Réservoir thermométrique avec conduite allant à un indicateur ou ïnscripteur de température placé à distance. La présente invention a pour objet un réservoir thermométrique avec conduite ser vant à transmettre à distance la pression ré gnant dans ce réservoir à un organe indica teur ou inscripteur de la température placé à distance.
Suivant l'invention, les parois du réser voir et de la conduite sont constituées, tout au moins sur une longueur de quelques mè tres à partir du réservoir, par un même tube métallique très flexible et d'une seule pièce sans joint ni soudure dont une portion est élargie pour former le réservoir. Ce mode de construction permet d'éviter, notamment dans les thermomètres à tension de vapeurs saturantes, les inconvénients résultant des soudures à . l'étain ou des brasures, inconvé nients qui consistent surtout dans les fuites et les altérations moléculaires du métal qui rendent celui-ci cassant et provoquent des ruptures.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, diverses formes d'exécution de l'objet de l'invention. La fig. 1 représente une forme d'exécu- tion. du réservoir et de la conduite; Les fig. ?, 3 et -l se rapportent à des va riantes; La fig. 5 se rapporte à une enveloppe thermométrique dont le réservoir sensible comporte une large ouverture; La fig. 6 se rapporte à une variante dont '.'ouverture est réduite;
La fig. î se rapporte à une enveloppe thermométrique dans laquelle la conduite sans soudure est munie d'un prolongement qui débouche à l'intérieur du réservoir.
Dans toutes ces figures, on n'a représenté qu'une faible portion de la longueur de la conduite, qui peut atteindre plusieurs dizai nes et même plusieurs centaines de mètres dans certaines installations.
La fig. 8 est une coupe longitudinale d'une conduite, montée sur le distributeur d'une locomotive.
Sur la fig. 1, la eondute 1-6, dont toutes les parties sont supposées cylindriques à titre d'exemple, comporte une partie 2, 3 de plus grand diamètre que les autres et qui constitue le réservoir thermométrique conte nant l'élément sensible à la chaleur.
Sur la partie voisine 3, 4, d'un diamètre plus petit, peut être fixé un raccord ou une bride permettant de maintenir le réservoir dans sa position d'utilisation.
La partie 4, 5, 6 qui fait suite à la partie 3, 4, est éminemment flexible, son diamètre est plus faible et sa longueur peut être quel conque, son extrémité pouvant être raccor dée -à un tube flexible pour arriver jusqu'à l'organe moteur, tube manométrique, boîte anéroïde, etc. auquel est transmise la pres sion régnant dans le réservoir 2, 3. Ce der nier est terminé par une petite queue 1, 2 pouvant servir à introduire les fluides de chargement dans tout le système.
Dans la variante représentée sur la fig. 2_ la conduite ne comporte que trois parties de diamètres différents au lieu de quatre.
D'ailleurs ce modèle peut jouer le même rôle que celui de la, fig. 1 à condition de chausser sur le tube flexible 4, 5, 6 au voi sinage du réservoir, ou s'appuyant sur le bout de ce réservoir, un tube<B>7,-8</B> suffisam ment résistant pour servir de support au ré servoir (fia. 3).
Dans toutes ces formes d'exécution, la partie 1, 2 peut être rétreinte au ras du ré servoir comme le montre la fig. 4, de façon à. former partiellement ou totalement la ca nalisation dans cette partie. On obtiendra ainsi des conduites à distance sans soudure, ne comportant qu'une seule ouverture ainsi due le montre la fi-. 4.
Les conduites sans soudure représentées par les fi.-. 1, 2, 3, 4, au lieu clé réunir di rectement et sans intermédiaire le réservoir 2, 3 à l'organe moteur, peuvent être réunies à cet organe par l'intermédiaire d'un tube de longueur compatible avec la distance qui sé pare le réservoir de l'indicateur ou de l'enre gistreur de la température.
La conduite à distance, c'est-à-dire le système formé par le réservoir sensible ou plongeur et l'ensemble des tubes qui lui font suite, peut être terminée du côté du réser voir par une large ouverture comme reprA- senté à la fig. 5.
Pour utiliser une telle conduite à la con fection d'un thermomètre ou de tout autre instrument devant transmettre à distance les effets thermiques résultant des variations de température sur l'agent volatil ou dilatable contenu dans le réservoir 9, 10, il suffira de fermer hermétiquement, soit définitivement. soit d'une façon amovible, l'extrémité 9 du réservoir, soit par soudure autogène, soit par brasure, soit par tout autre moyen approprié.
Dans le cas de la fig. 6, le petit orifice I1 qui termine le réservoir peut être également obturé d'une façon analogue ou bien permet tre, dans tous les cas où cela est nécessaire, de souder à l'extrémité de ce réservoir un petit tube permettant d'introduire dans ledit réservoir et clans toute l'enveloppe thermo métrique, les corps nécessaires au fonction nement de l'instrument auquel cette conduite doit être reliée.
La forme représentée à. la fig. 5 permet de souder à l'intérieur dudit réservoir, au point où la conduite est élargie pour former le réservoir, comme représenté à la fig. î, un court tube 14 qui prolonge la<B>,</B> conduite à dis tance, d'une pari:, et, d'autre part, débouche au centre de capacité du réservoir 12, 13: ce dernier peut d'ailleurs être muni d'une queue de chargement.
Les divrscs formes de conduite à distance sans soudure qui viennent d'être décrites peuvent, à partir d'une certaine distance du réservoir, être raccordées aux appareils indi cateurs ou inscripteurs de la température par l'intermédiaire d'une canalisation appropriée.
La capacité des réservoirs thermiques étant une fonction directe de la, capacité de l'enveloppe thermométrique, c'est-à-dire du système formé par la réunion de la conduite à. distance et de l'organe déformable, on peut, pour diminuer la capacité du réservoir dont sont munies les conduites à distance sans soudure décrites ci-dessus, employer des conduites en combinaison avec des organes déformables: tube manométrique, boîte ané- roïde, etc. remplis de substances sans action physique ou chimique sur les fluides de chargement.
Il est d'ailleur évident que ces conduites venues d'une seule pièce avec le réservoir peuvent être employées pour la confection des thermomètres à dilatation aussi bien que pour celle des thermomètres à. tension de va- petirs saturées et, en général, de tous appa reils ou dispositifs utilisant d'une façon quelconque les effets de la température sur le réservoir ou sur toute autre enceinte jouant le rôle clé ce dernier.
Pour remplir avec toute la précision dé sirable 1e rôle qui lui est dévolu, la partie sensible, c'est-à-dire le réservoir des condui tes à distance. doit nécessairement être assix- jettie dure façon aussi invariable que possi.- ble dans le milieu thermique dont on veut connaître la. température afin d'éviter les in fluences thermiques des milieux extérieurs aussi bien que le déplacement du réservoir par traction sur le reste de la conduite à distance.
La fig. 8 donne un exemple de la façon dont on peut fixer ce réservoir dans une en ceinte donnée, par exemple, sur le distribu- ieur d'un(-. locomotive à surchauffe.
La tige creuse 16, qui est traversée par ie col du réservoir. est monté sur le distribu teur de vapeur à l'aide d'un raccord consti tué par un écrou 18 comportant deux file tages à ses extrémités, l'un de ces filetages permet la fixation (le l'ensemble sur l'enve loppe du distributeur et l'autre reçoit un chapeau 21 qui applique un épaulement 19 de la tige creuse contre un joint 19a placé entre cet épaulement et le fond 18a de l'é crou 18.
Un joint à bague analogue est disposé entre un retrait 23 formé par la partie creuse de la tige 16 et un chapeau creux \20, vissé dans l'extrémité externe de cette tige; ce ,joint empêche la vapeur de s'échapper à l'ex térieur en passant autour de la tige dudit réservoir. L'épaulement 19 clé la tige creuse 16 maintient celle-ci dans une position invaria ble par le serrage du chapeau 21; quant au réservoir, il est maintenu à l'intérieur du dis tributeur par les bords 22 du canal percé dans la tige 16 et par les parois ajourées de l'évasement intérieur de cette tige, ces pa rois étant recourbées de façon à. enserrer l'ex trémité dudit réservoir.
On obtient une fixation tout à fait invariable et absolument étanche.