Appareil de projection épiscopique pour l'enseignement chirurgical. L'invention concerne un appareil. destiné à projeter l'image d'une opération chirurgicale sur un écran, disposé, par exemple, dans une pièce adjacente à la salle d'opération, de fa- ço@n à permettre à un grand nombre de personnes de suivre les détails de l'opéra, tion.
Cet appareil est caractérisé par la combi naison d'un appareil d'éclairage éclairant le champ opératoire, avec un dispositif épisco- pique projetant l'image de l'opération en cours sur un écran, par exemple en verre dépoli, ou en une étoffe blanche.
L'appareil d'éclairage, de préférence sans ombre portée, peut être accroché à une sus pension mobile avec ou sans contrepoids per mettant de lui donner une inclinaison va- riable.
Il est avantageux que les radiations calo rifiques- de la source lumineuse de cet appa reil d'éclairage soient arrêtées au moyen d'un dispositif spécial. Le système épiscopique peut avantageuse ment être constitué par un objectif disposé au-dessus de la table d'opération, deux sur faces réfléchissantes renvoyant les rayons lu mineux, .dé façon à redresser l'image, sur un deuxième objectif disposé perpendiculaire ment au précédent,
de façon à projeter l'image sur un écran disposé verticalement.
Le dessin annexé représente, schématique ment et à titre d'exemple, une forme d'exécu tion de l'invention.
La fig. 1 en est une vue en élévation coupe longitudinale; La fig. 2 est urne vue analogue à plus grande échelle montrant le détail de l'appa reil épiscopique; Les fig. 3 et 4 sont des vues en élévation montrant deux variantes, du dispositif de suspension; La fig. 5 est une vue partie en coupe, montrant l'emploi d'un soufflet pour la pro jection.
Dans cet exemple, l'appareil d'éclairage, sans ombre portée ou scia-lytique, est consti tué par une source lumineuse unique 1 pla cée au foyer d'un optique annulaire à profil Fresnel 2 qui rassemble les rayons lumineux pour les diriger parallèlement, après réfraction, sur une série de miroirs 3 trapézoïdaux dis posés concentriquement à la. source 1. Ces mi roirs sont inclinés convenablement, de façon à renvoyer la lumière suivant des faisceaux se croisant en X, Y. C'est en cet endroit que doit se trouver le champ opératoire, de façon à obtenir un éclairage sans ombre portée.
La tête ou les mains de n'intercep tant en effet que les rayons lumineux venant de quelques miroirs, le champ ,à éclairer con tinue à être illuminé par les autres miroirs constituant autant de sources élémentaires séparées.
Cet appareil peut être accroché à une sus pension mobile avec. système à. contrepoids ou autre afin de pouvoir, d'une part, le régler en hauteur pour faire coïncider le point de croi sement X, Y des faisceaux lumineux réflé chis avec le champ opératoire, d'autre part, lui donner l'inclinaison nécessaire dans cer taines interventions. chirurgicales.
Cette suspension peut être constituée, comme dans le cas de la fig. 3, par trois câ bles 5 passant sur des poulies 11 et à l'ex trémité desquels sont suspendus des contre poids 12 calculés de telle sorte que les trois contrepoids 12 équilibrent l'appareil complet. L'appareil peut, en ce cas, être incliné à la main, dans toute position voulue, tout en con servant son équilibre.
Lorsque d'appareil est dans une position telle qu'il ne soit pas facilement accessible à. la main, on peut employer le dispositif de la. fig. 4. En ce cas, chacun des câbles passe sur deux poulies de renvoi 13 et 14 et vient s'en rouler sur un tambour 15 fixé au mur et ac tionné à la main par une manivelle. L'incli naison de l'appareil est obtenue par la ma- n#uvre d'un ou de plusieurs tambours.
Pour obtenir sur l'écran une image suffi samment perceptible, il est évident que le champ opératoire doit être fortement éclairé; la source lumineuse 1 doit donc être de grande intensité. Si aucun dispositif n'était prévu pour supprimer l'élévation -de température à, la tache lumineuse, cet échauffement incom moderait le chirurgien après quelques minutes. Dans ce but, on peut employer un disposi tif laissant passer les rayons lumineux et for mant écran pour les rayons calorifiques.
Dans l'appareil faisant l',objet,del'invention, ce résultat peut être obtenu de deux façons différentes.
1 A l'aide d'un verre teinté à base d'oxyde de fer ayant la. propriété d'absorber les rayons calorifiques. Ce verre; peut être uti lisé de l'une :des façons suivantes: a) sous forme de cylindre 4 entourant l'op tique 2; b) en réalisant l'optique 2 lui-même avec ce verre.
c) en réalisant les miroirs trapézoïdaux 3 avec ce verre.
2 A l'aide d'une circulation d'eau qui s'effectuerait: a) dans un manchon circulaire en verre à doubles parois entourant la lampe, l'eau circu- laut dans l'espace annulaire; b) dans un bac dans lequel serait plongé la lampe; c) dans la :double paroi d'une lampe qui serait spécialement constituée à cet effet. Suivant le résultat cherché, on peut utili ser une seule de ces. solutions ou en combiner plusieurs. Il y a, lieu de noter toutefois que le verre teinté possède l'avantage de donner un éclairage semblable à la lumière du jour, ce qui conserve aux organes leurs couleurs na turelles.
Le système épiscopique est essentiellement constitué par deux lentilles 6 et 7 disposées à angle droit, et deux surfaces réfléchissantes 8 et 9 dont le rôle est de redresser intégrale ment l'image. Ces surfaces sont de préfé rence également inclinées sur la. bissectrice de l'angle formé par les deux objectifs.
Cet appareil fonctionne comme suit: Un pinceau de rayons lumineux émanant de X, .après passage dans l'objectif 6, donnera en x une image de X. Ce pinceau lumineux se réfléchit ensuite sur les surfaces réfléchis santes 8, 9 et après passage à travers l'ob jectif 7 donne en X' l'image de x. Il en est ,de même pour tous les faisceaux, si bien que l'on a en x, y l'image .de X, Y et en X', Y' l'image de x, y.
On règle l'appareil de façon que X', Y' se forme sur l'écran 10.
Cet écran 10 est placé sur une paroi com mune à la salle des auditeurs et à la salle d'opération, de telle sorte que les élèves ou auditeurs placés dans la salle 11 aperçoivent par transparence l'image de l'objet sur l'é cran 10. Etant donné le système optique de l'épiscope qui vient d'être décrit, l'image est intégralement redressée.
En admettant que X soit par exemple le nez de l'opéré et Y sa bouche, les auditeurs verront l'objet sur l'é- cra.ndans .son sens naturel sans interversion, comme il se produit avec les dispositifs épis copiques actuellement en usage. Ceci s'appli que aussi bien dans un plan perpendiculaire à celui dans lequel se trouve X, Y -et dans le quel se trouveraient la droite et la gauche du patient.
Les surfaces réfléchissantes 8 et 9 peu vent être constituées de toute façon connue, par des miroirs, plans argentés, ou bien par des primes à réflexion totale, dans tous les cas, on aura. le redressement complet de l'image.
Afin d'obtenir une netteté suffisante sur l'écran 10, on peut prévoir un soufflet du type utilisé habituellement dans les appareils de photographie et tel que représenté en 16 sur la fig. 5. Ce soufflet 16 empêche l'ar rivée des rayons parasites sur l'écran. De plus, pour augmenter la netteté, un dia phragme à iris peut être interposé sur le passage des rayons lumineux avant la traver sée de l'objectif 7.