Appareil destiné au gaufrage des films. La présente invention concerne un ap- pareil destiné à servir pour gaufrer les films, comme, par exemple, les films ILeller Dorian à. réseaux pour l'obtention d'images cinéma tographiques en couleur.
Lorsqu'on crée les réseaux dans le gau- frage sur les films, on a trouvé qu'il est très difficile de maintenir la température désirée de l'appareil, de façon que le support de film qui porte une légère émulsion sensible, sup port qui est fait en acétate de cellulose ou en nitrate de cellulose, etc., ait la plasticité uni forme désirée.
Lorsqu'on introduit le film dans la machine à gaufrer, ce film peut avoir une température désirée et une teneur en hu midit6 désirée, mais il a été trouvé très dif ficile de maintenir la température du film pendant l'opération de gaufrage vu que toutes les légères variations de la.
température du cylindre de gaufrage ont pour effet de chan ger les rayons de courbure des réseaux, ce qui produit un film manquant d'uniformité. Par suite de la dimension microscopique des ré seaux, ces variations -de courbure ont un ef fet sérieux sur les couleurs obtenues sur l'é cran lorsqu'on fait passer la lumière à travers les réseaux qui sont généralement de forme cylindrique, ce qui rend plus ou moins pâles, lorsqu'elles sont produites sur l'écran, le rouge, le vert et le bleu.
Le but de la présente invention est de re médier à ces inconvénients. Elle concerne un appareil destiné au gaufrage de films compor tant un cylindre de gaufrage en métal et un moyen d'appliquer de la chaleur à la par tie superficielle -du cylindre.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, une forme de réalisation -de l'invention, ainsi qu'une variante.
La fig. 1 est une vue en plan d'un appa reil établi suivant la présente invention; La fig. 2 est une coupe longitudinale par la ligne 2-2; La fig. 3 est une coupe transversale par la ligne -3-3; La. fig. 4 est une vue schématique mon trant une forme de coupe-circuit et la disposi tion de circuit employée avec celui-ci; La fig. 5 -est une vue schématique d'une autre forme de coupe-circuit, montrant le cir cuit employé avec celui-ci.
On -a représenté au -dessin une boîte de sé chage 1 comportant une série de rouleaux 2 et 3 sur lesquels un film cinématographique 4 est destiné à passer pendant qu'il est séché, d'une manière appropriée quelconque, par exemple à une température de 50 à 60 avec un courant d'air. Le film cinématographique 4 peut être de n'importe quelle largeur désirée ou -de n'importe quelles dimensions et peut être établi avec un support portant une émul sion sensible du genre usuel.
Le support peut être en acétate de cellulose ou en nitrate de cellulose ou en n'importe quelle autre matière désirée. Après avoir passé .sur les rouleaux 2 et 3, le film sort -de la boîte de séchage sur un rouleau de guidage 5, en caoutchouc, -à re bords, présentant à proximité un rouleau de caoutchouc G tournant librement.
Le film passe de là. à travers une boîte fermée inclinée 7 et ensuite sur un rouleau à rebords 8 tour nant librement, d'où le film passe sous un rouleau de caoutchouc 9 porté par des bras 10 qui sont supportés sur un rouleau fixe 11 ayant un ressort en hélice 12 enroulé sur lui; le ressort est relié à l'un -des bras 10 et à la tige fige 11, de façon à presser le rouleau 9 vers le bas contre un rouleau 13 en caout chouc dur. Après ceci, le film passe sur un rouleau de caoutchouc 14 à rebords tournant librement. Les rouleaux 8, 18 et 14 sont mon tés dans des pièces verticales 15 et 1.6, -de fa çon à tourner dans celles-ci, le rouleau 13 étant pourvu d'un noyau d'acier 17 à cet ef fet.
A partir de ce point, le film passe sous un rouleau de caoutchouc 18 ayant un noyau de fer 19. Ce noyau ou cet axe 19 est supparté de façon fà pivoter dans des bras 20 et 21 qui s'étendent vers le haut respectivement à par tir de manchons 22 et 2,3 serrés sur des tiges 24 et 25 respectivement. Les manchons 22 et 23 partent sur les faces inférieures des pla ques plates 26 et 27 qui portent sur des cames aplaties 28 et 29 montées sur un arbre 30 dans des bâtis 31 et 32 figés à la table au moyen de vis 33. Une poignée 34 est prévue pour mettre en mouvement les cames 28 et 29, de façon .à soulever le rouleau 18 ou de l'a baisser jusque dans la position de fonctionne ment.
L'arbre 30 est également capable de se mouvoir longitudinalement.
Les tiges 24 et 25 sont fixées à leurs extrémités, comme le montre la fig. 1, dans des châssis 36 et 37 qui sont montés,de façon à pouvoir tourner verticalement indépendam ment l'un -de l'autre sur un arbre 38 pourvu d'écrous de calage 39 et 40 pour les retenir en place. Cet arbre 38 est supporté de façon à pivoter en son milieu au moyen d'un palier vertical 41 qui passe là travers ce dernier et qui est porté sur une base 42 montée sur la table de support. Des écrous de calage 43 re tiennent l'arbre 38 en place.
En dessous du rouleau 18, on a prévu un cylindre -de gaufrage en acier 45 ayant n'im porte quelle conformation désirée sur la sur face de celui-ci pour produire les réseaux sur un film gaufré. Par exemple, lorsqu'on pro duit un gaufrage en lignes transversales sur un film, le cylindre 45 est pourvu de nervu res semi-cylindriques s'étendant longitudina lement au cylindre, ces nervures étant généra lement disposées de façon qu'il y ait de quinze à trente lignes par millimètre sur la. circonférence du cylindre 45. Le cylindre 45 ia .des tourillons 46 et 47 qui sont supportés dans les bâtis 3,1 et 32 respectivement.
Le cy lindre est actionné au moyen d'une roue den tée 48 placée sur l'arbre 47 et venant en prise avec une vis sans fin 49 sur l'extrémité -d'un arbre -de commande 50 supporté dans le châs sis 32 et dans un palier 51. L'extrémité de l'arbre 50 porte une poulie 52 pour qu'on puisse l'actionner au moyen d'une source ap proprié' quelconque de force motrice.
Après avoir passé entre les rouleaux 18 et 45, le film s'étend sur un rouleau de lai- ton 53 ayant un arbre d'acier à rebords 54 monté dans un châssis 55, et de là sur un rouleau de laiton 56 ayant un noyau d'acier 57. De ce point, le film passe sur un rouleau de caoutchouc 58 monté sur un noyau d'acier 59 également supporté dans le bâti 5,5 et de là. sous un rouleau,de caoutchouc analogue 60 monté sur un noyau d'acier 61 porté dans des bras pivotants 62 et 63 supportés sur un arbre 64 qui est porté dans le bâti 55, un ressort 65 étant attaché à l'un des bras 62 et au bâti 55, de façon à presser normalement le rouleau 60 contre le rouleau 58.
Le rouleau 58 est ac tionné par une poulie 66 partant une courroie 67 s'étendant jusqu'à une poulie 68 du tou rillon 19 du rouleau de caoutchouc 1.8. Après avoir quitté le rouleau 60, le film passe dans la boîte portant une bobine du type usuel pour l'enroulement du film. Cette bobine, non représentée, est actionnée au moyen d'une courroie 69 qui vient d'une poulie 70 sur l'au tre extrémité de l'arbre du rouleau 18.
En vue de maintenir la température dé sirée pendant que le film est en train d'être gaufré, le cylindre 45 est chauffé .de telle ma nière qu'on obtienne sur le rouleau une tem pérature comprise entre 100 C et 120 C, suivant le genre et l'état du film traité, mais généralement la température préférée est de <B>110</B> C, le rouleau 45 étant de préférence chauffé pendant un certain temps avant qu'on commence à faire passer le film sur ce der nier.
Il est préférable également de frotter le cylindre 4'5 toutes les trois heures avec une peau de chamois et de la benzine comme fluide de nettoyage en vue d'éliminer la pous sière qui s'accumule inévitablement sur le rouleau et qui provient du film, etc. Cette opération de nettoyage a pour résultat -d'a baisser momentanément la température -du rouleau, mais grâce au genre d'appareil de chauffage que l'on a prévu, la température initiale est rétablie après un passage de trois ou quatre pieds de film seulement, tandis qu'avec d'autres types de moyens de chauf fage employés jusqu'à présent, au moins vingt pieds de film seraient affectés à chaque opération de nettoyage.
Le moyen de chauffage est disposé de fa çon à chauffer le rouleau sur la surface de celui-ci, c'est-là-dire là la partie du rouleau où la température doit être maintenue, au lieu d'appliquer la source de chaleur à l'intérieur du rouleau. On a prévu un appareil de chauf fage au moyen duquel la totalité du corps du cylindre est maintenue à la température dé sirée, l'appareil étant basé sur les effets de chauffage de l'hystérésis et des courants de Foucault.
Ceci est obtenu par le fait qu'on dispose un électro-aimant 71 ayant -des 'bo bines électromagnétiques 72 et 73 sur des pôles 74 et 75 des deux branches de l'aimant, les pôles se terminant à proximité de la sur face du cylindre de gaufrage 45. Pendant le passage du film sur le cylindre de gaufrage 45, le cylindre est maintenu à la température désirée indiquée, toute la masse de cylindre étant chauffée à la même température. La température est maintenue constante au moyen d'un dispositif thermostatique situé à la sur face du cylindre 45 et enfermé dans un lo gement 76 qui est entouré de matière isolante 77, telle que de l'asbeste, etc.
Le couple ther mostatique est composé d'un tube d'argent 78 monté dans un châssis de support 79 @à une extrémité du tube, l'autre extrémité étant re liée par un bouchon 80, fileté intérieurement, à une tige de quartz 81. L'extrémité libre de la tige de quartz 81 possède un bouton 82 entourant l'extrémité de celle-ci et s'éten dant vers l'extérieur au delà -du châssis 79 et jusqu'en contact avec un bras 83 supporté par un pivot 84 fixé au châssis 79.
Un fort res sort 85, monté sur une console 86 du châssis 79, presse le bras 83 contre le bouton,82, de façon à établir le contact au moyen de son extrémité chanfreinée 87 avec une extrémité chanfreinée 88 d'un bras 89 porté au moyen d'un pivot dans une console 90 du châssis 79. Un faible ressort 91 presse normalement le bras 89 contre une vis,à tête moletée 92 por tée dans un bras en équerre 93 du châssis 79.
Dans cette position, le circuit est complété entre le contact 92 et le bras 89 au moyen d'un fil 94 s'étendant à partir de la console 913 vers un électro-aimant 9-5 et de là vers une bobine 96 d'un transformateur 97 destiné à fournir au circuit compris :dans le fil 94 un courant alternatif d'environ 0,1 ampère et 6 volts.. L'autre extrémité -de la bobine est re liée par un fil<B>9'8</B> à la console 90.
Lorsque le couple thermostatique est chauffé à l'excès, c'est-à-dire lorsque la température passe au delà -de la température .désirée du cylindre 45, le tube d'argent 78 se dilate, ce qui permet au ressors; 85 de surmonter la force du ressort 91 et de cette manière ià .couper le circuit en tre la vis 92 et le bras de levier @ & 9. Cette po sition se conserve jusqu'à ce que la tempéra ture se soit abaissée suffisamment pour réta blir le contact entre la vis 92 et le bras de levier 89.
Lorsque le circuit est complété en tre la vis de réglage 92 et le bras de levier 89, l'aimant 9.5 maintient vers le bas un bras à ressort 9,9 qui complète un circuit avec une cuve pourvue :d'une masse .de mercure 100 qui est reliée par un fil 10,1 à une résistance variable 102 :dans un conducteur 10-3 pour fournir du .courant venant d'une source appropriée quelcon que -de courant alternatif, par exemple à 110 volts, l'autre conducteur 104 pour le cou rant d'alimentation étant relié à un ampère mètre 105 conduisant aux bobines 72 et 73 de l'électro-aimant 71; le fil de retour 106 ve nant de ce dernier est relié au ressort 99.
Des fils de court-circuit<B>107</B> et 108 reliés à un commutateur à main 109 sont mis en pont sur les fils 106 et 101 pour mettre l'appareil hors d'action lorsqu'on le désire. Le courant pour le transformateur 97 est fourni par :des fils 110 et 111 qui conduisent des fils 103 et 104 respectivement à une bobine 112 .du transfor mateur<B>97.</B>
Une forme quelque peu modifiée de l'ap pareil -de chauffage est représentée à la fig. 5. Dans cet exemple, près de la surface du cylindre 45, on a prévu une résistance électrique en bobine 113. pour chauffer le cy lindre par rayonnement, résistance qui peut être alimentée en courant alternatif on en courant :continu -de n'importe quel voltage désiré, par exemple 110 volts, au moyen :d'un fil 114 aboutissant à une résistance variable 115 et à un ampèremètre 116 qui est relié à un conducteur 117 venant de n'importe quelle source appropriée de courant.
Un autre con ducteur<B>118</B> venant -de cette source -de cou rant est relié par un fil<B>119</B> à. une cuve pour vue :d'une masse -de mercure 120, de façon à normalement faire contact avec un bras à ressort 120 relié par un fil 122 à la bobine l'13. Les. fils 123 et 124, reliés respective ment aux conducteurs- 117 et 118, conduisent à une bobine 125 :d'un transformateur 126. L'autre bobine 127 -de ce transformateur est reliée par un fil 12.8 à une masse -de mercure 129 dans un tube de verre 130 formant une ampoule 13-1 supportée dans un bloc métal lique 1,32 qui repose en contact avec une bande lisse de surface 133 à une extrémité du cylindre -de gaufrage 45.
Lorsque la masse de mercure 129 se dilate par suite -de l'éléva tion de la température, par exemple à 110 C, le circuit est complété entre le mer cure et une pointe 1.34 à l'extrémité infé rieure :d'une vis 135 vissée dans un couvercle 1316 monté sur le tube 130. Une tête moletée 13:7 au :sommet de la vis 135 prévue pour le réglage de la position de la pointe 134 in dique la position, de réglage par comparai son avec une échelle attachée au couvercle 136. Un fil 139 est relié de ce couvercle 136 à un électro-aimant 140 qui coopère avec le bras à ressort 121 pour couper le circuit lors que l'électro-aimant 140 est excité, l'aimant 140 :étant relié par un fil 141 à la bobine 127.
Dans cet exemple, lorsque la tempéra ture du cylindre 45 dépasse la température désirée, l'aimant 140, est excité pour couper le circuit entre le bras, à ressort 12:1 et la, cuve -de mercure 120, ce qui coupe le cou rant fourni à la résistance -de chauffage 113.
Dans les dispositifs de chauffage :décrits, on applique ainsi la chaleur à la surface dont la température doit être maintenue en chauf fant en même temps tout le corps du cylin dre à la même température. Ceci est un grand avantage sur les dispositifs de chauf fage intérieurs, oii la chaleur est appliquée non pas au point dont la température :doit être maintenue, mais en une autre place à l'intérieur du corps qui est chauffé.
Ceci est important vu qu'il a été trouvé en prati que, dans le gaufrage de films, qu'il est né cessaire de maintenir toutes les portes et les fenêtres fermées dans le local où l'opération de gaufrage est effectuée, pour éviter même la présence de courants d'air, car autrement il y aurait un défaut tel d'uniformité dans les réseaux du film à gaufrer qu'on produi rait des effets colorés diminués dans les images cinématographiques obtenues au moyen de ce film.