Dispositif combinant les indications fournies par plusieurs compteurs. L'invention a pour objet un dispositif combinant les indications fournies par plu sieurs compteurs en vue de donner, par le jeu d'engrenages, le résultat d'une opération algébrique sur les facteurs considérés, carac térisé en ce que chacun des facteurs est tout d'aboH transformé en une rotation propor tionnelle<B>à</B> son logarithme au moyen de deux cames roulantes, l'une menante, l'autre menée, lesquelles sont dentées sur leur pourtour et de profil tel qu'une rotation complète des cames corresponde<B>à</B> une variation du fac teur considéré dans la proportion de<B>1 à 10,</B> c'est-à-dire de<B>1 à 10,</B> puis de<B>10 à 100,</B> puis de 100 <B>à</B> 1000,
etc.
Le dessin annexé montre,<B>à</B> titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention<B>:</B> Fig. <B>1</B> est une vue schématique des cour bes roulantes permettant d'obtenir une rota tion proportionnelle au logarithme du nom bre considéré<B>;</B> Fig. 2 montre l'application des courbes roulantes<B>à</B> un appareil indicateur de la vitesse moyenne d'Lin véhicule.
Pour passer dun nombre donné<B>à</B> une rotation proportionnelle au logarithme de ce nombre, on utilise deux cames roulante-s den tées H et H' (fig. <B>1)</B> de profils tels que chaque came tourne de<B>0 à 360 "</B> pour une variation du<B>,</B> facteur considéré, temps ou espace, par exemple, dans le rapport de<B>1 à 10.</B>
Les cames menante et menée H et<B>Y</B> sont conjuguées de façon telle que lorsque H tourne d'un angle #9, R' tourne d'un angle a) défini par la relation: ( <B><I>=</I></B><I> K</I> log. #o, <I>K</I> étant une constante. La came -H n'est pas d'une seule pièce-, en effet, dans le contact au voisinage du point h, le contact arrive également en h' simultanément. Pendant une fraction<B>de</B> tour, du fait que la raison de l'en train ement n'est pas la même pour ces deux points h<I>et h',</I> on risque le blocage ou la rupture des den tures en prise.
Pour éviter ces risques on rend inopérant le contact en<B>h</B> en découpant un secteur<B>1</B> dans la came H; ce secteur étant mobile entre une butée i et un ressort i' (fig. <B><I>').</I></B>
Tant que la came H (tournant dans le sens de la flèche), entraîne R' par l'intermé diaire des dents situées au voisinage de<I>h,</I> la réaction de la came _H' applique le sec teur<B>1</B> sur la butée i et ce secteur fait ainsi corps avec l'ensemble de la came -H.
Lorsqu'au contraire les dents de la came H situées au voisinage de Y entrent en prise avec celles de la came H', le secteur<B>1</B> tend .à être écarté de la butée i, en tournant autour de l'axe<B>0'</B> et en comprimant le res sort i'.
Le déplacement du secteur<B>1</B> peut être limité par une butée placée suffisamment loin. Son retour<B>à</B> sa position de départ est assuré par un ressort i' fixé sur la roue H.
<I>Réalisation</I> dun <I>appareil indicateur de vitesse</I> <I>moyenne.</I> On utilise un premier jeu de cames iden tiques: Hi, H'i pour transformer les espaces parcourus<B>A,,</B> en leurs logarithmes et un second jeu H2, H'2 pour les temps At.
Les cames primaires Hi, H2 seront me nées respectivement par une transmission flexible branchée sur la transmission générale de la voiture et par un mouvement d'hor logerie.
La différence des angles obtenus w<I>et</I> w' proportionnels aux logarithmes des espaces <B><U>/\,</U></B> et des temps At est réalisée mécanique ment et<B>à</B> la facon connue, au moyen d'un différentiel droit (raison égale<B>à</B> l'unité) dont les planétaires Vi et V2 sont mus respecti vement par les cames secondaires B', et #W2 et dont le châssis<B>8</B> portant les satellites TV et W tourne d'un angle
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Mais tel qu'il vient d'être décrit,
le dis positif présenterait l'inconvénient de ne don ner d'indications précises et comparables que pour de mêmes ordres de grandeur des quan tités mesurées<B>A,,,</B> At. Si, par exemple, le maximum indiquable est de<B>1000</B> km, on n'aura aucune précision tant qu'on n'aura pas parcouru plusieurs kilomètres.
Pour obvier<B>à</B> cet inconvénient, le mode de commande des cames primaires Hi, <I>H2</I> est tel que l'appareil indicateur de vitesse moyenne fournisse des indications qui soient comparables comme précision pour des varia tions extrêmes des facteurs en jeu A# et É## t, par exemple de l'ordre de<B>101,</B> si l'on désire avoir des indications précises pour des espa ces variant de<B>1</B> m<B>à 1000</B> km et des temps variant de<B>0,001</B> h. (3,6 secondes)<B>à 1000</B> h.
Dans ce qui va suivre, on envisagera le dispositif concernant le & espaces<B>A,,,</B> mais il est évident que celui concernant les temps serait identique.
On divise l'espace envisagé en six inter valles:<B>1 à 10</B> m,<B>10 à 100</B> m,<B>100</B> m<B>à</B> <B>1 km, 1 à</B> 10 <B>km, 10 à</B> 100 <B>km,</B> 100 <B>à</B> <B>1000</B> km. Dans chaque intervalle, le loga rithme décimal varie de semblable manière quant<B>à</B> la partie décimale, seule la partie entière varie d'une unité d'un intervalle<B>à</B> l'autre. On a vu d'autre part que les cames -Hi et B', en prise font un tour complet lorsque l'espace<B><U>A,</U></B> varie dans le rapport de <B>1 à 10:</B> c'est-à-dire depuis la limite inférieure d'un intervalle jusqu'à la limite supérieure du même intervalle.
Un tour complet de Hi et de ]Pi corres pond donc<B>à</B> une augmentation d'une unité de la partie entière de logarithme de A#, que<B><U>A.</U></B> soit passé de<B>1 à 10</B> m ou de<B>10</B> <B>à 100</B> M, etc.
On comprend donc que l'entrainement de Hi doit être dix fois moins rapide au second tour qu'au premier, etc. Pour parvenir<B>à</B> ce résultat, entre le flexible R' branché sur la transmission de ]a voiture et donnant<B><U>A,,</U></B> et la came primaire Hi, on intercale un méca nisme totalisateur<B>à</B> plusieurs trains d'engre nages; ce mécanisme comportera, dans le cas envisagé, six jeux d'engrenages correspondant aux six décades envisagées.
Chaque jeu d'engrenage comporte une roue principale Di, <B><I>D2</I> ... D6.</B> La première roue Dt est entraînée directement par le flexible<B>B'</B> et chacune des suivantes est en traînée par celle qui précède, par l'intermé diaire d'un cliquet Ji, <B><I>J2</I> ...<I>J6</I></B> et d'un train d'engrenages réducteur de raison
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Quand la voiture parcourt<B>10</B> ni, Di fait un tour,<B>D2</B> fait
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<B><I>D6</I></B>
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tour.
Les six roues principales<B>D</B> sont suscep tibles d'engrener avec six roues intermédiaires <I>FI,</I> F2 <B>...</B> F6 toutes calées sur un même arbre<B>E</B> et dentées sur
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seulement de leur circonférence, les dentures étant décalées de
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de tour d'une roue<B>à</B> la suivante.
Enfin, l'arbre intermédiaire E actionne la came Ri par '.'intermédiaire d'un train d'en grenages<B>G</B> multipliant le mouvement par<B>6.</B>
Au début Di et<B>Fi.</B> sont en prise, l'espace variant de<B>1 à 10</B> ni <B>;</B> Di fait<B>-
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</B> de tour, FI (donc E, donc 61) fait
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de tour, Hi fait un tour.
L'engrènement entre Di et Fi cesse alors et D? et F2 viennent-en prise,- pendant que l'espace augmente de<B>10 à - 100</B> m,<B>D2</B> fait
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<B>de</B> tour (car il a<B>déjà</B> fait de tour
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pendant la période précédente) -et F2 fait
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de tour ainsi que E et que<B>0,</B> Hi fait un second tour, etc.
<B>On</B> voit donc que les roues Di, D? <B>...<I>D6</I></B> ne travaillent jamais que pendant
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de tour, le rapport des circonférences de Di et de<I>Fi,</I> de<B>D2</B> et F2, etc. devra donc être tel que:
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Finalement, avec un mécanisme totalisa teur, tel que décrit, comportant six jeux d'engrenages pour six décades, l'arbre inter médiaire<B>E</B> fait un tour complet lorsque passe de<B>1 à 1000</B> km.
Il est évident, du reste, qu'on pourrait disposer différemment les intervalles et le rapport d'entraînement entre l'arbre intermé diaire et la came Hi, pourvu que celle-ci soit appropriée.
La remise<B>à</B> zéro s'effeCtLiera en faisant achever aux arbres intermédiaires des méca nismes totalisateurs, les tours commencés, et ceci grâce aux cliquets Ji, <B><I>J2,</I></B> J3 <B>...</B> inter posés dans les mécanismes totalisateurs. On voit que l'indication de départ du dispositif indicateur de vitesse moyenne sera de
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soit de<B>1</B> km-heure pour la vitesse moyenne.
Deplus, le tambour entraîné parle chàssis S du différentiel fera un tour complet lorsque la vitesse moyenne atteindra<B>100</B> km<B>à</B> l'heure.
Enfin, on aurait une erreur initiale due au point de départ de la voiture et du mon- vement d'horlogerie<B>à 0</B> km et<B>0</B> h.,<B>1</B> e compteur ne marquant qu'à partir de<B>0,001</B> km et<B>0,001</B> h., du fait qu'on ne peut tra duire mécaniquement le logarithme de zéro.
Afin d'éliminer cette erreur, on prévoit un retard dans la remise<B>à</B> zéro de l'arbre intermédiaire, ce retard étant de '/54 de tour
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Pour assurer le mouvement cor rect de ce '/54 de tour, la première roue intermédiaire Fi porte une denture supplé mentaire Sur '/54 de sa circonférence; lorsque l'espace varie de<B>0 à 1</B> m et le temps de <B>0 à 0,001</B> h., soit<B>3,6</B> secondes, les retards de '/54 se trouvant annulés, et c'est<B>à</B> ce moment que l'appareil commence<B>à</B> marquer.
On a vu que le point de départ des indi cations est de<B>1</B> km-heure, mais ceci n'em pêche pas que les indications puissent des cendre au-dessous de<B>1</B> km. En effet, dans le cas d'un arrêt prolongé, le mécanisme d'horlogerie continue<B>à</B> entraîner indéfiniment le tambour du différentiel dans le même sens.
Il en résulte que lors d'un nouveau départ, on devra remettre l'appareil<B>à</B> zéro au mo ment du départ seulement. Pratiquement, l'appareil a sa place entre un compteur indicateur de vitesse et une montre. Ces trois appareils peuvent être réunis dans -le même boîtier, ne comporter qu'un seul flexible de commande- et qu'un mouvement d'horlogerie, et indiquer sur le môme cadran, d'une part, la vitesse instan tanée et l'heure, et, d'autre part, la vitesse moyenne entre deux indicateurs totalisateurs partiels kilométrique et horaire.
Il va sans dire que l'invention ne saurait être limitée<B>à</B> sa seule application au calcul de la vitesse moyenne d'un véhicule, toutes opérations résolubles par logarithmes étant réalisables par<B>le</B> dispositif qui vient d'être décrit.
Si un facteur doit être *élevé <B>à</B> une puis sance<B>r,</B> rien ne sera plus simple que de multiplier la rotation de la came secon daire LI', rotation proportionnelle au loga rithme de ce facteur, par un train d'engre nages de raison r. Il sera ainsi possible de réaliser mécaniquement le quotient ou le pro duit de deux expressions de la forme<B>NI'</B> lorsque chacun des facteurs<B>N</B> varie.