Instrument électrique de musique pouvant émettre les sons de Porgue. La, présente invention a, pour objet un instrument électrique de musique pouvant émettre les sons de l'orgue, suivant la. reven dication du brevet principal no 15322.1,
dans lequel au moins un haut-parleur est alimenté par des courants électriques dont les oscilla tions ont leur origine dans des circuits oscil lants à valves triodiques et dans lequel les touches d'un clavier sont les organes de ma- nceuvre d'autant de commutateurs comman dant respectivement les divers circuits oscil lants dont la série des périodes propres corres pond à au moins une série ,de sons déterminée, commutateurs dont chacun est monté de ma nière à fermer ou ouvrir au moins le circuit de grille de la valve correspondante.
On peut avoir une lampe pour chaque note et chaque touche; toutes les notes de même es- pièce dans chaque octave ou dans chaque grou pement de notes du clavier fractionné en groupes identiques peuvent être branchées sur un circuit commun aboutissant à un amplifi- cateur, puis à un haut-parleur. Ainsi, quand le clavier est divisé en octaves, on a douze cir cuits et douze haut-parleurs. On peut aussi n'utiliser qu'un seul haut-parleur puissant.
Dans ce cas, les douze circuits sont reliés ch a cun à un primaire élémentaire d'un transfor mateur dont le secondaire unique est relié au haut-parleur.
-Une seule lampe peut aussi être agencée de manière ,à ce qu'elle donne plusieurs notes. Pour cela, on peut, par exemple, dans un cir cuit -de grille d'une lampe à une ou plusieurs grilles, monter une capacité shuntée par une forte résistance.
Ce dispositif peut être normalement en court-circuit quand la lampe donne la note normale et être mis en jeu par une autre tou che, les précautions voulues étant prises pour que la lampe ne soit pas désaccordée.
Dans les lampes à plusieurs grilles, on peut utiliser les grilles auxiliaires pour ob tenir une certaine indépendance des circuits dans le but de produire les variations vou lues sans entacher la pureté de la note.
La transposition de tout un clavier, l'instrument pouvant en avoir plusieurs, ou d'un groupe de notes pourra être obtenue par un organe mobile, portant des lamelles de fer doux ou tout dispositif destzné à influencer électriquement les. organes des circuits, bo bines de self, par exemple. On réalisera ainsi une "voix céleste" avec battements réglés à la vitesse désirée par le jeu de l'organe mo bile.
Les changements de timbre peuvent être obtenus par tout moyen propre à agir sur le nombre et la qualité des harmoniques, mais de préférence par saturation électro-magnéti- tique du fer des transformateurs ou des haut parleurs @à excitation. En effet, quand un noyau est saturé, on voit apparaître des har moniques dans le courant des enroulements portés par ledit moyen.
Le réglage de l'intensité des sons peut être obtenu par groupe de notes en écartant ou rapprochant, dans le transformateur af fecté -à ce groupe, les primaires multiples du secondaire unique, pour modifier les effets d'induction. Avec une résistance appropriée, prise en service au moment voulu, on peut proportionner la sonorité des notes du péda lier à celles du clavier Pour obtenir que les sons prennent nais sance graduellement et dans un temps ré glable, on peut employer un haut-parleur à excitation, la touche lançant le courant d'excitation avec un certain retard sur l'envoi des courants musicaux dans l'organe mo bile.
Pour supprimer la percussion dans le haut-parleur, on peut monter la touche avec ses contacts dans le circuit du filament de la lampe. Quand la touche envoie le courant de chauffage, l'inertie calorifique du filament établit la note plus doucement .que si la tou che est montée sur la grille ou la plaque. L'extra-courant -de rupture peut être évité par une forte résistance en shunt qui laisse la lampe en veilleuse, ou par une capacité.
Si la touche est sur la. grille ou la, pla que, on peut éviter aussi le claquement de la membrane par des contacts étudiés comme qualité et formes, qui mettent en service le circuit oscillant en court-circuit pendant les silences, de sorte que le courant de plaque n'est jamais coupé.
Ces contacts, comme d'ailleurs .tous. ceux de l'appareil, sont<B>de</B> préférence. actionnés par relais électromagnétique. La vitesse de rupture ou d'établissement est ainsi indépen dante de l'action des doigts sur les touches. Elle sera déterminée à l'avance par le cou rant d'excitation pour donner le meilleur ré sultat, éviter le claquement et donner l'illu sion de l'orgue à tuyaux.
Les nuances peuvent être obtenues par -des résistances réglables ou fixes, que la ma- n#uvre -des, touches intercale, en les réglant ou non, de manière à donner les nuances vou lues, pour une note déterminée ou pour un groupe de notes.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, un rappel du schéma général du dessin du brevet principal légèrement mo difié et divers dispositifs constituant des va riantes de détails; Les fig. 1 et 2 montrent deux parties du schéma général et la relation qu'il y a entre elles; La fig. 3 montre une forme d'une autre partie du schéma général comprenant plu sieurs haut-parleurs; La fig. 4 montre une variante de cette partie dans laquelle il n'y a qu'un seul haut parleur, La fig. 5 est un schéma plus complet montrant -le montage d'un haut-parleur uni que;
La fig. 6 montre le schéma général rela tif à une seule valve donnant plusieurs, sons; Les fig. 7 et 8 sont des schémas de -mon tage de lampes à deux grilles destinées à donner deux notes; La fig. 9 montre en perspective et sché matiquement une variante d'une autre partie de l'instrument; La fig. 10 est un schéma général corres pondant à une valve comportant une va riante quant à l'excitation du haut-parleur;
Les fig. 11, 12 et 13 représentent respec tivement des variantes d'une partie de l'ins trument destiné ii régler l'intensité des sons.
Sur la fig. 1, l'instrument étant divisé en octave, on. montre l'octave type, la pre mière, par exemple. Chaque note a. sa lampe L, son circuit oscillant C, sa. touche T avec le contact envoyant le courant musical dans le circuit: r. Chaque note do, do-dièse, ré, etc. a son circuit. Un noyau feuilleté ré glable permet d'accorder chaque circuit os cillant.
Une autre octave quelconque (fig. 2), avec ses lampes<I>L,</I> ses touches<I>T,</I> etc., est raccordée sur les circuits de l'octave type.
Ces circuits F aboutissent (fig. 3) cha- (,un à un transformateur de couplage avec amplificateur a et haut-parleur d.
Sur la fig. 4, on a un transformateur unique T à primaires multiples et à. secon- ilaire unique<B>S</B> relié à. une lampe amplifica- trice <I>L'</I> avec sa batterie de polarisation<I>B</I> et le haut-parleur puissant D reproduiisant toutes les notes de l'instrument.
La fi-,. 5 montre le montage avec filtres F) sur le circuit de plaque pour arrêter les harmoniques susceptibles d'interférer. Les grilles ont un retour commun à, la bat terie p de chauffage. Les primaires élémen taires e sont reliés au pôle + de la batterie de plaque et ils sont calculés et essayés pour qu'en tenant compte de l'inductance de fuite du transformateur et ries capacités réparties dans les enroulements, on oppose une impédance élevée aux harmo niques sans affaiblir la note fondamentale, évitant les interférences entre harmoniques, causes de battements et bourdonnements à basses fréquences désagréables.
Sur la fig. 6, la lampe L est équipée pour donner deux notes différentes. Dans le cir cuit grille est une capacité E shuntée par une forte résistance R, mise normalement en. cout-circuit par la barrette 11 dîme touche T' rappelée par un ressort. Quand on abaisse T', la barrette 11l' relie le pôle moins de la batterie de plaque P au point neutre n. d'une résistance K shuntant P.
La touche T donne la note normale de la lampe, la grille étant polarisée négative ment et le circuit C étant mis en service par le contact de la touche T. Si on agit sur T' au lieu de T, la capacité E et la résistance R agissent sur la grille qui donne le phénomène de la lampe chantante. Comme R risque de désaccorder la lampe, on compense son ac tion cri dépolarisant la grille par la bar rette lI'.
Cette combinaison peut être faite .avec une lampe à plusieurs grilles qui donnera la note principale et autant de notes diffé rentes à volonté, que de grilles. On peut aussi l'adapter à des lampes à plusieurs grilles pour avoir plusieurs notes de hau teurs et de timbres différents en partant ou non de la même oscillation.
La fig. 7 montre une lampe à deux grilles avec deuxième grille reliée à la plaque par une capacité ..O et une résistance réglable r, dont le but est de. faire varier la tonalité sans intervenir dans les circuits.
Sur la fi-. 8, la lampe à . deux grilles est montée dn façon qu'on recueille les, sons sur la deuxième grille avec le transforma teur de sortie la. On a ainsi une certaine in dépendance entre circuits, et des variations d'impédance du circuit C n'influençent. pas la hauteur de la note. _ Le dispositif de transposition (fig. 9) porte sur un bâti fixe 11I une bobine s à noyau n par note. La. pièce G coulisse sur deux tiges ti, t? étant commandée mécanique ment ou électriquement.
Elle porte .des la melles I. en regard -des. noyaux n, qui influen cent plus ou moins les bobines b suivant leur position relative, co qui agit sur la tonalité -des circuits réglée par les déplacements. de G, obtenus par une pédale par exemple.
La fig. 10 montre de montage d'un haut- parleur à excitation permettant un réglage progressif des notes. La touche Ti actionne un premier contact di isolé par I du contact d2 fermant le circuit de plaque, envoyant les courants musicaux dans l'organe actif e du haut-parleur à excitation E provenant d'une batterie Ri. Le circuit de E est fermé par d2, après di, et .de plus, une self réglable Si per met de régler ce retard à l'envoi du courant dans E, qui, non excité, laisse le haut- parleur silencieux.
Le réglage -de l'intensité des sons par groupes de notes se fait par leur transfor mateur (fig. 11). Le noyau H, mobile autour de son axe XY, porte des épanouissements polaires multiples 1, 2, 3, 4, ici en doubles croix à chaque extrémité, et le secondaire unique S.
Une armature fixe avec épanouisse ments 2' en regard de 1, 2... porte les pri maires élémentaires e (le dessin montre une seule de ces armatures). Quand H tourne, 1, 2... prennent des positions relatives réglables par rapport â 2', ce qui fait varier les effets d'induction, donc l'intensité des sons du groupe. 4n commande H par tous moyens ap propriés, avec au besoin un cadran et un in dex de repérage.
La fig. 12 montre un montage permet tant le réglage,des nuances ou de l'expression par enfoncement de la touche T articulée en a. Elle commande un rhéostat Q, de préfé rence circulaire, branché en un point conve nable -du circuit -des sons. Le rhéostat Q@ est commandé en bout (tracé en pointillé) avec démultiplication ou non par secteur denté, ou bien par une pédale 1-V sur laquelle agissent indistinctement toutes les touches d'un groupe par une béquille Z. Plus la touche est enfoncée, plus la résistance est modifiée et, partant, l'intensité des sons.
Sur la fig. 13, on emploie des résistances fixes q, mises en circuit par des plots g de la touche. Des interrupteurs J manoeuvrés par l'exécutant mettent en attente la résistance correspondant à une nuance. Ceci s'applique à une note ou à un groupe de notes et les or ganes, comme ceux -de la fig. 12, sont placés en tous points appropriés -de l'instrument.