Courroie de transmission à bandes longitudinales distantes les unes des autres. L'invention a trait à une courroie de trans mission à bandes longitudinales distantes les unes des autres, caractérisée en ce que les bandes longitudinales, composées d'au moins deux épaisseurs superposées, sont reliées entre elles transversalement par des lamelles minces et flexibles, lesquelles sont fixées seulement aux épaisseurs externes des ban des longitudinales dans le but de laisser son libre jeu à l'.épaisseur interne de la courroie travaillant à l'adhérence sur la poulie.
Le dessin ci-annexé montre, à titre d'exemple, une courroie à seulement deux épaisseurs de cuir établie selon l'invention. Sur ce dessin Fig. 1 est une vue en plan d'un élément de courroie; Fig. 2 est une coupe transversale selon la ligne 2-2 de la fig. 1; Fig. 3 est une coupe longitudinale suivant la ligne 3-3 de la fig. 1.
Les bandes longitudinales de 15 à 20 mm de large environ sont, dans l'exemple repré- senté, formées par la superposition de deux épaisseurs de cuir<B>:</B> le cuir intérieur a et le cuir extérieur b, préférablement de même degré d'extensibilité si l'on veut que la force intégrale soit transmise. Ces épaisseurs de cuir pourraient être de qualités appropriées à leur mode particulier de travail en vue d'une parfaite adhérence sur la poulie.
Ces bandes longitudinales sont reliées entre elles transversalement par des lamelles c de largeur (12 à 25 mm environ) appropriée au diamètre des poulies; ces lamelles qui sont minces et flexibles doivent cependant prendre la rigidité nécessaire au moment du débrayage sur la poulie. Pour obtenir ce résultat, il a été jugé préférable d'utiliser des lamelles de peau parcheminée, ou même de peau séchée à l'état brut, matières idéales pour ce travail de flexion continuelle. Leur épaisseur est alors d'environ 1 à 2,5 mm. On peut leur substituer occasionnellement l'acier à ressort galvanisé, pour les courroies devant fonctionner à l'humidité. Leur épaisseur est alors seulement de 4 à 10 dixièmes de millimètre.
Les lamelles transversales sont insérées entre les épaisseurs a et b et sont fixées seulement à la bande longitudinale supé rieure b (par pointage d ou rivetage, selon la matière employée pour ces lamelles) afin de laisser son libre jeu à l'épaisseur de cuir a en travail sur la poulie<B>;</B> les têtes des pointes ou rivets d sont ainsi dissimulées par l'épaisseur inférieure (le cuir a.
Cette disposition des lamelles transver sales entre les différentes épaisseurs consti tuant les bandes longitudinales ne procure pas à l'ensemble de la courroie la fermeté et la rigidité qui sont les qualités propres de ces lamelles ; il en serait tout autrement si elles étaient placées extérieurement, comme c'est le cas des courroies qui ont été faites dans cet ordre d'idées.
Les différentes épaisseurs a, b, etc., con stituant une bande longitudinale, sont réunies entre elles dans le sens de la profondeur, par des rivets bifurqués e placés entre les lamel les transversales c de liaison (fig. 1), afin de permettre à la courroie, une fois qu'elle est appliquée sur la poulie, de faire char nière à l'endroit desdits rivets, et d'obliger les pointes recourbées ei du rivet e à s'in cruster (fig. 3) en retrait par rapport à la surface de frottement, de telle sorte que ces rivets n'aient aucun contact avec la poulie.
Les dépressions formées par la bande in férieure a ont été exagérées à dessein sur la fig. 3, de façon à bien montrer que les poin tes des rivets ne risquent pas de détériorer la poulie et que, du fait de leur emplacement, la surface en contact avec la poulie forme de petites ventouses f qui accroissent encore l'adhérence de la courroie sur la poulie.
Le cuir a ne travaille qu'à la succion aux endroits des ventouses J' et par consé- quant des rivets e et il ne frotte que très légèrement sur la poulie, aux seuls endroits où passent; entre deux épaisseurs, les lamel lestransversales rigides c.
Ces lamelles c, de peau parcheminée ou d'acier â ressort, évitent l'affaiblissement du cuir a à cet endroit, la lamelle rigide mais flexible subissant toute la fatigue et le cuir ne faisant office que de matelas. Par con- séquant, à l'endroit où se croisent les bandes longitudinales et les lamelles transversales, le cuir rie fatigue pas du tout.
Des essais rigoureux ont pu déterminer un coefficient d'adhérence moyen de 1,41 et une force transmise de près de 300 gr par millimètre carré de section, alors que le brin passif verrait toucher le brin actif.
A l'usage, on remarque que l'allongement de la courroie est presque nul, en tous cas, de beaucoup inférieur à celui des courroies utilisées jusqu'à ce jour.
Théoriquement, la distance entre deux lamelles transversales voisines c rie doit: pas dépasser 12 mm dans le cas des courroies doubles, et 18 à 22 mm dans le cas des courroies quadruples, afin que le rivetage e des bandes a, b puisse enserrer ces lamelles des deux côtés, ce qui permet aux lamelles de transmettre la force latérale au moment de l'embrayage sans aucune déformation de la courroie ainsi constituée.
Il est à remarquer que les brins de trac tion a, b étant séparés, le maximum d'adhé rence est obtenu grâce à la flexibilité laté rale ; on peut utiliser pour les épaisseurs a et b des bandes longitudinales, des cuirs de même nature, voire même du cuir très sou ple ; la rigidité latérale existe en même temps que la flexibilité, et ce résultat est obtenu en rapprochant les lamelles c, les quelles sont enserrées étroitement par le rivetage e des épaisseurs<I>a, b</I> de cuir.
L'invention ne saurait, du reste, être limitée à la seule forme d'exécution qui vient d'être' représentée, elle en embrasse, au con traire, toutes les variantes de réalisation, le nombre des épaisseurs constituant les bandes longitudinales, la largeur des bandes, ainsi que la matière utilisée pour constituer les bandes longitudinales : cuir, balata ou tissu quelconque, ainsi que les lamelles transver sales : peau paracheminée, séchée ou acier à ressort; pouvant varier selon les caractéristi ques de la courroie et ses conditions de travail.