Treuil. La présente invention a pour objet un treuil entraîné par un moteur et dans lequel le mouvement de l'arbre moteur est transmis au tambour sur lequel s'enroule le câble, par l'intermédiaire d'un embrayage élastique, permettant d'effectuer, sans efforts nuisibles pour le treuil, l'embrayage et le débrayage; même lorsqu'une charge importante agit sur le tambour.
0\n connaît déjà des treuils dont l'arbre moteur est entraîné par un moteur, par exem ple électrique, mais il s'agit toujours de ma chines très encombrantes et coûteuses. D'au tre part, de telles machines sont générale ment pourvues de dispositifs d'embrayage également coûteux et encombrants, lorsque l'entraînement ne se fait pas par une courroie d'une poulie folle sur une poulie fixée à l'arbre de commande du tambour du treuil ou d'un arbre- intermédiaire. Dans ce dernier cas, on arrive aussi à des installations com pliquées et encombrantes à cause de la dis tance qui est nécessaire entre les arbres, pour que les courroies aient suffisamment de prise sur les poulies:.
L'objet de la présente invention est un treuil de relativement grande capacité, de peu d'encombrement et d'une installation peu coûteuse.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une installation d'un treuil des tiné à permettre de sortir de l'eau un bateau placé sur un chariot.
La fig. 1 est une vue de face du treuil fige à un mur et recouvert de son carter; La fig. 2 le montre avec le carter enlevé; La fig. 3 en est une vue de côté dans le sens de la flèche X, la paroi latérale étant enlevée; Les fig. 4 à 8 montrent des détails de l'embrayage et de sa commande; Les fig. 9 et 10 sont des détails d'autres parties; Les fig. 11 et 12 montrent l'ensemble de l'installation; La fig. 1S en est une vue de détail.
En référence aux fig. 1 à 3, le treuil com porte un bâti 20 destiné à,être, par exemple, fixé contre un mur. Ce bâti comporte un sup port 2:1 sur lequel est monté un moteur élec trique 22 dont l'arbre porte une roue dentée 23, sur laquelle passe une chaîne 24 entraî nant une roue dentée 2:5 montée sur la par tie 26 d'un arbre auxiliaire en deux parties portant un dispositif d'embrayage élastique décrit ci-après.
Cette partie 26 de l'arbre auxiliaire tourne, d'une part, dans un palier 28 Fixé au bâti 20 du treuil et elle présente à son ex trémité opposée un tourillon 29 (fig. 5) pAné- trant dans un logement correspondant de la partie 27 de l'arbre qui tourne, d'autre part, également dans un palier 30 du bâti.
La partie 27 de l'arbre auxiliaire porte un pignon 31 engrenant avec une roue dentée 32 solidaire du tambour<B>33</B> du treuil sur le quel s'enroule le câble. Ce tambour '33. tourne librement sur un axe fixe 34 du bâti. A son extrémité opposée à la roue 32, le tambour porte une denture à. rochet .35, dans laquelle s'engagent les cliquets 36 d'un tambour de frein<B>M</B> tournant également librement sur l'arbre 34.
La disposition est telle que lors que le tambour 33 est actionné pour l'enrou lement du câble, le tambour de frein 37 ne tourne pas et que les cliquets 36 glissent sur la denture à rochet 35, tandis que lorsque le tambour 3'3 tourne en déroulant le câble, le tambour de frein 37 est entraîné par les cli- quets .36 et freine le mouvement du tambour 3'3 grâce à un ruban de frein 3,8 l'entourant et soumis à l'action d'un contrepoids.
Comme on le voit aux fig. 2, 3, 9 et 10, le ruban 38 est fixé par une de ses extrémi tés à un support 39 solidaire du bâti, tandis que son autre extrémité est fixée à un levier 40 articulé également sur le support 39 et formant contrepoids. Si le poids du levier 40 lui-même n'est pas suffisant, on peut prévoir sur celui-ci un poids .coulissant, pouvant être déplacé le long de la partie 41, ce qui permet de régler la force du freinage.
Le dispositif d'embrayage plastique des deux parties <B>26,</B> et 27 de l'arbre auxiliaire, ainsi que sa commande sont représentés aux fig. 4 à 8.
Sur l'extrémité de la partie 26 portant le tourillon 29 est clavetée une douille 42 pourvue d'une bride 43 présentant une échan crure 44. Sur cette douille tourne librement un disque 45 portant sur une face un doigt 46 et sur l'autre deux dégagements 47 en forme de secteurs. Entre la bride 43 et le disque 45, la douille 42 porte un ressort amortisseur 48 à boudin dont une extrémité est fixée sur la bride 43 et l'autre vient s'ap puyer contre le doigt 46, la disposition étant telle que lorsque l'accouplement travaille, le doigt 46 tend à tendre le ressort 48, cette ten sion étant toutefois limitée par l'extrémitë de l'échancrure 44 contre laquelle vient buter le doigt 46 comme représenté à la fig. 6.
L'extrémité de la partie 27 de l'arbre auxiliaire, dans laquelle tourne le tourillon 29 porte une denture 49 sur laquelle peut coulisser une douille 50 pourvue d'une gorge circulaire 51 et d'une bride 52 portant deux saillies 5,3 en forme de secteurs constituent des griffes, destinées à s'engager dans les dé gagements 47 du disque 45. L'arc des sec teurs 53 est notablement inférieur à celui des dégagements 47, de sorte qu'il existe un jeu important entre ces parties.
Les surfaces des secteurs 5,3 destinées à venir en contact avec celles correspondantes de dégagements 47 sont parallèles à l'axe de rotation de l'arbre auxiliaire, afin d'éviter un glissement pouvant provoquer un débrayage accidentel.
Dans la gorge 51 s'engage l'extrémité d'un bras 54 solidaire d'un arbre coulissant 55 commandé par une came 56 de l'extrémité d'un levier pivotant de commande 57. Cette came 5,6 coulisse (fig. 8) entre deux saillies 5,8 de l'arbre 55 et provoque les déplacements longitudinaux de ce dernier en vue de l'em brayage ou du débrayage des deux parties de l'arbre auxiliaire 26-27.
L'ensemble du treuil est recouvert par un carter 60, duquel ne font saillie que les ex trémités des leviers 41 de commande du frein et 57 de commande d'embrayage. L'extrémité de la partie 27 de l'arbre auxiliaire opposée au dispositif d'embrayage est carrée et fait saillie en dehors du carter, pour permettre l'actionnement du treuil à la manivelle en cas de panne du moteur.
Le fonctionnement du treuil se comprend aisément, en particulier en référence aux fig. 11 à. 1.3 montrant une installation com plète.
Le treuil est, dans ce cas, prévu pour tirer hors de 'l'eau un chariot portant un bateau. Le chariot 61 portant le bateau 62 se déplace sur une voie inclinée 63, de sorte que le câ ble 64 auquel il est attaché est toujours tendu. Autrement dit, il y a toujours une charge à l'extrémité du câble. C'est la raison pour laquelle il a été nécessaire de créer un dispositif d'embrayage simple, robuste et peu encombrant entre les deux parties de l'arbre auxiliaire 26-27, permettant toutefois de les embrayer et débrayer en charge, sans qu'il se produise d'efforts nuisibles pour les diver ses parties du treuil ou pour le chariot por tant le bateau.
S'il s'agit de tirer hors de l'eau le bateau 62 amené sur le chariot 61, on met en pre mier lieu en marche le moteur 22 au moyen du commutateur 65. On actionne ensuite le levier 57, de façon que la came 56 déplace l'arbre 55 vers la gauche (fig. 2), afin que les griffes .53 de la douille 50 pénètrent dans les dégagements 47 du disque 45. Le doigt 46 qui se trouve à ce moment à la position indi quée en traits mixtes (fig. 6) se tend en pro portion de la charge, jusqu'au moment où peut se produire l'entraînement de la partie 27 de l'arbre auxiliaire ou au maximum jus qu'à ce que le doigt touche l'extrémité de l'échancrure 44 formant butée.
Grâce au jeu existant entre les saillies 53 et les dégage ments 47 ainsi qu'à l'élasticité. du ressort 48, l'accouplement se fait sans peine et sans à- coups sensibles ou nuisibles. Le câble 64 s'enroule alors autour du tambour 33, tandis que le tambour de frein 37 reste immobile, ses cliquets glissant sur la denture 3,5 du tambour 3!3. Lorsque le chariot 61 arrive à destination, il abaisse par une de ses roues un levier 66 articulé sur un des rails (fig. 13) et relié par un câble 67 au commutateur 65, de manière à ouvrir ce dernier, arrêtent ainsi le mo teur 2.2.
A ce moment, tout mouvement de retour du chariot est empêché par le tambour de frein 47, car en se déroulant, le câble 64 pro voque l'encliquetage des cliquets 36 dans la denture à rochet 35 du tambour 33 et par cela l'entraînement du tambour 37. Comme ce dernier est soumis à l'action du ruban de frein tendu soit par le poids du levier 40, soit par un contrepoids convenablement réglé, il ne peut tourner.
Pour permettre la descente du chariot 6 1 sur son plan incliné, on soulève légèrement le levier 40 ou bien on déplace légèrement le contrepoids sur sa partie 41, de façon à obte nir une descente lente. 1I est bien entendu que les différentes parties du treuil et en particulier de son dis positif d'embrayage peuvent être différentes de celles représentées au dessin, sans sortir du cadre de l'invention.