Moteur électrique synchrone. La présente invention se rapporte aux moteurs électriques et plus particulièrement à un moteur synchrone destiné à fonctionner à une vitesse uniforme proportionnée à la fréquence d'un circuit de courant alternatif.
Le moteur électrique synchrone de la pré sente invention, qui est destiné, par exemple, à entraîner le mécanisme d'une horloge, est caractérisé en ce qu'il comporte deux champs magnétiques en série et une armature coopé rant avec chacun de ces champs.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Dans ce dessin: La fig. 1 est une vue perspective des par ties d'un moteur construit selon la présente invention, ces parties étant représentées espa cées les unes des autres; La fig. 2 est une vue en coupe d'un mo teur construit avec les parties représentées à la fig. 1; La fig. 3 est une vue en bout partielle- ment en coupe du stator du moteur représenté aux fig. 1 et 2; La fig. 4 est une vue partiellement en élé vation et partiellement en coupe du rotor re présenté aux fig. 1 et 2; La fig. 5 est une vue en coupe d'un rotor construit selon une autre forme d'exécution de l'invention; La fig. 6 est une vue en élévation en bout d'un stator construit selon une autre variante de l'invention; La fig. 7 est une vue en élévation en bout du stator représenté à la fig. 6, vue prise de l'extrémité opposée;
La fig. 8 est une coupe faite approximati vement selon la ligne 8-8 de la fig. 7 d'une forme modifiée du moteur qui utilise le sta tor représenté aux fig. 6 et 7, et La fig. 9 est une représentation graphique du couple de vitesse des moteurs construits se lon la présente invention.
Le moteur est caractérisé par l'emploi d'un rotor comportant un organe d'induction et un organe aimanté en permanence, coopé rant chacun avec une partie indépendante de la même construction du rotor, ces deux par ties étant excitées par une force motrice ma gnétique commune. Bien que la forme d'exé cution soit représentée et décrite en particu lier pour un moteur destiné à l'entraînement d'un mécanisme d'horlogerie, d'un compteur de consommation ou d'un autre dispositif semblable, on comprendra que la construction et les organes de ce moteur peuvent être em ployés ou modifiés comme on le désire dans d'autres buts.
En se référant aux fig. 1, 2 et 3; on voit en 8 un noyau magnétique cylindrique pré sentant des brides, à une extrémité duquel est fixée une plaque ou une cloche d'extrémité 9. La plaque peut être formée et alésée de ma nière à constituer une base pour le montage du moteur dans une horloge, un compteur et un autre instrument semblable, comme on le désire. Il est évident que la plaque d'extré mité est également en matière magnétique.
Un cylindre 10 en matière magnétique est fixé à la cloche 9 par des rivets, par soudage ou d'une autre manière et des parties du cy lindre sont entaillées ou rainurées selon des rainures étroites et de largeur variable, de telle sorte que les parties restantes du cylin dre constituent plusieurs dents ou pôles 11 et 12, disposés de préférence par paires et espa cés à des intervalles autour du cylindre dans un but qui sera expliqué ci-après.
Il peut y avoir n'importe quel nombre dé siré de dents sur cet organe cylindrique, selon le nombre de pôles que l'on désire avoir. La plaque d'extrémité et l'organe cylindrique peuvent être construits pour constituer une projection 13 en forme de coupe du noyau 8 magnétique et, si on le désire, la plaque 9 et l'organe cylindrique 10 peuvent être d'une seule pièce.
Un enroulement annulaire 1.4 est dimen- sionné de telle sorte qu'il entoure le noyau 8 et qu'il peut être disposé à l'intérieur de l'or gane en forme de coupe. L'enroulement est bobiné en hélice et en spirale, et dans les mo teurs destinés à l'entraînement des horloges électriques, la réactance de ce bobinage est suffisante pour empêcher tout flux de courant électrique d'une certaine importance de pas ser à travers lui. Une liaison électrique avec une source de courant alternatif peut être ef fectuée par les conducteurs 15.
Un disque 16 en matière magnétique, pré sentant une ouverture centrale 18, est disposé de telle sorte qu'il vient en prise étroitement avec une bride 19 à l'autre extrémité du noyau 8 magnétique à partir de la plaque 9. La périphérie du disque présente plusieurs dents 21 rectangulaires. Un anneau 22 est prévu, présentant des dents 23, destinées à s'ajuster entre les dents 21 du disque 16 et à coopérer avec ces dents. Cet anneau est fixé au disque 16 à une petite distance de ce der nier au moyen de n'importe quel dispositif de fixation approprié tel que des rivets 24 en matière non magnétique, qui sont ancrés dans l'espace entre les dents du disque 16 et les dents de l'anneau 22.
Le disque 16 et les ran gées de dents 21 portées par lui ont toujours la même polarité comme l'extrémité droite du noyau 8 sur lequel le disque est monté, vu que les :dents 23 de l'anneau 22 ont toujours la polarité de l'autre extrémité du noyau par le passage d'un flux comprenant l'organe 12 en forme de coupe, passage de flux que l'on décrira plus tard. Les dents coopérantes du disque et .de l'anneau sont espacées les unes des autres pour constituer un évidement<B>25</B> s'étendant autour de tout le pourtour des dents coopérantes, de telle sorte que lors qu'une différence de potentiel est appliquée à l'enroulement, un champ magnétique est créé dans cet évidement et les dents coopé rantes forment des pôles de polarité opposée.
On remarquera que lorsqu'un courant alterna tif est envoyé dans l'enroulement, à n'importe quel moment donné, le flux magnétique des dents 21 sera entièrement d'une polarité ma gnétique donnée et les dents 23 seront de l'autre polarité magnétique. On remarquera également que, pendant le demi-cycle suivant de la source de courant alternatif, les dents 23 seront de la même polarité magnétique qu'étaient précédemment les dents 21 et les dents 21 seront de la polarité opposée. Ainsi le flux traversant l'évidement 25 est un champ alternant entre les dents ou pôles de polarité alternante.
Ce champ et cette rangée de pôles peuvent être appelés le champ de flux interne ou alternant et la rangée interne de pôles, pour les distinguer d'un champ de flux externe ou tournant et d'une rangée ex terne de pôles, champ et rangée qui seront dé crits ci-après.
L'anneau 22 présente une bride s'étendant axialement, laquelle est rainurée par des rai nures longues et étroites, de façon à consti tuer plusieurs saillies ou pôles 26 et 27 s'é tendant axialement, disposées par paires et espacées sur la périphérie de l'anneau d'une manière telle que la projection 17 formée par le disque et par l'anneau se loge à l'intérieur de la projection 13, comprenant la plaque 9 et le cylindre 10, s'étendant à partir de l'extré mité opposée du noyau 8. Les paires de pô les 26 et 2 7 sont logées entre les paires de pô les 11 et 12.
Les pôles 11 et 12, 26 et 27, lorsqu'ils sont réunis comme indiqué, sont de préférence espacés également pour constituer un anneau de pôle, logés les uns à côté des autres sur un cercle, de telle sorte que lors qu'ils sont excités, ces pôles constituent un champ qui peut être appelé le champ externe ou de glissement.
On remarquera également que, lorsque la force électromotrice alternante est appliquée à l'enroulement 14, à n'importe quel moment donné, le flux :dans le noyau 8 et dans les deux saillies 13 et 17 de ce noyau obligera les pôles 11 et 12, ainsi que les pôles 26 et 27, à devenir des pôles de polarité magnéti que opposée. On voit également que les pôles 11 et 12 et 26 et 27 changeront de polarité pendant le demi-cycle suivant du courant d'alimentation. Pour produire un champ ma gnétique glissant autour de chaque paire de pôles, des plaques 31 de retardement sont prévues, présentant des spires 32 qui sont disposées pour entourer des pôles alternants externes.
Les plaques 31 sont en cuivre ou en une autre matière appropriée conductrice de l'électricité et, comme elles entourent en- fièrement les pôles alternants, elles créeront un retard de phase qui obligera le flux dans les pôles ainsi équipés de retarder sur le flux dans les pôles adjacents en créant ainsi un champ magnétique pratiquement tournant au tour de l'anneau des pôles, le champ suffisant pour entraîner un organe inducteur du rotor répondant à ce champ magnétique tournant.
Il est clair que la partie 33 en forme de rondelle de la plaque 31 de retardement a pour but principal de maintenir les boucles 32 en un organe unique et que l'on peut em ployer des enroulements de protection séparés ou de forme appropriée. On voit également que si les boucles sont placées sur les pôles 12 et 27, le rotor tournera dans une direction et si elles sont placées sur les pôles 11 et 26, le rotor tournera dans l'autre direction.
Le stator représenté et décrit peut avoir deux évidements ou champs magnétiques en série l'un avec l'autre, excités par la même force magnétomotrice. Dans cette variante, les deux champs sont placés à une extrémité du stator. Une autre variante utilisant deux évidements ou champs en série l'un avec l'au tre et en relation avec un champ à une ex trémité du stator et l'autre à l'autre extré mité du stator, est représentée aux fig. 6, 7 et 8 et décrite ci-après. On voit par là que le moteur selon l'invention comprend un stator ayant au moins deux champs magnétiques en série ou en série-parallèle et excités par la même force magnétomotrice, et que les champs peuvent être placés en différents points ou combinaisons de points dans le cir cuit magnétique.
Le rotor du moteur comprend deux orga nes montés de façon à pouvoir tourner par rapport au stator, ayant un mouvement de rotation limité l'un .par rapport à l'autre. Ce pendant, si on le désire, les deux organes du rotor peuvent être fixés l'un à l'autre comme une unité, mais ils sont de prAférence reliés l'un à l'autre, de façon flexible ou par frotte ment, comme expliqué ci-après.
Les organes sont montés sur un arbre 41, lequel est monté de façon à pouvoir tourner dans le bossage 42 central du noyau magné- tique 8. N'importe quelle construction appro priée de support peut être employée, mais une construction préférée comprend des anneaux 43 de support espacés et un palier 44 de bu tée à bille qui peut être ajusté dans le noyau 8 ou hors de ce noyau au moyen de la vis 45.
Un des organes du rotor comporte de pré férence un aimant 46 permanent en forme de U ou de barre, présentant des extrémités en taillées pour comprendre une paire de dents ou de pôles 46' et 46" à chacune de ses extré mités, une paire 46' étant d'une polarité et l'autre paire 46" étant de l'autre polarité.
Chaque dent ou pôle 46' et 46" est de préfé rence pratiquement de la même largeur que les dents 21 et 23 sur lesquelles tourne l'ai mant 46 et la rainure entre chaque paire de dents 46' et 46" est de préférence pratique ment de la même grandeur que la dent 21 augmentée de deux fois la largeur de l'évide ment entre des dents adjacentes, de telle sorte que, par exemple, si une dent 46' se trouve au-dessus d'une dent 21 interne, l'autre dent 46' se trouvera au-dessus de la dent 21 in terne suivante et la rainure entre les pôles 46' embrassera l'autre dent 23 placée entre les dents 21 internes successives.
Si les dents 21 sont supposées être en nombre impair et que l'aimant 46 est placé sur le diamètre du cer cle formé par les dents 21 et si les pôles 46' se trouvent au-dessus de deux dents 21 inter nes successives, les pôles 46" à l'autre extré mité de l'aimant 46 se trouveront au-dessus des dents 23 externes; ou bien si les pôles 46' se trouvent au-dessus de deux dents 23 ex ternes successives, les autres extrémités 46" se trouvent au-dessus de deux dents 21 in ternes successives. Si une force électromotrice alternative est envoyée dans l'enroulement 14, les dents 21 et 23 deviendront des pôles de polarité op posée par suite de l'espace d'air se trouvant entre elles et comme la force électromotrice appliquée est alternative, les pôles 21 et 23 changeront de polarité, ce changement corres pondant avec le flux de courant alternatif.
Ceci provoque ce que l'on peut appeler un champ alternatif aux dents 21 et 23 et comme les pôles de l'aimant 46 sont en permanence positif et négatif, si l'aimant est mis en rota tion pratiquement à la vitesse synchrone ap parente de rotation du champ aux dents 21 et 23, ses pôles seront successivement attirés et repoussés par les pôles successifs du champ alternant, pour maintenir une vitesse syn chrone. L'aimant est de préférence fixé à un moyeu 47 non magnétique sur l'arbre 41 et tourne avec lui. Le moyeu non-magnétique, habituellement en laiton ou en une autre ma tière semblable, limite les pertes de flux à travers l'aimant droit à l'arbre et à travers l'arbre au noyau 8.
L'autre organe du rotor est composé de préférence d'un organe 48 d'induction en forme de coupe, monté sur un palier 49 ap proprié sur l'arbre 41. L'organe 48 d'induc- ti:on est monté de préférence de façon à pou voir tourner sur le palier 49 avec un bras à ressort ou un organe à ressort reliant cet or gane d'induction avec l'aimant permanent 46, comme on le décrira ci-après, bien que ces deux organes puissent être fixés rigide ment l'un à l'autre. L'organe 48 d'induction est espacé de l'aimant permanent par des ron delles 50 qui sont maintenues en place au moyen d'une bride 51 du palier.
Une petite roue droite 52 ou un autre organe d'entraîne ment est fixé au palier 49 ou fait .partie de ce palier sur l'arbre 41, pour entraîner le me#- canisme des horloges, des compteurs ou d'au tres dispositifs entraînés.
Une des formes préférées de l'organe d'in duction est un organe semblable à une coupe en cuivre ou en une matière semblable con ductrice de l'électricité, mais non magnéti que. La coupe peut présenter deux ouvertures 53 pour la ventilation du moteur et pour di minuer le poids des parties tournantes. Un ruban 54 magnétique en acier ou en fer est de préférence engagé sur la bride externe de l'organe en forme de coupe, afin. de donner un chemin par lequel le flux magnétique pro venant des pôles 11 et 12, 26 et 27 du sta tor, peut passer d'un pôle à l'autre. Ce ru ban sert également à diriger le courant de flux, de telle sorte qu'il passe à travers le cuivre de l'organe inducteur pour l'entraîner de la manière bien, connue.
Si on le désire, le ruban 54 peut être supprimé et l'organe en forme de coupe peut être en matière magnéti que, telle que, par exemple, de l'acier trempé ou une autre substance semblable. Un organe d'induction et d'hystérésis ou d'induction ou d'hystérésis seulement de ce type présente un couple tant soit peu plus faible que l'organe qui vient d'être décrit, mais à une vitesse de rotation libre beaucoup plus élevée.
Dans une autre forme d'exécution repré sentée à la fig. 5, la construction du rotor comprend un organe 61 d'induction en forme de coupe, en acier présentant des rainures 62 dans sa bride 63 périphérique, de façon à constituer des dents ou des pôles 64 espacés par des jours d'air appropriés. Le nombre des pôles est beaucoup plus grand que le nombre des pôles du stator avec lequel cet organe coo père. Ces pôles sont toujours choisis, de fa çon à être en nombre impair, pour éviter toute tendance au blocage pendant l'arrêt.
Un ou plusieurs rubans ou pièces découpées 65 de forme annulaire comprenant une partie semblable à une rondelle et une bride cylin drique perpendiculaire à ladite partie, en cui vre ou en une autre matière conductrice de l'électricité, sont placés sur le côté externe de la bride 63 de l'organe en forme de coupe et sont pourvus d'ouverture ou de rainures s'étendant circonférentiellement au coin où la bride rejoint la partie en forme de rondelle, de manière que ces pièces puissent être fixées à. l'organe en forme de coupe en les plaçant sur les dents 64. Ces rubans donnent nais sance au couple moteur d'induction lorsqu'ils sont entraînés avec le stator décrit ci-dessus.
De tels rotors ont en général un couple d'ar rêt élevé et également une vitesse de rota tion propre élevée en fournissant, par consé quent, un couple considérable au rotor au moment du départ et pendant la marche.
Le fonctionnement du moteur est le sui vant: Lorsqu'une force électromotrice alterna tive est fournie à l'enroulement 14, un champ magnétique est créé qui aimante alternative ment les pôles 11 et 12 et 26 et 27 comme pôles positif et négatif selon la direction du courant dans l'enroulement 14. Le passage du flux pendant une demi-phase part du noyau 8 à travers la plaque d'extrémité 9, le cylin dre 10, les pôles 11 et 12 à travers l'espace aux extrémités de ces pôles dans et à travers le ruban 54 ou les autres parties magnétiques de la partie d'induction du rotor pour revenir aux pôles 26 et 27, à travers l'anneau 22, à travers l'espace entre les dents 21 et 23, à travers le disque 1.6 et en revenant dans le noyau 8. Pendant l'autre demi-période de la course, la direction est inverse.
L'espace d'air 25 sur la saillie 17 du noyau oblige le champ magnétique à se courber au-dessus de l'es pace, d'une valeur suffisante pour produire un champ relativement fort à. cet endroit qui est suffisant pour faire tourner l'aimant per manent après qu'il a atteint la vitesse syn chrone. On voit que lorsque l'aimant a atteint la vitesse convenable, sa vitesse de rotation sera proportionnelle à la fréquence d'alter- nation du courant de la ligne d'alimentation. Le nombre des dent 21 et 23 sur lesquelles passe l'aimant pendant un tour, est de préfé rence beaucoup plus grand que le nombre de pôles 11 et 12 et 26 et 27.
On voit alors que lorsque l'aimant 46 se déplace au-dessus des dents 21 et 23 à une vitesse donnée, l'organe 48 d'induction tendra à tourner à une vitesse beaucoup plus grande, parce que la vitesse apparente de rotation du champ magnétique dans les pôles 11 et 12 et 26 et 27 est consi dérablement plus grande que la vitesse appa rente de rotation du champ aux pôles 21 et 2,3.
Dans le cas présent, on a considéré un sta tor utilisant quinze paires de dents pour la rotation de l'aimant permanent et seulement trois rangées de pôles aimantés de façon op posés, pour la rotation de l'élément inducteur. On voit par là que la vitesse synchrone du champ alternant aux pôles internes sera du nombre de variations du courant dans l'en roulement 14 pendant un temps donné. La vi tesse synchrone du flux tournant aux pôles externes n'est seulement que d'un tiers de la fréquence de la force électromotrice utilisée. Par conséquent, l'organe inducteur tendra à tourner à une vitesse cinq fois plus grande que la vitesse de l'aimant permanent ou d'un autre organe synchrone.
Cependant, comme l'organe en forme de coupe est un organe d'induction, il doit nécessairement retarder la vitesse apparente de rotation des pôles ex ternes, de telle sorte qu'il peut y avoir suf fisamment de glissement pour créer des cou rants parasites à l'intérieur du cuivre de la partie d'induction du rotor. Le nombre et la disposition des deux rangées de pôles, ainsi que leur rapport, peuvent être choisis de fa çon à donner n'importe quelle relation vou lue aux vitesses synchrones apparentes des deux rangées de pôles.
L'organe magnétique et l'organe d'induc tion peuvent être fixés rigidement l'un à l'autre ou goupillés librement ensemble dans une position relative considérée la mieux ap propriée pour la création du couple le plus désirable ou bien ils peuvent encore venir en prise de façon élastique l'un avec l'autre comme, par exemple, au moyen du ressort 77, lequel peut être fixé à l'organe inducteur et présenter une saillie 78. destinée à venir en prise avec le bord de l'aimant. Le ressort 77 empêche les forces d'accélération et l'inertie du rotor en approchant la vitesse synchrone de faire dépasser l'aimant permanent la vi tesse synchrone de l'organe magnétique.
On voit également que si on le désire, les pôles internes peuvent être placés à l'autre extrémité de l'enroulement 14 dans la prolon gation 13 du noyau, en ayant l'arbre 41 tra versant entièrement le noyau de l'autre côté duquel l'aimant permanent peut alors y être fixé. Cette construction est représentée aux fig. 6, 7 et 8. La prolongation 17a correspond au disque 16 et à l'anneau 22 de la construc tion décrite précédemment, mais l'espace d'air 25 a été éliminé et la prolongation est d'une seule pièce. L'espace d'air 25a est placé dans l'autre prolongation 13a en forme de coupe et est de préférence formé du disque 9a, lequel présente des dents 21a à sa péri phérie et le cylindre 10a, qui est muni de dents 23a s'étendant transversalement et qui alternent avec les dents 21a pour former le champ magnétique alternatif.
Ce champ ma gnétique est de préférence employé de la même manière que le champ interne du mo teur décrit précédemment, pour maintenir la rotation d'un aimant permanent 46a présen tant de préférence des extrémités recourbées intérieurement qui s'étendent axialement au- dessus des extrémités des dents. Dans la va riante représentée, un stator présentant le même nombre de dents 21a et 23a et un ai mant ayant quatre pôles 46a' et 46a" de po larité alternante, espacés de 90', sont em ployés et la largeur de chaque pôle est prati quement la même que la largeur des dents 21a et 23a.
On remarquera que lorsque les deux pôles de la même polarité que les pôles 46a', se trouvent au-dessus d'une rangée de dents, par exemple les dents 21a, les autres pôles 46a" se trouveront au-dessus des dents 2'3a et, par conséquent, le fonctionnement de ce genre de rotor magnétique est pratique ment le même. D'autres combinaisons appro priées de dent et de pôle peuvent être em ployées.. L'organe 48a d'induction peut être de n'importe quelle construction désirée, mais il est de préférence monté de façon à pouvoir tourner sur l'arbre 41a et il peut être relié à celui-ci au moyen des doigts élastiques dé crits précédemment ou par un ressort à bou din 77a.
La saillie 17a du moyeu, interne en forme de coupe, est de préférence espacée de l'enroulement 14 au moyen d'une plaque 80 en matière non-magnétique, telle que du lai ton. L'autre saillie 9a est espacée du cylindre 10a par une plaque 81, de la même manière. Onu notera que les deux champs magnétiques sont en série, dans cette forme d'exécution, vu que le flux venant du noyau 8a s'écoule à travers le disque 9a, ,à travers l'espace 25a, dans le cylindre 10a, à. travers l'espace aux extrémités lia et 12a jusqu'au ruban 54a pour revenir aux pôles 26a et 27a et au noyau 8a.
Les tasseaux 82 de la saillie 13a du noyau constituent .des moyens pour fixer le moteur à l'instrument ou au dispositif avec lequel il est employé.
Les pôles 11a et 12a sont des prolonga tions de l'organe 13a en forme de coupe et les pôles 2.6a et 27a sont des prolongations de l'organe 17a triangulaire en forme de coupe, essentiellement de la même manière que les pôles 11 et 12, 26 et 27 décrits précédemment qui étaient des prolongations des organes 13 et respectivement 17 en forme de coupe. Les enroulements 31 de protection sont également de la même construction et sont disposés de la même manière que précédemment.
En ce qui concerne l'accouplement de l'élément inducteur avec l'aimant permanent à l'aide d'un accouplement flexible, on peut se référer à la fig. 9, dans laquelle la vitesse de rotation du rotor est indiquée en compo santes horizontales et le couple en composan tes verticales. La ligne PU représente la courbe maximum du couple de vitesse admis sible de l'organe inducteur seul, dans la con dition de fonctionnement où les deux organes sont accouplés rigidement l'un à, l'autre.
Si le couple d'induction VT obtenable à une vi tesse synchrone est plus grand qu'une partie donnée du couple synchrone, l'organe d'induc tion entraînera l'organe magnétique au- dessus, de la vitesse synchrone et l'emploi du moteur pour l'entraînement d'un mécanisme d'horlogerie ou d'un dispositif semblable, est évidemment exclu.
La ligne VR représente la vitesse syn chrone de l'organe aimanté en permanence et la ligne WZ représente le couple requis dans certaines conditions anormales ou sous de très fortes charges pour vaincre le frottement et pour supporter la charge imposée au mo teur.
On voit facilement que dans ces condi tions anormales ou sous ces fortes charges, le rotor n'atteindra seulement que la vitesse re présentée par la ligne N et n'atteindra ja mais la vitesse synchrone.
Cependant, si le ressort 77 ou n'importe quel autre organe d'accouplement flexible ou par frottement tel. que décrit précédemment, est utilisé, on peut employer un organe d'in- duction dont la relation du couple de vitesse, représentée par la ligne QS, peut avoir une valeur beaucoup plus grande et le couple peut atteindre une valeur représentée par la ligne VR, vu que l'accouplement absorbe le choc du déplacement de l'aimant d'un pôle à l'autre et exerce une action de stabilisation pour empêcher que le rotor ne dépasse la vi tesse synchrone. L'efficacité d'un tel dispo sitif est évidente pour empêcher le moteur d'atteindre une vitesse synchronique et de fournir une force supplémentaire sans perdre le synchronisme.
Même si le rotor devait dépasser la vi tesse synchrone par des causes externes, l'ac couplement flexible ou par frottement exerce une action stabilisatrice qui ramène automa tiquement le rotor à la vitesse synchrone lors que les forces externes qui ont entraîné le ro tor au-dessus de la vitesse synchrone cessent.
On a représenté et décrit un aimant per manent comme constituant un des organes du rotor, dans la forme d'exécution préférée, mais si on le désire, cet organe du rotor peut être excité magnétiquement au moyen d'un enroulement disposé au-dessus de l'organe excité électriquement par du courant continu qui lui est fourni par des bagues. Des enrou lements séparés peuvent être employés pour créer les champs tournant et alternant.