Procédé de chauffage ou de refroidissement d'une surface d'échange et installation pour la mise en #uvre de ce procédé. La présente invention comprend un pro cédé de chauffage ou de refroidissement d'une surface d'échange, à partir d'au moins une source de chaleur ou de froid plus petite que la surface d'échange, et une installation pour la mise en #uvre de ce procédé.
Selon ce dernier, on fait traverser à la chaleur ou au froid, entre chaque source et la surface d'échange, au moins deux zones de ré sistances spécifiques différentes à la trans mission thermique, une zone de faible résis tance spécifique étant traversée par la cha leur ou le froid, avant une zone de plus grande résistance spécifique que la première.
Ce procédé est caractérisé en ce que l'on com pense l'inégalité de longueur d'une partie au au moins des parcours suivis par la chaleur ou le froid entre chaque source et les divers points de la surface d'échange, en donnant à la zone de plus grande résistance spécifique, une résistance plus petite sur les parcours longs que les parcours courts, en vue d'obte nir une répartition de chaleur ou de froid pratiquement uniforme sur la surface d'é change.
Pour faire varier la résistance absolue de la zone de plus grande résistance spécifi que, on peut faire varier soit la longueur .des parcours suivis par la chaleur ou le froid dans cette zone, soit la valeur de la résistance spécifique de cette zone.
On entend ici par "surface d'échange" une surface quelconque (plane, sphérique, cylin drique), à partir -de laquelle un échange ca lorique se fait avec l'ambiance, et par "trans- mission thermique", tout trans ort ,de chaleur ou de froid s'effectuant par conduction, rayonnement, convection ou toute -combinai- son de ces phénomènes entre eux.
L'installation pour la mise en oeuvre du procédé, présente une surface d'échange, qui peut être, par exemple, la surface .d'un plan cher, d'un plafond ou d'une paroi et au moins une source de chaleur ou -de froid plus pe tite que la surface d'échange et disposée dans le corps qui présente la surface d'échange. Elle comporte une liaison thermique entre la source et la surface d'échange, liaison consti- tuée par au moins deux zones de résistances spécifiques différentes ù 1a transmission ther mique, dans laquelle une zone de plus grande résistance spécifique est disposée entre une zone de plus faible résistance spécifique et la surface d'échange.
Elle est caractérisée en ce que la zone de plus grande résistance spécifique est constituée de telle sorte que la valeur de sa résistance mesurée perpendi culairement à la surface d'échange soit plus forte dans une région proche de la source que dans une région éloignée de la source.
Comme on le comprend, le but de l'inven tion est de permettre la transmission de quan tités importante, de chaleur ou de froid, de la source à la surface d'échange et de cette surface à l'ambiance, tout en ayant prati quement les différents points de la surface d'échange à la même température, en vue du chauffage ou du refroidissement de l'am biance.
Lors de la mise en couvre du procédé, on peut relier thermiquement la ou les sources de chaleur ou de froid avec la surface d'é change, de manière que la direction générale des tronçons médians des parcours suivis par la majeure partie de la chaleur ou du froid entre cette ou ces sources et ladite surface, soit pratiquement parallèle à la surface d'é change. En d'autres termes, si on représente les parcours suivis par la chaleur ou le froid, comme il est d'usage de le faire, par exemple, pour les lignes de forces magnétiques, on verra que les "lignes de chaleur ou de froid" seront disposées, entre la ou les sources et la surface d'échange, en majeure partie et sur une grande fraction de leur longueur, pres que parallèlement à cette surface d'échange.
Il en résute que les sources de chaleur ou -de froid peuvent être relativement espa cées les unes des autres par rapport à la plus petite distance séparant ces sources de la surface d'échange ou d'une surface isother- mique commune aux zones d'action de deux sources voisines et la plus proche de ces sources. Par exemple, l'espacement des sources peut être de 60 cm, alors que la dis tance d'une source ià la surface d'échange ou à ladite surface isothermique n'est que -de 1 ou 2 cm.
Dans l'installation, la zone -de plus grande résistance spécifique peut avoir une résistance spécifique approximativement constante et une épaisseur (mesurée perpendiculairement à la surface d'échange), plus grande près de la source que loin de la source ou peut avoir une épaisseur approximativement constante et une résistance spécifique plus grande près de la source que loin de la source. Cette zone peut être un espace occupé par une matière (solide ou fluide, par exemple de l'air) de faible transmission thermique spécifique, par un mélange de matières homogène ou hé térogène (par exemple sciure de bois et air, sciure de bois et particules métalliques), etc.
La zone de plus faible résistance spéci fique a. pour but de répartir la chaleur ou le froid (par conduction, rayonnement, con@#ec- tion ou combinaisons de ces phénomènes) approximativement parallèlement à la sur face d'échange. Cette partie peut être un dis tributeur, -de préférence un organe en métal,. par exemple en fer, en aluminium, ce dernier étant spécialement bien approprié à ce but vu sa bonne conductibilité, son poids spécifique faible et son prix avantageux. Cette partie peut également être constituée par une en ceinte, dans laquelle la chaleur ou le froid se transmettent par transport -de matière, par exemple à l'aide -de mouvements de convec tion.
La présente invention trouve son applica tion principale dans le chauffage de locaux. La surface d'échange peut, dans ce cas, être constituée par le plancher, les murs, le pla fond, etc., d'un local et la source de cha leur peut .être constituée par un chauffage à eau chaude 'ou électrique. L'invention peut aussi s'appliquer au refroidissement de cham bres frigorifiques, la surface d'échange étant alors constituée -de préférence par le plafond -de telles chambres.
On peut encore indiquer comme applica tions de l'invention, 1e chauffage (par plan- cher, plafond ou parois) de wagons, de voi tures automobiles, de séchoirs, de fours, de couveuses, le chauffage de plaques chauf fantes et le refroidissement de patinoires ar tificielles.
Le dessin annexé représente schématique ment, à titre d'exemple, sept formes d'exé cution différentes d'installations de chauf fage selon l'invention. Dans ces formes d'exé cution, la partie de l'installation de plus fai ble résistance spécifique est un distributeur et sera ainsi désignée ci-après, et la zone de plus grande résistance spécifique est dispo sée entre le distributeur et la surface d'é change et sera désignée ci-après comme "es pace intermédiaire", "espace compensateur" ou simplement "espace".
La fig. 1 est une coupe d'une première forme d'exécution destinée au chauffage d'un plancher par exemple; La fig. 2 est une vue de détail en coupe de la partie du distributeur de cette première forme d'exécution, e trouvant près de la source de chaleur, avant le montage de celui-ci sur la source; La fig. 3 est une coupe faite selon un plan perpendiculaire à celui de la coupe de la fig. 1 et montrant la disposition de la source de chaleur pour le chauffage d'un plancher; La fi,,g 4 est une vue analogue à la fig. 1, mais montrant une deuxième forme d'exécu tion; La fig. 5 est une coupe de détail montrant le montage du distributeur de la deuxième forme d'exécution sur la, source de chaleur; La fi,,,. 6 est une coupe d'une troisième forme d'exécution également pour le chauf fage d'un plancher;
La fia. 7 montre en coupe et à plus grande échelle une installation pour le chauffage d'une surface relativement petite, cette ins tallation pouvant, par exemple, servir de chauffe-pieds; La fig. 8 montre en coupe une cinquième forme d'exécution dans laquelle le plancher est porté par des corps creux dans les évide ments desquels se trouvent les distributeurs; La fig. 9 est une coupe suivant la ligne IX-IX de la fig. 8; La fig. 10 est une vue de détail du rac cord du distributeur avec la source; Les fig. 11 et 12 sont des vues sembla bles montrant chacune une forme d'exécution différente de l'installation, cette dernière étant supposée s'appliquer au chauffage d'un plancher.
Dans toutes les figures du dessin, les mêmes chiffres -de référence indiquent des or ganes analogues. On appellera ci-dessous la source de chaleur "corps de chauffe".
Dans la forme d'exécution .des fig. 1 et 2, le distributeur 1 est une tôle métallique reliée par un raccord 2 au corps de -chauffe 3. Ce dernier est constitué par un tuyau en fer par couru par de l'eau chaude, comme c'est le cas dans les installations de chauffages cen traux. Entre le distributeur 1 et le plancher 5, dont la. face supérieure représente la sur face d'échange, se trouve un espace 4 compen sateur. Le plancher 5 repose sur -des appuis 6 et le distributeur est serré à .ses extrémités entre le plancher et ces appuis. Des organes 7 élastiques de dilatation sont formés par des plis-du distributeur.
Le distributeur 1 ainsi que le raccord 2 sont en fer ou en aluminium et sont rivés l'un à l'autre. L'espace 4 peut être simple ment rempli d'air ou .d'une matière moins conductrice que le fer ou l'aluminium.
La chaleur émise par le corps de chauffe 3 est récoltée en majeure partie par le rac cord 2 et transmise au distributeur 1. Une partie de la chaleur transmise à -ce dernier est conduite aux extrémités de --celui-ci et de là aux parties du plancher 5 se trouvant en con tact avec ces extrémités. Il en résulte un transport important de chaleur aux parties du plancher les plus éloignées -de la source 3.
Il se forme en outre au voisinage du raccord 2 et au-dessous du distributeur 1, une couche d'air chaud qui, grâce à la forme du distri buteur, se met en mouvement et transporte de la, chaleur par -convection à partir du raccord 2 jusqu'aux appuis 6. Il s'établit ainsi en dessous du distributeur 1 et de part et d'au- ire du corps de chauffe 3, des courants de convection qui contribuent encore à l'étale ment de la chaleur pratiquement parallèle à la surface d'échange. Ces courants de convec tion peuvent se refermer sur eux-mêmes lors qu'ils se trouvent dans une enceinte close, ce qui est le cas lorsque les corps de chauffe 3 sont logés entre le plancher 5 et un plafond (non représenté).
La température du distri buteur allant en décroissant à partir de l'en droit le plus près du corps 3, jusqu'aux extré mités de ce distributeur, une partie de la cha leur dégagée par le distributeur traverse l'espace 4 pour atteindre le plancher 5. L'é paisseur de l'espace 4 allant en décroissant à partir de l'endroit le plus près de la source 3 jusqu'aux extrémités du distributeur, d'une manière correspondante à la chute de tempé rature dans le distributeur, la chaleur déga gée près du corps 3 aura plus de peine à at teindre le plancher 5 que celle dégagée près des extrémités du distributeur et par consé quent les quantités de chaleur dégagées par unité de surface seront les mêmes.
La section du distributeur, ainsi que l'épaisseur de l'es pace 4, sont choisies de façon qu'une quan tité voulue pratiquement constante de chaleur soit transmise au plancher par unité de sur face et que la quantité de chaleur continuant son parcours dans le distributeur soit suffi sante pour qu'à l'extrémité de celui-ci la chaleur transmise directement au plancher soit égale à ladite quantité. Il en résulte que lorsque la source 3 est maintenue à une tem pérature constante et que l'air au-dessus du plancher reste également à une température sensiblement constante, il s'établit dans l'ins tallation un équilibre d'échange de tempéra ture, tel que la surface supérieure du plan cher est sensiblement partout à la même tem pérature.
Si la température du corps de chauffe va rie, toutes les autres températures varieront également et les quantités de chaleur reste ront sensiblement dans les mêmes propor tions. La température de la surface d'échange restera donc toujours uniforme sur toute cette surface. La distance séparant le corps de chauffe 3 du plancher 5 peut varier et dans ce but la position de ce corps de chauffe dans la partie 11 du raccord 2 est variable. Avant le mon tage du distributeur, cette partie 11 est ou verte, comme le montre la fig. 2, et les parties 10 sont éloignées l'une de l'autre.
Au moment du montage, on pose la partie 11 sur le corps de chauffe, on appuie jusqu'à. ce que le rac cord 2 et le distributeur prennent leurs posi tions convenables. Le raccord 2 se déforme, c'est-à-dire que les parties 10 se rapprochent l'une de l'autre en faisant épouser le corps de chauffe par la partie 11; un boncontact s'éta blit entre ces organes. Ce rapprochement des parties 10 se fait par pivotement autour des liaisons flexibles 9. Le reste .du raccord ne se déforme pas, grâce à la partie 8 du distribu teur. L'ensemble prend la forme représentée à la fig. 1.
Des nervures 12 sont prévues sur une par tie du raccord 2 et sur le distributeur ï. Dlles ont pour but de renforcer les parties qui ne doivent pas fléchir ou flamber.
Comme on le comprend, le raccord 2, grâce ;à sa forme, permet de compenser -de forts écarts de -distance entre le corps de chauffe et le plancher, sans nécessiter de dé formations du distributeur et du corps occu pant l'espace compensateur. Ces écarts de dis tance peuvent provenir d'imprécisions du montage du -corps de chauffe ou de l'inclinai son -de ce corps.
Le corps -de chauffe 3 qui, dans le cas pré sent, est un tuyau, s'étend parallèlement aux appuis 6 qui sont des poutres. Pour 1e chauf fage de toute la surface du plancher d'une chambre, on disposera un tuyau entre cha que poutre.
Le tuyau 3 (fig. 3) est légèrement in cliné pour permettre aux bulles d'air qui se forment toujours dans les conduites d'eau chaude, -de se déplacer et d'être évacuées. L'eau chaude arrive par une nourrice 14 et en se refroidissant, descend le long -du tuyau 3 pour arriver au collecteur 15 par lequel l'eau moins chaude retourne à. la chaudière. Une petite colonne verticale 16 relie chaque tuyau 3 au collecteur, ce qui favorise un fonc tionnement régulier de chaque corps de chauffe. La circulation d'eau se fait par ther mosiphon ou éventuellement par pompage si la résistance de l'installation est trop brande.
Le collecteur et la nourrice sont supportés soit directement par les poutres, soit par des organes intermédiaires; ils peuvent dépasser les poutres et être visibles comme c'est le cas pour le collecteur 15, ou être placés dans une encoche ménagée dans les poutres, comme pour la nourrice 14. Cette encoche n'affaiblit pas la construction, puisqu'elle est placée près de l'appui le la poutre à l'endroit où le moment de flexion est le plus faible.
L'ensemble formé par le distributeur 1, le raccord 2, le corps de chauffe 3, la nour rice 14, le collecteur 15, peut se déplacer lé- bèrement sans tension, sous l'effet de la dila tation de ses éléments ou du tassement de la construction, vu que tout petit déplacement est absorbé par des déformations de l'organe élastique 7.
Lorsque le plancher chauffant est placé sur une dalle en béton, les corps de chauffe et les distributeurs peuvent être montés entre les lambourdes servant d'appui au plancher et dans l'espace ménagé par la hauteur de ces lambourdes.
En pratique, on pourra disposer les corps de chauffe à une grande distance les uns des autre, par rapport à celle séparant ces corps de la surface d'échange ou celle de la surface thermique la plus proche enveloppant ces corps. Par exemple, lorsque l'espace compen sateur est occupé par de l'air et que le dis tributeur est en métal, la distance séparant ces corps de chauffe de la surface isothermi- que la plus proche, pourra être de 1 ou 2 cm et les corps de chauffe eux-mêmes pourront se trouver espacés les uns des autres de 30, 40, 50, 60 cm ou plus. Le rapport entre la distance d'un corps de chauffe à ladite sur face et la distance séparant ces corps de chauffe est donc plus petit que 1/3.
En effet, pour les données ci-dessus, il varie de 1/15 à 1/60. Ceci est un gros avantage en ce sens qu'on peut obtenir une surface d'échange ayant une température pratiquement uniforme, tout en plaçant les corps de chauffe à une brande dis tance les uns des autres et ceci tout en dispo sant de peu de place au-dessous de cette sur face. Cet avantage permet de diminuer le nombre des corps de chauffe par unité de sur face, ce qui réduit très sensiblement les frais d'installation.
Dans la forme d'exécution des fib. 4 et 5, le distributeur 1 vient directement en con tact avec le corps de chauffe 3. Ce distribu teur présente en effet des branches 17 rigides, ;race aux nervures 12. Une partie flexible 18 se trouve entre ces branches et épouse le corps 3 en formant un bon contact avec lui.
On voit à la fig. 5 la position du distri buteur avant son montage; la, partie 18 est ouverte et les branches 17 du distributeur sont relevées. Pour le montage, on place la partie 18 sur le corps de chauffe, on abaisse le distributeur sur les appuis 6. La, partie 18 fléchit et s'enroule sur le corps :de chauffe. Cette disposition s'adapte aussi aux irrégula rités .de la distance séparant le corps 3 du plancher 5. L'espace compensateur est occupé par de l'air.
Cet air est enfermé entre le plan cher 5 et le distributeur 1; ce dernier em pêche suffisamment que cet air ne se mé lange avec celui se trouvant au-dessous .de lui, même lorsque les éléments formant le distri buteur ne se touchent pas exactement, mais ont entre eux un petit espace.
Le fonctionnement de cette forme d'exé cution est le suivant: La chaleur émise par le corps 3 est en partie conduite par la partie 18 aux branches 17 et s'étend dans tout le distributeur 1. Sous le distributeur se forment -des courants de convection -dirigés par cet organe.
La chute de température dans le distri buteur 1 est compensée par la résistance de la couche d'air 4 dont l'épaisseur diminue à mesure que 1a température baisse.
Il est possible, en faisant fléchir élasti- quement le distributeur 1, de mettre sa par tie 18 hors de contact avec la source 3. Ainsi, le transport de chaleur au distributeur peut être interrompu et tout ou partie de l'ins tallation mise hors de service.
Dans la forme d'exécution de la fie. 6, le distributeur 1 présente une arête 19, la quelle est en contact avec les joues 20 du rac cord 2. La surface de contact entre 19 et 20 est toujours la même et grâce au dégagement 21, les écarts de distance entre le corps 3 et le plancher 5 peuvent être rattrapés dans de certaines limites. En outre, l'arête 19 peut coulisser entre les joues 20, ce qui permet de compenser les différences dues à la construc tion et à la dilatation du distributeur.
La chaleur émise par 3 est en partie con duite par le raccord 2 à l'arête 19 et en par tie transportée par convection sous le distri buteur. Elle se répartit à partir de l'arête 19 dans le distributeur 1 et dans l'espace 4 pour être transmise au plancher 5, comme dans le cas de la première forme d'exécution.
L'installation de la fie. 7 est destinée au chauffage d'une plaque 5 en métal à partir d'un corps de chauffe 3 électrique. Cette ins tallation peut être de petite dimension et por tative et constituer ainsi une plaque chauf fante. Le corps de chauffe est maintenu dans un raccord 2, lequel est boulonné au distri buteur 1. Les extrémités de celui-ci sont pin cées entre la plaque 5 et l'élément 24 d'un cadre, à l'aide d'un boulon 23 à tête noyée. Ce cadre est composé des éléments 24, 25 et 26 reliés entre eux par les boulons 27. Des feuilles 28 métalliques sont pincées entre les éléments du cadre et emprisonnent des cou ches d'air isolantes. Comme le corps de chauffe n'est maintenu que par le distribu teur et le raccord, il n'est pas nécessaire de prévoir des moyens spéciaux pour compenser la dilatation.
Cette dernière n'aura pour effet que de faire fléchir légèrement le distribu teur en déplaçant le corps de chauffe dans l'espace compris entre la plaque 5 et la feuille 28, l'espace compensateur 4 se déformant. Les conducteurs électriques fournissant le courant au corps de chauffe suivront ce déplacement.
La chaleur émise par le corps de chauffe est transmise par le raccord 2 au distribu- teur 1 et de là traverse l'espace 4 pour at teindre la plaque 5.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 8 et 9 et 10, le distributeur 1 est constitué par des éléments semblables en forme de ruban, espacés les uns -des autres et loués dans les évidements -d'un organe porteur 45-6-35. Cet organe porteur repose sur une dalle 40, par l'intermédiaire de cales 37. Ces cales sont en mortier (ou en une matière qui est isolante de la chaleur ou du son).
Une couche d'air 36, comprise entre l'or gane porteur et la dalle 40,a un effet iso lant. Grâce aux cales<B>37,</B> on peut rattraper les inégalités de la dalle et placer les organes porteurs -de niveau. Ces derniers peuvent être, par exemple, des hourdis en terre culte ou d'autres corps creux.
Dans cette forme d'exécution, ces or ganes porteurs présentent deux couches de matière 45 et 35, séparés pa-r des évidements 4 et 34 et reliées par des supports 6. La couche supérieure 45 est aussi mince que pos sible pour être peu isolante, tandis que la couche 35 peut être plus épaisse pour résis ter aux tensions de traction lors -de la charte de l'organe porteur. Le plancher proprement dit repose sur -ces organes porteurs; il est constitué, par exemple, par du linoléum 39 sur une chape 38.
Les .distributeurs 1 sont reliés thermique- ment aux sources 3 par des raccords 2. La chaleur venant des sources 3 est conduite par les; raccords 2 aux .distributeurs 1, puis régu lièrement répartie sur la surface d'échange 5 à travers la couche d'air occupant l'espace compensateur 4.
La fie. 10 montre la forme -des deux par ties 20 et. 43 .du raccord 2 avant le montage. La partie 20 repose sur la source 3 et ses ex trémités vont légèrement en s'écartant. Lors que l'on glisse les parties 43 sur la source 3, ces parties font un bon contact avec les autres parties 20. Grâce @à cette disposition, il est possible de tenir le distributeur 1 dans une position déterminée même lorsqu'il y a des écarts -de hauteur de la source 3.
Si la source, au lieu d'être de section circulaire, présente deux faces parallèles aux parties 43 et égale ment distances, il est possible de glisser les parties 43 directement contre ces deux faces.
Les cousins d'air formés par les évide ments 34 agissent comme isolants, de même que la couche 36; les cales 37 ne laissent per dre que peu de chaleur. Comme les distances, d'une part, entre les distributeurs et, d'autre part, entre les éléments de ces distributeurs, sont faibles, la chaleur se répartit pratique ment uniformément dans la couche 45 et par conséquent dans le plancher 38 et 39.
Les distributeurs sont reliés thermique- ment aux sources et ils touchent, à leurs ex trémités, la couche 45 avec une légère pres sion tout en pouvant glisser sur cette couche. Un léger jeu 33 est laissé, dans chaque évide ment 34, entre deux distributeurs voisins, ceux-ci peuvent donc se dilater librement. En outre, des jeux 41 et 42 sont laissés, d'une part, entre l'organe porteur et le raccord et, d'autre part, entre le distributeur et i'or- gane porteur.
Les tubes 3 reposent sur des cales 44. Comme l'ensemble comprenant les tubes 3 (ainsi qu'éventuellement des nourrices et des collecteurs), les raccords 2 et les distribu teurs 1, n'appuie contre la couche 45 (por tant la surface d'échange) qu'avec une très légère pression, cet ensemble peut se dilater ou se eontracter ou se déplacer légèrement sans subir aucune tension dangereuse. Comme les surfaces de contact entre les distributeurs 1 et les couches 5, et entre les sources 3 et les cales 44, sont parallèles à la surface d'é change, l'ensemble formé des distributeurs 1, des raccords 2 et des sources 3, peut se dé placer parallèlement à la surface d'échange, sans subir aucune tension.
Dans la masse des organes porteurs et dans le plancher propre ment dit (chape 38 et linoléum 39), la tem pérature variera moins et la dilatation sera par conséquent plus faible que dans l'ensem ble indiqué ci-dessus. On peut cependant pré voir que ces organes porteurs et ce plancher (38 et 39) puissent se dilater librement par rapport à la dalle 40, en choisissant les cales 37 en une matière qui n'adhère pas aux or- canes porteurs ou à la dalle, mais qui per mette un glissement entre ces parties.
La forme d'exécution des fig. 8 à 10 per met donc de supprimer toute tension dange reuse de dilatation.
Le contact entre le distributeur 1 et la couche 45 peut être aussi doux que néces saire.
Selon une variante, les distances s6pa- rant les .différents points du distributeur 1 de la couche 45 (c'est-à-dire l'épaisseur de l'espace 4), peuvent être calculées -de façon que ce distributeur n'entre pas en contact avec cette couche, de manière que toute j'a chaleur soit obligée de traverser un espace d'air, avant d'atteindre la surface d'échange. Il n'y a alors aucun frottement entre le dis tributeur 1 et la couche 45.
On peut aussi suspendre les sources 3, de manière à augmenter leur facilité de dé- placement par dilatation, ou encore fixer le distributeur 1 à la couche 45 et faire absor ber les varations de position par le raccord \?. Celui-ci peut, dans ce but, être déformable ou présenter des surfaces de contact permettant un glissement.
On peut employer, au lieu des corps creux représentés, îles organes. porteurs for més simplement d'une couche 45 et de ner vure 6, sans couche inférieure 35. En outre, les organes porteurs, au lieu de reposer sur les cales 37, peuvent reposer directement sur la dalle 40, ou sur un lit de ciment. Dans ce cas, la chaleur transmise à la -dalle est plus grande, ce qui peut être favorable lorsque les locaux placés au-dessous de la .dalle sont chauffés.
Si la couche 45 est assez résistante et si les organes porteurs sont posés régulièrement, cette couche 45 peut servir directement -de plancher proprement dit, sur lequel on mar che.
La. chape 38 et le linoléum 39 peuvent être remplacés par un carrelage, une couche de ciment ou d'une autre matière contenant de la poudre de bois ou -du liège, un plan cher sans joints ou même un parquet. Dans la forme d'exécution de la fig. 11, le distributeur 1 est une plaque métallique présentant un bombage central 30. Ce bom bage est destiné à répartir convenablement la chaleur dans la région située au-dessus de la source 3 où les grandes différences de tempé rature pourraient occasionner des mouve ments de convection ou un important rayon nement.
Sans ce bombage, le rayonnement et la convection feraient varier la répartition de la chaleur, les quantités transmises n'étant plus proportionnelles à l'écart de température entre la source 3 et la surface d'échange 5, comme c'est le cas lorsque la transmission se fait pratiquement seulement par conduction.
Ce bombage 30 touche la surface d'é change 5, il pourrait en être maintenu à une certaine distance. On voit également à la fig. 11 comment peuvent être placés les sup ports 6 lorsque leur écartement est inférieur à la largeur du distributeur 1. Celui-ci ne peut franchir les supports 6 selon une courbe continue, à cause des différences de conducti- bilité entre les supports 6 et les coussins d'air 4, ainsi que par suite des variations de positions de la source 3 par rapport à la sur face d'échange 5. Le distributeur 1 présente donc des discontinuités aux points où les supports 6 le traversent.
Le fonctionnement de cette forme d'exé cution est le suivant: la chaleur émise par le corps 3 est transmise par le raccord 2 au dis tributeur 1 et de là par conduction et rayon nement à la surface d'échange 5.
Dans la forme d'exécution de la fig. 12, des plaques de métal moulé présentent cha cune un trou pour le passage du corps 3 de chauffe et deux nervures 31 partant d'un bos sage 32 entourant ce corps. Ces nervures 31 constituent l'organe distributeur. Des évide ments 4 sont ménagés dans ces plaques; l'es pace compris entre les nervures 31 et la sur face d'échange 5, occupé par de l'air et par le métal entourant les évidements 4 forme l'espace compensateur.
La chaleur émise par la source 3 est ab sorbée par le bossage 32 et transportée par conduction dans les plaques, les nervures 31 facilitant ce transport aux extrémités des plaques près des appuis 6. Les évidements 4 et la faible épaisseur du métal autour de ces évidements entravent la conduction de la cha leur sur les parcours les plusi courts entre la source et le plancher.
Les plaques ne sont pas fixées au plan cher, mais font simplement contact avec lui et un petit jeu 33 est laissé entre les extré mités des plaques et les appuis 6. Ceci per met aux plaques de se dilater librement.
Un avantage très important des installa tions -décrites est que les sources de chaleur ou de froid, ainsi que les organes qui y sont fixés, peuvent se .dilater indépendamment du plancher, plafond ou parois. Cette liberté de dilatation permet de donner .à la différence de température entre les sources et la surface d'échange, une valeur quelconque.
Il est par conséquent possible: premièrement, d'adap ter l'installation à n'importe quelle autre ins tallation existante ou .à créer, sans avoir à prendre des dispositions spéciales; deuxième ment, une élévation accidentelle et anormale de la température des sources ne crée aucun danger; troisièmement, un grand écart de température entre les sources et la surface d'échange, facilite sans inconvénients la dis tribution de la chaleur ou .du froid et dimi nue les frais d'établissement de l'installation.
Comme on le voit par ce qui précède, lorsque l'invention est appliquée au chauf fage d'un plancher, elle permet d'obtenir Sur toute la surface du plancher d'un local, une température uniforme. Les avantages d'un tel résultat au point de vue hygiène et con fort sont nombreux.
Le chauffage d'un local est indépendant du chauffage -du local situé au-dessous. Au cune place n'est occupée, dans les locaux ha bités, par des moyens de chauffage tels que radiateurs, fourneaux, etc.
La tiédeur abréable du plancher permet d'employer pour la construction de ce der nier, -des matériaux qui n'étaient pas utili sés jusqu'à présent ù cause de l'impression désagréable de froid qu'ils provoquaient par eux-mêmes. De nombreuses modifications peuvent être apportées aux forme d'exécution décrites: Dans les formes d'exécution représentées aux fig. 1 à 6 et 11 et 12, le plancher 5 peut comporter une plaque métallique en contact avec le distributeur, plaque recouverte d'une couche de matière ne risquant pas d'être dé tériorée à la longue par une chaleur modlé- rée, telle que linoléum, compositions à base de liège, lamelles de bois, etc.
Si ces sub- stanees sont de très bons isolants, cette couche sera mince On peut aussi prévoir que le plancher soit fait en la même matière plastique (armée ou non) que celle occupant l'espace compern- sateur 4. Le distributeur peut, dans ce cas, servir de tendeur, d'armature, de coffrage pour le moulage de cette matière en place.
L'espace 4 peut être rempli d'un mélange de matières ou peut renfermer une série d'or ganes disposés de manière que la valeur moyenne de la transmission thermique spéci fique de cet espace 4 soit variable et adaptée à la forme du distributeur. Par exemple, l'es pace 4 peut être occupé par une partie au moins de la matière du plancher lui-même, cette matière étant des lamelles de bois contreplaqué, ces lamelles présentant inté rieurement des évidements et le distributeur s'étendant pratiquement parallèlement à ces lamelles.
Les distributeurs et les planchers peuvent être en plusieurs pièces facilitant le montage et le démontage des installations pour donner facilement accès aux corps de chauffe.
Il est possible de mettre tout ou partie de l'installation hors de service en interrompant la transmission thermique dans le distribu teur ou entre la source et le distributeur. Cette interruption peut être réalisée en sup primant le contact entre la source et le dis tributeur ou en faisant fléchir ce dernier.
Dans les formes d'exécution représentées aux dessins, le distributeur est symétrique par rapport à un plan perpendiculaire à la surface d'échange et passant par la source, mais suivant la forme de la source et sa posi tion par rapport à la surface d'échange, le distributeur peut être complètement asymé trique ou peut être symétrique par rapport à un axe seulement ou même avoir la forme d'une surface de révolution dont l'axe serait perpendiculaire à la surface d'échange et pas serait par la source.
Chaque distributeur peut aussi être re lié thermiquement à plusieurs sources. Par exemple, un tel .distributeur peut avoir la, forme d'un ruban métallique appuyant par ses extrémités contre deux sources voisines. Au milieu -de sa longueur, ce ruban touche le corps présentant la surface d'échange. Dans un tel distributeur, on pourra avoir un pli destiné à compenser le:; différences de dila tation, par exemple analogue à celui indiqué en 7 à la fig. 1.
Ce pli déformable fléchira élastiquement au moment du montage et per mettra une pression régulière de l'organe dis tributeur contre les sources. En outre, ce dis tributeur de la forme :d'un ruban pourra être 1o- é dans -des évidements de l'organe portant la surface d'échange.
Chacune des fig. 1, .1, 6, 7, 11 et 12 ne montre qu'une seule source, mais en gé néral, toute une série de sources sont placés parallèlement les unes aux autres et portent chacune un distributeur. Le distributeur d'une source n'a pas besoin de toucher celui de la source voisin, il peut en être séparé par les supports 6 ou seulement par un petit es pace.
L'ensemble de ces distributeurs forme une nappe se trouvant -du même côté -de la surface d'échange que les supports de celle- ci. Aux points de croisement de ces supports et de cette nappe, celle-ci présente -des -discon tinuités (par exemple des plis flexibles, ries évidements, des espaces entre distributeurs ou éléments de -distributeurs). Ces discontinuités compensent la différence de conductibilité entre la matière occupant l'espace intermé diaire etcelle -du support et permettent la di latation ou le déplacement des distributeurs et des sources par rapport à la surface d'é change.
Le distributeur, au lieu d'être constitué par une pièce de tôle, peut être composé d'un réseau de tiges, d'un grillage, de rubans ou de fils métalliques. Ces tiges, rubans, fils peuvent être d'épaisseur, de largeur et de lon gueur variable.