Procédé pour l'obtention de matières cireuses à Pétat finement pulvérisé, utilisables pour l'astiquage. Diverses tentatives ont été faites pour amener les cires et les hydrocarbures cireux à une forme pulvérulente fine en vue notam ment de fournir au public une cire propre à l'astiquage, susceptible d'être répandue à la volée et en quantités strictement limitées sur la surface à astiquer, de manière à simplifier le travail de frottage et astiquage.
C'est ainsi qu'on a pensé à pulvériser mécaniquement dans des broyeurs des cires légèrement humectées au moyen d'alcool. On a également pensé à fabriquer des produits d'astiquage pulvérulents au moyen d'émulsions de cires, en séchant ou pulvérisant des cires ou des substances analogues liquéfiées par fusion, les masses pulvérulentes ainsi obtenues étant alors mélangées à diverses autres sub stances pulvérulentes comme l'argile ou le sable. Enfin on a pensé à faire fondre de la cire à l'aide d'alcool très chaud et à agiter le mélange dans l'eau froide jusqu'à refroi dissement. Aucun de ces procédés n'est satisfaisant.
En effet, aucun d'eux ne donne naissance à une cire pulvérulente de finesse suffisante pour être distribuée à la volée et pour se répartir uniformément sur la surface à asti quer. En outre, aucun de ces procédés .ne permet un rendement industriel intéressant.
La présente invention se rapporte à un procédé perfectionné obviant aux inconvénients sus-indiqués et permettant l'obtention, avec un rendement industriel intéressant, d'une matière cireuse pulvérulente fine, aisément dispersable à la volée et se prêtant sans devoir être dissoute à un astiquage facile de toutes les surfaces ou parois qui ont été jusqu'à présent cirées, astiquées ou polies de manière analogue. Elle se rapporte également au produit fabriqué par ce nouveau procédé.
Selon ce dernier,- on fait fondre une ma tière cireuse (cire, hydrocarbure cireux naturel ou artificiel ou leurs mélanges), on amène la substance ainsi fondue à l'état de fine répar- tition au sein d'un liquide formant milieu de dispersion, puis on refroidit jusqu'au-dessous du point de solidification de ladite matière et on sépare la matière cireuse du liquide, les matières utilisées étant choisies de telle façon que les poids spécifiques respectifs de la matière en suspension et dudit liquide soient sensiblement égaux.
Si, en effet, on fait fondre la substance cireuse ou le mélange de cires dans un liquide de poids spécifique semblable, on obtient une émulsion ou dispersion de cette matière fine ment divisée qui n'offre aucune tendance au dépôt dans toute la masse de ce liquide par suite de cette concordance de leurs poids spécifiques respectifs. On peut d'ailleurs, grâce à une homogénéisation plus ou moins poussée de la dispersion de la matière cireuse dans le liquide de poids spécifique concordant, donner à cette matière n'importe quel degré de finesse requise.
Après homogénéisation plus ou moins poussée, on laisse donc refroidir la dispersion obtenue comme indiqué plus haut, jusqu'au- dessous du point de fusion de la matière en suspension. On sépare ensuite du liquide cette matière se présentant sous la forme de grains fins en utilisant, par exemple, une essoreuse centrifuge ou un filtre-presse. De préférence on laisse ensuite sécher sous une pression réduite. Enfin, on peut, le cas échéant, tami ser la poudre à l'aide de cribles à maillages décroissants.
On peut utiliser pour la réalisation in dustrielle du procédé diverses variétés de cires naturelles ou artificielles ou leurs mélanges, et notamment la cérésine, la paraffine, la cire Montane, la cire de Carnauba, etc.
Comme liquide destiné à constituer le milieu fluide de dispersion, on peut utiliser avec avantage n'importe quel liquide qui, soit tel quel, soit après avoir été mélangé ou additionné à de l'eau ou d'autres liquides, peut être amené pratiquement au même poids spécifique que la cire ou le mélange de cires ou matières cireuses traité. La vérification de la concordance des poids spécifiques des deux phases en présence est chose aisée. Il y a avantage à choisir parmi les liquides utilisables un liquide qui dissolve aussi peu de cire que possible et dont, au surplus, le point d'ébullition soit supérieur de plus de 10 o C au point de fusion de la cire ou du mélange de cires à émulsionner.
Le procédé peut être mis en oeuvre, par exemple, comme suit Exemple <I>1:</I> 5 parties de paraffine et 5 parties de cérésine sont fondues avec 80 parties d'alcool et 20 parties d'eau dans une cuve chauffée de préférence à la vapeur et comportant un système de refroidissement par courant inversé, et réparties intimement dans la masse liquide au moyen d'un dispositif agitateur de n'im porte quel type convenable, puis le mélange est refroidi. Le mélange de cires ainsi que le liquide formant le milieu de dispersion ont le même poids spécifique égal à 0,86. La suite du travail est effectuée comme in diqué ci-dessus.
<I>Exemple 2:</I> 7 parties de paraffine, 2 parties de céré- sine et 1 partie d'hydrocarbure cireux sont fondues ensemble dans une cuve puis traitées comme dans l'exemple 1 avec 60 parties d'alcool propylique N et 40 parties d'eau. La suite de l'opération est effectuée comme ci- dessus.
<I>Exemple 3:</I> 10 parties de cire Montane, 14 parties de cire de Carnauba et 80 parties de paraffine, de préférence préalablement concassées, sont fondues dans une cuve chauffée de préférence à la vapeur et traitées comme dans l'exem ple 1 à l'aide d'un liquide formé de 40 parties d'alcool et de 60 parties d'eau. La suite de l'opération est effectuée comme ci-dessus. Le poids spécifique du produit résultant est égal à 0,89.
Après refroidissement jusqu'au-dessous du point de fusion des cires et séparation de celles-ci, le liquide peut être à nouveau utilisé. La récupération peut atteindre 80 % si l'ap- pareillage utilisé est bien conçu. Cet appa reillage n'a besoin de comporter que des appareils de type connu à condition qu'ils se prêtent à la mise en pratique des susdites opérations.
Le procédé est donc économique, et il permet un rendement élevé.
Process for obtaining waxy materials in a finely pulverized state, which can be used for polishing. Various attempts have been made to bring waxes and waxy hydrocarbons to a fine powdery form with a view in particular to providing the public with a wax suitable for polishing, capable of being spread on the fly and in strictly limited quantities on the surface. to polish, so as to simplify the work of rubbing and polishing.
Thus it was thought to mechanically pulverize waxes slightly moistened with alcohol in grinders. It has also been thought to manufacture pulverulent polishing products by means of wax emulsions, by drying or pulverizing waxes or similar substances liquefied by fusion, the pulverulent masses thus obtained being then mixed with various other pulverulent substances such as: 'clay or sand. Finally, we thought of melting the wax using very hot alcohol and stirring the mixture in cold water until cooling. None of these methods is satisfactory.
In fact, none of them gives rise to a pulverulent wax of sufficient fineness to be distributed on the fly and to be distributed uniformly over the surface to be polished. In addition, none of these processes allows an interesting industrial yield.
The present invention relates to an improved process overcoming the aforementioned drawbacks and making it possible to obtain, with an interesting industrial yield, a fine pulverulent waxy material, easily dispersible on the fly and suitable without having to be dissolved to polish. easy of all surfaces or walls which have heretofore been waxed, polished or polished in a similar manner. It also relates to the product produced by this new process.
According to the latter, - a waxy material (wax, natural or artificial waxy hydrocarbon or their mixtures) is melted, the substance thus melted is brought to a state of fine distribution in a liquid forming a dispersion medium , then cooling to below the solidification point of said material and separating the waxy material from the liquid, the materials used being chosen such that the respective specific weights of the suspended material and said liquid are substantially equal.
If, in fact, one melts the waxy substance or the mixture of waxes in a liquid of similar specific weight, an emulsion or dispersion of this finely divided material is obtained which does not exhibit any tendency to deposit throughout the mass of this substance. liquid as a result of this concordance of their respective specific weights. It is also possible, by virtue of a more or less thorough homogenization of the dispersion of the waxy material in the liquid of corresponding specific weight, to give this material any required degree of fineness.
After more or less thorough homogenization, the dispersion obtained as indicated above is therefore allowed to cool to below the melting point of the suspended matter. This material in the form of fine grains is then separated from the liquid using, for example, a centrifugal extractor or a filter press. Preferably, it is then allowed to dry under reduced pressure. Finally, it is possible, where appropriate, to tami the powder using screens with decreasing meshes.
Various varieties of natural or artificial waxes or their mixtures, and in particular ceresin, paraffin, Montane wax, Carnauba wax, etc., can be used for the industrial implementation of the process.
As the liquid intended to constitute the fluid dispersion medium, it is possible to use with advantage any liquid which, either as it is, or after having been mixed or added with water or other liquids, can be brought practically to the surface. same specific weight as the wax or mixture of waxes or waxy materials treated. It is easy to verify that the specific weights of the two phases are in agreement. It is advantageous to choose among the liquids which can be used a liquid which dissolves as little wax as possible and whose boiling point is more than 10 o C higher than the melting point of the wax or of the mixture of wax. emulsifying waxes.
The process can be carried out, for example, as follows Example <I> 1: </I> 5 parts of paraffin and 5 parts of ceresin are melted with 80 parts of alcohol and 20 parts of water in a heated tank preferably steam and comprising a reverse current cooling system, and intimately distributed in the liquid mass by means of a stirring device of any suitable type, then the mixture is cooled. The mixture of waxes and the liquid forming the dispersion medium have the same specific weight equal to 0.86. The rest of the work is carried out as indicated above.
<I> Example 2: </I> 7 parts of paraffin, 2 parts of cereal and 1 part of waxy hydrocarbon are melted together in a tank and then treated as in Example 1 with 60 parts of propyl alcohol N and 40 parts of water. The rest of the operation is carried out as above.
<I> Example 3: </I> 10 parts of Montane wax, 14 parts of Carnauba wax and 80 parts of paraffin, preferably crushed beforehand, are melted in a vat preferably heated with steam and treated as in Example 1 using a liquid formed from 40 parts of alcohol and 60 parts of water. The rest of the operation is carried out as above. The specific weight of the resulting product is 0.89.
After cooling down to below the melting point of the waxes and separating them, the liquid can be used again. Recovery can reach 80% if the equipment used is well designed. This apparatus need only include apparatus of known type, provided that they are suitable for carrying out the aforesaid operations.
The process is therefore economical, and it allows a high yield.