Hélice et procédé pour sa fabrication. L'invention a pour objet une hélice com portant un moyeu et des pales, ces pales ayant leurs surfaces de travail formées de façon à déterminer une section transversale de pale diminuant progressivement à partir de la racine de la. pale jusqu'à l'extrémité de celle- ci. Une telle hélice peut être établie .de façon à être relativement plus légère en poids, tout en ayant une plus grande résistance mécani que que les hélices produites jusqu'à présent, et de réduire les efforts -de fatigue mécanique se manifestant surtout dans les racines des pales d'une hélice de ce genre.
De préférence, les pales ont une épaisseur uniforme depuis leur bord menant à leur bord suiveur.
I2invention se rapporte en outre à un pro cédé pour fabriquer des hélices de ce genre, caractérisé en ce qu'on forme des ébauches ayant l'épaisseur finale des pales d'hélice, qu'on gauchit ces ébauches de façon à les. amener à l'état de pales .d'hélice et qu'on monte celles-ci sur un moyeu.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de l'hélice suivant la présente invention.
La fig. 1 est une vue en plan d'une hé lice; La fig. 2 est une coupe radiale d'une pale d'hélice prise perpendiculairement à ses faces de travail; La fig. $ est une vue développée du bord périphérique de l'une des pales montrées à la fig. 1 et une section transversale à travers la racine de la même pale; La fig. 4 est un diagramme comparatif de la fatigue mécanique d'une pale d'hélice du genre montré aux fig. 1 à 3, sauf qu'elle a une épaisseur uniforme -de la. racine au bord périphérique;
La fig. 5 est un diagramme de la fatigue mécanique d'une pale d'hélice effilée de façon telle qu'en coupe radiale de l'hélice, les deux faces donnent,deux droites convergentes de la racine au bord périphérique. Cet effilage est appelé dans la suite, par raison de commodité "effilage droit".
La pale s'amincit jusqu'à l'épaisseur zéro audit bord; La fig. 6 est un diagramme de la fatigue mécanique d'une hélice du même genre à ,)ef.- filage droit" à partir de la racine, la pale ayant une épaisseur définie à. son bord pé riphérique;
La fig. 7 est un diagramme de la fatigue mécanique d'une pale d'hélice telle que repré sentée aux fig. 1 à 3, l'extrémité ou bord périphérique de celle-ci ayant une épaisseur définie, et l'effilage étant tel qu'en. coupe ra diale de l'hélice ses. deux faces .donnent deux lignes courbes allant en se rapprochant à par tir de la racine jusqu'au bord périphérique.
Un tel effilage est appelé dans la suite, pour simplifier, "effilage courbe"; La fig. 8 est une coupe transversale ra diale, agrandie, d'une pale d'hélice telle que représentée aux fig. 1 à 3 et à laquelle s'ap plique le diagramme des efforts montré à la fig. 7; La fi-. 9 est une section transversale à travers le moyeu d'une hélice suivant la ligne IX-IX de la fig. 1; L a fig. 10 est une coupe radiale à travers une pale d'hélice et représente une forme de construction différente de celle de la fig. 2 pour figer les pales, au moyeu;
La fig- 11 est une vue en plan, dessinée à. une échelle réduite, d'une ébauche dont les pales d'hélice sont formées; La fig. 12 est une coupe radiale suivant la ligne V-V de la fig. 11; lia, fig. 13 est une coupe d'une pale d'hélice ayant une racine à dents de scie pour fixer la pale au moyeu; La fi-. 14 est une coupe d'une pale d'hélice ayant une forme de racine en queue d'aronde pour la fixer au moyeu; La fig. 15 est une vue de bout d'un moyeu d'hélice sur lequel est montée une pale d'hé lice incomplète;
La fig. 16 est une coupe partielle à tra vers une étampe à. forger, montrant une pale dans celle-ci; La fig. 17 est une coupe transversale à travers. une pale d'hélice ayant une épaisseur variant du bord menant (arête d'entrée) au bord suiveur (arête de sortie) de celle-ci; La fig. 18 est une vue en élévation d'une machine pour tourner des .disques d'ébauche d'hélice, et La fig. 19 -est une vue en plan d'une table de la machine montrée à la fig. 18 avec un disque d'ébauche d'hélice monté sur celle-ci.
L'hélice représentée aux fig. 1 à 3 com porte un moyeu 10 et deux pales d'hélice 11 fermées séparément et reliées à celui-ci. Cha cune des pales 11 a des bords menant 12 et suiveur<B>13</B> divergeant radialement, le bord périphérique ou extrémité 14 de chaque pale étant de longueur sensiblement plus grande que la racine 15. Comme on peut le voir à la fig. 1, l'aire de projection totale des pales <B>Il</B> comprend un pourcentage très important -de l'aire balayée par l'hélice.
On remarquera aussi, comme il est montré à la fig. 3-, que les pales ont une épaisseur uniforme de leurs bords menants 12 à leurs bords suiveurs<B>18.</B>
En général, on forme des pales d'hélice du genre précité au moyen d'une ébauche en forme de plaque, grâce à quoi la pale n'a pas seulement une épaisseur uniforme du bord menant au bord suiveur, mais aussi dans une direction allant de sa racine à son bord péri phérique.
Toutefois, on a trouvé que des pales ainsi formées sont soumises à. des efforts de tension excessifs se produisant dans leur racine en vertu de l'effet de la force centrifuge et que, pour réduire ces efforts de tension dans la ra cine, l'épaisseur de la pale d'hélice devra être réduite progressivement de la base 15 au bord périphérique 14.
Ceci peut être accompli en effilant convenablement les pales depuis leur racine à leur bord périphérique, et afin de réduire les efforts de tension à la racine de la pale à un minimum, un effilage "courbe" sera avantageusement employé, comme on peut le voir à la fig. 2,
dans la- quelle on remarquera que la pale diminue en é <B>6</B> paisseur depuis la racine 15 au bord périphé- rique 14 et qu'un effilage en creux ou "courbe" est prévu pour que les tensions pro voquées par la force centrifuge et se produi sant dans la racine 15 puissent être réduites à un minimum.
Ce qui précède se comprend par les dia grammes des fig. 4 à 7, dans lesquelles on a représenté, à titre d'exemple, une étude com parative des efforts de fatigue dans des pales d'hélice en diverses sections transversales. Les chiffres donnés dans ces diagrammes se rapportent à des calculs d'efforts faits pour une hélice du genre montré aux fig. 1 à 3 et employée dans un ventilateur et faisant cir culer 2831 mètres cubes d'air par minute à l'encontre d'une pression statique de 419 mil limètres de colonne d'eau. Dans le fonction nement à pleine capacité, les hélices sont com mandées à une vitesse de rotation de 3520 tours par minute.
Toutefois, lesdites figures représentent les efforts dans les pales pour une marche à approximativement 20 % de survitesse, ou une vitesse de 4320 tours par minute.
La fig. 4 montre une coupe d'une pale d'hélice ayant une épaisseur uniforme depuis son bord menant au bord suiveur et depuis sa racine ou base à son extrémité ou bord pé riphérique. Ceci est le genre de pale qui a été communément employé jusqu'à présent dans des ventilateurs à hélice dont on a déjà parlé. Le diagramme de la fig. 4 montre les aires des sections transversales (courbe a) et les efforts de tension (courbe b) se produi sant dans une pale d'hélice de ce genre.
Les distances radiales des sections envisagées sont indiquées comme abscisses. les aires des sections transversales comme ordonnées du côté droit de la courbe et les efforts de ten- ion comme ordonnées du côté gauche de la courbe. La pale a un rayon de 178 millimè tres à sa racine et de 533 millimètres à sa pointe ou bord périphérique.
Elle a une section transversale soumise à des tensions à sa ra cine de seulement 122 centimètres carrés et à son bord périphérique d'approximativement <B>303</B> centimètres carrés: L'aire de la section soumise à des tensions à n'importe quel rayon est égale à la longueur développée de la pale depuis le bord menant au bord suiveur, cor respondant à ce rayon, multipliée par l'épais seur de la pale à ce rayon.
Autrement dit, en examinant la fig. 3, il est apparent que l'aire de la section soumise à des tensions au bord périphérique est égale à la longueur dévelop pée mesurée de 12 à 13 multipliée par l'épais seur de la pale, tandis que l'aire de la section soumise à des tensions à la racine de la pale est égale à la longueur relativement plus courte 12'-13' multipliée par l'épaisseur re lativement plus grande de la pale. On remar quera en examinant la fig. 1 que les lon gueurs fléveloppées d'hélices du genre en visagé sont sensiblement plus grandes à la pé riphérie qu'à la base ou racine.
Par consé quent, si l'épaisseur de la pale est uniforme depuis sa racine à sa périphérie, la section soumise aux tensions est la plus grande à la périphérie et la plus petite à la base ou ra cine de la pale. La courbe représentée à la fi-. 4 montre que, à cause de l'aire plus petite près de la racine de pale et de la grande quantité de métal près de la périphérie, les efforts de tension à la racine sont excessive ment élevés. L'effort de tension à la racine d'une pale de ce genre dans les conditions susénoncées est de 24494 kg par 6,45 senti- mètres carrés.
Cet effort de tension peut être réduit en effilant la pale depuis sa racine à son bord périphérique. Le cas de limite pour cet effi lage est celui dans lequel la pale s'effile jus qu'à une épaisseur zéro à son bord périphé rique, comme à la fig. 5. Dans cette figure, on peut voir que la section sous tension aug mente de la périphérie jusque près de la ra cine et, par conséquent, un effort de tension de seulement 8799,8 kg par 6,45 centimètres carrés existe dans la racine de la pale. Toute fois, dans la pratique actuelle, la pale doit avoir une épaisseur définie quelconque à la périphérie, celle-ci dépendant de la grandeur de la pale. Une épaisseur de trois millimètres n'est pas déraisonnable pour l'hélice donnée ici comme exemple.
Une pale avec un effilage "droit" de la racine à la périphérie de la pale et une épaisseur à la périphérie de trois mil limètres est montrée à la fig. 6, l'aire des sections sous tension augmentant de la pé riphérie jusque près de la racine et l'effort de tension à. la racine étant de 10614 kg par 6,45 centimètres carrés.
On a trouvé qu'une pale à "effilage courbe" dont l'épaisseur diminue de la racine à la périphérie sera soumise à un effort de tension inférieur à celui d'une pale qui, en section radiale, présente un effilage "droit", comme représenté à la fig. 6.
A la fig. 7, on a montré une forme de pale qui présente un effilage en creux dit "courbe" et dans laquelle l'aire des sections transversales soumises aux efforts de tension diminue progressivement de la racine à la pé riphérie et qui implique un effort de tension maximum û la racine de la pale de seulement <B>7938</B> kg par 6,45 centimètres carrés.
A la fig. 8, on a montré à plus grande échelle une coupe radiale à travers une pale à laquelle s'appliquent les données de la courbe de la fig. 7.
En examinant cette fi gure, il est apparent que, pour faciliter la fa brication, la pale est formée de trois sections effilées à côtés droits 17, 18 et 19 se rejoi gnant par des courbes à grands rayons 21 et 22, le tout approchant de la forme d'une courbe continue. La surface des sections 17, 18 et 19 peut être considérée comme étant une surface courbée, du fait qu'une courbe peut être considérée comme étant composée d'un nombre infini de lignes droites reliées ensemble.
Comme on l'a déjà dit, une telle section de pale implique un effort de tension maximum à la portion-racine de seulement 7938 kg par 6,45 centimètres carrés.
Pair conséquent, il est avantageux de don ner à la pale la forme représentée aux fig. 1 à 3, c'est-à-dire de la rendre uniformément épaisse depuis le bord menant au bord sui- veur et de lui donner un effilage tait "courbe" depuis la. racine jusqu'à la périphérie, de façon à obtenir une section sous tension .diminuant progressivement de la racine au bord périphé rique de la pale.
En ce qui concerne les proportions des pales d'hélice envisagées, l'hélice est préféra- blement formée de façon que la surface de projection des pales constitue une portion im portante d'une surface de disque annulaire (aire balayée par l'hélice).
Comme on a mon tré à la fig. 1, la surface de projection est préférablement environ égale à 2/3 de la sur face de disque. De plus, comme montré à la fig. 8, il est préférable de maintenir le pas des pales constant de leur base à leur extré mité, tandis que le pas augmente du bord d'entrée ou menant 12 de la pale au bord de sortie ou suiveur 13.
Par exemple, dans la construction décrite, l'hélice a un diamètre de 105,4 cm, un pas de 86,36 cm à son bord me nant et un pas de 144,4 cm à sa bord suiveur. Le rapport entre les pas du bord suiveur et du bord menant est, par conséquent, égal à 1,67, mais il est évident qu'il peut varier lé gèrement.
Pour faciliter la fabrication de l'hélice, les pales 11 sont formées séparément @du moyeu 10 et y sont reliées après, par exem ple par voie de soudage ou brasage.
Suivant la fig. 2, on remarquera que la racine 15 de la pale est fixée dans un 6vide- ment ou rainure convenable 23 aménagée dans le moyeu, la pale étant brasée au moyeu comme on peut le voir en 24 et 24'.
La fig. 10 représente une pale 25 simi laire @à la pale 11 montrée à la fig. 2, sauf que le moyeu de l'hélice est pourvu de ner vures saillantes hélicoïdales 26 limitant une rainure 27 destinée à recevoir la racine de la pale. La pale peut alors être maintenue dans la rainure au moyen de rivets passant à tra vers les nervures 26 et la racine de la pale. TJ. est évident que d'autres moyens convena bles de fixation des pales au moyeu pour raient être employés.
Etant arrivé à une forme de pale d'hé lice qui est d'un poids minimum et d'une résistance mécanique maximum, il est égale ment avantageux de prévoir une forme de moyeu d'hélice qui présente les mêmes carac- -éristiques. A ce point de vue, le moyeu re présenté est établi sous forme de tambour pourvu d'une nervure annulaire intérieure disposée centralement 31 (fig. 9), qui est per cée en 32 pour recevoir l'arbre de l'hélice (non représenté).
Cette nervure 31 est soli daire de la paroi du tambour de moyeu 33 et est pourvue de rebords annulaires s'éten dant latéralement 34 pour former une portée allongée pour l'arbre et ainsi augmenter la rigidité de la construction complète.
Pour empêcher des déformations provo quées par la force centrifuge, des disques- entretoises 35 et 36 sont engagés dans les ex trémités opposées du tambour de moyeu 33 et y sont fixés à demeure, préférablement par fusion de métal, par exemple par soudage en 37. Les disques 35 et 36 sont percés pour le passage de l'arbre d'hélice, en 38 et 39, res pectivement, et, bien que ces disques ne soient pas représentés comme étant pourvus de rebords -d'appui, tels que les rebords 34 sur la nervure de support 31, il est évident que de pareils rebords pourraient y être pré vus, soit sur l'un des disques ou sur les deux disques, si les conditions le rendaient désira ble.
De plus, des organes de butée formés par des nervures annulaires intérieures 41 sont prévus sur la paroi intérieure du tambour de moyeu 33 près de chaque extrémité de ce dernier pour servir d'arrêts pour les disques de support respectifs. Cette simple -disposi tion permet d'accélérer considérablement l'as- sembla.ge de ces disques de support :de bout, du fait qu'elle détermine la bonne mise en po sition des disques respectifs en ce sens qu'il suffit de pousser simplement chaque disque dans le tambour jusqu'à ce qu'il bute contre son organe de butée respectif, après quoi il peut être soudé au tambour comme indiqué en 37.
Bien que dans l'exemple décrit, on ait prévu une forme de pale d'hélice dans laquelle les deux surfaces de travail de la pale s'incur vent depuis leurs racines à leurs bords péri phériques, il est évident que les hélices con- nues jusqu'à présent peuvent être sensible ment perfectionnées en formant seulement une des surfaces de travail de leurs pales de façon qu'elle donne une courbe dans une coupe radiale, la pale étant effilée,de façon à avoir une section qui diminue progressive ment.
Bien qu'il soit entendu que cette der nière forme rentre dans le cadre de l'inven tion, il est avantageux, comme on l'a repré senté au dessin, de cintrer les deux surfaces de travail des pales, afin de rendre les pales plus symétriques, et afin d'éviter une charge excentrique de celles-ci. De plus, bien qu'on ait décrit jusqu'à présent une hélice ayant une grande surface de projection en compa raison de la surface balayée et mie épaisseur de pale uniforme depuis le bord menant au bord suiveur,
on peut aussi prévoir -des sec tions transversales â aires diminuant progres sivement des racines aux bords périphériques dans des hélices dans lesquelles l'épaisseur des pales n'est pas uniforme depuis le bord menant au bord suiveur.
Dans le procédé suivant l'invention, les pales de l'hélice sont fabriquées séparément du moyeu et sont ensuite reliées à celui-ci. La fig. 11 représente une ébauche plate 50 sous forme de disque annulaire à partir de laquelle les pales d'hélice sont formées. L'ébauche 50 est usinée de façon à présenter une section ra diale telle que montrée à la fig. 12, cette section correspondant, comme on le remar quera, à la section de la pale d'hélice montrée à la fig. 3.
De cette façon, on -donne à la pale l'effilage en creux approprié depuis sa, racine 15 à son bord périphérique 14. Un disque pa reil peut être tourné à la dimension désirée et être effilé exactement pour une dépense relativement petite.
On peut même, si on le désire, soumettre les pales à un polissage parfait pendant qu'elles sont encore réunies sous forme de disque. Bien qu'il soit préférable -de former l'ébauche en disque 50 en la travaillant à la machine, il est évident qu'elle peut aussi être formée de toute autre manière connue, par exemple par voie de forgeage, de laminage, d'estampage, ete. Les pales de l'hélice ont de préférence leurs racines :disposées en quelque sorte en pas d'hélice autour du moyeu. En dévelop pant une de ces pales dans un plan., on trou vera que sa racine détermine sensiblement l'arc d'un cercle ayant approximativement deux fois le diamètre du moyeu de l'hélice.
Par conséquent, l'ébauche en disque 50 est formée de façon à avoir un diamètre intérieur qui est approximativement égal @à deux fois le diamètre de la rainure de retenue dans le moyeu de l'hélice, tandis que sa largeur ra diale est approximativement égale à la lon gueur d'une pale de sa racine à son extré mité ou bord périphérique.
Par conséquent, en prévoyant une ébauche plate 50 en forme de disque annulaire (fig. 11) ayant sensiblement la même sec tion radiale que les pales (fig. 3) et ayant un diamètre intérieur 50' d'environ deux fois ce lui de la rainure du moyeu (fig. 3), on peut obtenir plusieurs pales, par exemple au nom bre de quatre, en découpant simplement le disque en segments, comme on le voit à la fig. 11 qui représente un disque 50<B>à</B> quatre segments 51, 52, 53 et 54.
Après que ces ,seg ments ont été coupés dans le disque 50, ils peuvent être courbés ou gauchis de façon à leur donner la forme et le pas voulus (fig. 3), après quoi les pales ainsi formées peuvent être fixées dans la rainure du moyeu, par exemple en les soudant en 24 et 24' (fig. 2).
Il ressort de ce qui précède qu'avec le pro cédé décrit pour fabriquer les hélices, les pa les de l'hélice peuvent être fabriquées facile ment, rapidement et à bon marché. On re marquera que tout le travail à la machine peut être exécuté pendant que les pales sont des parties du disque et que le travail à la machine se fait sur quatre pales ù la fois. De cette façon, toutes les opérations d'usinage peuvent être accomplies avant que les pales soient tordues pour leur donner la forme fi nale.
Ceci est d'une importance considérable, particulièrement au point de vue de la fa brication, parce que si les pales sont usinées à la machine après qu'elles sont coulées ou forgées, ce qui a été considéré jusqu'à pré- sent comme étant absolument nécessaire, les opérations d'usinage deviennent longues, la borieuses et très coûteuses, en raison de la forme irrégulière des pales. Le procédé sui vant l'invention pour fabriquer et assembler les pales simplifie et raccourcit, par consé quent, considérablement la fabrication tout en réduisant le prix de revient d'hélices du genre envisagé.
Bien qu'on ait montré à la fig. 2 un moyen pour figer les pales dans une rainure du moyeu d'hélice par soudage en 24 et 24', il est évident que d'autres moyens de fixation pourraient être employés, comme, par exem ple, des dispositifs à saillies ou à dentures de verrouillage prévues sur la racine de chaque pale. La fig. 13 montre une pale 55 qui a une racine 56 pourvue de dents de scie 57 dont les faces latérales divergent vers le bord périphérique de la pale, tandis qu'en fig. 14, une pale 18 est montrée, dans la quelle les parois latérales de la racine 60 divergent vers la base de celle-ci.
Dans cha cune de ces figures, on remarquera que les parties saillantes de la racine de la pale sont destinées à, s'engager dans des évidements aménagés dans les parois latérales de la rai nure du moyeu de l'hélice. Les pales mon trées aux fig. 13 et 14 sont montées sur leurs moyeux correspondants en insérant ou glis sant leur racine dans les rainures respectives, celles-ci ayant des extrémités ouvertes dans les faces transversales des moyeux.
Lorsque les pales sont fixées au moyeu de l'hélice par les moyens représentés aux fig. 13 et 14, c'est-à-dire en glissant les pales dans la rainure du moyeu, la racine de la pale ayant été tournée en un cercle parfait, du fait qu'elle a été découpée dans un disque circulaire de la manière dont on a déjà parlé, ne coïncidera ordinairement pas exactement avec la rainure hélicoïdale :
du moyeu et, bien que la différence en courbure soit tellement petite qu'elle peut être considérée comme né gligeable avec les moyens de fixation des pa les par soudage, comme à la fig. 3, cette dif férence de courbure peut cependant devenir gênante, lorsque les racines des pales sont pourvus de dents de scie ou de saillies laté rales qui sont. glissées ou insérées dans des évidements correspondants de la rainure de retenue du moyeu.
A 'la fi,. 15, on a montré un moyeu cy lindrique 61. sur lequel est montée une pale d'hélice (dessinée en lignes pointillées) du genre représenté à la fig. 14. On remarquera que la courbure de la base de la pale et la. courbure du fond de la. rainure dans le moyeu de l'hélice sont différentes.
La diffé rence maximum entre ces courbes, ou le dé placement relatif maximum d'une courbe par rapport à l'autre est indiqué par la lettre de référence a'. Il convient de faire remarquer que dans la construction d'un genre ou l'autre d'hélice qu'on a décrit ci-dessus, une relation définie entre n' et la. profondeur ou dimension radiale des dentures ou de la racine de la pale telle qu'indiquée par la lettre de réfé rence b' aux fi-. 13 et 14 est nécessaire, comme il est expliqué plus loin, cette relation devant être telle que a' soit plus petit que b'. Aussi longtemps que cette relation est maintenue, il importe peu que le rayon de courbure. de la rainure de retenue soit plus grand ou plus petit que le rayon de courbure de la base de la racine de la pale.
La fil;. 16 représente une étampe 62 pour changer le rayon de courbure de la base de la racine de pale, de façon à se conformer avec la rainure du moyeu. On comprendra par cette fi gure que, comme la dimension a' est plus pe- tite que la dimension b', l'étampe 62 peut réaliser un agrippement sur les parois laté rales 59 de la racine 60, de façon à forcer la racine de la pale à avancer de la. distance a', c'est-à-dire jusqu'au point 63 de l'étampe 62. de façon que la courbure de la racine de la pale coïncidera exactement avec celle du fond de la rainure du moyeu d'hélice.
Il res sort aussi de la fi--. 16 que, si la distance a' était plus grande que b', il serait impossible d'amener l'étampe 62 à attaquer la racine 60 dans une partie intermédiaire quelconque, par exemple au point 64. Pour une pale telle que représentée à la. fig. 13, si ces conditions n'étaient pas remplies, les rainures ou den tures dans l'étampe 62 croiseraient les rai nures dans la racine de la pale et dans une condition pareille, il serait impossible à l'ou til de réaliser une attaque convenable sur la racine et, par suite, il serait impossible de gauchir la racine de la pale à sa forme con venable.
Les hélices décrites ci-dessus sont pour vues de pales qui, bien qu'elles diminuent en épaisseur depuis leur racine à leur partie pé riphérique, ont une épaisseur uniforme de puis leur bord menant à leur bord suiveur. Toutefois, le procédé de fabrication décrit est aussi applicable à des hélices dans lesquelles l'épaisseur des pales varie du bord menant au bord suiveur. On a représenté à. la fig. 17, à titre de variante, une section transversale d'une pale d'hélice 66 d'une forme connue en aérodynamique, ayant un bord menant rela tivement épais 67 et un bord suiveur relative ment mince 68.
Pour former des pales du genre représenté à la. fig. 17 suivant le procédé décrit, ou pour produire des pales d'hélice ayant n'importe quel ordre de grandeur d'épaisseur variable depuis leur bord menant à leur bord suiveur, le disque montré à la fig. 11 peut être monté sur une machine à table tournante, par exem ple sur la, table 70 d'une raboteuse désignée dans l'ensemble par 71 dans les fig. 18 et 19.
Un outil convenable 72 est disposé de façon connue pour pouvoir être déplacé librement dans une direction perpendiculaire. à la table 70, et pour produire un tel mouvement sui vant une loi donnée pour obtenir l'épaisseur désirée des pales, une came 73 est prévue au tour de la table, un galet 74 est disposé pour glisser sur cette came et provoquer suivant les contours de celle-ci, l'abaissement et le soulè vement de l'outil 72, de façon à réaliser la. profondeur de coupe voulus dans l'ébau che 75.
Comme on pourra le voir, le profil de la came 73 est établi de façon que le disque peut être ensuite coupé en quatre sections ou ébauches de pale, chaque ébauche de pale ayant un bord menant relativement épais cor respondant aux parties 77 de la came et un bord suiveur relativement mince correspon dant aux parties 78 de la came. Dans la ma chine représentée, l'outil 72 est maintenu sta tionnaire, tandis que la table est disposée pour tourner, l'essentiel étant toutefois qu'un mouvement relatif soit produit entre l'outil à couper et le disque-ébauche. La forme de la came peut être variée pour produire des pales ayant des courbures variées depuis .leur bord menant à leur bord suiveur.
Comme on l'a déjà dit, le disque-ébauche est coupé en serments 81, 82, 83 et 84 après avoir été usiné à la machine, ces segments étant ensuite gauchis ou courbés de façon à recevoir la forme désirée avant de les monter sur le moyeu de l'hélice.