur la fig. 12, les boulons sont représentés perpendiculaires à ce plan.
La fig. 14 représente une partie d'une ec?urroie de motocyclette, telle que éelle de la fig. 1 constituée par une armature métallique et du caoutchouc entoilé ou non avec des cannelures parallèles 20 sur sa face infé rieure. On a reconnu qu'il était avantageux de prolonger ces cannelures en 21. (fig. 14) sur les faces. latérales de la courroie qui s'ap puient contre les joues des poulies corres pondantes. Ces cannelures 21 permettent à l'air, éventuellement à la pluie et à la boue, de s'échapper quand la courroie s'applique sur la poulie et l'adhérence est augmentée.
La fig. 15 montre que l'armature métal lique 1 peut s'adapter avec emploi de caout chouc, de toiles ou de fils guipés, ou de cer tains seulement de ces éléments, également à des courroies très plates (sangles ou ru bans). Cette fig. 15 représente, à titre d'exem ple, une sangle dont l'armature métallique est constituée par une série de ressorts 1 de très petit diamètre, quelques millimètres seulement. Ces ressorts 1 sont utilisés à la manière de fils de chaîne et la. courroie C est tissée avec une trame de fils de caoutchouc comportant ou non une trame textile appro priée 22.
La sangle obtenue peut être utilisée sous cette forme ou, de préférence, être en duite après coup de caoutchouc, puis Yulca- nisée.
La fig. 16 concerne une courroie ronde ou d'une autre section, qui dérive de celle de la fig. 7. La jonction est établie par une pièce 7a taraudée de façon que les armatures mé talliques 1 des deux brins à jonctionner puis sent s'y visser. Cette pièce est, avantageuse ment, fraisée à ses extrémités en 23, de façon à se coincer sur l'enrobage de caoutchouc 3 découpé en conséquence et un anneau de caoutchouc 24 est rapporté sur elle pour amé liorer l'adhérence sur les poulies.
La fig. 17 montre un mode de jonction dérivant de la fig. 10, mais les deux embouts ou manchons taraudés 13a, au lieu d'être réunis par un boulon, comportent l'un un crochet 25 et l'autre un anneau 26 engagés l'un dans l'autre.
Le système de la fig. 18 dérive de celui de la fig. 11 où les armatures métalliques 1 constituent chacune une extrémité en forme de boucle 16; les deux boucles 16 sont réunies par un rivet tubulaire 27, une goupille ou autre analogue.
La fig. 19 représente une jonction de même type comportant, en outre, deux éclis ses métalliques 28 munies intérieurement de pointes 29 qui pénètrent dans le caoutchouc 3 et la toile 4. La jonction est établie par la. vis 30 engagée dans l'éclisse inférieure 28 et traversant les boucles 16.
Les fig. 20 à 24 sont relatives à un mode de jonction d'un type connu, employé no tamment sur les motocyclettes, spécialement adapté aux courroies conformes à l'invention et conçu de façon à. intéresser à la jonction les divers éléments constitutifs de la cour roie, â savoir l'armature métallique, le caout chouc et, le cas échéant, la toile.
Une éclisse ou chape métallique 31 est fixée à chaque extrémité de courroie et ser rée sur elle par la. vis 32 engagée dans la branche inférieure. La vis, 32 traverse une boucle 33 de l'armature métallique 1 qui se trouve ainsi intéressée à la jonction. L'enro bage de caoutchouc 3 est solidarisé avec les chapes 31, d'abord par pression, puis par des broches ou cavaliers métalliques '34 montés par exemple comme il est représenté en coupe sur les fig. 2,3 et 24 suivant lesquelles ces broches passent dans des encoches 35 des chapes 31 et sont finalement rabattues (fig. 22); la jonction est réalisée par un cro chet 36 de l'une des chapes engagé dans une barrette 37 de l'autre chape.
La fig. 25 montre que, pour faciliter la mise en place des chapes 31 qui ne seraient pas suffisamment élastiques, on peut prévoir sur l'une d'elles une charnière 38 qui permet à la branche 39 de se relever; on peut munir la chape de dents 40 qui pénètrent profondé ment dans le caoutchouc 3.
Les fig. 26 et 27 représentent un mode de jonction qui .diffère des précédents par la solidarisation de la chappe rapportée 31 avec l'armature métallique 1 de la courroie. A cet effet; on visse d'abord sur cette armature métallique un écrou 41 taraudé en consé quence et l'on fixe la chape .'31 sur cet écrou par des vis 42f qui pénètrent jusqu'au con tact de l'armature métallique 1 à travers l'écrou 41; d'autres vis .43 pénètrent direc tement ,dans l'enrobage de caoutchouc 3, éga lement jusqu'au contact de l'armature métal lique 1.
Les fig. 28, 29 et 30 représentent un mode de jonction qui dérive du précédent et qui utilise un maillon ouvrant d'une chaîne à rouleau. La chape 31 .embrasse l'un des axes 44 de ce maillon 11? dont un côté 45 est amo vible et maintenu par le ressort 46 engagé sous les têtes rivées des axes 44. Cette chape 31 est fixée à l'extrémité de la courroie au moyen de clous 50 qui traversent l'ensemble et sont rivés ou repliés à la partie inférieure et -d'un étrier 51 représenté à. part sur la fig. 30;
les branches de cet étrier passent dans des rainures creusées sur le côte de l'é- .,rou 41 vissél sur l'armature métallique comme dans l'exemple de la. fig. 26. Tous les éléments constitutifs de la courroie sont ainsi intéressés à la résistance de la jonc tion.
I1 va de soi que les clous 50 ont besoin d'être posés avec beaucoup de précision; on y parvient au moyen de l'outillage représenté sur les fig. 31 et 32.
La courroie, avec ses éléments constituants 1, .3, 4 et munie de la chape 31, est prise dans un fer 52 courbé à son profil de façon à l'emboîter exactement. On dispose au-des sus de la courroie, dans le fer 52, un guide en deux moitiés identiques 53' dont l'une est re présentée isolément sur la fig. '32. Ces deux pièces présentent des rainures 54 constituant, lorsque les guides :53 sont en place, des ca- naux du diamètre voulu qui servent à guider les clous 50.
L'ensemble est serré au moyen de la plaquette .5,5 et de ,deux boulons avec écrous à oreilllesl r56'. La plaquette 55 est percée, biens entendu, pour le passage des têtes des clous 50; lorsque ceux-ci ont tra versé la courroie (position de la fig. 31), on enlève l'outillage, on enfonce les clous jus qu'à la tête et on rabat leurs extrémités sur la chape 31.
De tout ce qui précède, il ressort que la caractéristique :des dernières jonctions décri tes et représentées est d'intéresser, 'à la réu nion des deux brins ,de courroie, les différen tes parties constitutives de la courroie.