CH140023A - Procédé pour déshydrater des matières végétales. - Google Patents

Procédé pour déshydrater des matières végétales.

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CH140023A
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Sugar Beet And Crop Dr Limited
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Sugar Beet And Crop Driers Lim
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  Procédé pour déshydrater des matières végétales.    La présente     invention    a, pour objet un  procédé pour déshydrater des matières     végé-          tales    mises en masses relativement     minces,    à  l'aide d'un :gaz chaud, de préférence l'air  chaud. Ces     matières    peuvent -être, par exem  ple, les     cossettes    (le     betteraves    et d'autres  substances ou produits qui sont usuellement  coupés en tranches ou désagrégés en vue d'un  tel traitement et qui sont fréquemment sujets  à être détériorés par une chaleur excessive.  



  La déshydratation     artificielle    de matières  de ce     genre,    mais en masses relativement       épaisses,    a déjà fait l'objet du brevet  ni 129.206, dont le procédé     consiste    essentielle  ment à fournir de l'air chaud à la masse de  matière en cours de     traitement    entre des li  mites de     température,    de pression et de vo  lume qui sont déterminées et coordonnées de  telle     sorte,    pour la.

   matière particulière en  traitement,     qu6    pratiquement le plus grand  bénéfice possible est retiré des propriétés  d'extraction d'humidité de l'air chaud, et de    telle     sorte    que ce     dernier    passe successive  ment, pendant son parcours dans ladite masse  et au cours de son refroidissement par l'ab  sorption d'humidité, par des températures op  tima pour     cette    matière pour les réactions       exothermiques        naturelles    d'oxydation chi  miques et bactériologiques et de respiration,  tout en.

   retardant au cours du séchage le tas  sement naturel de la masse de matière, les  dites réactions     exothermiques    étant rapide  ment provoquées et graduellement éliminées,  le volume étant tel qu'il maintient lesdites  réactions     exothermiques    et qu'il empêche une  condensation dans les parties     externes    de la  dite masse et la pression étant telle qu'elle       fasse    passer le volume requis à travers ladite       masse    malgré les variations de     résistance     dues au tassement, par quoi,

   la     chaleur    natu  relle d'oxydation est avantageusement uti  lisée pour aider l'air à chauffer la masse de  matière et cette dernière est déshydratée ef  fectivement à un     fort    degré.      Lorsque la matière est traitée sous forme  de masses relativement minces, le tassement  de cette matière et les effets qui en résultent       dépendent    dans une grande mesure des con  ditions particulières dans lesquelles le trai  tement est effectué et varient considérable  ment avec ces conditions.

   Ainsi, par exemple,  quand la matière est traitée sous forme d'une  colonne ou d'une paroi verticale fixe, le de  gré clé tassement est proportionnel à la hau  teur de cette colonne ou de cette paroi, tan  dis que lorsque la matière est traitée sous  forme d'une couche horizontale, que cette cou  che soit au repos ou en mouvement, le tas  sement est limité pair l'épaisseur de la. couche       cl'où    il résulte que ses effets sont notablement  diminués et pratiquement négligeables dans  le cas d'une couche horizontale relativement  mince.

   Que la matière soit traitée sous les  formes susdites ou sous la forme d'une  masse descendante qui se sèche progressive  ment au cours de son mouvement, le traite  ment de cette matière est influencé dans une  mesure plus grande par le degré de contrac  tion ou de retrait et par les variations de  porosité ou de perméabilité dues au chauf  fage et au séchage qui ont lieu dans la     masse,     ou couche de matière.  



  Par contre, les réactions exothermiques  qui sont produites pair des causes naturelles  subordonnées à l'état physiologique de la ma  tière elle-même et à la présence d'humidité  dans cette matière ont lieu d'une façon indé  pendante des divers modes de traitement qui  ont été spécifiés, quoique la mesure dans la  quelle ces réactions ont lieu, soit subordon  riée à l'épaisseur de la     .e.ouche        @de    matière et  varie avec cette épaisseur, les effets produits  par lesdites réactions étant diminués de fa  çon appréciable dans le cas d'une couche ou  d'une masse     relativement    mince.

   Toutefois,  la façon dont ces réactions exothermiques li  initées ou abrégées ont lieu dans la masse  ou couche de matière, est gouvernée par     l:     façon dont le gaz est fourni à la matière;  comme le gaz est contraint à passer à tra  vers l'épaisseur de la matière, que ce soit  d'une façon continue à travers la masse en-         tière    ou par reprises à travers des parties suc  cessives de cette masse, lesdites réactions ont  lieu dans ides zones     sensiblement    parallèles,       verticales    ou horizontales., suivant que la, ma  tière en cours de traitement est sous forme  d'une colonne ou d'une paroi ou sous forme  d'une couche horizontale.  



       Toutefois,    on a trouvé que la déshydrata  tion artificielle de     substances    ou produits vé  gétaux organiques sous forme de masses  d'épaisseur relativement faible peut, en dé  pit de l'influence susmentionnée du mode (le  traitement sur les effets du tassement et des  réactions exothermiques, être réalisée avec       succès    pair un     procédé    convenablement équili  bré basé sur certains facteurs spécifiques qui       dépendent    principalement de la composition  et des propriétés de la matière à traiter ou de  la nature du produit final.

      Le procédé de déshydratation, objet de la  présente invention, est caractérisé en ce due  la température à laquelle le     ga.z    chaud est  fourni à la matière traitée et le temps pen  dant lequel ledit gaz paisse à travers cette  dernière, sont tels que l'humidité superfi  cielle et interne de la matière est enlevée  aussi vite ,que     possible,    sans cependant que  la     chaleur    transmise dudit gaz à ladite ma  tière     n'excède    la chaleur absorbée pair l'éva  poration .de l'humidité, à n'importe quelle  phase (le la     déshydratation,

      .d'une quantité  pouvant provoquer un chauffage nuisible     de     cette matière pour sa teneur particulière en  humidité<B>à</B> la phase considérée, et en ce que  l'épaisseur de la matière     traitée    est telle que  le gaz en sort saturé à une température aussi  haute que     possible    pour ladite température  d'arrivée pendant au moins la majeure par  tie de la durée de la déshydratation, le gaz  étant fourni â la matière sous un volume dé  pendant de ladite température de sortie et de  ladite durée de la déshydratation et     sous    une  pression réglée selon les variations de la per  méabilité de ladite épaisseur de matière pen  dant la déshydratation,

   le tout de telle sorte  que la matière soit déshydratée économique  ment et avantageusement, sains que n'importe      quel effet nuisible se produise sur la matière  elle-même ou sur le produit qui en résulte.  



  Dans ce qui suit, on n'a considéré que       l'oemploid'air    chaud:, comme gaz de     @déshy-          dratation,    mais il est néanmoins en  tendu que d'autres gaz, tels que par exemple  des gaz .de combustion de carneaux ou de  fours, peuvent être employés dans ce but.  



  Dans une déshydratation avec de l'air       traversant    la masse, le degré d'économie de la  déshydratation est influencé dans une grande  mesure par le mode de traitement     particulier     auquel la matière est soumise,     1'efficacit;é    de       cette    opération dépendant principalement de  la température et du degré de saturation aux  quels l'air s'échappe de la, matière et variant  directement avec ces facteurs.

   Toutefois, l'air  ne peut pas être ordinairement évacué saturé       L    une température d'échappement élevée sans  appliquer une température initiale     correspon-          da.nte    élevée qui serait dans la plupart des  cas dangereuse ou nuisible pour la matière  ou son produit final.

   La, température de l'air  peut néanmoins être augmentée considérable  ment, et l'économie de la déshydratation peut,  par     conséquent,    être notablement améliorée,  en traitant la matière sous forme de     masses     recevant un mouvement continu ou intermit  tent au cours du traitement, et en faisant pas  ser l'air par     intermittence    à reprises succes  sives à travers des     parties    consécutives de la.

    masse de matière, de façon que celle-ci, pen  dant son mouvement, soit séchée par phases  successivement progressives, l'air     étant    d'a  bord délivré à la matière la plus sèche et  s'échappant finalement à travers la, matière  la plus mouillée, étant réchauffé à des tem  pératures     convenablement    croissant entre ses  passages successifs à travers la matière. L'air  le plus chaud se trouvant en présence de  la matière la plus humide, il n'y a pas       de    risque de détérioration de cette dernière.

    De cette manière,     l'humidité    superficielle de  la matière peut être éliminée rapidement à des       températures    relativement élevées qui se  raient dangereuses ou nuisibles lors d'un  traitement sans mouvement continu ou     in-          termitànt.    La teneur en     humidié    de la ma-         tière    peut être ainsi diminuée efficacement  et sûrement au pourcentage requis à des tem  pératures progressivement décroissantes.

   La, ou  les températures maximum auxquelles l'air  chauffé peut      & re    -délivré à la matière en cours  de traitement dépendant par conséquent de la  nature particulière de la matière envisagée  ou de son produit final et du mode de trai  tement particulier auquel     cette    matière est  soumise. Ainsi, lorsque la matière est     traitée     sous forme d'une colonne ou paroi fixe ou  sous forme d'une couche fixe et que l'air est  conduit d'une façon continue à travers l'épais  seur de la masse     entière,    la température ini  tiale est forcément     limitée    au     point    dangereux  ou critique auquel la matière envisagée peut  être chauffée en toute sécurité.

   Lorsque la  matière est traitée pendant qu'elle reçoit un  mouvement continu ou intermittent et que  l'air est     conduit:    à     reprises    à travers cette ma  tière de la façon susmentionnée,     quoique    la  température initiale appliquée pour le pre  mier passage de l'air soit encore     limitée    par  l e risque de détériorer la matière, les tempé  ratures subséquentes appliquées pour les! pas  sages restants<B>de</B> l'air peuvent néanmoins être  élevées en toute     sécurité    à des limites -de plus en  plus élevées pourvu que ces limites de tempéra  ture soient réglées selon le degré d'humidité  de la matière avec laquelle l'air entre succes  sivement en contact.

       En    outre, quand la ma  tière est remuée ou mélangée au cours du  traitement, les températures auxquelles l'air  est délivré à cette     matière    peuvent être     éle-          v6es    en toute sécurité à des valeurs     encore     plus hautes, suivant le degré de brassage ou  de mélange de la matière et le degré auquel  des surfaces ou     parties    fraîches de cette ma  tière sont continuellement exposées à l'action  de l'air chauffé.  



  La température à laquelle l'air est fourni  à la     matière,    comme indiqué ci-dessus, est  appelée dans la description suivante     ,,tempé-.     rature     d'entrée".     



  Le     caractère    avantageux de la déshydra  tation, abstraction faite de la nature particu  lière de la matière, est principalement     Tégi     par le temps pendant lequel le traitement      s'accomplit, spécialement lorsque la matière  est sujette à des détériorations résultant de  causes naturelles ou d'une exposition à la  chaleur.

   Le temps pendant lequel la matière  est soumise à l'action de l'air chaud est alors       déterminé    et réglé par le -degré     ,auquel.,        ci     la rapidité avec laquelle, la matière particu  lière se détériore et par les effets nuisibles  ainsi produits sur la     matière    elle-même ou sur  le produit final qui doit en être     obtenu.        D'ans     le cas d'une matière qui se détériore ainsi à  une vitesse relativement grande, il convient  par conséquent que la durée du traitement  soit réduite à la période la.

   plus courte pos  sible, ou que la vitesse de déshydratation soit  portée à la va-leur la plus grande possible,       compatibles    avec la     nécessité    d'éviter -des ef  fets     nuisibles    sur la matière ou son produit  final.

   Par conséquent, le caractère avanta  geux .de la     !déshydratation    est encore influencé  d'une façon appréciable par n'importe quel  mode de traitement particulier et peut être  aussi amplifié     considérablement    en traitant  <B>là</B>     matière    pendant     qu'elle    est animée d'un  mouvement continu ou intermittent et en fai  sant passer l'air à     reprises    à travers des frac  tions successives de la, matière, de la façon       précédemment    décrite.  



  De cette façon, on peut enlever plus .de la  moitié de la teneur totale en humidité de la  matière pendant le dernier passage de l'air  â travers la matière fraîche, et les effets nui  sibles de la     détérioration,    qui sont générale  ment     directement        proportionnels    à. la quantité  d'humidité présente, peuvent être éliminés  plus rapidement.  



  Le volume d'air chaud délivré à la. ma  tière est déterminé par le poids d'air, à un  certain     degré    d'humidité et à l'une des tempé  ratures d'entrée admissibles, qui est néces  saire pour éliminer la quantité requise d'hu  midité de la quantité de matière en cours die  traitement dans le temps pendant lequel cette  matière est soumise à     l'action    de l'air chaud.  Par conséquent, ce volume dépend de la tem  pérature particulière     @à    laquelle     l'air    est éva  cué à l'état saturé -et du temps nécessaire  pour la déshydratation ou de la vitesse de    déshydratation.

   Pour une durée ou vitesse de  déshydratation donnée, le volume peut, par       conséquent,    être diminué d'une façon propor  tionnée au degré auquel la température d'é  chappement de l'air saturé peut être augmen  tée. Inversement, pour un volume donné, la  durée ou vitesse de déshydratation peut, d'une  façon correspondante.,     être        .diminuée    ou aug  mentée dans le même     rapport.    Si l'an utili  sait un volume d'air chaud sensiblement     plias     petit que celui dont il est question ci-dessus,  la durée de la déshydratation serait aug  mentée et sa vitesse     retardée,    à un degré qui  nuirait à la matière elle-même ou à son pro  duit;

   par contre, un volume exagérément  grand ne produirait pas une saturation effec  tive de l'air d'échappement et exigerait l'ap  plication d'une force motrice plus grande  sans utilité, d'où il résulte que le rendement  thermique et mécanique du traitement serait  notablement diminué.  



  L'épaisseur de la masse de matière qui  doit être traversée par l'air chaud est princi  palement influencée par la composition de la       matière        particulière    eu égard à, la     résistance     offerte à cette matière par le passage de l'air.

    La résistance de la matière dépend de sa po  rosité ou de sa perméabilité et dépend des  effets     que    le     retrait    auquel la matière est sou  mise pendant le cours du traitement a sur  cette propriété, lesdits effets produisant  presque     invariablement    une augmentation de  la porosité ou     perméabhlité    d'une façon pro  portionnée au degré de     retrait    qui se produit.

    En outre, la porosité ou la perméabilité de  la matière particulière est influencée par la  grosseur et la     forme    des tranches ou frag  ments sous     forme    desquels la, matière a. été  divisée en vue du traitement, de sorte que  ladite propriété de cette matière peut aussi  être augmentée par un réglage convenable de  ces deux     derniers        facteurs.    Pour une matière  donnée, l'épaisseur peut, par conséquent, être  augmentée en     proportion    du degré auquel la.  porosité ou perméabilité de la matière peut  être élevée.

   Toutefois, indépendamment des  considérations qui     précèdent,    il convient que  l'épaisseur de la masse de matière soit telle      que l'air chaud qui la traverse dans les con  ditions mentionnées ci-dessus se     rapportant    à  la température, au temps et au volume, en  sorte à l'état saturé à la température d'échap  pement la plus élevée qu'il est possible d'ob  tenir pendant tout le temps ou la plus grande  partie du temps pendant lequel le traitement  s'accomplit.     Si    l'on     faisait    usage d'une masse  de matière d'épaisseur sensiblement plus pe  tite que celle dont<B>dl</B> vient d'être question,  on ne pourrait pas obtenir un degré satisfai  sant de saturation de l'air à la sortie;

   par  contre, une épaisseur excédant notablement       l'épaisseur        correcte        augmenterait    exagéré  ment la durée de la déshydratation et dimi  nuerait la température d'échappement de l'air  pendant la première phase du procédé, ce qui  aurait comme résultat la production possible  d'une     condensation    dans les couches externes  de matière et d'effets nuisibles sur la matière  elle-même ou son produit.  



  La pression à laquelle l'air chaud est dé  livré à la matière est déterminée par l'énergie  nécessaire pour faire passer un volume d'air  de     .1a    façon précédemment décrite à travers la  matière dans le temps pendant lequel     celle-          ci    est soumise à l'action de l'air chaud. Par  conséquent, la pression dépend de la résis  tance due à l'épaisseur particulière de la ma  tière,     résistance    influencée comme il a été dit  précédemment par la porosité ou la perméabi  lité, et de la vitesse que doit posséder l'air  passant :à travers la matière.

   Pour une épais  seur donnée de la masse de matière et     une    vi  tesse     donnée    de l'air, la pression peut,- par  conséquent, être diminuée d'une façon propor  tionnée au degré auquel la résistance de la  matière peut :être diminuée.. Inversement,  pour une pression donnée,     l'é=paisseur    de ma  tière ou la vitesse de l'air peuvent être aug  mentées d'une façon correspondante dans le  même rapport.  



  On voit, par conséquent, que tous les fac  teurs ou conditions qui ont été envisagés dans  ce qui précède ont entre eux des relations ou  des     rapports    de dépendance si étroits que leur  détermination et leur coordination     appro-          priées,    ainsi qu'il a été dit plus haut,

   sont         essentielles    pour assurer la déshydratation  la plus     avantageuse    et la plus économique  de la matière et que tout     écart    radical ou     im-          portant    par     rapport    à ces conditions appro  priées déséquilibrerait le traitement entier et       nuirait    à son efficacité.  



  Voici, à titre d'exemple, comment on peut  appliquer le présent procédé à la déshydra  tation des     betteraves    destinées à l'extraction       t112    sucre.  



  Les     données    et     faits    suivants qui con  cernent la     betterave    :à sucre et qui dépendent  de la     composition.    et des propriétés de la ma  tière et de la nature de son     produit,    peuvent  être déterminés par les connaissances géné  rales ou par l'expérience.

   Pour éviter des ef  fets     nuisibles    sur .la teneur en sucre de la ma  tière, il ne faut pas que la betterave     elle-          même    à l'état humide soit chauffée dans sa       masse    à une température dépassant 104  C, la  vitesse de formation du sucre inverti étant  fonction de la température et de     l'humidité.     Après la récolte, les betteraves sont sujettes,  spécialement lorsqu'elles sont à l'état de       cossettes,    à se décomposer et se détériorer na  turellement, en présence d'humidité,

   à une vi  tesse qui est si grande qu'il est nécessaire  que la matière soit traitée presque aussitôt       après    avoir été découpée en cossettes. Comme  la quantité de sucre inverti formée est fonc  tion de la température, de l'humidité et du  temps et serait augmentée d'au moins 50     %,     si l'on doublait la durée du traitement, il  convient     d'accélérer    la déshydratation autant  que possible sans toutefois élever la tempé  rature de la     betterave    au-dessus du susdit  point     dangereux    ou critique.

   Des résultats  satisfaisants seront obtenus en     faisant    en  sorte que le traitement s'accomplisse dans  tous les cas pendant un temps ne dépassant  pas     une    heure, et     préférablement    encore plus  réduit. On a trouvé que toute quantité ou  poids de cossettes usuellement soumis au trai  tement peut être déshydraté économiquement  et avantageusement en 45 minutes.

   En ce qui  concerne la porosité ou perméabilité, la ré  sistanee naturelle     offerte    par les     cossettes    au       passage    de l'air chaud est notablement in-           fluencée    par leur retrait au cours de la déshy  dratation, le retrait étant voisin de 50  après le séchage et la résistance pendant le:  séchage diminuant graduellement avec la di  minution de la teneur en humidité, jusqu'à  25 % environ de la résistance initiale.

   On peut  encore augmenter la porosité ou perméabilité  de la matière par une diminution correspon  dante de la durée du traitement en décou  pant les betteraves en cossettes minces en  forme de tuile     faitière,    la surface de matière  exposée à l'air par unité de poids étant ainsi  augmentée dans la mesure la plus grande pos  sible.  



  Lorsque la     betterave    est traitée au repos,  que ce soit sous forme d'une colonne ou pa  roi     ou.    sous forme d'une couche horizontale, et  qu'on     fait    passer l'air d'une façon continue de  la manière habituelle à travers l'épaisseur de  la masse entière, la     déshydratation    est effec  tuée de la façon la. plus avantageuse et la  plus économique en faisant passer l'air à une  température d'entrée comprise entre 82     e1:

       100   C à travers une épaisseur de matière  de 20 à 30     centimètres,    et il est     ainsi    possible,  dans ce mode<B>de</B>     traitement,    d'évacuer l'air  de la matière à l'état saturé à une tempéra  ture de sortie de 27 à<B>32'</B> C pendant un  temps     variant    du tiers aux deux tiers de la  durée totale du traitement, selon l'épaisseur  de la masse de matière traitée.

   La matière  peut être séchée -en un temps ne dépassant  guère une heure à une teneur en humidité  de 5 à 10 %, dans le cas des températures  d'entrée et de sortie et de l'épaisseur sus  mentionnées, si l'on applique un volume       tI'air        saturé        à,        10-1.5,5      C avant chauf  fage,     équivalent    à 550-650 kilos d'air par  minute et par tonne de betteraves, et à     pres-          sion.    initiale, mesurée en hauteur d'eau dans  le conduit d'alimentation d'air, variant entre  38 mm et 65 mm et produisant une vitesse  de l'air à la     sortie,

          .de    70 à 85     mètres    par mi  nute. Toutefois, par suite du     retrait    de la, ma  Hère et des changements que subit la poro  sité ou perméabilité de cette matière pendant  le séchage, cette pression initiale peut être       graduellement    réduite, .à mesure que le trai-         tement    s'accomplit, par un réglage convena  ble de l'énergie     motrice    employée pour chas  ser l'air à travers la matière,     jusqu'à    une  pression finale de 110 à 18 mm de hauteur  d'eau,     sans    diminuer la vitesse de sortie de  l'air     ou,sans        augmenter    la.

   durée de     la,    déshy  dratation. Si la pression initiale n'était pas  ainsi réduite, la vitesse de l'air augmenterait  graduellement à mesure que le traitement. se  poursuit.  



  Quand le traitement de la     betterave    s'ef  fectue pendant que     cclle-ci    est .animée d'un  mouvement continu ou intermittent, et que  l'air est     conduit    à plusieurs reprisses, comme  indiqué ci-dessus, à travers ladite matière  de façon que celle-ci soit progressivement sé  chée, par exemple,     @en    trois phases successives  sensiblement égales en durée, les températu  res d'entrée respectives de l'air pour les di  vers passages de la matière, en supposant  que chaque passage soit effectué à une tempé  rature moyenne ou sensiblement constante,  ne doivent     guère    dépasser<B>100'</B> C pour le  passage à travers la matière presque     sèche,

       <B>110'</B> C pour le passage ,à     travers    la matière       partiellement    sèche et<B>127'</B> C pour le pas  sage à travers la matière     fralche.    Toutefois,  lorsque     les    différentes températures d'entrée  respectives de l'air sont graduées ou réglées  pour chaque passage     selon    la diminution  progressive de la teneur en humidité qui se  produit pendant la période de chaque pas  sage, et sont ainsi rendues en tous les points  plus directement.

       proportionnelles    au degré  d'humidité présent dans la matière, les ré  sultats les plus satisfaisants sont obtenus en  utilisant des     températures    d'entrée qui sont  graduées de 88 à 104' C pour le passage ;à  travers la matière sèche, de 104 à 121   C  pour le passage à travers la matière partiel  lement séchée et de 121 à 160   C pour le pas  sage à travers la matière fraîche.

   Avec une  alimentation d'air aux     températures    moyen  nes ou graduées spécifiées, la déshydratation  est effectuée de la façon la plus avantageuse  et la plus     économique    en empilant la matière  fraîche sur une hauteur variant de 12,7 à  22,8 centimètres, et il est ainsi possible d'é-           vacuer    l'air sortant de la matière fraîche à  un état de     saturation    constant -à une tempé  rature de     sortie    de 48 à 49   C pendant toute  la durée du traitement continu, et d'enlever  de 50 à 65 %     die    la teneur en humidité totale  de la matière fraîche en 15 à 20 minutes.

   La  matière peut être séchée en 45-60 minutes  à une teneur en     humidité    de 5 à 10 %, dans le  cas des     températures    d'entrée et de     sortie    et  d'une     épaisseur    de matière telles que celles       mentionnées,    en appliquant un volume d'air  saturé à 21-27   C     avant    le chauffage, équi  valent     ià    200-280 kg d'air par minute et par       tonne    de betteraves., et une pression initiale  ou totale, mesurée en hauteur d'eau dans le  conduit d'alimentation d'air, variant de, 2,5  à 5     centimètres    et     produisant    une vitesse de  l'air,

   à la     sortie,    .de 55 à 70- mètres par minute.  La     pression    initiale ou totale et -la. vitesse d'é  chappement de l'air dans. ce mode de traite  ment sont maintenues sensiblement aux mê  mes valeurs que celles     mentionnées    pendant  toute la     durée    du procédé continu, bien que  les pressions respectives nécessaires pour ef  fectuer les divers passages varient, bien en  tendu, suivant les variations qui se produisent  dans la     résistance    de la matière pendant son  séchage     progressif,    la pression pour le pre  mier passage étant approximativement 25 %  de celle du dernier passage.

   On voit que ce       dernier    mode de traitement, en     comparaison     avec le     traitement    stationnaire précédemment  considéré, permet d'utiliser un volume     d'air     beaucoup plus petit, tout en obtenant sensi  blement le même effet parce que la tempé  rature de     sortie    qui peut être     atteinte    est  beaucoup plus élevée et que la pression to  tale de la force motrice qu'il exige est beau  coup plus faible, bien que l'air soit conduit  trois     fois    là travers la couche de matière.  



  La détermination :et la coordination pré  cédemment spécifiée des divers facteurs ou  conditions relatifs au traitement de la     bette-          rave    en mouvement sont applicables à tous  les modes de     traitement    de la matière, que       celle-ci    soit, par exemple, contrainte à des  cendre sous .l'action de la pesanteur, ou  qu'elle soit conduite d'une façon continue sur    un     transporteur    ou courroie mobile ou en  succession sur trois     transporteurs    ou cour  roies mobiles -     superposées,    ou qu'elle soit  déplacée     dans    des plateaux,     cuvettes,

          etc.    dis  tincts     â    l'intérieur d'une -ou plusieurs cham  bres de séchage. Toutefois, il est bien en  tendu que les températures d'entrée sus  mentionnées pourraient être augmentées pro  portionnellement,     dans    le, cas du passage à  travers la matière fraîche, jusqu'à un maxi  mum de 204' C, par exemple, si l'on re  muait ou mélangeait la     matière    fraîche au  cours du traitement;

   et il -est aussi bien en  tendu que la matière pourrait être empilée,  quel que soit le genre de traitement, à     des     hauteurs plus     :grandes    -que     celles    spécifiées  plus haut si l'on augmentait d'une façon cor  respondante la pression     initiale    ou totale  pour     produire    la vitesse d'échappement re  quise de l'air. On remarquera qu'une telle  augmentation de l'épaisseur de la couche de  matière exigerait     l'application    d'une force  motrice plus     grande    sans utilité et nuirait par  conséquent à l'économie du     procédé    et à son  efficacité.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour déshydrater des matières vé gétales mises en masses relativement minces, à l'aide d'un gaz chaud, caractérisé en ce que la température à laquelle ce gaz est fourni à la matière traitée et le temps pen dais lequel ledit gaz passe à travers cette dlernière@, sont tels que l'humidité superfi cielle et ,interne de la matière est enlevée- aussi vite que possible sans cependant que la chaleur transmise dudit gaz :
    à ladite matière n'excède la chaleur absorbée par l'é vapora- tion de l'humidité, à n'importe quelle phase de la déshydratation, d'une quantité pouvant provoquer un chauffage nuisible de cette ma tière pour sa teneur particulière en, humidité ,à la phase considérée, et en ce que l'épais seur de la matière traitée est telle que le gaz en sort saturé à une température aussi haute que possible pour ladite température d'arrivée pendant au moins la majeure par tie de la duré de la déshydratation,
    le gaz étant fourni à la matière sous un volume dé pendant de ladite température de sortie et de ladite durée de la déshydratation et sous une pression réglée selon les variations de la. perméabilité de ladite épaisseur de matière pendant la déshydratation, le tout de telle sorte que la matière soit déshydratée écono miquement et avantageusement, sans que n'importe quel effet nuisible se produise sur la matière elle-même ou sur le produit qui en résulte.
    SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé selon la revendication, pour la déshydratation de cossettes de betteraves sucrières, dans lequel la matière est trai tée au repos et dans lequel .on fait passer de l'air chaud, d'une façon continue à tra vers la masse stationnaire de matière,
    ca ractérisé en ce que cet air est fourni -à une température d'entrée comprise entre 82 et 100 C pendant environ une heure à tra vers une couche de matière de 20 à 30 cen timètres d'épaisseur. 2 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 1, caractérisé en c6 que l'on fait passer de l',air saturé à 10=15,,5 C avant chauffage, à travers la masse de ma tière, à raison de 550 à 650 kilos d'air par minute et par tonne de matière,
    sous une pression initiale de 3,8 à 6,5 cm de hau teur d'eau, mesurée dans le conduit d'ali mentation d'air. 3 Procédé selon la revendication et les sous- revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on diminue graduellement la pression ini tiale spécifiée pendant le cours de la dés hydratation jusqu'à une pression com prise entre 1 et 1Y8 cm de hauteur d'eau pour maintenir la vitesse de sortie de l'air sensiblement @à 'la même valeur pendant toute la durée du traitement.
    4 Procédé selon la revendication, pour la dés- hydratation de cossettes de betteraves su crières, dans lequel la matière est traitée pendant qu'elle est animée d'un mouve ment continu ou intermittent et dans lequel cette matière lest progressivement séchée en trois phases consécutives sensiblement éga les en durée, en faisant passer le gaz chaud à travers elle @à trois reprises successives en commençant par la matière presque sé chée et en finissant par la matière fraî che,
    caractérisé en ce que la température d'entrée du gaz ne dépasse pas<B>100' C</B> pour le passage du gaz à travers la matière presque séchée,<B>110'</B> C pour celui à tra vers la matière partiellement séchée, et l2:7 C pour celui à travers la matière fraîche, le gaz traversant la matière en restant pratiquement à la même tempéra ture pendant chaque passage.
    5 Procédé selon la revendication, pour la dés- hydratation de cossettes de betteraves su crières, dans lequel la matière est traitée pendant qu'elle est animée à 'un mouvement continu ou intermittent et dans lequel cette matière est progressivement séchée en trois phases consécutives sensiblement égales en durée, en faisant passer le gaz chaud à travers elle à trois reprises successives en commençant .par la matière presque séchée et en finissant par la matière fraîche,
    ca ractérisé en ce que la température d'entrée du gaz est comprise entre 88 et 104' C pour le, passage du gaz -à travers la matière presque séchée, entre 104 et 121 C pour celui à travers .la matière partiellement sé chée et entre 121 et 160 C pour celui à. travers la matière fraîche, le gaz traversant la matière en augmentant gra- -duellement de température pour chaque passage.
    6 Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que l'êpaisseur de la matière fraîche est comprise entre 12, 7 et 22,8 cm et en ce -que l'on sèche progressivement la masse de matière en cours de traitement dans un temps variant @de 4,5 à -60 minutes.
    7 Procédé selon la revendication et la, sous- revendication 6, dans lequel on fait passer de l'air, saturé à 21-27 C avant le chauffage, à travers la matière à raison de 2'00 @à 280 kilos d'air par minute et par tonne de matière sous une pression initiale variant .de 2,5 à 5 cm de hauteur d'eau dans le conduit d'alimentation d'air, cette pression et la vitesse d'échappement, qui #_,n résulte étant maintenues sensiblement aux mêmes valeurs pendant toute la du rée du traitement.
    â Procédé selon la revendication, dans lequel la matière fraîche est remuée au cours du traitement, caractérisé en ce qu'on aug- mente proportionnellement la température d'entrée pour le passage à travers la ma tière fraîche jusqu'à un maximum de 204 C.
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