Appareil manométrique pour l'observation ou la mesure de pressions oscillantes. L'invention se rapporte à un appareil manométrique du genre,deceux utilisés pour l'observation ou la mesure -de pressions oscil lantes, dont la valeur moyenne est variable, et plus spécialement -de ceux utilisés pour l'observation ou la mesure de la pression ar térielle dénommés sphygmographes ou sphygmomanomètres.
L'appareil manométrique, objet de l'in vention, comporte deux 4capacités ou enceintes ayant au moins une paroi commune défor- mable et dont l'une -est constituée par une capsule manométrique, -ces deux enceintes étant lors -de l'emploi de l'appareil -d'abord soumises à l'aide d'une pompe à une pression supérieure à la pression moyenne,des oscilla tions à.
étudier qui agissent sur un organe élastique disposé pour pouvoir transmettre, par l'intermédiaire -d'un conduit, l'action de celles-ci à la capsule manométrique, puis étant amenées,<B>à</B> l'aide d'un organe déten deur, à une pression voisine de cette pression moyenne, après quoi elles sont isolées d'une de d'autre à l'aide d'un organe séparateur pour mettre en évidence les pressions diffé rentielles dues aux oscillations et il se carac térise .par le fait que des susdits pompe et or ganes détendeur -et séparateur, sont enclen- ûhés,
Tes uns aux autres, .de sorte qu'il soit impossible -de soumettre séparément d'une seulement des susdites enceintes à l'action de la pompe ou ià,celle de l'organe,détendeur, -ce qui empêche toute fausse manoeuvre et évite ainsi la détérioration de la membrane élasti que de .la -capsule manométrique.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de l'objet,de l'invention.
La fig. 1 montre schématiquement un sphygmomanomètre, ainsi que les tubes con duisant au brassard; La fig. .2 montre un autre sphygnomano- mètrecomportant un brassard à @deux poches; Les fig. 3 et 4 montrent, respectivement en élévation et en coupe partielle, un sphyg- momanomètre, le brassard et files tubes y con duisant étant supposés enlevés;
Les fig. 5 et 6 montrent, respectivement en coupe .suivant 5-5 -de .la fig. 6, et 6-6 de la fig. 5, les organes détendeur et -s6para- teur comportés par l'appareil des fig. 3 et 4; Les fig. 7, 8 et 9 montrent, respective ment, en coupe suivant 7-7 -de la fig. 8, 8-8 et 9-9 -de la fig. 7, une autre construc tion deces mêmes organes;
La fig. 10, enfin, montre schématique- ,ment, un autre sphygmomanomètre ainsi -que les tubes conduisant au brassard.
L'appareil représenté à la fig. 1, com porte une première enceinte -constituée par un boîtier étanche a reliée à un manomètre ordi naire b, indiquant ià chaque instant la pres sion régnant dans ledit boîtier, une .deuxième enceinte c constituée par une capsule mano métrique, les déformations de ladite capsule se transmettant à une aiguille d.
Deux canalisations, constituées par des tu bes souples, relient l'une e le boîtier a à une pompe e', constituée par une poire, l'autre f la capsule c à l'intérieur d'une poche élasti que f1 ménagée dans un brassard g ,destiné à être passé, par exemple, autour -du 'bras du sujet à étudier.
Un conduit la relie la capacité du boîtier a à celle de la capsule c, ce conduit ayant ses extrémités reliées aux ajutages e et f <I> </I> des tubes e et f. i et j ,désignent des or ganes détendeur et séparateur, respective ment qui sont ordinairement montés d'une façon indépendante, le détendeur i étant, par exemple;
relié directement au boîtier a, et le séparateur j étant établi en un point quel conque -du conduit<I>la,</I> disposition d'où il peut résulter que si, par inadvertance, on fait agir ces deux organes en :même temps, l'une des deux enceintes peut être, indépendamment de l'autre, soit mise -en @communication avec l'at mosphère, soit soumise à la pression de la pompe, ce qui peut avoir pour effet -de pro voquer une déformation permanente de la capsule c.
L'appareil représenté à la fig. 1 ne présente pas cet inconvénient, les -deux or ganes i et j, ainsi que d'ailleurs la pompe e' étant établis de manière telle que l'on ne puisse ni mettre l'une seulement des deux en ceintes en communication avec l'échappement ou avec la pompe, lorsque le séparateur a supprimé la communication entre ces deux mêmes enceintes., ni davantage, lorsque les deux enceintes sont @en communication avec l'échappement -ou avec la pompe, faire fonc tionner le séparateur, sans supprimer en même temps ladite communication vers les deux enceintes. .
A cet effet, on a, -de préférence, recours à un organe unique qui est disposé, par exem ple, au point de jonction -entre le conduit It et l'ajutage e , :ledit organe pouvant consister en une clé<I>le</I> susceptible de tourner dans son boisseau 1,comme on peut voir au dessin.
La clé<B>le</B> et son boisseau I comportent un système de conduits et de lumières destiné à établir, lorsque désiré, une communication entre les deux enceintes, d'une part, et la pompe cl ou l'organe détendeur i, d'autre part, .lesdits conduits, de plus, étant situés @de telle façon, qu'aucune position de -la clé ne puisse per mettre une communication séparée entre l'une des enceintes et la pompe ou l'organe déten deur.
A cet effet, la pompe e' -et l'organe @dé- tendeur i peuvent être montés sur le même tube e aboutissant à une .lumière ne' du bois seau l (fig. 1 et 2), ou bien l'organe déten- deur i ,peut être monté ,sur un conduit spé- icial (fig. 3 à 9) pouvant soit communiquer avec une autre lumière ,du boisseau 1, soit encore être ,
creusé à Vintérieur de la clé et être relié avec les passages comportés par la- ,dite -clé. Dans. le premier cas, la clé<B>le</B> com porte un nombre de passage au .moins égal à trois, et de préférence disposés à, angle droit les uns par rapport aux autres, -ces passages <I>m,</I> n, <I>p</I> étant agencés @de, manière ià établir, lorsque désiré, la communication entre des lumières m , 7a , p , ménagées dans le bois seau l et reliées,
respectivement, au tube e comprenant sur son parcours la pompe e1 et l'organe détendeur i, au. conduit lz, et à l'aju tage e .
L'organe détendeur i peut être cons- titué de toute manière appropriée, par exem ple par une vis à. pointeau, ou encore par une vis à conduit latéral. De préférence, la clé présente un qua trième passage q (fig. 2) que l'on utilise avantageusement dans le cas où. le brassard !i comprend deux poches<I>f 1,</I> f û, le boisseau<I>l</I> comportant alors une quatrième lumière q ,
reliée à la poche f2 par un tube q2.
On voit que, de toute façon, on réalise, dans la position de la clé indiquée en trait plein sur les fig. 1 et 2, la communication entre les; deux enceintes a et c, d'une part, et la pompe el ou l'organe détendeur i, d'au tre part, :et -que, au contraire, pour toute au tre position (par exemple celle indiquée en pointillé), la clé agit d'abord comme sépara teur, pour permettre la lecture des pressions différentielles, c\t, :
de plus, comme organe en- clencheur, empêchant toute communication entre l'une @quelconque des enceintes, d'une part, et la pompe ou l'organe -détendeur, -d'au tre part.
Enfin, dans le cas de la fig. 2 et dans cette même position en pointillé, la clé k agit, de plus, comme séparateur vis-à-vis de la poche, :qu'il est indispensable de :séparer à la fois du boitier et de la capsule pendant les lectures.
Dans l'appareil représenté aux fig. 3 et 1., appareil établi pour pouvoir utiliser un brassard à. deux poches, l'organe détendeur (fig. 5 et 6) est monté sur un conduit spécial ii aboutissant à un :
canal i2 creusé à l'inté rieur de la,clé, et communiquant ainsi avec les passages 7n, ri., <I>p,</I> q. L'organe détendeur lui-même est constitué par une vis i dans la quelle est,creusée une fente i3 suivant une gé nératrice, l'étanchéité de ladite vis,
au mo ment de la fermeture étant obtenue à l'aide d'une rondelle de cuir i4. La vis<I>i</I> est montée ü. l'extrémité d'un doigt i' soudé à la clé ou venu de fonte avec :celle-ci.
On conçoit qu'alors, en prenant seule ment avec deux doigts<B>19,</B> vis i, on peut à la fois manoeuvrer cette vis, et faire tourner la clé qui fonctionne absolument de la même manière que dans le cars des fig. 1 et 2. 11, 1= :désignent des butées destinées à limiter la course du doigt i', puisqu'il suffit que la clé tourne de 45 .degrés., entre ses deux positions extrêmes.
Dans l'organe .détendeur représenté aux fig. 7 à 9, la clé k présente quatre passages -iic, ra, <I>p,</I> q et un canal central i2, qui, au lieu de :conduire à une vis d'échappement i, com munique par une lumière k avec la surface -de la clé.
De plus, le boisseau présente une lumière supplémentaire l3 communiquant avec l'atmosphère par un conduit l°, cette dernière lumière étant disposée de telle façon qu'elle puisse venir, en .regard de la lu mière k , dans une position .de la clé, indi- qu6e à -la fig 7, et pour laquelle la commu nication est établie entre les eux enceintes.
Pour ce qui est de la :communication avec la pompe el, on peut soit l'établir de la ma nière déjà indiquée, soit l'établir à l'aide du canal i' à d'une lumière l ménagée dans le boisseau l et propre à venir en regard de la lumière 7c dudit ,canal.
Quelle que soit la 'disposition adoptée, il existe trois positions intéressantes de la. clé. l'une correspondant à l'échappement, une deuxième correspondant au pompage et fai sant un angle & 90 avec la. première, enfin une troisième pouvant être constituée par tourte position intermédiaire et réalisant la sé- parartion.
Le sphygmomanomètre représenté à la fig. 10 n'a pas, comme il a :été supposé jus qu'à présent, qu'un seul organe séparateur, tel que la ,clé k, situé au point -de jonction entre le conduit la et le tube c, mais deux or ganes obturateurs 31, j2, qui peuvent être identiques, l'un. ,commandant le conduit la et l'autre le tube e.
La vis d'échappement est située sur le tube e et lesdits organes obtura teurs peuvent, bien entendu, dans le cas d'un brassard à ,deux poches, être conjugués avec un troisième assurant l'isolement -de la poche supplémentaire. Une biellette k1 est disposée pour :enclencher les mouvements des organes obturateurs f, j2 et leur permettre d'ouvrir ou d'obturer en même temps le conduit lz et le tube e.
Les organes obturateurs peuvent être établis-le toute manière appropriée, par exemple, soit à l'aide de robinets à clé, au quel cas on pourrait encore, avantageuse ment, au lieu de monter la vis i sur le tube e, la combiner à l'un des deux robinets, d'une manière analogue à celle ,décrite aux fig. 5 à 9, soit encore à l'aide de moyens permettant l'écrasement simultané de deux parties élasti ques comportées respectivement par le -con duit h et le tube e.
Quelle que soit la forme d'exécution du sphygmomanomètre suivant l'invention, le fonctionnement a été suffisamment indiqué pour qu'il soit inutile d'insister davantage à son sujet. Ce sphygmomanomètre présente sur les appareils -de ce genre déjà existants, de nombreux avantages, notamment celui d'une manipulation très facile, particulière ment dans le cas d'un séparateur à clé uni que (fig. 1 à 9),,ce séparateur se manipulant avec deux doigts sans aucune fatigue,
ainsi qu'il est bien visible sur la fig. 3 qui montre un sphygmomanomètre ,comportant un organe séparateur enclencheur tel que décrit en re gard des fig. 5 et 6. Un autre avantage est celui d'une parfaite sécurité, la capsule ma- nométrique ne pouvant, en aucun cas, être soumise à des pressions ou dépressions brus ques, la mettant en danger, et, par consé- ruent, une précision très grande de ces ap pareils est assurée.
Dans le -cas où l'on voudrait avoir une précision encore plus grande, on pourrait .d'ailleurs avantageusement prévoir des moyens propres à permettre de ramener, en regard de la graduation correspondant<B>à</B> sa, position neutre, l'aigu fille d actionnée par la capsule anéroïde -et cela, par exemple, lorsque les indications de cette aiguille ont été faus sées par suite d'un choc, ou de l'arrachement du tube f.
Pour réaliser lesdits moyens, l'une des articulations e @du levier actionnant l'ai guille d -est monté à l'extrémité d'un levier auxiliaire articulé s2 sur lequel est fixé un doigt s' qui s'appuie -constamment sur une vis t, sous l'effet d'un ressort -de rappel L1. On conçoit donc qu'en vissant plus ou moins la vis t sur son support on peut faire varier la position du levier s2 et, par suite, régler l'aiguille d.
Un trou z4 est ménagé dans le boîtier a, en un endroit approprié par lequel trou on peut introduire un petit tournevis pour effectuer cette opération de réglage. Ce trou est normalement fermé par une vis z avec garniture d'étanchéité<B>y.</B>
Dans le cas où l'on ,désire procéder à l'é tude de la pression artérielle à l'aide d'un brassard ayant au moins deux poches élasti ques situées l'une à côté -de l'autre sur le membre idu patient, il est avantageux d'éta blir entre l'organe séparateur et l'une des po ches, un distributeur permettant -de faire coagir, .de différentes manières, les deux po ches, suivant la nature -des expériences à. ef- sfectuer. Ce distributeur est préférablement constitué de la manière indiquée .sch:
émati- quement à la fig. 2, c'est-à-dire par un robi net à trois directions, dont la -clé r peut occu per trois positions différentes, telles que. dans la. première position (en traits pleins), la poche f2 soit reliée au conduit h pair l'in termédiaire de la ,clé le, permettant à la.
poche f 1 seule ide transmettre à l'appareil sphyb no- manomètre les indications, dans la deuxième position, les,deux poches soient réunies entre elles, et agissent à la manière d'une seule dans la troisième position, enfin, la poche f= puisse hêtre complètement isolée.
Selon une autre construction,de sphygmo- manomètre, en particulier des appareils com- portant un manomètre dont la graduation s'é tend à partir de zéro dans un seul sens, ma nomètres dans lesquels on a en général re cours à une butée pour arrêter l'aiguille au zéro, ladite 'butée est supprimée et on a re- @cours à un dispositif permettant, lorsque né cessaire, la remise au zéro de l'aiguille du manomètre.
C'est ainsi que, dans l'appareil décrit, le cadran ,du manomètre b peut être monté de manière que l'on puisse amener son zéro sous l'aiguille dans sa position rde repos. On pourrait aussi, dans le même but, prévoir, entre l@aib fille et la capsule 4udit mano mètre, un dispositif analogue à celui venant d'être décrit pour la remise à sa position neu- tre,de l'aiguille d.
Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à celles de ses for mes d'exécution, non plus qu'à ,ceux des mo des de réalisation de ses diverses parties ayant été plus particulièrement indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les varian tes.