Dispositif de remontage et de mise à l'heure à tirette. La présente invention a pour objet un dispositif de remontage et de mise à l'heure à tirette, caractérisé en ce que le pignon de tige possède une denture hélicoïdale attaquant une roue de couronne qui présente une den ture faisant saillie sur l'une de ses faces, le centre de la roue de couronne étant déplacé dans la direction du barillet et ladite roue de couronne munie de deux pivots pris l'un dans la platine et l'autre dans le pont de barillet.
Dans les remontoirs de construction cou rante, la roue de couronne doit être montée en porte-à-faux, vu le peu de place dont on dispose en hauteur.
De plus, le barillet peut être éloigné de la tige de remontoir tout en conservant leurs diamètres primitifs à la roue de couronne et au grand rochet.
L'unique figure du dessin ci-annexé re présente, à titre d'exemple et seulement pour autant que la clarté des explications qui vont suivre l'exige, une forme d'exécution du dispositif selon l'invention. Dans cette figure, la platine 1 du mouve ment est supposée vue du côté du cadran et coupée par un plan passant par le milieu de son épaisseur. De plus, cette platine est trouée en 20, au droit de la zone d'engrène ment d'un grand rochet 17 et d'une roue de couronne 16 pour faire voir la disposition particulière des dents de cette dernière. Une partie de cette platine est en vue pour laisser voir le renvoi de mise à l'heure 8.
Dans le dispositif représenté, la tige de remontoir est en deux pièces 2 et 3, dont la première est solidaire de la couronne non représentée. La seconde partie 3 est carrée sur une certaine longueur et porte un man chon à griffes 4 poussé par l'action d'un ressort 5 contre un pignon de tige 6 qui présente des griffes analogues à celles du manchon susdit. Cette même partie 3 de la tige de remontoir présente une denture 7 susceptible d'entrer en prise avec un renvoi de mise à l'heure 8.
L'extrémité de la tige 3 reçoit la pous sée d'une pièce 9 soumise à l'action d'un ressort 10 logé dans une forure 11 de la platine 1. Lorsqu'on exerce une traction sur la couronne, la partie 2 de la tige de re montoir se déplace axialement, suivie par la partie 3 dont la denture 7 entre en prise avec le renvoi de mise à l'heure 8 et qui se déplace sous la poussée du ressort 10. En même temps, le manchon à griffes 4 s'écarte du pignon de tige 6, ce dernier n'étant plus entraîné lorsqu'on fait tourner la couronne.
Le ressort 5 prend appui contre un manchon 12 reliant les deux parties 2 et 3 de la tige et qui est retenue lorsque le mouvement est hors de sa boîte par une vis non représentée coopérant avec une collerette 13 que com porte ledit manchon. Le pignon de tige 6 prend appui contre un coussinet 14 logé dans une fente de la platine 1.
La forure 11 dans laquelle est logé le ressort 10 est prolongée par un perçage plus petit 15 qui sert au guidage de la pièce 9. Dans un mouvement de construction ordi naire, le perçage 15 tomberait dans la noyure servant de logement au barillet et ce dernier serait rencontré par la queue de poussoir 9. Il a donc fallu déplacer le barillet et le re porter latéralement par rapport à l'axe de la tige de remontoir.
Ce déplacement aurait entraîné une aug mentation irrationnelle des diamètres du grand rochet et de la roue de couronne si on n'avait pas prévu une disposition particulière de la denture 18 de ce dernier mobile. Cette den ture fait saillie sur l'une des faces de ladite roue de couronne et elle est attaquée par une denture hélicoïdale prévue au pignon de tige 6. Dans l'exemple représenté au dessin, l'inclinaison de cette denture est de 45 et les dents de la roue de couronne sont radiales de sorte qu'on a pu reporter ladite roue vers la droite de la distance X, le barillet 19 ayant été déplacé d'une distance correspon dante. Grâce à--ce déplacement, le forage 15 tombe en dehors du logement dudit barillet et on peut lui donner toute la profondeur voulue.
La roue de couronne est donc re portée. sur le côté et elle est munie de deux pivots pris l'un dans la platine et l'autre dans le pont de barillet, ce qu'on ne peut pas faire avec les remontoirs de construction courante, vu le peu de place dont on dispose en hauteur.
La disposition spéciale des dentures du pignon de tige 6 et de la roue de couronne 16 permet d'utiliser commodément un dis positif de remontage et de mise à l'heure à tirette tel que celui qui a été décrit en détail dans le brevet n 139869 du même inventeur, dispositif qui ne comporte ni pignon coulant, ni levier coudé, ni bascule.