11Tachine.pour le traitement par voie humide de fibres textiles en flocons. La présente invention a pour objet une machine pour le traitement par voie humide de fibres textiles en flocons, notamment de la soie artificielle devant être soumise à tout traitement particulier à l'aide d'un liquide pendant un temps exactement déterminé d'avance et en assurant au liquide de trai tement une action aussi uniforme que possible sur toute la masse de la soie, sans soumettre celle-ci à tout effort inadmissible.
La machine suivant l'invention est carac térisée en ce qu'elle comporte des supports en forme de grilles à barreaux parallèles, dont l'un est animé d'un déplacement relatif longitudinal et de déplacements en haut et en bas alternatifs, sur lesquels la couche de fibre textile est déplacée par intervalles et périodiquement dans le sens de leur longueur, un liquide de traitement étant constamment amené à ladite couche.
Dans une forme d'exécution de l'invention, une des grilles est fixe, et ses barreaux comportent des intervalles substantiellement égaux à leur grosseur. Une seconde grille est établie de façon que ses barreaux puissent pénétrer dans les intervalles entre les barreaux de la première grille.
La deuxième grille est animée d'un mou vement double, de manière que la couche de fibres étalée sur les deux grilles est soulevée, puis avancée, puis posée de nouveau sur la grille fixe, tandis que la grille mobile est abaissée et revient à sa position première, et ainsi de suite.
Au lieu d'une grille mobile seulement, suivant une autre forme d'exécution, on peut en prévoir deux ou un plus grand nombre.
Au dessin annexé, on a représenté quel ques formes d'exécution, à titre d'exemple, de la machine suivant l'invention.
Les fig. 1 à 6 se rapportent à la première forme d'exécution, dont la fig. 1 est une vue en plan de la grille fixe, la fig. 2 étant une coupe transversale correspondante; la. fig.3 est une vue en plan de la, grille mobile, la fig. 4 étant une coupe transversale correspondante; la fig.5 est une vue de côté, partie en coupe, de l'ensemble de la machine, et la fig. 6 une vue de bout, partie en coupe;
La fig. 7 est un détail en coupe longi tudinale à plus grande échelle du dispositif d'actionnement des grilles mobiles suivant une deuxième forme d'exécution; La fig. 8 est un détail analogue d'une ultérieure forme d'exécution, la fig. 9 étant une coupe transversale suivant 9-9, fig. 8.
Dans la première forme d'exécution, la grille fixe comporte des barreaux longitudinaux 1 portés par des traverses 2 fixées aux côtés 3 de la machine. La grille mobile comporte également des barreaux longitudinaux 4 reliés entre eux par des traverses 5 prenant appui de toute façon appropriée sur des cames 6 clavetées sur des arbres 7, actionnés par exemple à l'aide d'une transmission sur poulies 8.
Le dispositif à cames est donné simple ment à titre indicatif, évidemment on pourrait le remplacer par tout dispositif équivalent, tel que des bielles et manivelles, ou analogue.
Sur les grilles, on place, en 9, la couche de fibres textiles à traiter. 10 désigne des arrosoirs à l'aide desquels on fait pleuvoir sur la couche 9 tout liquide de traitement, amené par une tuyauterie 11.
Suivant la forme d'exécution illustrée fig. 7, on peut monter sur un arbre 7 deux ou plusieurs cames 6, 6', agissant avec l'inter médiaire de tout organe d'appui approprié sur des traverses 5, 5' supportant les barreaux 4, 4'. Dans cette forme d'exécution toutes les grilles sont mobiles et les barreaux 4, 4 comportent des évidements 12, 12' assurant liberté de mouvement aux traverses 5, 5' pendant le mouvement qu'elles reçoivent des cames 6, 6'.
Lorsque les cames tournent dans le sens des aiguilles d'une montre, et que pendant la moitié supérieure de leur rotation elles font déplacer les barreaux 4, 4' vers la droite, ceux-ci agiront à l'aide de leurs dentelures 44, 44' sur la couche de fibres (non repré sentée) en l'entraînant vers la droite; pen- dant leur retour vers la gauche, au contraire, les côtés inclinés des dents n'auront pas d'effet sur la couche de fibres et les barreaux se retireront en dessous de celle-ci. En tout cas lesdites dentelures empêcheront la fibre textile de glisser en arrière, même si les grilles étaient inclinées.
Dans la forme d'exécution. illustrée aux fig. 8 et 9, on utilise des grilles compor tant des barreaux creux 41, en ébonite par exemple, prenant appui sur des traverses 51, également creuses, des trous de communica tion 42 étant ménagés entre leurs cavités. Sur la face supérieure des barreaux creux sont prévus des ouvertures 43. Le liquide de traitement arrivant sous pression par des tuyaux souples 52, reliés aux traverses creuses 51, s'écoule à l'intérieur de celles-ci et des barreaux 41, et sort par les ouvertures 43 de bas en haut à travers la couche sous traitement.
Dans la forme d'exécution de barreaux creux des fig. 8 et 9, les orifices de sortie 43 sont prévus dans la petite face verticale des dents. On peut cependant les prévoir également dans leur face inclinée.
Pendant le traitement dans la machine qu'on vient de décrire, la fibre textile est déplacée par intervalles et periodiquement par les supports sur lesquels elle prend appui, et elle est forcée à se détacher alternative ment desdits supports, de manière que le traitement sera particulièrement efficace au- dessus des intervalles entre les barreaux tantôt d'une grille, tantôt d'une autre.
. En plaçant en série plusieurs machines suivant l'invention, on peut effectuer succes sivement les différentes opérations de lavage, de blanchiment, de saponification etc.