Procédé de fabrication d'une liaison élastique et liaison obtenue par ce procédé. L'invention se rapporte à un procédé de fabrication d'une liaison élastique et à. une liaison obtenue par ce procédé.
Jusqu'à. présent, les liaisons élastiques étaient constituées par deux douilles rigides, entre lesquelles était disposée une masse élas tique homogène de caoutchouc. Pour assu rer une adhérence suffisante entre les douilles interne et externe et la masse élas tique, celle-ci était généralement comprimée entre les douilles. Dans d'autres liaisons connues, on opérait d'une autre façon, en dis posant d'abord, entre ces douilles, du caout chouc non vulcanisé, et en vulcanisant en suite l'ensemble. n obtenait dans les deux cas l'adhérence désirée entre les douilles et la matière élastique, adhérence qui reste en principe constante.
L'adhérence entre le caoutchouc et les douilles, dans les articula tions déjà coAnues, est surabondante pour de faibles oscillations et devient rapidement insuffisante dés que l'amplitude des oscilla tions augmente. Le procédé suivant l'invention permet d'obtenir des liaisons dans lesquelles l'adhé rence de la masse élastique aux pièces à re lier augmente par suite d'un mouvement re latif entre les deux pièces. D'après le procédé suivant l'invention. on ménage. clans la masse de matière élastique, des surfaces de discon tinuité.
Les dessins annexés représentent, à. titre d'exemples, plusieurs formes d'exécution de liaisons élastiques selon l'invention.
La fig. 1 est un schéma explicatif; La. fig. 2 est une coupe transversale d'une première forme d'exécution; La fig. 3 est une coupe transversale d'une deuxième forme d'exécution; La fig. 4 est une coupe transversale d'une troisième forme d'exécution; La. fig. 5 est un schéma explicatif; La fig. 6 est une vue en bout d'une bande élastique enroulée en spirale, constituant une quatrième foTme d'exécution;
Les fig. 7, 8, 9 et 10 sont des coupes transversales de formes d'exécution relatives à celle indiquée à la figure précédente; Les fig. 11, 12 et 13 sont des vues en élévation d'une cinquième, sixième et septième forme d'exécution; La fig. 14 est une perspective .d'une hui- tième-forme d'exécution relative à celle re présentée par la fig. 6; Les fia. 15, 16 et 17 sont des vues en élévation d'une neuvième, dixième et onzième forme d'exécution, comportant des coupures en hélice;
Les fig. 18 et 19 sont des perspectives d'une douzième et d'une treizième forme d'egkution de dispositifs doubles. Dans toutes ces figures (6 à 19), on n'a représenté que la masse élastique de la. liaison; La fig. 20 est une coupe axiale d'une quatorzième forme d'exécution facilitant les oscillations, les organes étant disposés au début du montage; La fig. 21 est une coupe axiale correspon dante montrant les organes montés; La fig. 22 est une quinzième forme d'exé cution, les organes étant disposés au début du montage;
La. fig. 23 est une coupe axiale corres pondante montrant les organes montés; La fig. 24 est une coupe axiale d'une seizième forme d'exécution.
Les liaisons qui résultent de la mise en aeuvre du procédé selon l'invention sont dé nommées "kaoucone".
Dans le schéma explicatif représenté à la fig. 1, on a indiqué schématiquement des douilles 1 et 2 ;à relier élastiquement. Un ressort en spirale 3 est représenté interposé entre les tubes. 1 et 2.
On conçoit que, si la douille 1 se déplace dans le sens de la flèche f, la douille 2 restant fige, on provoque un enroulement du ressort sur cette douille 1, et par suite un auto-serrage. Dans le cas où la douille 1 se déplace en sens inverse de la flèche f, on provoque un gonflement du res sort 3 par suite de son déroulement et, par suite, un arc-boutement. La première forme d'exécution représen tée à la fig. 2 correspond à la fi-. 1, mais le ressort 3 est remplacé par une bande de caoutchouc enroulée, serrée sur elle-même, de manière à présenter en coupe la forme d'une spirale.
Ce caoutchouc peut être com primé après montage à l'aide de tous moyens connus. Une telle disposition assure une liai son élastique parfaite entre les deux douilles 1 et 2; de plus, l'adhérence entre les douilles 1 et 2 et la matière élastique 4, augmente par le fait des déformations, de la matière élastique provoquées par toute rotation rela tive des deux douilles.
Dans la deuxième forme d'exécution, re présentée à la. fig. 3, on dispose, entre les -douilles 1 et 2, des blocs 5 juxtaposés sui vant -des plans radiaux. Dans cette forme d'exécution et comme montré plus spéciale ment par le schéma de la fig. 5, en cas de déplacement de la douille dans le sens de la flèche f, il se produit une déformation du bloc 5 et, par suite, un arc-boutement; une fibre fictive, préalablement en 5a, vient en 5b où elle est comprimée en augmentant l'adhérence entre le caoutchouc et les douilles.
La fig. 4 représente une troisième forme d'exécution dans laquelle l'ensemble de la masse de caoutchouc comporte des blocs d'arc-boutement réunis à leur base et formés par des coupures radiales partielles 6.
La fig. 6 est la masse élastique d'une quatrième forme d'exécution et montre, en bout, une lamelle 7 de caoutchouc enroulée en spirale pour constituer un cône ou un cy lindre tubulaire de liaison entre deux douilles 1 et 2. La lamelle de caoutchouc peut, dans certains cas, être remplacée par un cordon, de toute forme appropriée, comme montré par la fig. 10 qui est une variante d'exécution. Les fig. 7, 8 et 9 représentent la masse élas tique d'autres variantes d'exécution obtenues avec des lamelles 7 de sections transversales différentes.
Comme montré par les fig. 11, 12, 13 qui représentent la masse élastique d'une cinquième, sixième et septième forme d'exé cution, l'ensemble élastique peut être consti- tué par la juxtaposition d'éléments élastiques semblables 8, 8a, 8b-9, 9a, 9b-10, 10a, 10b, de toutes formes convenables suivant les cas d'application et qui sont engagés les uns dans les autres.
La fig. 14 représente la masse élastique d'une huitième forme d'exécution relative à la fig. 6. Dans cette forme, un cordon trans versal 11 d'accrochage est prévu vers l'extré mité externe de la bande 7. Ce cordon peut être engagé dans une rainure ménagée dans la douille externe 2. Il est évident que l'ex trémité interne de la bande 7 pourrait être agrafée d'une manière similaire au tube in terne 1.
La fig. 15 représente la. masse élastique d'une neuvième forme d'exécution, dans la quelle la masse de caoutchouc tubulaire com porte une coupure partielle qui peut d'ail leurs être complète et ayant la forme d'une hélice 12. Une telle disposition permet d'ob tenir les mêmes avantages que ceux indiqués pour les fig. 1 et 2.
Il est évident qu'on peut constituer une liaison élastique en combinant plusieurs dis positifs précédemment décrits et en utilisant des enroulements contrariés. Lés fig. 16 et 17 représentent à cet effet les masses élasti ques d'une dixième et onzième forme d'exé cution qui comportent des coupures héli coïdales de pas contraires.
Les fig. 18 et 19 représentent les masses élastiques d'une douzième et treizième forme d'exécution, qui comportent des enrou lements doubles spécialement utilisables pour relier élastiquement des organes de machines. Ces dispositifs forment une simple juxtapo sition de deux enroulements de caoutchouc en utilisant la même bande.
On pourrait, dans certains cas, utiliser des bandes torsadées de caoutchouc.
Dans certains cas, les parties adjacentes aux discontinuités peuvent être nettement séparées par interposition de bandes ou ma tières indépendantes, élastiques ou autres.
Les. fig. 20 et 2'1 représentent une qua torzième forme d'exécution dans laquelle une masse de caoutchouc est soumise à des ten- sions internes différentes en vue de faciliter les oscillations autour d'un point C.
Dans cette forme d'exécution, on force la matière élastique tronconique 20 et 21 dans des logements tronconiques 22 et 23, mais de sorte, qu'après montage, les grandes bases des troncs de cône de la matière élastique corres pondent aux petites bases des logements. On conçoit qu'une telle disposition réalise une tension variable qui est inférieure vers la ré gion externe; il en est de même pour l'adhé rence qui augmente avec la tension. Un tel dispositif permet les déplacements angulaires sans glissement autour de l'axe longitudinal X et facilite les oscillations de cet axe au tour du point C.
Le même résultat peut être obtenu en uti lisant, comme montré par les fig. 22 et 23, qui représentent une quinzième forme d'exé cution, des logements cylindriques 24 et 25 et des blocs élastiques tronconiques 26 et 27.
La fig. 24 illustre une seizième forme d'exécution dans laquelle les augmentations de tension interne et d'adhérence dans la ré gion centrale sont réalisées en déformant par tiellement, comme indiqué en traits mixtes en 28a, un tube externe 28. entre lequel et un tube interne 29, est disposée une matière élas tique 30, dans laquelle sont ménagées des sur faces de discontinuité.
Il est évident qu'on pourrait tout aussi bien déformer le tube interne 29 ou à. la fois le tube externe et le tube interne.
On remarquera, comme montré par les fig. 20 à 23, que les articulations sont facile ment démontables et réglables.
Grâce aux moyens très simples qui vien nent d'être indiqués, on obtient une liaison élastique dont l'action élastique est très pro gressive, et dans laquelle on ne constate plus les glissements qui se produisaient. autrefois dès que l'amplitude des oscillations dépassait une certaine limite, d'ailleurs assez basse.
Ces différentes formes d'exécution sont donc, pour la plupart, de longue durée, même lorqu'elles sont employées dans des conditions excessives de travail. D'autre part, le rempla- cement éventuel de la masse élastique par une masse neuve s'opère, pour la plupart, sans au cune difficulté, puisque cette masse n'a au cune compression préalable.