Mouvement de pièce d'horlogerie système Roskopf, à barillet intérieur, pour marche prolongée. L'invention concerne un mouvement de pièce d'horlogerie du type Roskopf. Ces mouvements, ainsi que cela est bien connu, diffèrent notamment des mouvements d'au tres types en ce qu'ils ne comportent pas de grande roue moyenne pour actionner l'ai guillage, celui-ci étant actionné directement par la. minuterie tournant avec la roue den tée du barillet.
L'invention a pour but de créer un mou vement de ce type, à barillet disposé à l'inté rieur et à, aiguillage et à balancier Roskopf usuels qui soit susceptible de marcher pen dant plusieurs jours, par exemple sept jours ou bien quatre, cinq, six ou encore huit, etc., et qui fonctionne de façon similaire aux mouvements Roskopf, @à barillet intérieur, dits "vingt-quatre heures", lesquels, en réa lité, marchent ordinairement une trentaine d'heures.
Dans le mouvement suivant l'invention, le mouvement du barillet renfermant le ressort- moteur est retardé de façon que sa course totale, six tours, par exemple, s'effectue en plusieurs jours, par exemple en sept jours ou bien en quatre, cinq, six, huit jours, etc., au lieu de s'effectuer en un jour, la roue dentée du barillet étant reliée à l'échappe ment par un "train de finissage" comportant des jeux appropriés de roues et pignons, la minuterie comporte, interposé entre, d'une part, la roue dentée de minuterie du barillet renfermant le ressort moteur; et, d'autre part, une roue de chaussée portant l'aiguille des minutes et une roue de canon portant celle des heures, un;
train d'engrenages com portant un rouage central de minuterie et un rouage intermédiaire de minuterie, le tout étant prévu et disposé de, manière que l'aiguille des minutes fasse un, tour en une heure et celle des heures un tour en douze heures, le train de mise @à l'heure comporte, entre le pignon de mise à l'heure et la roue dentée de minuterie du barillet, un renvoi de démultiplication, ladite roue de minuterie du barillet étant montée de manière à pouvoir tourner dans un sens ou dans l'autre par rap port au barillet, sans gêner le mouvement de ce dernier.
Une forme d'exécution de l'objet de l'in vention est représentée schématiquement et à titre d'exemple au dessin annexé.
La fig. 1 est une vue en élévation du train dit ,,de finissage" transmettant la force motrice à l'échappement; La fig. 2 est une vue en élévation du train d'aiguillage du mouvement; Les fig. 3, 4, 5, 6, 7 sont des vues en coupe, respectivement: de la roue de canon; dè la roue de chaussée; de la roue centrale de minuterie, avec son pignon; du rouage in termédiaire de minuterie; et de la roue de minuterie du barillet; La fig. 8 est une vue en élévation du train de mise â l'heure.
Dans ces figures, 1 est la platine, 2 repré sente les ponts ou une portion de platine.
3 est le barillet qui fait, par exemple, six tours en sept jours, ou autre nombre de jours choisi.
La roue dentée 4 du barillet transmet la force motrice au pignon de moyenne 5 fai sant corps avec la roue 6, laquelle engrène avec le pignon intermédiaire 7 faisant corps avec la roue -8 qui, à son tour, actionne le pignon de champ 9 dont la roue 10 com mande le pignon 11 de la roue d'échappement 27 (fig. 1). Par ce train de roues et pignons, convenablement calculés et disposés, on ob tient, par les oscillations du régulateur ou balancier, la marche régulière voulue pen dant cent soixante-huit heures dans le cas, pris pour exemple, -d'une montre "sept jours".
En ce qui concerne le train d'aiguillage (fig. 2 @à 7), l'aiguillage proprement dit comprend une roue de chaussée 12 solidaire d'un canon 15 (fig. 2' et 4) centré sur un che- villot 13, et tournant librement autour dudit chevillot, et une roue de canon 14 solidaire d'un canon 16 (fig. 1 et 3) centré sur le canon 15 et tournant librement autour dudit canon 15. Le canon 16 de la roue 14 porte l'aiguille des "heures, et le canon 15 de la roue 12 porte celle des minutes.
La roue de mi nuterie 17 du barillet 3 commande un rouage central de minuterie formé par un pignon 18 qui engrène avec la roue de minuterie<B>17,</B> et fait corps avec une roue 19, cette roue 19 et le pignon 18 étant centrés, et tournant li brement, sur le chevillot 13. On prévoit, en outre, latéralement, un rouage intermédiaire de minuterie formé par un ensemble compor tant un pignon 20 engrenant avec la roue centrale 19, une roue 21 engrenant avec la roue de chaussée 12, et un pignon 22, en grenant avec la roue de canon 14.
L'ensemble de la minuterie est prévu et disposé de manière que l'aiguille des minutes fasse un tour en une heure et celle des heures un tour en douze heures.
De la- sorte, par un choix judicieux du nombre de dents et ailes des roues<B>-</B>et pignons, on ramène à la normale la vitesse de l'ai guillage ordinaire qui se trouve commandé par une minuterie du barillet faisant six tours en cent soixante-huit heures (dans l'exemple choisi) au lieu de six tours en vingt-quatre heures.
En ce qui concerne le train de mise à l'heure, il comporte le pignon d'attaque 23 en prise avec la roue 24 d'un renvoi démulti plicateur intermédiaire dont le pignon 25 en grène avec la roue de transmission 26 ac tionnant la roue de minuterie 6 du barillet 3, celle-ci étant montée de façon à pouvoir tourner dans un sens ou dans l'autre par rapport au barillet sans gêner le mouvement de ce dernier, comme dans les montres Ros- kopf ",vingt-quatre heures" ordinaires. Le pignon d'attaque 23 peut être vertical ou ho rizontal, fixe ou mobile dans les deux sens.
Il est bien entendu que l'invention est ap plicable ià toutes montres, pendulettes, ré veils, etc., système et échappement Roskopf.
Il est bien entendu également que l'on pourra, sans .sortir du cadre de la présente invention, imaginer des variantes de même que des perfectionnements de détails. Par exemple, le train de finissage pourrait aussi comporter quatre roues et pignons appro priés.