Procédé de télécommunication électrique. L'objet de l'invention est un procédé de télécommunication électrique par circuit à. deux fils.
Les réseaux d'équilibrage utilisés avec les amplificateurs à. deux fils sur les câbles pupinisés ne sont facilement réalisés que pour des fréquences notablement inférieures à la fréquence de coupure du circuit. L'équi librage aux basses fréquences présente éga lement des difficultés. Pratiquement on se borne à employer les; fréquences nécessaires à la téléphonie, par exemple la bande de fréquence comprise entre 300 et 2.300 pé riodes par seconde.
La bande de 0 à 300 pé riodes par seconde ainsi que la bande s'éten dant de 2:300 périodes par seconde environ jusqu'à une fréquence plus élevée, inférieure à la fréquence de coupure, restent inutilisées dans les circuits, à deux fils.
Dans le procédé suivant l'invention, l'en semble des fréquences transmises par le cir cuit est divisé en deux bandes au moins, l'une de celles-ci étant utilisée pour des transmissions bilatérales et l'autre bande étant affectée à .des transmissions unilaté- rales supplémentaires. On se sert de la sorte de la seconde bande qui restait inutilisée jus qu'ici.
On peut utiliser pour la mise en oeuvre du procédé -des amplificateurs à deux fils qui peuvent transmettre dans chaque direction une bande de fréquences plus, brande que celle nécessaire à la transmission téléphoni que normale à deux fils.
Ces deux bandes sont différentes pour chacune des directions, mais elles comprennent une partie médiane commune. La. partie commune de ces bandes constitue la première bande mentionnée dans la définition -du procédé donnée plus haut et est réservée à la transmission téléphonique, par exemple;
les bandes latérales sont réser vées à des transmissions supplémentaires. L'amorçage d'oscillations par suite du manque d'équilibrage pour les fréquences extérieures à la première bande est évité, puisque ces fréquences sont toujours arrêtées ou tout au moins très affaiblies dans l'un des deux sens de transmission.
Aux deux stations d'extrémités, les diffé rentes transmissions sont séparées par des moyens connus.
Le dessin annexé se rapporte à deux exemples de réalisation du procédé.
Les fis. 1 et 3 représentent schématique ment ces deux exemples; La fis. 2 concerne le fonctionnement des moyens selon la fis. 1; Les fis. 1, 3 montrent toutes deux un amplificateur à deux fils embroché sur le circuit à deux fils; dans ces figures, on a dé signé par: 1 un dispositif-amplificateur, transmet tant dans la direction<I>AB,</I> 2, un dispositif-amplificateur, transmet tant dans la direction BA, 3 des réseaux d'équilibre, 4 et 5 des dispositifs affaiblisseurs.
La fis. 1 se rapporte au premier exem ple: entre les deux stations d'extrémités, non dessinées sur la figure, est établie une trans mission téléphonique par un, circuit à deux fils et à cette transmission téléphonique est superposée une transmission, télégraphique bilatérale.
Les dispositifs-amplificateurs tels que l orientés dans la direction A -B et asso ciés à l'affaiblisseur 5 transmettent la bande de fréquences â00-3.000 périodes par se conde; les amplificateurs tels que 2 orientés dans la direction B-A et associés à l'affaiblis- seur 4 transmettent la bande 100-2.200 pé riodes par seconde;
les amplifications dans chacune des deux directions B-A et A-B sont respectivement représentés par les courbes <I>a</I> et<I>b</I> de la fis. 2.
Les dispositifs affaiblis seurs, grâce auxquels les amplifications repré sentées par ces courbes sont obtenues, peuvent être, par exemple, constitués par des filtres; pour les dispositifs affaiblisseurs 4, on uti lisera des filtres passe-bas, laissant passer la bande de fréquences 0-2.200 périodes par se conde, les dispositifs affaiblisseurs 5 seront des filtres passe-haut de frontière 2.200 pé- riodes par seconde.
L'emploi de filtres n'est d'ailleurs pas indispensable, il suffira d'un affaiblissement moins atténué obtenu, par exemple, au moyen d'un circuit résonant ac cordé sur la fréquence moyenne de la bande de fréquences à. affaiblir, ou encore par une disposition particulière des transformateurs d'entrée des dispositifs amplificateurs.
La bande de fréquences commune 300-2.200 périodes par seconde transmise dans les deux directions et pour laquelle les réseaux d'équilibre sont satisfaisants est af fecté à la transmission téléphonique.
La bande de fréquences 2.200-3.000 pé riodes par seconde transmise dans la direction A-B servira en plus à une transmission télé graphique de A vers B; la) bande de fréquences 100-300 périodes par seconde transmise dans la direction B-A sera affectée à. une transmission télégraphique de B vers A.
Aux extrémités,, la séparation des diverses bandes s'effectuera au moyen de filtres ap propriés, ainsi qu'il est bien connu pour les transmissions multiples.
Le deuxième exemple de réalisation de l'invention auquel se rapportela fis. 3, corres pond à une transmission télégraphique unila- tale de sens A -B superposée à la transmis sion téléphonique à deux fils. L'amplifica tion dans le sens A-B s'étend à la bande de fréquences .300-3.000 périodes par seconde. L'amplification dans le sens B-A est limitée à la bande 300-2:200 périodes par seconde.
La bande de fréquences commune aux deux sens de transmission 300-2.200 périodes par seconde est . affectée à la transmission télé phonique et la bande supérieure 2.200-3.000 à une transmission télégraphique de A vers B. Des dispositifs affaiblisseurs 4, constitués comme il a été dit ci-dessus, font que seules les fréquences inférieures à 2.200 sont ampli fiées dans le sens<I>B-A.</I>
Les chiffres cités dans les exemples<B>dé-</B> crits n'ont été donnés qu'à titre indicatif. Dans ce qui précède, on a supposé que la transmission normale était une transmission téléphonique; il va sans dire que l'on ne sor- tirait pas du cadre de l'invention, si la bande des fréquences téléphoniques était affectée à un autre mode de transmission bilatérale. Les deux bandes supplémentaires peuvent être affectées chacune à une ou plusieurs transmissions unilatérales, chaque bande étant affectée à un sens de transmission.