Procédé pour évaluer le temps d'impressionnement le plus favorable à la reproduction d'un sujet sur une émulsion photographique sensible par une lumière donnée traversant un cliché photographique, et installation pour la mise en oeuvre de ce procédé. La présente invention a pour objet un procédé pour évaluer le temps d'impression nement le plus favorable à la reproduction d'un sujet sur une émulsion photographique et une installation pour la mise en couvre de ce procédé.
Le procédé est caractérisé en ce que, d'une part, on détermine, à l'aide d'appareils éta lonnés, l'opacité minimum ou la transluci- dité maximum du cliché photographique en faisant agir sur lesdits appareils la lumière traversant la partie la plus claire du cliché et, d'autre part, projette sur un écran l'image du cliché par un faisceau de rayons lumi neux dirigés d'une source sur le cliché, agit sur la quantité de lumière de ce faisceau de manière à.
déterminer la quantité nécessaire à l'apparition du plus grand nombre de dé tails de l'image, puis combine les données de ces deux expériences avec celles d'expérien ces préalables reliant les données de chacune d'elles avec les temps d'exposition qui ont fourni, après développement effectué dans des conditions constantes, un noircissement déterminé d'émulsions sensibles données.
L'installation pour la mise en oeuvre de ce procédé est caractérisée en ce qu'elle com porte au moins un appareil présentant deux organes de commande avec l'un desquels on amène l'un des deux éléments à mobilité re lative d'un dispositif indicateur dans une position correspondant à un déplacement pro portionnel à la quantité de lumière qui passe à travers la partie la plus claire du négatif limitée à une aire de grandeur donnée, alors que l'autre est relié à l'autre desdits éléments indicateurs dont il commande les déplace ments en même temps que l'ouverture d'un diaphragme réglant la quantité de lumière projetant l'image du cliché sur un écran,
dans le but qu'une lecture faisant connaître la po sition relative des deux organes indicateurs indique le temps nécessaire à l'exposition de l'émulsion sensible.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'ins tallation objet de l'invention, limitée à un appareil que La fig. 1 montre de face, que les fig: 2 et 3 montrent respectivement par des coupes selon II-II et III-III de la fig. 1; la fig. 4 montre par l'arrière et schématique ment, en perspective, un mécanisme faisant partie de cet appareil, et la fig. 5 montre un détail.
1 désigne une boîte formant bâti et pré sentant des parties la, lb,<B><I>le,</I></B><I> Id,</I> le et<B><I>If.</I></B> Un poulet 2 de commande d'axe 6 et un se cond poulet 3 d'axe 7 émergent de la boîte 1. Ils sont représentés en fig. 4 avec le méca nisme qu'ils actionnent. Le premier agit sur un train d'engrenages partiellement logé dans la partie lb qui est traversée par un conduit optique 8 aboutissant à une chambre 9 con tenant un miroir percé 10 et un miroir 11 et surmontée d'un oculaire 12. Une lampe 13 éclaire le coin Goldberg 14.
La lumière qui traverse le coin passe par le trou 15 du mi roir 10, et est réfléchie dans l'oculaire par le miroir 11. D'autre part, une lampe 16 éclaire par réflexion de sa lumière sur un miroir 17 un cliché placé dans l'espace 5 de manière que la lumière qui le traverse passe par sa partie la plus claire. Cette lumière est réflé chie par le miroir 10 sur le miroir 11 dans l'oculaire 12. Le coin Goldberg 14 est porté par une crémaillère dont la denture 18 en grène avec une roue 19 solidaire d'une roue d'angle 2(1 mue par une roue d'angle 21 soli daire du poulet de commande 2.
Le coin Goldberg est constitué par un cliché photo graphique dont le noir, parfaitement opaque à l'une des extrémités, décroît suivant une loi logarithmique jusqu'à l'autre extrémité où le cliché est en pratique parfaitement translucide. Dans la partie le de la boîte est une lampe 22 avec réflecteur. La lumière de cette lampe traverse le cliché 4 et passe dans un appareil de projection 23 muni d'un diaphragme à lamelles ordinaire capable de s'obturer complètement au moyen d'un dis que rotatif solidaire d'une roue dentée 24 re liée par une roue 25 et par une roue d'angle 26 à une roue 27 calée sur l'arbre d'axe 7 du poulet 3.
Le faisceau projeté au travers de l'appareil 23 frappe un miroir incliné 28 qui le renvoie sur un écran 29 logé au fond de la partie<B>If</B> de la boîte noircie intérieure ment. Cette boîte comporte une cloison in clinée 30 sur laquelle sont disposés autour d'un axe 31 d'une aiguille 32 des papiers photographiques rangés selon l'ordre de leurs tons variant d'une certaine valeur jusqu'au noir le plus intense.
Ces échelles de tons constituent par exemple trois rangées concen triques 30a, 30b,<B>30e</B> correspondant aux tons de trois qualités de papiers au chlorobromure d'argent qui présentent, comme on le sait, des "duretés" variables selon leur teneur en chlo rure, c'est-à-dire la faculté de prendre des noircissements différents pour des temps de pose et des conditions de développement iden tiques. L'aiguille 32 est reliée par une bielle 33 articulée à son extrémité à un levier 34 d'axe 35 dans une coulisse 36 duquel se meut un goujon 37 fixé à une bride 38 articulée à l'extrémité d'un levier 39 d'axe 40 dont un bras 39a porte sur le pourtour d'une came 41.
Le goujon 37 traverse également une cou lisse 42 d'un levier 43 dont un bras porte sur la came 44. La came 41 est solidaire d'un arbre portant l'aiguille 45 visible par devant en fig. 1, alors que la came 44 est solidaire d'un canon de même axe portant le cadran 46. Une roue d'angle 47, solidaire des roues 19 et 20, transmet les mouvements du poules; 2 par l'intermédiaire d'un arbre 48 à deux roues coniques, à une roue conique 49 soli daire de la came 41. D'autre part, la roue 27 engrène avec la roue conique 50 solidaire d'une roue 51 qui transmet le mouvement du poulet 3 au cadran 46 par l'intermédiaire de deux arbres 52 et 53 à roues d'angle et d'une roue 54 solidaire de la came 44.
On fait usage comme suite de l'installa tion représentée: On place le cliché dans l'espace 5 de la fig. 3, on allume la lampe 13 et la lampe 16. On cherche la, place du cliché qui donne le plus d'éclairement provenant de la lampe 16. Au centre de la place observée, on voit une ellipse qui est la projection oblique du trou 15 éclairé par la lampe 13. Selon la position du coin Goldberg 14, cette ellipse apparaît plus ou moins éclairée. On manoauvre alors le poulet 2 de manière que les éclairements de l'ellipse et de l'espace qui l'environne soient égaux, c'est-à-dire de manière que l'el lipse disparaisse.
En manoeuvrant le poulet 2, on a fait tourner les roues 21, 20 et 19, 47, 48 et 49, de sorte que l'aiguille 45 s'est écartée de sa position initiale d'un angle pro portionnel à la, longueur dont la crémaillère 18 a coulissé verticalement. La transparence du point observé du coin Goldberg variant avec son déplacement, et 1e zéro de l'aiguille correspondant à l'extrémité transparente du coin, la rotation de l'aiguille est fonction de la quantité de lumière que le cliché absorbe dans sa partie la plus claire. Cette rotation varie dans le même sens que le temps d'exposition nécessaire pour pro duire un noir d'intensité donnée sur un pa pier photographique de qualité donnée.
Cette première expérience fournit ainsi une indi cation angulaire dont est fonction un temps d'exposition nécessaire pour l'obtention d'une teinte grise -de repère qui est celle que pren draient les copies sur papier de clichés de toutes natures dans les parties de ces copies correspondant aux parties les plus claires des clichés avant que les détails soient apparus. La boîte 1 pourrait donc porter une gradua tion fixe indiquant le résultat de la première expérience, en secondes, par exemple.
Mais on sait que lorsqu'on tire une épreuve sur papier à noircissement direct, l'exposition à, la lumière doit se prolonger un certain temps après que la première silhouette est apparue, et que ce temps dépend dans une grande me sure de la nature du cliché. C'est pourquoi, après que cette première opération est effec tuée, on porte le cliché sous l'appareil de projection 28, où il reçoit la lumière de la lampe 22.
A l'aide du poulet 3, on ouvre progressi vement le diaphragme en regardant, par l'ou verture de la partie le de la boîte, la pro jection de l'image sur l'écran 29, image dont on augmente l'éclairement jusqu'à ce que tous les détails du cliché apparaissent le plus nettement. Cette opération a pour but de fournir une donnée qui tienne compte de la nature du cliché en ce qui concerne ses con trastes indépendamment de la valeur absolue de ses clairs et de ses noirs.
On conçoit qu'un cliché à contrastes violents ne comportant par exemple qu'un trait opaque sur fond transparent montrera immédiatement tout le dessin du trait, après une très faible impres- siou sur un papier; mais ce dessin ne ressor tira avec sa vigueur maximum sur une copie que lorsque la partie transparente aura donné un fond parfaitement noir. Un tel cliché supporterait donc une exposition indéfini ment prolongée si ledit trait était parfaite ment opaque.
Dans le cas d'un tel cliché placé sous l'appareil de projection, on pourra aussi ouvrir le diaphragme au maximum sans que la lumière traverse le trait opaque, et obtenir le maximum de netteté en proje tant ainsi sur l'écran blanc 29 le maximum de lumière sur les parties qui correspon draient au fond noir de la copie.
Au contraire, un cliché .dont les détails sont marqués par des nuances peu percep tibles donnera lieu à une moindre ouverture du diaphragme lorsqu'on aura fait en sorte que les détails ressortent avec la netteté maximum.
Par suite, on conçoit qu'il y ait une rela tion entre l'intensité du faisceau de la lu mière qu'il faut projeter pour avoir la plus grande netteté et le temps durant lequel une lumière donnée doit traverser le négatif pour produire les effets de contrastes correspon dants sur la copie après développement de celle-ci. Ce temps doit s'ajouter à celui qui est fourni par la première expérience. Le mécanisme reliant le cadran 46 au dia phragme et le faisant tourner en sens inverse de l'aiguille réalise l'addition de deux quan tités de même nature puisque, plus on doit ouvrir le diaphragme, plus le temps supplé mentaire d'exposition doit ,être long.
Le ca dran peut ainsi porter des graduations en temps correspondant soit à des papiers de diverses "duretés", soit à des sources lumi- neuses d'impressionnement d'intensités diver ses, soit des graduations correspondant cha cune à une lumière d'exposition donnée et à un papier de qualité donnée.
Comme on sait qu'une énergie lumineuse constante Q <I>=</I> It ne produit pas les mêmes effets chimiques quelles que soient les va leurs absolues des deux facteurs intensité I et temps t, on conçoit des formes d'exécu tion de l'appareil dans lesquelles les méca nismes qui relient respectivement les deux boutons de commande à l'un et à l'autre des deux organes indicateurs 45 et 46 comportent des cames tenant compte de lois déterminées expérimentalement qui régissent la valeur du noir photographique en fonction de l'inten sité lumineuse et du temps de pose.
Dans la forme représentée, les cames 41 et 44 tiennent déjà compte, dans une cer taine mesure, de ces lois par l'indication qu'elles font donner par l'aiguille 32. En effet, en faisant tourner le poulet 3, on fait tourner la camé 44 qui agit sur le levier 43. lequel, par l'intermédiaire du goujon 37, fait mouvoir le lë@,ier 34, la bielle 33 et l'aiguille 32. Les clichés à forts contrastes devant être tirés sur des papiers moins durs que les cli chés à faibles contrastes, l'aiguille 32 indique celui des trois papiers 30a, 30b et<B>30e</B> qui convient en se déplaçant sur eux du ton le plus clair vers le ton le plus foncé.
En effet; les bandes 30a, 30b,<B>30e</B> sont de longueurs inégales, les divers papiers ayant des gam mes de tons plus ou moins étendues comme le montre la fig. â de sorte que, lorsque l'ai guille tombe au delà d'une zone couverte par l'un des papiers, on sait que l'on .peut em ployer l'un des deux autres.
La première opération à l'aide du poulet 2 a pour effet une rotation, dans le sens de la flèche, de la came 41 qui commande le levier 39 par son bras 439a, de sorte qu'un cliché très foncé, qui donne un grand angle de l'aiguille 45, donne aussi un grand mouvement du levier 39 le quel élève le goujon 37 et modifie par là le rapport de transmission du levier 43 au le vier 34, cela dans un sens tel que le mouve ment décrit par l'aiguille 32 pour une ouver ture donnée du diaphragme est plus faible pour un cliché à clairs peu transparents que pour un cliché à clairs très transparents, de sorte que l'aiguille tombe sur l'échelle d'un papier plus dur.
Les cames 41 et 44 sont construites de manière qu'elles tiennent compte en même temps de la loi d'ouverture du diaphragme en fonction de la rotation de la roue 2'4, de la loi du noircissement des pa piers et du fait que le cadran tourne ici d'an gles proportionnels à la rotation de la roue du diaphragme. Les lamelles du diaphragme peuvent être conformées de manière que le rayon de l'ou verture croisse proportionnellement à la ra cine carrée de la rotation de commande pour que la section du flux soit proportionnelle à cette rotation.
Ou bien, une came spéciale peut tenir compte du fait que l'ouverture du diaphragme suit une autre loi. Une donnée équivalente à celle que four nit le coin Goldberg peut être matérialisée dans une forme simplifiée de l'appareil par une commande manuelle d'une aiguille de même axe que le cadran 46. Au lieu que cette donnée soit automatiquement fournie par l'appareil muni du coin Goldberg, cette donnée peut être fournie par une cellule photoélectrique ou par une pile photo électrique sur laquelle on projette, dans un autre poste de l'installation, un pinceau lu mineux qui a traversé la partie la plus claire du cliché.
L'opération de réglage photomé trique est ainsi remplacée par une mesure absolue qui ne fait pas appel à l'apprécia tion visuelle de l'égalité des éclairements et qui, par là, est plus rapide. Si, par exem ple, la partie claire du cliché laisse passer le 30 % de la lumière de la source, elle en re tient le 70 %, donnée qui est de même nature que celle qui est fournie par le coin Gold- berg, et qui peut être reportée sur l'appareil par déplacement manuel de l'aiguille. Une table peut auparavant être consultée tradui sant cette donnée en temps -d'exposition si le cadran 46 porte des indications en temps.
Le coin Goldberg présente une translucidité qui varie d'un bout à l'autre selon une loi loga rithmique, de sorte que les déplacements de l'aiguille 45 sont en réalité proportionnels au logarithme de l'éclairement du point du cli ché observé. La pratique photographique montre qu'on peut se contenter d'une échelle qui ne s'étend pas du noir absolu à la trans parence absolue, de sorte qu'on peut établir un cliché dont la transparence varie propor tionnellement à la longueur; cela évite l'in tercalation d'une came entre le coin et l'ai guille 45, came qui serait nécessaire avec un coin logarithmique.