Gazogène à essence. L'invention concerne un gazogène à es sence, c'est-à-dire un appareil destiné à la production d'un gaz combustible par mélange d'air et d'essence, en faisant barboter l'air dans l'essence au moyen d'une machine souf flante appropriée.
Le gazogène selon l'invention est caracté risé en ce que le courant d'air est produit par une pompe à membrane vibrante actionnée par l'armature d'un électro-aimant à cou rant alternatif, cette armature étant suspen due élastiquement de telle manière que la du rée d'oscillation propre de cette armature avec les organes vibrants qui y sont reliés, soit en synchronisme avec un courant alternatif donné, avec lequel l'électro-aimant est destiné à être alimenté.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ple, trois formes .d'exécution de l'objet -de l'in vention.
La fig. 1 est une coupe verticale axiale de la pompe de la première forme d'exécution; La fig. 2 en est une vue par-dessus les soupapes de cette pompe; La fig. 3 représente, en coupe verticale axiale, le gazogène complet selon la seconde forme d'exécution; La fig. 4 en montre un détail, et La fig. 5 est une vue semblable à celle de la fig. 1, mais de la troisième forme d'exécu- tion.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 1, l'électro-aimant 1 est suspendu par son noyau 2 et par l'intermédiaire d'une pla que de fermeture 3 dans une boîte ou carter l'entourant. Une ouverture centrale 4 de la plaque .de fermeture 3 étaIlit une liaison en tre l'intérieur de ce carter et la pompe à dia phragme située au-dessus de laldite plaque de fermeture. La membrane vibrante de cette pompe est représentée en 5 et se trouve reliée à une bague -de cuir 6, elle-même serrée entre la plaque,de fermeture 3 et une seconde pla que de fermeture 7 portant les soupapes de re foulement de la pompe.
La membrane 5 est suspendue élastiquement à deux lames ressort 5' dirigées perpendiculairement au plan du dessin.
Deux tiges 8 relient rigidement l'armature 9 de l'électro-aimant à la. partie vibrante 5 de la pompe.
En alimentant l'électro-aimant 1 avec du courant alternatif, son armature 9, laquelle est donc suspendue élastiquement par les lames 5', entrera en vibration et cela avec une amplitude d'autant plus grande que sa période propre de vibration correspondra mieux avec la fréquence du courant.
Il ressort donc clairement :de ce que l'on vient de dire que la plaque 5 de la pompe peut être mise en vibration et cela -de manière à se- déplacer très rapidement et parallèle ment à elle-même de haut en bas et de bas en haut. Ce déplacement, comme on va le voir, a pour effet de pomper,de l'air.
Pour ce faire, la plaque 5 comporte une série d'ouvertures 10 disposées sur un cercle comme le montre la fig. 2. Un organe 11 en forme d'étoile, découpé dans une plaque mé tallique très mince, est fixé sur la plaque vi brante 5 de telle manière que les branches de l'étoile couvrent toutes les ouvertures 10 de cette plaque, constituant ainsi les soupapes d'admission & la pompe.
Un organe semblable 12, également en forme d'étoile, se trouve placé au-dessus -des ouvertures 13 de la plaque de fermeture 7 de la pompe où il sert @de soupape -de refoule ment.
Le fonctionnement de la pompe, dont la plaque 5 forme pour ainsi -dire le piston, est alors le suivant: L'espace 14 compris entre la plaque 5 et la plaque de fermeture 7 est variable. Son volume diminue lorsque la plaque 5 est sou levée,et il augmente lorsque cette plaque s'a baisse. En soulevant .donc la plaque 5, on oblige de l'air à quitter cet espace 14, tandis qu'en l'abaissant, on oblige de l'air à y ren trer.
La disposition des soupapes 11 et 12 est telle que l'air ne peut entrer .dans l'espace 14 que .du carter entourant l'électro-aimant, tan- ,dis qu'il ne peut s'échapper de cet espace que par le conduit de refoulement 15. De ce con -duit, l'air va dans l'essence, comme cela res sortira de la suite de la @deseription.
Des ouvertures 16 permettent à l'air am biant ,de pénétrer dans le carter, d'où il est donc aspiré par la pompe à diaphragme.
Il est û remarquer que le conduit -de re foulement 15 est relié @à la pompe par une bague 17 flexible, par exemple en cuir, et cela pour éviter que tout le gazogène ne vibre avec ladite pompe et son armature.
Alors que l'air pompé a été jusqu'à ce jour réchauffé par -des résistances électriques spé ciales, il se réchauffe ici par son simple pas sage -dans le carter entourant l'électro-aimant @et obligeant ainsi l'air à venir se réchauffer contre les enroulements et le circuit magnéti que de cet électro-aimant, qui sert -donc lui même -de résistance de chauffage.
En ajoutant entre la pompe et le conduit de refoulement 1,5 un bloc métallique 18 muni ,de petites ouvertures, on obtient un écoule ment très régulier de l'air et, par ca fait, éga lement un échauffement très régulier de ce dernier.
Il est naturellement très important, eu égard à cet échauffement, que la quantité d'air pompé reste constante, quelle que soit la, quantité de gaz combustible utilisée à la sortie du gazogène. Dans le but de réaliser cette condition, le conduit 15 comporte une ouverture 19 le reliant à l'air ambiant, la quelle est fermée à l'aide d'une soupape 20, c'est-à-dire par un bouchon dont le poids dé termine la puissance de fermeture.
Aussi longtemps que tout l'air pompé - est utilisé pour l'alimentation du gazogène proprement dit, cette soupape reste fermée, mais dès que le débit du gazogène -diminue, la soupape s'ouvre, laisse échapper l'air précédemment pompé et cela en quantité correspondant à la -différence -de débit de l'appareil.
La. fig. 3 montre comment la pompe peut être placée dans le gazogène, la pompe repré sentée dans cette figure étant d'une construc tion légèrement différente de celle que l'on vient -de décrire. Elle se trouve toutefois comme cette der nière -dans une boîte ou carter 21 surmontée d'un conduit d'échappement 22. D'autres dé tails de la. construction de cette pompe seront ([écrits par la. suite.
La pompe se trouve située à la partie in férieure du gazogène, dont. la. partie supé rieure forme un récipient 23 pour l'essence 24 qui peut y être introduite par un bouchon 25.
Le conduit d'échappement se prolonge verticalement en 26 au travers de l'essence et est surmonté .d'une sorte de chapeau 27 en métal très léger et susceptible de coulisser verticalement par-dessus lui. Ce chapeau est guidé par des bagues légères 28, par exemple en liège, les bagues supérieures comportant des passages pour l'air pompé, tandis que la, bagne inférieure 30 est pleine et oblige,de ce fait l'air à traverser les ouvertures 32 d'un flotteur 31 destiné à maintenir la partie in férieure du chapeau 27 constamment au ni veau de l'essence.
Les ouvertures 32 des flotteurs aboutis sent à. la. surface inférieure de ces derniers, de manière à obliger l'air à barboter dans l'es senee avant de s'échapper dans le haut -du ré cipient 23.
Le degré d'absorption -de l'essence par l'air, qui dépend évidemment de l'importance du barbotage, reste constant grâce à cette dis position à flotteurs, étant donné que quel que soit le niveau de l'essence, l'air y est toujours conduit à la même profondeur au-dessous de ce niveau. Le mélange d'air et d'essence ainsi constitué s'échappe en 33 du gazogène, après avoir traversé des treillis métalliques extrêmement fins 34 destinés à assurer l'ap pareil contre le danger d'un retour de flammes.
La. pompe représentée dans le gazogène de la fig. 3 diffère de la précédente avant tout par le fait. que l'air traverse d'abord la pompe à diaphragme, puis le carter contenant l'électro-aimant, ce qui présente l'avantage de maintenir les organes de pompage à une tem pérature relativement basse et en tous points préférable, en particulier en ce qui concerne 1a banne conservation des anneaux de cuir.
Comme on le voit, la pompe comporte éga lement une plaque vibrante 35 et une plaque de fermeture 36 située ici au-dessous de la première, l'armature 3 7 de l'électro-aimant étant reliée sans intermédiaire à la plaque vi brante de la pompe, des ressorts 38 étant en fin prévus pour assurer la suspension élasti que de l'armature de l'électro-aimant. Cette suspension élastique est représentée à plus grande échelle à la fig. 4 et se compose de -deux organes en<B>U</B> 39 fixés, d'une part, à une partie 40 du carter et supportant, d'autre part, la lame élastique 38 à laquelle se trouve fixée l'armature 37 également en<B>U</B> de l'électro-aimant, laquelle supporte enfin la plaque 35 de la pompe.
Cette construction présente l'avantage de faciliter la recherche .de l'état de résonance entre le courant alternatif et la pompe, lequel état peut être obtenu en modifiant les dimen sions du ressort 38, son serrage, etc.
La pompe présente encore d'autres parti cularités qui sont les suivantes: Son carter 21 est entouré d'un second -car ter 41, dans le but d'augmenter par cette dou ble paroi l'isolation thermique :du dispositif, donc aussi la régularité de l'échauffement de l'air, tout en amortissant le bruit dû à la vi bration des armatures.
En 42 est représentée une plaque de cui vre formant une .spire en court-circuit dans le champ de l'électro-aimant, cette plaque pouvant être munie d'un certain nombre de petites ouvertures, dans le but d'augmenter sa surface de contact avec l'air auquel elle est destinée à transmettre sa chaleur.
A sa partie inférieure, en 43, la pompe comporte un amortisseur par lequel l'air pé nètre par de relativement petites ouvertures 44 et dans lequel il doit encore traverser un treillis métallique 45, le tout dans le but de diminuer considérablement le bruit dû à la vibration des armatures. Pour cette même raison, le fond 46 du carter extérieur est on dulé.
Le dispositif décrit comporte, comme le premier, une soupape ,de compensation 47, de même qu'un organe muni de petites ouver- Cures 48 destinées à régulariser l'écoulement de l'air.
L'air pompé en excès s'échappant -de la soupape 47 quitte le gazogène par des ouver tures supérieures 62 de son bâti, tandis que l'air froid aspiré y pénètre par -des ouvertures inférieures 68, ce qui contribue également à assurer une température constante de l'air envoyé dans l'essence.
La pompe de la fig. 5, semblablement à celle de la fig. 3, comporte une plaque vi brante 49 de pompage portée par des ressorts et située immédiatement sous l'armature 48 3e l'électro-aimant, et une spire - en court- circuit 50. Elle est donc d'un type absolument semblable à celui que l'on vient ±de décrire.
Elle en idiffère toutefois par le fait que le carter en deux pièces 51; 52 est constitué par deux organes en matière coulée ou pres sée, isolante au point de vue thermique, telle que le serait, par exemple, la bakélite. A la partie supérieure -de l'organe 51 se trouve le conduit de refoulement 53 ainsi que la sou pape de compensation 54 et les organes de fixation 55 de l'électro-aimant.
En vue -de la régularité de son écoule ment, le courant d'air est freiné une première fois par les petites ouvertures,de la spire en court-circuit 50, laquelle remplit exactement l'intérieur -du carter, puis encore par les ou- vertures 56 -d'une plaque de fixation -de l'électro-aimant et enfin par un treillis métal lique fin 58 situé au-dessus ,de ladite plaque.
A la partie inférieure 52 du carter est pré vue une rainure circulaire 58' contenant une masse spongieuse 59, dont le but est de ser vir d'amortisseur -de bruit, l'air pompé et pé nétrant dans le carter par les ouvertures 60 étant obligé de traverser cette masse.
Cette construction est extrêmement sim ple et silencieuse.
La soupape de compensation 54 est munie d'ouvertures 61 disposées sur une spirale, de telle manière que la compensation à laquelle elle donne lieu augmente proportionnellement avec la pression de l'air.