Chaussure basse. Les souliers ou chaussures basses présen tent souvent, particulièrement après un certain temps d'usage, l'inconvénient de bailler dans la partie entourant les chevilles surtout dans le cas de pieds minces, ce qui nuit à leur esthétique et permet l'introduction de petits cailloux, de sable et d'éclaboussures d'eau, etc. qui gênent le marcheur. Des frottements peuvent également résulter de ce que le pied est alors mal maintenu dans la chaussure.
La présente invention a pour but d'éviter ces inconvénients. A cet effet un gousset est ménagé au bord du col de la chaussure et un lien souple est passé dans ce gousset dans le but de serrer ce col autour du pied. Au dessin annexé, donné à titre d'exemple, sont représentés quatre formes d'exécution de l'objet de l'invention et un détail.
Les fig. 1 à 4 représentent respectivement, en perspective, les quatre formes d'exécution; Les fig. 5 et G représentent la forme donnée à des languettes de cuir utilisées pour pro duire le serrage du soulier suivant la fig. 4. Dans la chaussure représentée à la fig. 1 le gousset 1 est constitué par une bande de peau souple rabattue et cousue entre les deux épaisseurs de cuir, intérieure et extérieure, de la chaussure.
La courroie 2 est passée dans le gousset, d'oü elle sort par deux fentes 3, ménagées sur la paroi externe de la chaussure.
Chaque extrémité de la courroie reçoit un ou deux oeillets 4, dans lequel on passera le lacet usuel du soulier avant de le nouer.
En tirant sur les deux brins du lacet, on obligera la courroie à appliquer la partie for mant gousset 1 sur tout le pourtour du pied au niveau de la cheville.
Une variante de cette dernière chaussure est représentée à la fig. 2.
Dans cette chaussure le gousset 1 est formé de deux bandes accolées, l'une exté rieure la et l'autre intérieure lb.
La bande intérieure lb porte une série de fentes verticales 5 et la courroie passe alter- nativement à l'intérieur du gousset et à l'extérieur.
Cette disposition permet de faire passer le lien en peau, tissu, caoutchouc, etc. dans le gousset après ou avant que la chaussure soit entièrement cousue.
Une autre variante est représentée à la fig. 3; les extrémités du gousset débouchent alors à l'intérieur de l'empeigne ou du quar tier, soit sur le dessus, soit sur la doublure. A chaque extrémité est prévue une patte 6 sur laquelle s'appuie la courroie 2lorsqu'elle est tendue.
Le lacet usuel passe encore dans des oeil- lets 4 fixés dans chaque extrémité de la cour roie; le soulier peut aussi se fermer par une boucle ou un élastique.
Pour éviter que le pied ne soit gêné par la saillie du bourrelet, à l'endroit où il porte sur le tendon d'Achille, il est avantageux de faire passer la courroie, en ce point, à l'ex térieur, surtout pour de fortes chaussures, par deux fentes l pratiquées à cet effet (fig. 3).
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 4, le dispositif de serrage est constitué par deux pattes 8a et 8b représentées sépa rément aux fig. 5 et 6.
Le quartier de la chaussure est ajouré de chaque côté du col, en 9.
Des pattes 8a et 8b sont cousues sur la chaussure, de façon à cacher ces parties ajou rées 9, au moins jusqu'à une couture 10 qui sépare les deux parties 11a .et 11b du quar tier, cette couture étant placée vers l'arrière, sur le côté, pour ne pas gêner le tendon d'Achille.
Les pattes 8a et 8b se terminent chacune par une partie étroite coulissante destinée à être passée dans des fentes<I>1</I>2<I>a,</I> 12b ména gées dans la partie large de l'autre patte, cette partie étant celle qu'on coud sur le quartier.
Les parties coulissantes des pattes dépas sent à l'extérieur de la chaussure, de chaque côté, et peuvent être serrées de la façon dé crite plus haut.
Chaque patte est doublée par une doublure 13 exactement de la même forme qui est cousue complètement sur la partie coulissante et qui n'est cousue que le long du haut de la partie large, de façon à rendre plus faci lement accessibles les fentes 12a, 12b.
Les fentes 12a pratiquées dans les ]an guettes sont figurées en traits forts sur les fig. 5 et 6 et celle 12b pratiquée dans la doublure et la languette 8b est figurée en traits mixtes.
Il est bien évident que la forme, la dis position et la nature du gousset et de la cour roie ou lien similaire peuvent varier.
La tension de la courroie peut être éga lement obtenue de façons différentes.
On peut, au lieu d'utiliser la traction du lacet usuel, obtenir le serrage de la courroie à l'aide de boutonnières, pattes et boucles, élastique, etc. sans s'écarter de l'invention.
Bien entendu, on pourra appliquer le même dispositif de fermeture à tous genres de chaus sures basses autres que les souliers.