CH171383A - Procédé de purification des eaux d'égouts et autres liquides résiduels. - Google Patents

Procédé de purification des eaux d'égouts et autres liquides résiduels.

Info

Publication number
CH171383A
CH171383A CH171383DA CH171383A CH 171383 A CH171383 A CH 171383A CH 171383D A CH171383D A CH 171383DA CH 171383 A CH171383 A CH 171383A
Authority
CH
Switzerland
Prior art keywords
liquids
base
sewage
sep
treated
Prior art date
Application number
Other languages
English (en)
Inventor
Brothers Guggenheim
Original Assignee
Brothers Guggenheim
Priority date (The priority date is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the date listed.)
Filing date
Publication date
Application filed by Brothers Guggenheim filed Critical Brothers Guggenheim
Publication of CH171383A publication Critical patent/CH171383A/fr

Links

Landscapes

  • Removal Of Specific Substances (AREA)

Description


  Procédé de Purification des eaux d'égouts et autres liquides résiduels.         La,    grande concentration de la population  dans les districts urbains, aussi bien que la  concentration     d'activités    industrielles, ont  créé -de graves problèmes en     ce    qui concerne  la pollution des cours d'eau, par     suite    de la  décharge en eux .des eaux     d'égouts    ou d'au  tres liquides résiduels bruts ou seulement par  tiellement purifiés.     Les    -eaux d'égouts, et les  liquides résiduels provenant de sources ména  gères, municipales ou     industrielles,    contien  nent des quantités variables     -de    matières  putrescibles.

   Ces matières putrescibles:     con-          sistent    pour la. plus grande partie en composés       ,lu    carbone, du soufre et de     l'azote    en combi  naison les uns avec les     autres    et avec d'autres  constituants.     La.    décharge de telles matières       putrescibles        -dans    ,des rivières ou :

  dans d'au  tres     nappes    ou cours d'eau, souille     ces,    eaux  et les rend inaptes à maintenir la, vie d'ani  maux     aquatiques,    aussi bien qu'à divers  usages ménagers ou industriels pour lesquels  les eaux non     souillées    sont utilisables sans  autres.

   Dans     certaines    contrées, la pollution    des eaux dans lesquelles -des eaux     d'égouis     contenant des matières     putrescibles    sont .dé  chargées, est non seulement incommode et  dangereuse,     rnais.conatitite    une sérieuse menace  à la santé publique par suite de la contami  nation des installations -de distribution d'eau  et des     installations    de bains.

   Pour ces raisons,  il     ést    non seulement désirable, mais encore  dans     bien,    -des cas,     nécessaire,    que     les,    matières  putrescibles- soient enlevées .des eaux d'égouts  ou rendues, d'une     autre    manière, sans     action     et inoffensives avant que les eaux d'égouts  soient finalement     évacuées    dans une nappe ou  dans     un'    cours d'eau voisin.

   Il est par consé  quent d'une     nécessité    urgente :de trouver un  procédé simple, efficace et bon marché pour  purifier les eaux     d'égouts    et autres liquides  résiduels avant de les évacuer dans des nappes  ou des cours d'eau.  



  Dans les eaux d'égouts brutes habituelles  et dans les liquides résiduels similaires les  matières putrescibles sont     présentes    sous  deux formes, notamment sous forme soluble      et, par conséquent, en solution et sous. forme  insoluble.     Les    matières insolubles peuvent  présenter des dimensions s'étendant des par  ticules grossières et facilement     filtrables    jus  qu'aux dimensions colloïdales. Dans     n'importe     quel traitement -des eaux -d'égouts, on a l'ha  bitude d'enlever les matières insolubles les       plus    grossières et les plus: lourdes et par con  séquent les     matières    solides. Ceci est habi  tuellement exécuté par filtration.

   Mais après  la filtration, il reste     dans.    les eaux d'égouts,  non seulement les matières putrescibles so  lubles, mais aussi des matières putrescibles  insolubles à l'état finement divisé, dans la plu  part des cas en suspension colloïdale.  



  La     concentration    -des matières putrescibles  qui sont en solution et en suspension, dans les  eaux d'égouts filtrées, est généralement     extrè-          mement    faible. Par exemple, une eau d'égouts  ordinaire de ville, contient environ 160 parties  de matières solides finement .divisées ou dis  persées, en majeure     partie    en suspension col  loïdale par million -de parties d'eau d'égouts.

    Les     constituants    putrescibles, en si faible  concentration, de ces     matières    en     suspension,     ne réagissent     pas,du    tout ou ne réagissent que  très lentement avec des produits chimiques  excessivement -dilués, produits qui rendraient  ces matières inoffensives s'ils étaient présents  sous une forme plus     concentrée.        L'évacuation     directe des eaux d'égouts ou la destruction  des matières: putrescibles dans ces eaux est  par conséquent     ineffective    et impraticable.  



  La     présente    invention a pour objet un  procédé de purification des eaux d'égouts et  autres liquides résiduels,     contenant        ,des    ma  tières putrescibles en suspension et en solu  tion, les matières en solution     contenant    au  moins une     base.     



  Ce procédé est     caractérisé    en ce que l'on  traite ces liquides avec une base métallique  insoluble qui récolte les matières en suspen  sion et     qui    se précipite avec ces dernières  sous forme d'une boue que l'on sépare     des-          dits    liquides, puis en ce que l'on soumet la  liqueur résiduelle à une réaction d'échange  de base au     cours    de laquelle au moins une    base putrescible en solution est échangée con  tre une     base    imputrescible.  



  Pour effectuer le     traitement    .des eaux  d'égouts ou autres liquides résiduels avec une  base métallique, on     procède    de préférence  comme suit: on ajoute aux liquides à traiter  un composé métallique soluble et un     corps    al  calin capable de réagir avec ledit composé  pour     former    un hydroxyde métallique inso  luble qui précipite et qui     récolte    pratique  ment toutes les     matières    en     suspension.     



  Pour soumettre la liqueur résiduelle sépa  rée de la boue, à une réaction d'échange de  base, on peut faire     passer        cette    liqueur au  contact     d'une    zéolithe ou     autre    matière ana  logue qui remplace une ou plusieurs     bases    des  matières putrescibles en solution, par une base  imputrescible, par     exemple        d'un.    métal alca  lin.  



  Lors de la mise en     oeuvre        pratique    du  procédé de l'invention, on préfère     actuelle-          ment        exécuter    celui-ci en traitant les eaux  d'égouts     brutes    filtrées avec une solution d'un  composé métallique, tel que du sulfate     ferri-          que        (Fe.(SO4)s),    en proportions telles. que  l'eau     d'égouts    contienne de à0 à     200'/00000     (pour million) -de fer (Fe) ou d'un métal  équivalent, selon la     quantité    de matières pu  trescibles à. enlever.

   Après un mélange com  plet, on ajoute à l'eau     d'égouts    un alcali, -de  préférence de la chaux     (CaO)    vu son faible  prix, de     préférence    en proportions     telles    que  le produit résultant ait un pH d'une valeur  d'environ 6 à ô.     L'alcali    fait précipiter le  métal comme hydroxyde (par exemple hy  droxyde ferrique     (Fe(OH)s),    lequel en se pré  cipitant fait tomber les     matières    putrescibles  en     suspension    sous une forme telle qu'elle  permet la séparation de ces matières     dans     n'importe quel type approprié d'appareil pour  la.

   séparation des solides et     de9        liquides,    tel  que, par exemple, un épaississeur, une cuve  de     clarification,    un filtre ou un appareil équi  valent de sédimentation ou de clarification.  



  Le but de     cette    opération     est,de    concentrer  dans une boue     les    matières putrescibles en  suspension dans les eaux d'égouts. Le     précipi-          tat    d'hydroxyde ferrique ou d'une base mé-           tallique    équivalente et les matières insolubles,  putrescibles,     coagulées    ou     entraînées    par ce       précipitat,    sont séparés -de l'eau d'égouts ré  siduelle sous forme d'une boue.

   Cette boue  peut être traitée pour en détruire les matières  putrescibles ou pour en éliminer d'une autre  manière appropriée ces matières et pour     r6cu-          pérer    le métal contenu en elle. Dans ce but,  la boue peut être séparée de son eau ou dés  hydratée et le produit résultant peut être  grillé ou incinéré pour en détruire les ma  tières putrescibles et pour transformer l'hy  droxyde     métallique        (ferrique)    en oxyde mé  tallique (ferrique). Cet oxyde est alors traité  avec un acide, par     exemple,de,    l'acide sulfu  rique pour régénérer le     composé    métallique  de départ (sulfate ferrique).  



  Avec une eau d'égouts contenant environ  160 parties -de matières en     suspension    pour  1.000.000     partis    d'eau d'égouts et ayant une  consommation biologique d'oxygène, pendant  10 jours. -de 200 à 400 parties pour 1.000.000  parties d'eau     ainsi    qu'un pH de 7 à 7,4, on a  trouvé qu'une clarification satisfaisante peut  être obtenue     en,    ajoutant à     ces    1.000.000 par  ties d'eau d'égouts, 100     parties        -de    fer sous  forme de sulfate     ferrique    (par exemple en  solution concentrée) et 150 parties de chaux.

    Une quantité d'aluminium,     sous    forme de sul  fate d'aluminium, égale à. la moitié du poids  du fer, peut être substituée à. ce dernier en  donnant des résultats     presqu''aussi    bons. La  chaux peut être remplacée par une quantité  équivalente     d'ammoniac,    de soude caustique,  de     carbonate    de soude, de magnésie et d'alca  lis     silimaires,    si les conditions rendent ce rem  placement judicieux.  



  La liqueur résiduelle clarifiée s'écoulant  de l'appareil de séparation (épaississeur, ap  pareil :de sédimentation, de précipitation, de  filtration ou de     clarification),    est soumise à       aine    réaction d'échange de base au cours de  laquelle une quantité importante des bases  putrescibles en solution dans l'eau d'égouts,  est échangée ou remplacée par une base im  putrescible, en concentrant ainsi     ces    bases pu  trescibles sous une forme facilement traitable  et     récupérable.    On entend par     base    putresci-         ble    une base chimique qui peut être utilisée  comme milieu de culture (aliments)

   par des  bactéries ou     d'autres    formes d'organismes vi  vants, telle que de l'ammoniac ou autre com  posé analogue. Des substances du genre des  zéolithes     capables    de produire     un    échange de  bases, sont des corps appropriés pour     ce    but.

    Ainsi, la substitution d'une base sodique       imputrescible    à     l'ammoniac    ou autre base pu  trescible analogue en solution dans l'eau d'é  gouts, peut être effectuée en faisant passer la  liqueur     résiduelle    à.

   travers     une        couche    ou un  corps d'une zéolithe capable d'échange -de       bases,    tel que, par exemple, un filtre     zéolithi-          que.    Pendant cette opération, les composés  solubles oxydables très fortement basiques,  tels que l'ammoniac ou d'autres amines, sont  retirés de la liqueur résiduelle par une réac  tion de déplacement des bases, laquelle peut  être représentée d'une manière générale par  l'équation suivante:

         Na2O    , x     Al_0,    . y     SiO2    . n     HZO        -I-    2     NH,    X  ---     (NH4)ZO    . x     A1,0,    . y     SiO2    . n H20       -I-    2     NaX.     



  Dans cette réaction, l'ammoniac et les  amines plus basiques, en solution dans la li  queur     résiduelle    sont pratiquement enlevés  quantitativement et remplacés par la base  métallique alcaline (sodium) se trouvant dans  la zéolithe ou autre matière semblable.     Le     produit résultant ou le filtrat -de cette opéra  tion d'échange de bases, est un produit final  pratiquement     exempt,de    matières putrescibles  pour tous les     buts    pratiques et peut être dé  finitivement évacué dans une nappe ou un  cours d'eau.  



       Après    un certain temps     d'opération,    lors  que le métal alcalin de la zéolithe a été rem  placé par de l'ammoniac ou une autre     base     analogue, .dans une proportion suffisamment  grande pour que l'action -de     cette        zéolithe    ne  soit plus     efficace,    cette dernière est traitée  avec une solution d'un     sel,d'un    métal alcalin,  pour la régénérer et pour en extraire et     re-          dissoudre    l'ammoniac ou autre base, laquelle  peut être économiquement récupérée sous  forme concentrée.

   Ainsi, -dans le cas d'un fil-           tre        zéolithique,    le     filtre    est lavé à reflux avec       ime    solution concentrée -de chlorure de sodium  (par exemple avec une solution contenant 2011  à 300 grammes de sel par litre). Ceci régé  nère la, zéolithe et la ramène à son état origi  nal en     inversant    la réaction d'échange -de base  indiquée ci-dessus, l'ammoniac passant en so  lution comme chlorure -d'ammonium; il peut  être facilement récupéré .de cette solution.

    Par exemple, la solution saline qui a passé à  reflux à travers le filtre, peut être traitée  avec de la chaux ou autre     corps    alcalin et       l'ammoniac    en résultant peut être enlevé par  distillation et     récolté    de n'importe     quelle    ma  nière appropriée. Cet ammoniac récupéré  peut, si on le désire, être ramené à la pre-         mière    phase du procédé -de purification  comme alcali pour la précipitation de  l'hydroxyde métallique; ou bien il peut être  vendu, ce qui diminue sensiblement les frais  du     traitement.     



  Les exemples suivants montrent l'effica  cité du procédé de purification des eaux  d'égouts selon la     présente    invention:       Exemple        .T     1.000.000 parties d'eau d'égouts ont été  traitées avec 200 parties de fer, comme sul  fate ferrique, et ce fer a été précipité par -de  la soude caustique, comme hydroxyde fer  rique.

      On a les résultats     analytiques    suivants:  
EMI0004.0016     
  
    Consommation <SEP> Azote <SEP> I <SEP> Azote
<tb>  biologique <SEP> d <SEP> oxygène <SEP> organique <SEP> I
<tb>  en <SEP> dix <SEP> jours <SEP> ammoniacal
<tb>  Eau <SEP> d'égouts <SEP> brute <SEP> 199 <SEP> 000000 <SEP> <B>90,100000</B> <SEP> 1 <SEP> <B>150/00000</B>
<tb>  Eau <SEP> d'égouts <SEP> clarifiée <SEP> 60 <SEP> 8 <SEP> 12
<tb>  Produit <SEP> final <SEP> 52 <SEP> 5,7 <SEP> 0,3
<tb>  I       <I>Exemple 2:</I>  1.000.000 parties d'eau d'égouts ont été  traitées avec 100 parties -de fer,     comme    sul-         fate    ferrique, et     ce    fer a été précipité par de  la chaux     (Ca0),    comme hydroxyde ferrique.

     On a les résultats analytiques suivants:  
EMI0004.0021     
  
    Consommation <SEP> Azote
<tb>  biologique <SEP> d'oxygène <SEP> organique <SEP> Azote <SEP> total
<tb>  en <SEP> dix <SEP> jours
<tb>  Eau <SEP> d'égouts <SEP> brute <SEP> <B>322'/00000</B> <SEP> n. <SEP> d. <SEP> 24 <SEP> %oooo
<tb>  Produit <SEP> final <SEP> 40 <SEP> ii. <SEP> d. <SEP> 2       Dans chaque exemple, la majeure partie  de l'enlèvement de l'azote a lieu pendant l'o  pération d'échange des     bases    et pratiquement  tout l'azote enlevé pendant     cette    opération  était     présent        dans    la liqueur résiduelle, cla  rifiée, comme azote     "basique'-,    c'est-à-dire  comme ammoniac ou comme composés aminés.

      Le dessin annexé     représente    schématique  ment une forme d'exécution préférée d'une  installation pour l'exécution pratique du pro  cédé selon     l'invention.     



  Dans cette installation, l'eau d'égouts       brute    indiquée en 1 est obligée de passer en  premier lieu à travers un tamis grossier 2      et ensuite à travers un tamis fin 8 pour en  lever les     matières    solides grossières et lour  des. L'eau d'égouts filtrée est complètement  mélangée avec du sulfate ferrique provenant  de 4 ajouté dans un mélangeur 5 du type à       chicanes.    On a trouvé avantageux d'aérer       l'eaud'égouts    pendant les opérations de mé  lange ou de chaulage, vu qu'une telle aéra  tion abaisse essentiellement la. consommation  biologique en oxygène du produit final. Des  résultats très satisfaisants sont obtenus en  exécutant le chaulage dans un récipient 6 à  agitation d'air.

   Les     récipients    7 et 7' de pré  cipitation ou de sédimentation sont de préfé  rence du type à fonctionnement continu dans  lequel la boue précipitée est     -continuellement     retirée du fond et la liqueur résiduelle (eau       d'Pgouts    clarifiée) est continuellement retirée  d'une auge de trop-plein se trouvant autour  de la périphérie du récipient. La liqueur rési  duelle passe à travers une batterie de réci  pients 8 de réaction du genre de filtres, con  tenant une zéolithe.

   La solution saline 9 des  tinée au lavage par reflux peut être mise en  circulation à travers la couche de     zéolithe.          ,iuQ;qu'à    ce que cette solution ait enlevé une  quantité désirée d'ammoniac ou d'autres sub  stances analogues et la couche     -de    zéolithe re  çoit alors un lavage final par reflux avec. une  solution saline fraîche. L'ammoniac ou au  tres     substances    entraînées par la solution sa  line est récupéré en 10. L'eau d'égouts puri  fiée sortant des récipients 8 est évacuée en  11.

   La boue provenant -des récipients 7 et 7'  et contenant -de l'hydroxyde de fer, est sépa  rée de son eau en 12 dans     des    filtres-presses et  les gâteaux de     presse    sont emmenés à un ap  pareil d'incinération 13 pour y être grillés.  



  Les cendres de ce grillage sont envoyées  en 14 on elles reçoivent de l'acide sulfurique  provenant de 15 pour être transformées en       sulfate    ferrique qui se trouve ainsi régénéré.  



  La quantité de matières solides en suspen  sion dans l'eau d'égouts filtrée et dans des li  quides résiduels similaires, peut varier consi  dérablement, même aux mêmes canaux de     @dé-          charge    selon les sources présentes de     ces    li  quides. Ainsi, une eau d'égouts ordinaire fil-         trée    peut contenir de 50 à 400 et voire même  plus de parties de matières en suspension, par  million de parties d'eau. Le courant ordinaire  de l'eau d'égouts d'une ville (eau filtrée)  aura. en moyenne environ 160 parties de ma  tières solides en suspension pour 1.000.000  parties d'eau.

   Selon les     recherches    .de la -de  manderesse, on a troue é que du fer en quan  tité allant d'environ     1/,    à     \/;    .de la quantité de  matières solides en suspension, présentes, sert  effectivement, lorsqu'il est précipité comme  hydroxyde ferrique, à récolter et Fa faire tom  ber pratiquement la totalité des matières en  suspension.

   Lorsqu'on emploie de l'aluminium  au lieu -du fer, il est nécessaire d'en employer  seulement la moitié     environ    pour la même       quantité    d'eau d'égouts à traiter.     Semblable-          ment,    en employant d'autres     substances    in  solubles comme collecteurs pour les matières  en suspension, la quantité requise dépendra  des *caractéristiques physiques de la     sub-          stance,    aussi bien que de la quantité de ma  tières en suspension à récolter et à concentrer.  



  La quantité d'alcali ajoutée à l'eau .d'é  gouts est de     préférence    telle qu'elle donne à  la liqueur résiduelle clarifiée, un pH d'envi  ron 6 à 8. Pour une     bonne    exploitation du  procédé,     pratiquement    tout le métal ajouté à  l'eau d'égouts ou présent dans cette eau, doit  être précipité comme hydroxyde. On a trouvé  que la réaction d'échange de bases a. lieu le  plus avantageusement lorsque la. liqueur rési  duelle est     pratiquement    neutre ou légèrement  alcaline, mais     cette    réaction est retardée dans  le cas d'une liqueur trop alcaline.

   Bien que  l'on puisse exécuter la réaction d'échange .de  bases avec une liqueur résiduelle ayant un  pH aussi élevé     que    10 à 11, on a trouvé par  expérience     que    la réaction a lieu plus lente  ment et moins     efficacement    que dans le cas  d'une liqueur résiduelle -dont le pH n'est  pas sensiblement plus élevé que 8 environ.

    La réaction d'échange de base n'a d'effet  que sur les sels -de composés azotés ba  siques,     tels    que, par exemple, l'ammoniac et  certaines amines et non pas sur les bases  libres; par conséquent, une liqueur résiduelle  trop alcaline dans laquelle les composés azotés      sont transformés en bases libres, ne subissent  pas facilement, si     ce    n'est pas du tout, la réac  tion d'échange de bases. Par suite de ces con  sidérations, on préfère en pratique ajuster  soigneusement la valeur -du pH -de la liqueur  résiduelle, en réglant la quantité     .d'alcali     ajoutée à l'eau d'égouts pour précipiter pra  tiquement tout le métal présent comme<B>hy-</B>  droxyde et pour donner à la liqueur résiduelle  un pH .d'environ 6 à 8.

   Dans ce but, on pré  fère en pratique observer périodiquement la  valeur du pH de l'eau d'égouts reçue à l'ori  gine et ajuster en conséquence les additions  -d'alcali, selon -ces     observations,    de manière à  donner à la liqueur résiduelle une valeur de  pH se trouvant approximativement dans les  limites préférées.  



  Le ou les autres produits .de réaction, lors  de la précipitation d'hydroxyde métallique  (par exemple le sulfate de calcium provenant  de la réaction -du     sulfate    ferrique avec la  chaux pour précipiter l'hydroxyde ferrique)  sont habituellement solubles .dans la liqueur  résiduelle, vu les quantités relativement fai  bles dans lesquelles ils sont présents et par  conséquent ces produits n'entrent pas dans la  boue     précipitable.    La boue est par conséquent  formée par les matières putrescibles en sus  pension (qui peuvent être facilement détruites  par la chaleur du grillage) et par l'hy  droxyde métallique.

   Ce fait rend possible la  récupération et la régénération     économiques     du composé métallique pour -des     traitements          subsquents.     



  Le procédé .de     purification    -des eaux     U'é-          gouts,    selon la présente     invention,    non seule  ment enlève effectivement les     matières    pu  trescibles; mais     effectue    également un enlè  vement très important de bactéries. Une  grande partie de l'enlèvement des bactéries a  lieu lors de la     concentration    et -de l'enlève  ment -des     matières    en suspension et un au  tre enlèvement essentiel :des     bactéries    a lieu  pendant la réaction d'échange -de base.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de purification des eaux d'égouts et autres liquides résiduels, contenant des matières putrescibles en suspension et en so lution, les matières en solution contenant au moins une base, caractérisé en ce que l'on traite ces liquides avec une base métallique insoluble qui récolte les matières en suspen sion et qui se précipite avec ces dernières sous forme d'une boue que l'on sépare desdits liquides, puis en ce que l'on soumet la liqueur résiduelle à une réaction d'échange .de base au cours de laquelle au moins une base pu trescible en solution est échangée contre une base imputrescible.
    SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé selon la revendication, dans le quel on ajoute aux liquides à traiter, un composé métallique soluble et un corps al oalïn capable de réagir avec ledit composé pour former un hydroxyde métallique inso luble qui précipite et qui récolte pratique ment toutes les matières en suspension. <B>2</B> Procédé selon la revendication et la sous- revendication 1, dans lequel ledit composé métallique soluble est du sulfate ferrique, l'hydroxyde métallique insoluble précipité étant -de l'hydroxyde ferrique.
    3 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 1, dans lequel le corps alca lin est -de la chaux. 4 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 1, dans lequel on règle la quantité de corps alcalin ajoutée aux li quides à traiter selon la valeur du pH de ces liquides, de manière à donner à la li queur résiduelle, après séparation de la boue, une valeur de pH se trouvant dans des limites déterminées à l'avance.
    5 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 1, dans lequel on déshydrate puis chauffe la boue obtenue pour en dé truire les matières putrescibles et pour transformer l'hydroxyde métallique en un oxyde métallique, et en ce que l'on traite cet oxyde avec un acide pour régénérer le composé métallique soluble. 6 Procédé selon la revendication et les sous revendications 1, 2 et 5, -dans lequel l'acide employé est -de l'acide sulfurique.
    7 Procédé selon la revendication, dans le quel on fait passer ladite liqueur résiduelle à travers un corps provoquant l'échange -de bases, ce corps étant formé au moins en partie d'une zéolithe. 8 Procédé selon la revendication et la sous revendication 7, dans lequel on traite la zéolithe, lorsqu'elle est épuisée, avec une solution de chlorure -de sodium pour en extraire la base provenant -des matières pu crescibles et pour la régénérer en vue de son réemploi.
CH171383D 1932-05-07 1933-04-28 Procédé de purification des eaux d'égouts et autres liquides résiduels. CH171383A (fr)

Applications Claiming Priority (1)

Application Number Priority Date Filing Date Title
US171383XA 1932-05-07 1932-05-07

Publications (1)

Publication Number Publication Date
CH171383A true CH171383A (fr) 1934-08-31

Family

ID=21780939

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
CH171383D CH171383A (fr) 1932-05-07 1933-04-28 Procédé de purification des eaux d'égouts et autres liquides résiduels.

Country Status (1)

Country Link
CH (1) CH171383A (fr)

Cited By (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
CN113878695A (zh) * 2020-07-04 2022-01-04 张云轩 一种湿混泥浆回收方法之混合粉制作方法

Cited By (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
CN113878695A (zh) * 2020-07-04 2022-01-04 张云轩 一种湿混泥浆回收方法之混合粉制作方法

Similar Documents

Publication Publication Date Title
US1915240A (en) Sewage purification
EP0087268A2 (fr) Procédé pour le traitement de boue
FR2484390A1 (fr) Procede et dispositif pour le traitement d&#39;eaux residuaires
US3772191A (en) Method of digesting and further processing fresh sewage sludge or sopropel
CN115745309A (zh) 一种飞灰废水零排放和资源化处理工艺
BE818695A (fr) Procede pour eliminer le mercure des effluents liquides
RU2360868C1 (ru) Способ очистки сточных вод от ионов меди
US3681235A (en) Internal precipitation of phosphate from activated sludge
CH171383A (fr) Procédé de purification des eaux d&#39;égouts et autres liquides résiduels.
JP3646925B2 (ja) 有機性廃水の処理方法及び処理装置
FR2627481A1 (fr) Procede pour epurer des eaux usees de l&#39;industrie du verre
AU2006201116B2 (en) A cost effective process for the preparation of solar salt having high purity and whiteness
US1886267A (en) Treating sewage
CN113666388B (zh) 染料废水的处理方法
CN103754828A (zh) 一种重铬酸钠闭路循环制备氯酸钠的清洁生产方法
JPH05220500A (ja) 汚泥物類の袋式脱水処理方法
US1440253A (en) Method of treating polluted liquid
CN116395897A (zh) 一种屠宰场用高效污水处理系统
US12091344B2 (en) Of solid household wastes landfills and industrial sewages
FR2630099A1 (fr) Procede de traitement et de purification d&#39;eaux
CA2376279C (fr) Procede d&#39;epuration des liqueurs d&#39;aluminate de sodium contenant de l&#39;oxalate de sodium permettant de valoriser les residus
JPH10156391A (ja) 下水処理水から回収したリンの処理方法
FR2496083A1 (fr) Procede d&#39;elimination du mercure des eaux residuaires industrielles
BE395977A (fr)
JPH01274807A (ja) 動物骨含有凝集剤及びその製造、使用方法