CH153253A - Procédé de traitement des métaux et alliages en vue d'obtenir une modification de leur état cristallin. - Google Patents

Procédé de traitement des métaux et alliages en vue d'obtenir une modification de leur état cristallin.

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CH153253A
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vibrations
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Mahoux Societe D Expl Procedes
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Soc D Expl Des Procedes Mahoux
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  • Solid-Phase Diffusion Into Metallic Material Surfaces (AREA)

Description


  Procédé de     traitement    des métaux et alliages en vue     d'obtenir    une     modification    de       leur    état cristallin.    La présenta     invention    est relative au trai  tement des     métaux,et        aâliages    et     notamment     des aciers et autres     alliages    ferreux,

   en vue       d'obtenir    une     modification    de l'état cristal  lin du métal accompagnée     éventuellement     d'un -durcissement superficiel par formation  dans la     couche        extérieure    d'une combinaison  dure     quelconque    ferreuse ou     autre        (nitrure    de  fer,     carbure    de fer, mélange de     nitrure    et  carbure, etc.).  



  On a découvert ce phénomène remarqua  ble que, si l'on engendre dans des     métaux    et  alliages et notamment des aciers et autres  alliages ferreux des vibrations     mécaniques     ayant la fréquence des     ultra-.sons,    on modifie  l'état structural .du métal ou de     l'alliage.    Ceci       reste    vrai quelle que soit la température à  laquelle on opère,     bien.    qu'une augmentation  de     température    semble accélérer la     modifi-          eation    de l'état     structural.        Danse    le cas.

   des  aciers en     particulier,    il est     possible    d'opérer    à une température inférieure à. leur point de  transformation le plus: bas.  



  A ces     vibrations    mécaniques de fréquence  ultrasonore, ou     ultrasons    proprement dits,       obtenues    par quelque moyen que ce soit et qui  parcourent le corps à traiter, on peut adjoin  dre des oscillations électriques de fréquence       ultra-soînore    également, que l'on fait aussi  parcourir le corps à traiter.  



  D'autre part, si le traitement s'effectue  en présence d'un agent de     durcissement    (car  bone, azote, etc.), on     constate    que l'agent de  durcissement     s'incorpore    au métal pour pro  duire un durcissement de la couche     super-          ,ficielle.     



  Pour     obtenir    sur .des pièces d'acier une  couche superficielle de grande .dureté, on  peut actuellement procéder soit par cémen  tation, soit par nitruration.  



  Dans les procédés actuels -de cémenta  tion, celle-ci s'effectue à     haute    température      et elle est obligatoirement accompagnée de  la trempe de la pièce cémentée. Il en résulte  des     déformations    qui, après cémentation,     né-          cessitent    un usinage sur une pièce très dif  ficile à travailler par suite de sa dureté su  perfieielle. De     plus,    la pièce reste sous ten  sion et l'on sait combien il est préférable de  conserver à l'acier les caractéristiques qu'il  possède après     revenu    (fragilité moindre).  



  Dans le     cas    de nitruration, cette opéra  tion nécessite par les procédés actuels, l'em  ploi d'aciers spéciaux ,d'un prix     relativement     élevé; de plus, l'opération est lente.  



  Dans le     cas    de l'acier, l'un des avantages  du procédé selon l'invention est de permettre  le traitement à une température plus basse  que celle de revenu maximum après trempe,       cette        température    laissant à l'acier ses quali  tés     mécaniques    les plus compatibles avec les  conditions usuelles -de travail dans les ma  chines.  



       Ires    pièces n'étant plus sujettes à des dé  formations peuvent donc être usinées avant  d'être durcies .superficiellement.  



  De plus,     dans    le cas de     cémentation    au       carbone    par le procédé suivant l'invention, le  carbone apporté peut se diffuser graduelle  ment de la surface vers l'intérieur en évitant  la tendance bien connue à l'écaillage,     pro-          iduite    par l'ancien procédé de cémentation.  



  Le procédé     permet,    en outre, d'obtenir le  durcissement superficiel dans une durée de  temps assez     faible.     



  D'autre part, les     vibrations    mécaniques et  oscillations électriques ont pour effet de mo  difier la structure -du     métal,    cette     modifica-          tion    ayant généralement pour résultat d'amé  liorer les     caractéristiques.    Ce fait se produit,  en particulier, sur les aciers     austénitiques.     



  Dans le     cas    où le     durcissement    -est ob  tenu     _    par incorporation d'azote, le procédé       permet        d'obtenir    une couche     superficielle    très  dure dans un temps relativement     court.     



  Les éléments durcissants ainsi incorporés  peuvent d'ailleurs provenir de     corps    solides,       liquides    ou gazeux. Le procédé     permet    éga  lement l'incorporation directe, ensemble ou  séparément, de corps solides, tels que bore,    aluminium, silicium et d'une façon générale  des métaux, métalloïdes, combinaisons ou al  liages     susceptibles    de conférer à l'échantillon  des     propriétés    spéciales telles que     l'inoxyda-          bilité.     



  Dans les cas exposés plus haut, il     z    a.  sous     l'action    des vibrations mécaniques, mi  gration -d'un ou plusieurs éléments, tels que  carbone, azote, etc. à partir de l'agent mo  dificateur ver: la pièce à traiter. Si, au  .contraire, on soumet à l'action des     vibra-          tioas    une pièce fortement carburée telle  qu'une     éprouvette    en fonte, entourée d'un  milieu non     carburé        tel    que de     la-    li  maille de fer doux, ou simplement un  courant d'air,

   le carbone se diffuse en par  tant de la pièce en fonte qui se trouve ainsi       décarburée    en .surface -et peut être     ensuit..    si  on le désire, durcie par un agent quelconque  de durcissement. Dans ces.     différents    cas, les  migrations moléculaires qui se produisent       sous    l'action des vibrations     paraissent    s'ef  fectuer dans le sens     correspondant    à un cer  tain équilibre physico-chimique entre la pièce  traitée et     1e    milieu qui     l'entoure.     



  Les     vibrations        mécamques    de fréquence  ultrasonore peuvent être     créées',        notamment     dans les armatures d'un     condensateur    par des       oscillations    électriques, .de même fréquence,  traversant ce condensateur et comme il sem  ble que de telles oscillations     électriques        in-          tervienn        ent    également pour favoriser le phé  nomène physique de diffusion, il sera avan  tageux de faire passer ces oscillations élec  triques dans la pièce à traiter formant avec  une autre pièce     métallique,

      un     co.adensateur     dont le     diélectrique    est constitué par une at  mosphère ou un milieu carburé, azoté ou au  tre.  



  L'invention vite également une installa  tion permettant l'application du procédé,  ainsi que le produit obtenu par ce     procédé.     



  Au dessin annexé, donné     uniquement    à  titre     d'exemple:     La fi-. 1 est     une    coupe schématique d'une  installation pour l'application du procédé se  lon l'invention, les vibrations mécaniques de  la fréquence des ultrasons étant produites           pax    une self     parcourue    par le courant oscil  lant d'un oscillateur     électrique,    et la tempé  rature     d'opération        étant        produite    par un four       électrique;

       La     fig.    2     représente    une     variantes    dans la  quelle les ondes ultrasonores sont     produites     par un condensateur parcouru par le courant  oscillant;  La     fig.    3 est une coupe verticale schéma  tique d'un     appareil    du type précédent, dans  lequel -l'une des armatures du     condensateur     ,est     constituée    par la pièce à traiter.  



  Dans     l'exemple        d'exécution    représenté à       la,        fig.    1, l'installation comporte un four  électrique 1; ce four pourrait     cependant    être       d'un,    type     quelconque    (four à .gaz, four à  bain -de métal, etc.). Il est chauffé par des       résistances    2.

   Dans ce four est placé un so  cle 3 en matière isolante, servant de support  à une boîte métallique 4, destinée à recevoir  la pièce 5 à traiter.     Cette    pièce 5, de forme  quelconque, en acier ou métal     ferreux,    par  exemple, -est maintenue dans     la    boîte par     .1'in-          termédiaire,d'une        tige        ,support    6. Coûte tige 6  'est maintenue elle-même par une     pièces    di  électrique 7, qui repose sur     la    boîte 4.

   Dans  le bas de cette boîte 4 débouche un tuyau  8 d'amenée de gaz; le départ de ce gaz a lieu  à la     partie    supérieure par<B>le</B> tuyau 9. De  préférence dans la boite 4 est     -disposé        concen-          triquement    à la pièce 5 à traiter, un tuyau  ou anneau métallique 10 en contact direct  avec la paroi métallique de la boîte 4, cet an  neau étant     destiné    à canaliser le gaz autour  de la pièce 5 à traiter.  



  L'installation est complétée par un dispo  sitif permettant la production dans la pièce  5 à traiter de     vibrations    de la fréquence des  ondes ultrasonores. Celles-ci peuvent .être  produites par l'un des procédés quelconques  connus, par     exemple    à l'aide d'un     oscillateur     classique     Hartley    21 (comme représenté), ou  ,d'un oscillateur à constante de temps, agis  sont sur les générateurs d'ultra-sons tels que  cristaux piézo-électriques,     dispositifs    électro  magnétiques ou à champ électrique, etc. Les  vibrations ultrasonores pourront également  être engendrées mécaniquement.

      Selon l'exemple d'exécution représenté à  la     fig.    1, la pièce 5 à traiter est reliée par l'in  termédiaire de sa tige-support 6 à un disque  métallique 11. Ce disque est fixé à la partie  inférieure d'un tube 12 en matière isolante  (bois ou matière réfractaire) à l'intérieur et       suivant    l'axe duquel est placée une bobine de       self-induction    13.  



       Cette    bobine     de.self    13 est reliée d'un côté  à un conducteur 14, qu'un commutateur 15  permet de mettre en liaison soit avec un con  ducteur 116 allant à la. terre, soit avec un con  ducteur 17 relié la pièce 5 à traiter. Dans ce       cas,    le retour à. la terre     s'effectue    par la pièce  5 formant armature de condensateur, l'inter  valle 18 compris entre cette pièce et le tube  10 formant diélectrique, le tube 10 formant  l'autre     armature    du condensateur, la boîte 4,  ,le     tuyeau    9 et un conducteur 19.  



  De l'autre côté, la self 13 est reliée par le  conducteur     20,à    l'oscillateur électrique.  



  Le     fonctionnement    est le suivant: l'éprou  vette étant     maintenue    à une température     con-          venable,    par exemple d'environ 480   C, on  met en marche l'oscillateur. Les courants  haute-fréquence parcourent la self 13 et vont  à la terre, par exemple, par le conducteur 16.  La self 13, sous     l'action    de ces courants, agit  sur la plaque 11, et celle-ci devient une géné  ratrice de vibrations mécaniques à haute fré  quence, dites     ultrasons.    Ces vibrations se       transmettent    à la pièce 5 à traiter.  



  On a découvert que ces vibrations mécani  ques de la fréquence des ultrasons, à une       température    de 480   C     environ,    agissent sur  la pièce en traitement pour en modifier l'état  cristallin et produire ainsi une amélioration  des caractéristiques de l'acier.  



  Si on désire effectuer un durcissement en  surface, il suffit, le     fonctionnement    restant le  même que ci-dessus, de faire parcourir     Pinté-          ,rieur    de la     caisse    4 par un courant d'un gaz       actif    (azote, ammoniac, gaz d'éclairage,  oxyde (le carbone,.     etc.)    ou par un mélange ou  combinaison de plusieurs de ces gaz.  



       On:    constate que l'opération de durcisse  ment     s'effectue    rapidement.      Grâce à l'inverseur 15     et,à    la connexion  17, on peut faire passer ;à la fois dans la  pièce 5 à traiter des ondes ultrasonores et des  oscillations électriques, le courant à     haute-          fréquence    issu de l'oscillateur allant à la terre  par le tube 9 et la connexion 19.  



  Pour mieux mettre en évidence l'intérêt  du procédé, on va décrire, ci-après, les résul  tats obtenus au cours d'une expérience réa  lisée avec une     installation    du type décrit     ci-          dessus    et représentée à la     fig.    1.  



  <I>Exemple</I>     r:     La pièce 5 à traiter était constituée par  un barreau cylindrique de dix millimètres de  diamètre en acier     nickel-chrome-molybdène,     dont la composition d'après l'analyse était  approximativement la     suivante:     
EMI0004.0011     
  
    Carbone <SEP> 0,35
<tb>  Chrome <SEP> 2,9
<tb>  Nickel <SEP> 3,5
<tb>  Molvbdène <SEP> 0,5       L'anneau 10 était disposé de manière que  l'intervalle 18 compris entre lui et le barreau       .5        frit    de cinq millimètres. Le gaz actif par  courant de bas en haut cet intervalle était  formé de cinq parties d'acétylène et d'une  partie de gaz d'éclairage.

   La pression dans le  circuit était de 3 à 5 centimètres d'eau, et le  débit d'environ 30     litres-heures    par un tube  de 10 millimètres de diamètre intérieur. La       température    du four a été maintenue pendant  la durée de l'expérience à environ 480   C.  



  Le disque 11, relié au barreau 5, avait  210 millimètres de diamètre et 10 mm d'é  paisseur. La self 13 placée à un centimètre  au-dessus du disque 11 était formée de neuf  spires de fil de cinq     millimètres.    Le diamètre  des spires était de huit centimètres et leur  écartement de un centimètre. La longueur  d'onde émise par l'oscillateur était de     trente-          huit    mètres.

   Les caractéristiques essentielles  de l'oscillateur étaient les suivantes  
EMI0004.0019     
  
    Haute <SEP> tension <SEP> 2900 <SEP> volts
<tb>  Basse <SEP> tension <SEP> 8 <SEP> volts       Avec une telle installation, après six heu  res et demie de     fonctionnement,    la couche    durcie obtenue avait une épaisseur de trois  dixièmes de millimètre, alors que le même  acier, dans les mêmes conditions, mais sans  utilisation des ondes, ne se durcit que sur  huit centièmes de millimètre d'épaisseur en  sept heures. Le centre de la pièce avait en ou  tre augmenté de résistance. En effet, cette  pièce trempée et revenue, mais non traitée  par les ondes, avait une dureté     Rockwell,     sous 150 kg, de 26, et après traitement par  les ondes, cette dureté était passée à 33.  



  Dans l'exemple représenté, le courant os  cillant produit des ultrasons par l'intermé  diaire de la self 13, mais ce résultat pour  rait, bien entendu, être obtenu autrement, par  exemple à l'aide d'un condensateur, comme il  est représenté à la     fig.   <B>2.</B> Suivant cet exem  ple d'exécution, le conducteur 211, relié à l'os  cillateur, aboutit à l'armature 31a d'un con  densateur. L'autre armature 31b est reliée mé  caniquement, par exemple par la tige     support     6, à la pièce à traiter 5. On sait que les ar  matures 31a et 31b du condensateur, sous  l'action de la haute-fréquence, sont le siège de  vibrations mécaniques de la fréquence des  ultrasons.

   Ces vibrations sont transmises  comme précédemment à la pièce à traiter 5,  celle-ci pouvant ou non, à volonté, être par  courue par le courant à haute fréquence grâce  aux interrupteurs 32 et 33.  



  Il convient d'ailleurs de noter que dans le  cas où la pièce à traiter est parcourue par les  ondes électriques, le condensateur 31 est inu  tile, puisque la pièce 5 constitue elle-même  l'armature d'un condensateur dont l'autre ar  mature est constituée par la pièce 10 reliée à  la masse, l'intervalle 18 parcouru par le gaz  actif constituant le diélectrique.  



  On peut donc simplifier dans ce cas le dis  positif selon l'exemple d'exécution représenté  à la     fig.    3. Dans cet     appareil,    51 désigne un       -support    en     briques,    sur lequel est placée une  cuve métallique 52 contenant, par exemple,  du plomb fondu 53. Cette cuve 52 est chauf  fée par un moyen quelconque, par exemple  par un brûleur à. gaz 54, de manière à main  tenir le bain de plomb 53 à une température      convenable pour obtenir le durcissement re  cherché.  



  Dans     cette    cuve 52, plonge une boîte 55,  maintenue par des supports quelconques 56.  Au     milieu    de cette boîte 55 est placée l'é  prouvette métallique à durcir 57. Cette éprou  vette est isolée électriquement de la boîte, au  fond par une plaque de matière isolante et ré  fractaire 58, et à la partie supérieure par une  autre plaque -de     même    nature 59,     formant    cou  vercle.  



  Le gaz ou le mélange de gaz, destiné à  former, avec l'acier, une couche dure, arrive  par la tubulure 60, et s'échappe par une  deuxième tubulure 61.  



  D'autre part, un oscillateur quelconque  usuel est en communication avec     .l'éprouvette     57 par une     connexion    62. La cuve 52 est     mise     à la masse par une     connexion    63. L'éprou  vette 57 forme donc avec la boîte 55 une sorte  de condensateur, traversé par le courant os  cillant et dont le gaz forme le     diélectrique.     



  Bien entendu, la durée du traitement et  l'intensité de courant oscillant sont à déter  miner suivant les dimensions de la pièce.  



  Au lieu de produire les vibrations ultra  sonores de la façon indiquée, on peut les pro  duire de toute autre façon, notamment par  des dispositifs purement mécaniques.  



  On a exposé précédemment la     possibilité     d'utiliser le procédé faisant l'objet de l'inven  tion, pour incorporer à des métaux et allia  ges, et notamment à -des aciers, et autres al  liages ferreux, d'autres métaux ou métal  loïdes ou alliages. L'élément à incorporer  peut, dans ce cas, être disposé autour de la  pièce à traiter soit sous forme de poudre fine,  soit de toute autre manière et notamment de  dépôt galvanique.  



  Trois     exemples    sont donnés     ci-dessous:     <I>Exemple 2:</I>  On enrobe une éprouvette en acier     extra-          doux    dans une poudre constituée, par exem  ple, par ,du bore, et on la soumet aux vibra  tions ultrasonores. Ce corps, bien qu'ayant  un point de fusion extrêmement élevé (très  au-dessus de la température de l'expérience    qui est d'environ 520  ), se diffuse dans le  métal et la     pénétration    atteint environ  0,7 mm en 10     heures.     



  <I>Exemple 3:</I>  Une pièce en acier extra-doux est préala  blement recouverte d'une pellicule de chrome  par dépôt galvanique. La pièce est ensuite  soumise aux vibrations ultrasonores à 530  .  On constate qu'au bout de 9 heures de trai  tement, le chrome a pénétré la pièce en acier  sur une profondeur de 0,35 mm environ.  



  <I>Exemple</I>  Une éprouvette en acier extra-doux est  entourée de zinc et soumise à l'action des vi  brations pendant cinq heures à 330  . Le zinc  pénètre l'éprouvette sur une profondeur de       7/1o    de     millimètre.    On remarque dans cet  exemple que la température     d'opération    est  relativement très basse: 330   seulement.  



  Enfin, en ce qui concerne la température  d'opération, l'expérience a montré que, si les       températures    modérées     (inférieures,    dans le  cas particulier des aciers usuels, au point de  transformation, ou inférieures au point de fu  sion du corps introduit) étaient avantageuses  parce qu'elles permettent d'éviter les défor  mations des pièces à traiter et de réduire le  coût de     l'opération,    elles ne sont nullement  limitatives et que le procédé peut être égale  ment appliqué à des     températures    élevées, par  exemple les températures de traitements ther  miques usuels dans le cas des aciers,

   ou des  températures supérieures au point de fusion  des corps à     introduire    dans la pièce à traiter.  



  C'est ainsi qu'on a fait l'expérience sui  vante:  <I>Exemple 5:</I>  On a pris un échantillon d'acier     mi-dur     répondant à l'analyse ci-dessous:  
EMI0005.0026     
  
    C <SEP> 0,7
<tb>  Si <SEP> 0,25
<tb>  Mn <SEP> 0,5
<tb>  P <SEP> 0,04
<tb>  S <SEP> 0,04%         on l'a entouré d'un mélange de bore, de gra  phite et de cuivre et on l'a soumis à l'ac  tion des vibrations ultrasonores et des oscil  lations électriques à la température de 675    dans un     mélange    de une partie de gaz am  moniac et de quatre parties de gaz d'éclai  rage. Au bout de neuf heures de traitement,  on a constaté la présence d'une couche dure  de 0,15 mm d'épaisseur contenant en particu  lier du carbone et du bore.

   On a remis ensuite  la même éprouvette en traitement pendant dix  heures     fà    750   et l'on a constaté que la couche  dure était profondément diffusée dans la  masse.  



  On a vu plus haut l'exemple de la péné  tration du zinc à     330      seulement. On a pu  également obtenir des résultats à des tempé  ratures: beaucoup moins élevées.  



  <I>Exemple 6:</I>  Une éprouvette d'acier     nickel-chrome-          molybdène    de la composition suivante:  
EMI0006.0006     
  
    C <SEP> <B>0,35%</B>
<tb>  Ni <SEP> 3
<tb>  Cr <SEP> 3 <SEP> %
<tb>  Mo <SEP> 1       avait préalablement subi une trempe à l'huile,  après chauffage préalable à 925  et un re  venu à<B>500'</B> et sa dureté était de 506 Brinell.  Elle a été soumise à     l'action    des vibrations       ultrasonores    et des oscillations électriques  sans aucun chauffage pendant dix heures,  dans une atmosphère gazeuse contenant  de gaz d'éclairage et     '/,,    de gaz ammoniac.

   La  température de l'éprouvette en cours du trai  tement est restée sensiblement égale à la tem  pérature ambiante: 17 à 20  . Après ce trai  tement, la dureté était passée à 556 Brinell  et l'examen     micrographique    montrait la for  mation d'une couche de cémentite d'un peu  plus de 0,1 mm d'épaisseur.  



  Comme indiqué     ci-dessus,    le procédé peut  être utilisé pour enlever un élément de la  couche superficielle d'une pièce, par exemple  du carbone de la couche superficielle d'un       moulage    en fonte, en entourant la pièce d'un    milieu d'une composition différente vers le  quel cet élément tend à se diffuser.  



  <I>Exemple 7:</I>  On a, en particulier, réalisé l'expérience  suivante: On a pris un barreau de fonte de  15 mm de diamètre de la     composition    sui  vante  
EMI0006.0014     
  
    Carbone <SEP> total <SEP> <B>3,1070</B>
<tb>  Graphite <SEP> 2,29
<tb>  Silicium <SEP> 1,40       Cette éprouvette a été traitée pendant  10 heures à la température de 530   avec  l'appareil décrit précédemment pour le dur  cissement des éprouvettes en acier, mais le  gaz de circulation était simplement un cou  rant d'air lent.  



  Après l'opération, on a constaté que l'é  prouvette était recouverte d'un dépôt de car  bone non adhérent de     3/     de millimètre d'é  paisseur. D'autre part, l'examen     micrographi-          que    montrait que l'éprouvette était     décarbu-          rée    sur une profondeur de     e/lo    de mm, la cou  che décarburée se distinguant nettement par  l'absence presque complète de plages de     cé-          mentite.     



  Dans les exemples précédents, la fré  quence vibratoire utilisée était de l'ordre de  8000 kilocycles, mais il est à noter que l'in  vention n'est pas limitée à l'emploi de     cette     fréquence. On pourra utiliser suivant les cir  constances la fréquence ultrasonore qui con  viendra le mieux au cas particulier envisagé  et qu'on pourra déterminer par des essais.  On sait que par fréquences ultrasonores, on  entend la plage de fréquence s'étendant de  30.000 cycles environ à 40 milliards de kilo  cycles.

Claims (1)

  1. REVEND1CATIONS I Un procédé de traitement des métaux et alliages et notamment des aciers et au tres alliages ferreux, en vue d'obtenir une modification de leur état cristallin, caractérisé en ce que l'on produit dans les pièces à traiter des vibrations méca- niques ayant la fréquence des ultra sons. II Une installation pour la réalisation du procédé suivant la revendication I, ca ractérisée en ce qu'elle comporte des moyens permettant de faire parcourir la pièce à traiter par des vibrations ultra sonores. III Métal ou alliage, traité par le procédé suivant la revendication I.
    SOUS-REVENDICATIONS 1 Un procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce qu'en plus des vibrations mécaniques de fréquence ultrasonore qui la parcourent, la pièce ià traiter est éga lement parcourue par des oscillations élec triques ayant également une fréquence ultrasonore. 2 Un procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que la pièce à traiter est placée en présence d'un agent de durcisse ment, de manière à produire un durcisse ment superficiel. 3 Un procédé suivant la revendication I et la sous-revendication 2, caractérisé en ce que l'on soumet l'agent de durcissement en contact avec la pièce à traiter à l'ac tion d'un champ électrique alternatif à haute fréquence.
    4 Un procédé suivant la revendication I et la sous-revendication 2, caractérisé en ce que l'agent de durcissement est constitué par un gaz en circulation. 5 Un procédé suivant la revendication I et les sous-revendications 2 et 4, caractérisé en ce que ledit gaz est d'une nature telle qu'il peut abandonner du carbone. 6 Un procédé suivant la revendication I et les sous-revendications 2 et 4, caractérisé en ce que ledit gaz est d'une nature telle qu'il peut abandonner de l'azote. î Un procédé suivant la revendication I et les sous-revendications 2 et 4, caractérisé en ce que ledit gaz est d'une nature telle qu'il peut abandonner du carbone et de l'azote.
    8 Un procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce que la pièce à traiter est mise en présénce d'une matière destinée à se diffuser dans la pièce à traiter pour en améliorer les propriétés. 9 Un procédé suivant la revendication I et la sous-revendication 8, caractérisé par Ce fait que la pièce à traiter est entourée d'une poudre renfermant l'élément à in corporer à la pièce traitée. 10 Un procédé suivant la revendication I et la sous-revendication 8, caractérisé par ce fait que l'élément à incorporer à la pièce est disposé sur celle-ci sous forme d'un dépôt galvanique préalable.
    11 Un procédé suivant la revendication I, ca ractérisé par ce fait que la pièce à traiter est entourée par un milieu ayant une com position différente de celle de cette pièce de façon qu'une migration moléculaire se produise de la pièce à traiter vers le mi lieu qui l'entoure. 12 Un procédé suivant la revendication I, ca ractérisé en ce que, durant le traitement par vibrations mécaniques de fréquence ultrasonore, la pièce traitée est maintenue à une température élevée, le chauffage et lesdites vibrations étant produits par des moyens séparés et indépendants l'un de l'autre. 13 Un procédé suivant la revendication I, ca ractérisé par l'emploi de températures très modérées avoisinant la température at mosphérique ordinaire.
    14 Une installation suivant la revendication II, caractérisée en ce qu'elle comporte une enceinte à l'intérieur de laquelle on dis pose la pièce à traiter et un dispositif de chauffage de ladite enceinte. 15 Une installation suivant la revendication II, caractérisée en ce qu'elle comporte une plaque liée mécaniquement à. la pièce à traiter et associée à un circuit parcouru par un courant électrique oscillant, de manière que ladite plaque soit le siège de vibrations ultrasonores engendrées par le dit courant oscillant.
    1-6 Une installation suivant la revendication II et la sous-revendication 15, caractéri sée par un dispositif de commutation per mettant d'insérer à volonté la pièce à trai ter dans ledit circuit ou de la mettre hors circuit. 17 Une installation suivant la revendication II, caractérisée en ce qu'elle comporte un oscillateur électrique, des moyens pour connecter électriquement cet oscillateur avec la pièce à traiter et une enceinte mé tallique à l'intérieur de laquelle on place la pièce, de manière à constituer un con densateur dont la pièce et l'enceinte for ment les deux armatures.
    18 Une installation suivant la revendication II, caractérisée en ce qu'elle comporte une enceinte à l'intérieur de laquelle est ren fermée la pièce à traiter et des conduits débouchant à, l'intérieur de ladite en ceinte, de manière qu'on puisse faire cir culer autour de la pièce un courant du fluide destiné à agir sur la pièce. 19 Une installation suivant la revendication II, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour lier mécaniquement la pièce à traiter à un organe, dans lequel un dis positif mécanique engendre des vibra tions mécaniques de fréquence ultra sonore.
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