Boucharde pour le travail de la pierre, marbre, granit, grès, etc. Les bouchardes utilisées jusqu'à ce jour, et constituées par une molette creuse présen tant une denture sur sa périphérie, -sont en gagées avec un certain jeu sur un axe leur servant de support. Ces bouchardes n'ont ja= mais pu donner de résultats satisfaisants. En effet, au cours du travail, les chocs r6pé- tés du marteau, qui se transmettent sur cet axe, par la monture, ne peuvent- se répercuter sur la boucharde et sur la surface à travail ler que par une surface de contact. réduite à.
la ligne .de tangence de cet axe et de son logement dans la molette, ce qui entraîne une perte de puissance, des vibrations- et un mauvais travail.
De plus, l'obligation; au cours du travail, de maintenir la monture légèrement inclinée, aggrave encore cet inconvénient et ne permet pas de maintenir la boucharde en contact per manent avec la surface à travailler.
L'objet de la présente invention, qui a pour but d'obvier à ces inconvénients, est ca ractérisé par une molette rotative solidaire de deux épaulements >cylindriques, et par deux logements demi-cylindriques ménagés dans la monture pour recevoir lesdits épau lements, ceux-ci étant maintenus en contact avec eux au moyen de ressorts. Ce contact peut être obtenu soit par les branches cin trées d'un ressort en<B>U,</B> soit par des brides pivotantes. La monture peut être prolongée par une poignée.
Dans le cas de grandes sur faces à travailler et pour des travaux gros siers nécessitant un marteau de gïancle puis sance, la monture peut être coudée de façon à. venir prendre appui par l'intermédiaire d'un galet souple, par exemple en caoutchouc durci, sur la pierre à travailler, à l'arrière de la boucharde dans le sens du déplacement de l'appareil; ce point d'appui, en combi naison avec celui donné par la boucharrk elle-même concourt à l'obtention d'une sta bilité parfaite.
D'autre part, la monture peut présenter un trou conique destiné à, recevoir une queue ou un mandrin interchangeable, de façon à, pouvoir permettre l'adaptation à un même appareil de tous types de marteaux. Enfin, la monture peut être légèrement inclinée sur la verticale, de façon que l'ac tion du marteau pneumatique ou électrique soit moins brutale et concourre à l'avance ment de l'appareil.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, trois formes d'exécution de l'ob jet de l'invention, et une variante.
Fia. 1 est une vue de face en élévation de la première et de sa monture en coupe par tielle, suivant I-I de la fia. 2; Fia. 2 en est une vue de côté; Fia. 3 est une vue en coupe suivant 3-3 (le la fia. 4 du ressort en forme de<B>U;</B> Fia. 4 représente ce ressort développé, avant montage; Fia. 5 et 6 montrent une seconde-forme d'exécution d'une boucharde à brides pivo tantes; Fia. 7 montre la troisième forme avec poignée coudée et point d'appui à l'arrière; Fia. 8 en est une variante plus particu lièrement applicable au bouchardage des grandes surfaces.
La boucharde décrite aux fia. 1 à 4 est constituée par une molette rotative a dont la périphérie -est munie d'une denture b, et qui présente sur chacune de ses joues un épaule ment cylindrique c. La monture d de cette boucharde est en forme de fourche, dont cha cune des branches e présente un logement demi-cylindrique f , de même diamètre que l'épaulement c qu'il est destiné à recevoir.
Chacun de ces deux logements est fermé en partie par les branches g d'un ressort lr, primitivement en forme de<B>U</B> (fia. 4), qui sont incurvées à leurs extrémités h et que l'on a pliées suivant les lignes x, y (fia. 4). Ce ressort coudé est encastré dans la monture <I>d</I> et fixé par des rivets<I>i</I> dans une rainure ou saignée j pratiquée à la base des branches de la monture d.
Cette monture est prolongée par une poi gnée l et par un emmanchement Ira pour un marteau pneumatique ou électrique.
Pour utiliser cette boucharde, il suffit de la déplacer à la main, en la maintenant ap- pliquée contre la surface à travailler, de fa çon à faire tourner la molette a dont les dents b s'impriment à leur passage.
Les branches g du ressort 7c maintien nent par leur extrémité incurvée Fa, les 6pau- lements c toujours en contact avec le fond de leur logement f supprimant ainsi tout jeu. Ce ressort permet, d'autre part, de remplacer en quelques secondes une molette par une au tre, opération absolument nécessaire suivant le bouchardage que l'on désire obtenir.
Enfin,_le-montage spécial de ces ressorts 1e laisse aux branches g le maximum d'élas ticité, sans qu'aucune flexion et effort se produise sur les rivets de fixation, qui ne servent qu'à éviter que le ressort ne se dé gage .de son logement f.
On a représenté aux fia. 5 et 6 une autre forme d'exécution du dispositif d'emprison nement des épaulements cylindriques c dais leur logement demi-cilindrique f. Dans ces figures, chaque ressort en<B>U</B> fixe 1c à bran ches incurvées g est remplacé par une bride 2 susceptible de pivoter clans la pièce d, comme le montre la partie droite du dessin, pour li bérer les épaulements c.
Au lieu d'être droite comme dans les fia. 1 à 6 pour les travaux délicats de fini tion ou le travail du marbre, la poignée 1 sera de préférence coudée pour les travaux plus grossïers nécessitant un marteau de plus grande puissance, de façon à venir par l'in termédiaire d'un galet 3 en matière tendre, en caoutchouc, par exemple, prendre appui sur la pierre travaillée t à l'arrière de la bou charde a dans le sens de la marche (fia. 7).
Dans cette forme d'exécution, la monture d est munie d'un .emmanchement conique 5 des tiné à recevoir une queue ou mandrin 6 dont le profil. de son extrémité 7 sera adapté au type de marteau employé. On peut donc, par le simple changement de ce mandrin 6, adap ter la boucharde à n'importe quel genre de marteau. Enfin, l'attaque de celui-ci n'étant pas perpendiculaire à la surface à travailler t, mais légèrement inclinée, le choc se trouve être moins brutal et en outre concourt à l'a vancement de l'appareil.
Dans la variante représentée -en fig. 8, on a montré une boucharde destinée à travail ler les grandes surfaces et au moyen de la quelle on peut aller et venir alternativement sur la pierre sans la retourner, tout en ayant toujours un point d'appui situé à l'aTrière dans le sens de la machine.
Dans cette variante, la monture d est ac couplée à un marteau pneumatique n par un ressort o les maintenant en contact perma nent. Le marteau muni de son tuyau d'arri vée d'air p est fixé par une bride et des bras q sur un levier de man#uvre r qui permet, à l'aide d'une poignée s, de conduire l'outil le long du bloc à travailler, le poids dudit levier et du marteau remplaçant alors la pression à la main.
Pour permettre le déplacement de la bou charde dans le sens latéral, afin de prendre une nouvelle direction de travail, sans arrê ter le marteau et sans que la boucharde ne touche la, pierre, et pour avoir constamment un point d'appui à l'arrière dans le sens de la marche, le levier r porte deux petits galets za et<I>v</I> disposés l'un à l'avant et l'autre à l'arrière.
Un guide w empêche la boucharde de tourner autour de l'axe de son emmanche- ment iii..
La boucharde pourrait être, dans chaque formc d'exécution, munie d'un marteau pneu matinue ou électriaue.