Mécanisme de mise à l'heure pour pièce d'horlogerie. La présente invention a pour objet un mécanisme de mise à l'heure pour pièce d'horlogerie selon la revendication du brevet principal, dans lequel, par suite, la force mo trice destinée à faire se mouvoir au moins un organe indicateur indépendamment du train relié à l'organe régulateur de la pièce d'hor logerie est fournie par un organe moteur qui fait partie de celle-ci et qui est doué d'éner gie par une action extérieure préalable et étrangère à celle de la mise à l'heure, un dis positif de commande actionné de l'extérieur permettant à cet organe moteur d'amener l'organe indicateur à la position voulue, et dans lequel, en outre, des moyens sont pré <B>vus</B> pour ralentir la vitesse que ladite force motrice, appliquée seule, imprimerait audit organe indicateur.
Ce mécanisme est caracté risé en ce que lesdits moyens comprennent un dispositif régulateur et des moyens reliés au dispositif de commande.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'ob- jet de l'invention ne différant entre elles que par la construction dudit dispositif régula teur, par deux figures qui sont des. vues en plan, la fig. 1 de la première desdites formes, et la fig. 2 du dispositif régulateur de la deuxième forme.
Les organes qui sont décrits dans le bre vet principal portent les mêmes numéros que dans ce brevet. Il en est ainsi de la grande roue 24 qui fait partie du train de transmis sion de la pièce d'horlogerie. Cette roue peut engrener avec le pignon 10 du train qui abou tit à l'organe régulateur ainsi que, lors de la mise à l'heure, avec le pignon 25. Les pi gnons 10 et 17 sont portés par de doubles bras flexibles d'une bascule 16 dont on voit la face la, plus voisine du cadran avec ses bras flexibles 5a et 5b.
Comme dans la forme décrite en regard des fig. 1 à 4 du brevet principal, la fig. 1 -comprend une transmission par engrenages de la partie séparable du train principal aux aiguilles. Ainsi, le pignon 10 porté par le bras 5a et qui reçoit le mouvement de la roue 24, est solidaire d'un pignon 40 qui engrène ordi nairement avec la roue 26.
Le pignon 25, porté par le bras 5b, qui peut aussi être amené à recevoir son mouvement de la roue 24, est solidaire d'une roue 35 qui engrène alors avec la roue 2,6. Cette dernière porte un pignon 27 qui engrène avec la roue 218 dont le pignon 29 engrène avec la roue 30 solidaire de la chaussée portant l'ai guille des minutes et du pignon 31 qui engrène avec la roue de minuterie 32- dont le pignon 33 donne la vitesse voulue à la. roue à canon 34 portant l'aiguille des heu res.
On voit que le rapport de transmission de la roue 24 à la chaussée, respectivement à la roue 30, est plus .élevé lorsque la roue $6 reçoit son mouvement de la roue 35 que lors qu'elle le reçoit du pignon 40, la roue 35 étant plus grande que ce pignon et étant montée sur le pignon 25 qui, ici, est de même diamètre que le pignon 10. Les choses sont ici telles que le barillet tourne, lors de la mise à l'heure et pour le même mouvement de la minuterie, d'un angle qui est le tiers de celui dont il tourne lorsqu'il est relié au train à régulateur. On pourrait rendre ce rapport plus petit en faisant le pignon 25 plus petit par exemple, ou en intercalant un mobile supplémentaire entre les roues 35 et 26 ou par toute autre combinaison de rouage.
La chaussée étant montée librement sur une tige, la résistance au mouvement est très faible, de sorte que le mouvement est très rapide s'il n'est pas freiné. Comme il ressort de ce qui a été déjà dit dans le brevet principal, on peut le ralentir, au moins au départ, par exemple en associant l'une des roues à une pièce de grand moment d'inertie, ou par un frottement. On a préféré ici recourir à un dispositif régulateur.
Dans les deux formes d'exécution aux quelles se rapporte le dessin, ce dispositif comprend un support mobile sous la forme d'une bascule 46 d'axe 47 portant les organes régulateurs entre elle et un pont 48 vissé sur elle. Dans le cas de la fig. 1, ces organes son, constitués par ceux d'un échappement à. recul analogue à ceux des montres à répétition complété d'un volant non solidaire de l'ancre. Ces organes comprennent la roue d'échappe ment 50 avec son pignon 49, l'ancre à recul 51 solidaire d'un secteur denté 52 engrenant avec le pignon 53 d'un volant 54.
La bascule 46 est soumise à un ressort de rappel 56 et présente un prolongement par le flanc 61 du quel elle bute contre le bras 1,6e de la bas cule 16 décrite dans le brevet principal et reliée à des organes de commande non repré sentés. Ledit prolongement présente en outre des rampes 57 et 59 séparées par une sur face d'appui 58 et un flanc 60 pratiquement cylindrique et ayant pour axe celui de la rotation de la bascule 16 qui coïncide, dans les positions de contact avec l'extrémité du bras 16e avec celui de l'arbre 4.
Le fonctionnement est le suivant: Quand la bascule 16 tourne, sous l'action de la commande, dans le même sens que les aiguilles, le bras élastique 5a préalablement fléchi par le ressort de rappel 15 de la bas cule 16 et s'appliquant à la partie rigide de celle-ci, se détend. En même temps, le pignon 25 vient en prise avec la roue 24, la roue 35 avec la roue 26, et le bout du bras 16e vient sur la rampe 57 en laissant la bascule 46 obéir à son ressort 5,6, ce qui tend à mettre en prise le pignon 49 avec la roue 28. Le train conduit par le pignon 10 s'arrête par le fait que la chaussée solidaire de la roue 26 ne peut pas tourner simultanément à des vitesses différentes.
Le mouvement de la bascule 16 conti nuant, le bras 5b fléchit, le pignon 10 quitte la roue 24 et le bout du bras 16e sert de butoir à la surface d'appui 58 de la bascule 46. Le rouage de la minuterie est alors li béré, mais est relié au pignon 49. La roue 50 met en vibration l'ancre 51 et le volant 54. Les butées élastiques 55 permettent de faire varier la fréquence entre certaines limites, étant montées à frottement gras sur la bas cule.
Les choses sont réglées de manière que l'aiguille des minutes, au début de la mise à l'heure fasse à peu près un tour par mi nute par exemple, afin que son déplacement soit nettement perceptible et que le retard minimum à l'arrêt, dû au temps de réaction physiologique de 1/5 de seconde environ, ne corresponde pas à une erreur plus grande que 1/5 de minute. Si la correction qu'il s'agit d'apporter à l'heure indiquée est une avance et n'est que de quelques minutes, on laisse l'organe de commande dans la position pour laquelle la vitesse de la minuterie est ainsi ralentie et régularisée jusqu'à ce que l'ai guille des minutes est parvenue en regard du point voulu du cadran.
Mais si la correction à faire est une forte avance ou du retard, on continue à. faire tourner la bascule 16 dans le sens normal du mouvement des aiguilles de manière que le bras 16e venant sur la rampe 59, repousse la bascule 46 et fasse dé- grener le pignon 29. L'aiguille des minutes tourne alors si vite qu'elle n'est plus visible et l'on suit des yeux l'aiguille des heures jus qu'à ce qu'elle s'approche de l'indication vou lue. On laisse alors revenir la bascule 16 dfans la position pour laquelle le pignon 49 est en prise et l'on achève de mettre à l'heure en suivant à nouveau l'aiguille des minutes et cri libérant complètement la bascule 16 lorsque cette aiguille.a pris la position vou lue.
A cet instant, la rampe 57 est brusque ment repoussée par le bras 16e et les choses se replacent comme dans la fig. 1.
Si l'on veut mettre l'aiguille des minutes en accord avec celle des secondes, on le fait en la laissant dépasser .d'une minute environ par exemple l'indication de l'heure qu'il est réellement et en n'abandonnant pas entière- nient la commande de la bascule 16 lorsqu'elle est arrivée dans la position pour laquelle les roues 10 et 25 engrènent ensemble avec la roue 16, empêchant par là le mouvement de l'aiguille des secondes. On attend, pour abandonner la. bascule 5, qu'il soit, à une se conde près, l'heure indiquée par la montre maintenue ainsi arrêtée.
Il est évident que l'ancre à recul peut être remplacée par une ancre à repos et le volant 59 par un balancier à ressort de rap pel de forme quelconque ou en spirale. La. roue et l'ancre peuvent aussi être remplacées par un échappement à cylindre.
Dans la forme représentée en fig. 2, les organes oscillants sont remplacés par un ré gulateur à force centrifuge d'un type quel conque connu, représenté ici schématique ment. Ce régulateur comprend un train de deux mobiles montés sur la bascule 46 et dont l'un est un pignon 49 disposé comme dans la fi-. 1 par rapport à une roue 28a. Ce train pourrait comprendre un plus grand nombre de mobiles, et, si la roue 28a tournait assez vite, le dispositif pourrait ne comporter que le pignon 63 comme organe mobile, celui-ci étant alors disposé comme le pignon 49. Le dispositif comprend en outre un anneau fixe 67 et le pignon 63 porte un bras 64 muni de deux lames flexibles chargées de masses 66.
Quand il tourne comme les aiguilles d'une montre, les accélérations tendent à faire ren trer les masses vers l'axe et c'est la force cen trifuge qui les fait frotter à l'intérieur de l'anneau 68. S'il tourne en sens contraire, les forces d'inertie développées par les accéléra tions positives tendent aussi à écarter les masses jusque contre l'anneau; le dispositif peut fonctionner alors, essentiellement, comme régulateur d'accélération.
L'échappement faisant partie -du disposi tif régulateur peut être de tout type connu autre que ceux décrits. Au lieu qu'il soit porté par un support mobile, il peut être monté sur le bâti alors que la roue avec la quelle doit engrener le pignon d'échappement est, elle, montée sur un support mobile ayant des fonctions analogues à celles de la bascule 51, et restant par ailleurs reliée à sa minu terie.