Procédé pour le défibrage du cuir, machine pour la mise en #uvre de ce procédé et mousse de cuir obtenue par ce procédé. Dans l'industrie du cuir, beaucoup de dé chets et débris sont perdus parce que leurs di mensions sont insuffisantes pour être utilisées, et pour les utiliser on a proposé de défibrer ces déchets de cuir, de façon à obtenir ce qu'on a appelé de la laine ou de la mousse de cuir, puis d'agglomérer cette mousse de cuir avec d'autres corps en particulier le caoutchouc pour constituer des produits souples et résis tants pouvant remplacer le cuir dans certai nes applications.
On a déjà proposé des procédés et des ma chines pour défibrer le cuir, qui agissent sur tout par une sorte de broyage et dans les quels le pourcentage des fibres de cuir res tant non défibrées est assez important- ainsi que la quantité de déchets.
Le procédé selon la présente invention a pour but d'obvier aux inconvénients signalés. Il est caractérisé en ce que les fibres qui com posent le cuir sont séparées en faisant subir aux déchets un cardage qui a pour effet de procurer une défibration avancée, les fibres formant la mousse de cuir étant séparées des impuretés et des petits morceaux de cuir non défibrés, ces derniers étant ensuite repris pour être travaillés .à nouveau.
L'invention se rapporte en outre à, une machine pour la mise en oeuvre du procédé et à un produit nouveau sous forme de mousse de cuir, obtenu par ce procédé et caractérisé en ce que les fibres qui la constituent sont re lativement longues, légères et homogènes, exemptes de toutes parcelles de cuir non dé- fibrées et d'impuretés provenant d'une défi- bration irrégulière.
Les produits qui conviennent le mieux pour le défibrage sont ceux qui proviennent de la peau en poil travaillée selon le mode habituel et tannée au chrome et obtenue, par exemple, comme suit: Les cuirs dépouillés de leurs poils et de leur chair sont neutralisés complètement, dégraissés et mis à tourner au tonneau avec une liqueur de chrome préala- blement préparée, par exemple: 1 kg de bi chromate de soude, 1 kg d'acide sulfurique; 0,500 kg de sciure de bois, 4 litres d'eau. Les peaux sont ensuite neutralisées avec 1,500 kg d'hyposulfite de soude et séchées. On emploie de préférence les tombées de cuir, déchets, cuirs avariés. Le cuir découpé en morceaux passe alors dans la machine qui le défibre.
Les dessins schématiques annexés mon trent, à titre d'exemple, comment la machine pour la mise en couvre du procédé peut être exécutée.
La fig. 1 représente une première forme d'exécution d'une machine à défibrer le cuir; Les fig. 2 et 4 montrent deux modifica tions du dispositif d'alimentation d'une ma chine semblable à celle de la fig. 1; La fig. 3 montre une machine particulière ment établie pour traiter des petits mor ceaux, tels que les grains provenant de la, ma chine selon fig. 1.
Dans la machine représentée en fig. 1, un tablier sans fin 2 est monté sur des rou leaux 1 et 3 destinés à l'entraîner pour ame ner les morceaux de cuir .à défibrer à des cylindres alimentaires 4 et 5. Le cylindre 4 est muni de cannelures longitudinales et le cylindre 5 est lisse.
Adjacent aux cylindres alimentaires est disposé un grand tambour 6 garni de fines dents de scies ou de pointes très serrées. Ce tambour est actionné de façon ù tourner à une grande vitesse périphérique par rapport aux cylindres alimentaires et à opérer une pre mière défibration du cuir qui est retenu par ces derniers cylindres.
Les cylindres travailleurs tels que 10' et l02, 103 et 104 en nombre approprié et munis de dents, respectivement de pointes sont. mon tés pour coopérer avec le tambour 6 et pour tourner à une vitesse telle que leur vitesse pé riphérique soit inférieure à la vitesse périphé rique du tambour. La distance entre les cy lindres 10', 102, 10', 104 et le tambour 6 va progressivement en décroissant d'un cylindre travailleurau cylindre travailleur suivant.
Les cylindres ont pour but de défibrer les petits morceaux de cuir entraînés par le tambour et qui ont été seulement partiellement défibré. Un rouleau 11 garni d'une brosse est destiné à nettoyer le dernier cylindre travailleur 10'. Le tambour 6 ainsi que les cylindres alimen taires et les cylindres travailleurs est ren fermé dans une enveloppe qui, du côté opposé aux cylindres alimentaires, est prolongée par un conduit 13 sur lequel est installée une hotte 12 par laquelle se fait une aspiration qui a pour résultat d'entraîner les petites fibres ou tout au moins les fibres les plus lé gères qui constituent la première qualité du produit appelé "mousse de cuir".
Une grille 8, disposée pour recevoir un mouvement de va-et-vient, est installée à la partie inférieure du conduit 13. En marche, les morceaux de cuir non défibrés y tombent par gravité ainsi que les morceaux de cuir qui étaient restés adhérents au tambour 6 et qui sont détachés par un cylindre débourreur 7. Les petites fibres de cuir qui passent au travers de la grille sont recueillies, tandis qu'une vis d'Archimède 9 installée à l'extré mité du conduit 13 est destinée à entraîner les morceaux de cuir non défibrés qui sont. traités à nouveau.
La fig. 2 montre une autre forme d'exécu tion de l'entraîneur du dispositif d'alimenta tion décrit par rapport à la machine de fig. 1. Une tôle inclinée 21 est disposée pour rece voir les morceaux de cuir qui y sont posés à plat. A la suite de la tôle est disposé un cy lindre 24 composé de disques dentés en acier, au-dessus duquel est montée une lame 22 de profil interne concave et soumise -à l'action de ressorts qui permettent son soulèvement. En dessous du cylindre 24 est disposée une contre-lame 23 dont le couteau a la forme d'un peigne pour nettoyer le cylindre 24.
La lame 22, la contre-lame 23 et le cylindre 24 sont disposés pour coopérer avec le tambour 25 qui est garni de pointes de cardes enchâs sées dans des douves en bronze.
Dans le fonctionnement. les morceaux de cuir glissés à plat sur la tôle 21 sont entraî nés par le cylindre 24 sur lequel ils sont for tement appliqués par la lame 22 convenable- ment réglée et soumise à la pression de res sorts qui lui permettent de se soulever s'il se présente de trop gros morceaux de cuir. Comme le tambour 25a une vitesse à la pé riphérie beaucoup plus grande que celle du cylindre 24, il se produit un travail de défi- bration entre les dents du cylindre et les pointes du tambour.
En même temps, la contre-lame 23, dont le couteau a la forme d'un peigne, nettoie le cylindre 24. Comme la position de la contre- lame 23 est réglée par rapport aux pointes 3u tambour 25, le travail de défibrage se fait également entre la lame 23 et les pointes da tambour 25.
La fig. 4 montre une variante de la lame 22 du .dispositif d'alimentation de fig. 2, surtout avantageuse quand passent des mor ceaux -de cuir de grosseurs assez ,différentes, car en ce cas la lame 22 d'une seule pièce retient seulement les plus gros morceaux qui sont défibrés, tandis que les autres non re- tenus: sont entraînés sans être défibrés. Sui vant cette variante, au lieu de faire usage d'une lame d'une seule pièce, on emploie une :crie de lames juxtaposées telles, que 26 et de faible largeur.
Ces lames indépendantes les unes des autres forment les extrémités de leviers montés sur un arbre commun<B>27</B> autour duquel elles peuvent osciller individuelle ment. L'écartement minimum entre les lames 26 et le cylindre 24 est réglé par une clavette 28 portée par l'arbre 27 et qui -est engagée avec un jeu convenable dans une rainure 29 pratiquée dans le manchon des leviers et qui permet leur soulèvement. D'autre part, ces lames 26 sont maintenues abaissées par des ressorts réglables 30 qui permettent leur soulèvement individuel suivant la gros seur des morceaux de cuir engagés.
En tour nant convenablement l'arbre 27, on peut ré gler la position. initiale des lames 26 ou même les soulever toutes simultanément.
Le produit ainsi obtenu est composé de fibres qui contiennent encore quelques grains. Les fibres et les grains sont séparés automa- tiquement par la ventilation elle-même du tambour. Les grains d'un poids spécifique plus élevé que la fibre sont projetés vertica lement sous le cylindre 24, tandis que le fibres entraînées par le courant d'air sont re cueillies derrière la machine.
Les grains sont repassés sur une machine du genre de celle représentée en, fig. 3, la quelle comporte un tablier sans fin 31 en traîné par les rouleaux 32, qui reçoit la matière et la transporte aux cylindres ali mentaires<B>M</B>, 3.4 qui la délivrent au grand tambour 37 auquel sont associés des cylindre travailleurs 36. Un cylindre peigneur 3.8 ra masse la matière de ces organes et un volant 39 projette les fibres hors de la machine.
Le rouleau 35 est constitué par une brosse qui nettoie le cylindre alimentaire 34. Les rouleaux 33, 34, 36, 37 -et 38 sont munis d'une garniture métallique très serrée qui ou- vre les grains au moment de leur passage en tre ces rouleaux. La. matière est travaillée en tre le tambour 3 7 et le rouleau 34. puis entre le tambour 3 7 et les huit rouleaux 36, soit au total .dix points de travail.
Ces exemples ont été donnés pour bics: faire comprendre comment. d'après l'inven tion, on peut obtenir la. mousse .de cuir Ho mogène, en soumettant les morceaux de cuir au déchiquetage qui, à. l'inverse des procédés connus, est réalisé par un travail de cardage. Il va sans dire que l'invention n'est pas li mitée aux modes particuliers d'exécution dé crits qui sont susceptibles de modifications sans sortir -du cadre de l'invention.
Process for defibrating leather, machine for implementing this process and leather foam obtained by this process. In the leather industry, a lot of waste and debris is lost because their dimensions are insufficient to be used, and to use them it has been proposed to defibrate this leather waste, so as to obtain what has been called wool or leather foam, then agglomerate this leather foam with other bodies, in particular rubber to constitute flexible and resistant products which can replace leather in certain applications.
Processes and machines have already been proposed for defibrating leather, which act on everything by a sort of grinding and in which the percentage of non-defibrated leather fibers is quite large - as well as the quantity of waste.
The object of the method according to the present invention is to obviate the drawbacks indicated. It is characterized in that the fibers which make up the leather are separated by subjecting the waste to carding which has the effect of providing an advanced defibration, the fibers forming the leather foam being separated from the impurities and small pieces of leather not. defibrated, the latter then being taken back to be worked again.
The invention further relates to a machine for carrying out the method and to a new product in the form of leather foam, obtained by this method and characterized in that the fibers which constitute it are relatively long, light. and homogeneous, free from all particles of non-defibrated leather and impurities resulting from irregular defibration.
The products which are best suited for defibration are those which come from the hair skin worked in the usual way and tanned with chrome and obtained, for example, as follows: Leathers stripped of their hair and their flesh are neutralized completely, degreased and put to tumble with a previously prepared chromium liquor, for example: 1 kg of sodium bichromate, 1 kg of sulfuric acid; 0.500 kg of sawdust, 4 liters of water. The skins are then neutralized with 1,500 kg of sodium hyposulphite and dried. It is preferable to use leftover leather, waste, damaged leather. The leather cut into pieces then passes through the machine which defibrates it.
The accompanying schematic drawings show, by way of example, how the machine for coating the process may be implemented.
Fig. 1 shows a first embodiment of a machine for defibrating leather; Figs. 2 and 4 show two modifications of the feed device of a machine similar to that of FIG. 1; Fig. 3 shows a machine particularly established for treating small pieces, such as grains coming from the machine according to fig. 1.
In the machine shown in fig. 1, an endless apron 2 is mounted on rollers 1 and 3 intended to drive it to bring the pieces of leather to be defibrated to food cylinders 4 and 5. The cylinder 4 is provided with longitudinal grooves and the cylinder 5 is smooth.
Adjacent to the food cylinders is a large drum 6 furnished with fine saw teeth or very tight points. This drum is operated so as to rotate at a high peripheral speed with respect to the food rolls and to operate a first defibration of the leather which is retained by these latter rolls.
Worker rolls such as 10 'and 102, 103 and 104 in appropriate number and provided with teeth, respectively tips are. my tees to cooperate with the drum 6 and to rotate at a speed such that their peripheral speed is lower than the peripheral speed of the drum. The distance between the cylinders 10 ', 102, 10', 104 and the drum 6 gradually decreases from one working cylinder to the next working cylinder.
The purpose of the cylinders is to defibrate the small pieces of leather entrained by the drum and which have only been partially defibrated. A roller 11 fitted with a brush is intended to clean the last worker cylinder 10 '. The drum 6 as well as the feed cylinders and the worker cylinders is closed in a casing which, on the side opposite to the food cylinders, is extended by a duct 13 on which is installed a hood 12 through which a suction is made which has for result of entraining the small fibers or at least the lightest fibers which constitute the first quality of the product called "leather foam".
A grid 8, arranged to receive a back and forth movement, is installed at the lower part of the duct 13. In operation, the non-defibrated pieces of leather fall there by gravity as well as the pieces of leather which had remained adherent to the. drum 6 and which are detached by a stripping cylinder 7. The small leather fibers which pass through the grid are collected, while an Archimedean screw 9 installed at the end of the duct 13 is intended to drive the pieces of non-defibrated leather that are. treated again.
Fig. 2 shows another embodiment of the driver of the feeding device described with respect to the machine of FIG. 1. An inclined sheet 21 is arranged to receive the pieces of leather which are laid there flat. Following the sheet is disposed a cylinder 24 composed of toothed steel discs, above which is mounted a blade 22 of concave internal profile and subjected -to the action of springs which allow it to be lifted. Below the cylinder 24 is disposed a counter blade 23, the knife of which has the shape of a comb for cleaning the cylinder 24.
The blade 22, the counter-blade 23 and the cylinder 24 are arranged to cooperate with the drum 25 which is lined with carding tips set in bronze staves.
In operation. the pieces of leather slipped flat on the sheet 21 are driven by the cylinder 24 on which they are strongly applied by the blade 22 suitably adjusted and subjected to the pressure of springs which allow it to rise if it too large pieces of leather. As the drum 25 has a peripheral speed much greater than that of the cylinder 24, defibration work occurs between the teeth of the cylinder and the tips of the drum.
At the same time, the counter blade 23, the knife of which has the shape of a comb, cleans the cylinder 24. As the position of the counter blade 23 is adjusted with respect to the tips 3 of the drum 25, the defibration work takes place. also made between the blade 23 and the tips of the drum 25.
Fig. 4 shows a variant of the blade 22 of the feed device of FIG. 2, especially advantageous when pieces of leather of sufficiently different sizes pass, because in this case the one-piece blade 22 only retains the largest pieces which are defibrated, while the others not: are trained without being defibrated. Following this variant, instead of making use of a single piece blade, one uses a cree of juxtaposed blades such as 26 and of small width.
These independent blades form the ends of levers mounted on a common shaft <B> 27 </B> around which they can oscillate individually. The minimum spacing between the blades 26 and the cylinder 24 is set by a key 28 carried by the shaft 27 and which -is engaged with a suitable clearance in a groove 29 made in the sleeve of the levers and which allows their lifting. On the other hand, these blades 26 are kept lowered by adjustable springs 30 which allow their individual lifting according to the thickness of the pieces of leather engaged.
By properly turning the shaft 27, the position can be adjusted. of the blades 26 or even lift them all simultaneously.
The product thus obtained is composed of fibers which still contain a few grains. The fibers and grains are separated automatically by the ventilation itself of the drum. Grains with a specific gravity higher than the fiber are thrown vertically under the cylinder 24, while the fibers carried by the air current are collected behind the machine.
The grains are ironed on a machine of the type shown in, fig. 3, which comprises an endless apron 31 dragged by the rollers 32, which receives the material and transports it to the feed cylinders <B> M </B>, 3.4 which deliver it to the large drum 37 with which cylinders are associated workers 36. A combing cylinder 3.8 massages the material of these components and a flywheel 39 projects the fibers out of the machine.
The roller 35 is formed by a brush which cleans the food cylinder 34. The rollers 33, 34, 36, 37 -and 38 are provided with a very tight metallic lining which opens the grains as they pass between them. rollers. The material is worked between the drum 37 and the roller 34. then between the drum 37 and the eight rollers 36, ie a total of ten working points.
These examples were given for bics: to explain how. according to the invention, the. Ho mogene leather foam, by subjecting the pieces of leather to shredding which, to. the reverse of the known methods, is carried out by carding work. It goes without saying that the invention is not limited to the particular embodiments described which are subject to modification without departing from the scope of the invention.