Procédé pour réduire la teneur en carbone des alliages fer-carbone. La présente invention a pour objet un pro cédé pour réduire la teneur en carbone -des al liages fer-carbone, caractérisé par le fait qu'on incorpore dans l'alliage à décarburer, relativement pauvre en soufre, du soufre en quantité notable, de préférence en quantité telle que la teneur en soufre -de l'alliage après sulfuration soit de 10 % de celle du carbone de l'alliage de départ; et qu'on décarbure en suite l'alliage ainsi sulfuré.
Si on le désire, on désulfure. l'alliage préalablement décarburé, de préférence par chauffage -de l'alliage décarburé à 850 en viron et par trempe.
En particulier, on peut modifier la texture de l'alliage décarburé et désulfuré par recuit à une température d'environ 650 .
On va décrire ci-dessous diverses applica tions de la présente invention. <I>Exemple I:</I> <I>Fabrication de pièces en acier.</I> On part d'une fonte .contenant: Carbone total 3 Manganèse 0,3 à 0,25 Silicium 0,4à 0,5 Soufre 0,12 Phosphore 0,10 On verse dans un cubilot successivement une couche de 100 kg -de cette fonte, une Bou che de l5 kg -de coke contenant 1 % de -soufre, une nouvelle couche -de 100 kg -de cette fonte, une nouvelle couche -de 15 kg -de ce coke et ainsi de suite.
On retrouve à la sortie -du eubilat une fonte contenant: Carbone total 3 Manganèse 0,2 à 0,25 Silicium 0,4 à 0,5 Soufre 0,27 Phosphore 0,10 La totalité -du soufre contenue dans le coke s'est ainsi incorporée dans le métal, la quantité de soufre se trouvant dans l'alliage final est égale sensiblement au .dixième -de la quantité de carbone total qui s'y trouvait.
La fonte ainsi obtenue est coulée à la manière ordinaire; après solidification, la pièce -est in troduite dans un four, où elle est portée à une température -de 1000 environ. @On amène .à la. partie inférieure de ce four un courant con tinu de gaz carbonique<B>(CO').</B> Au contact de l'alliage, celui-ci prend du carbone à la fonte et forme de l'oxyde de carbone (CO), qui, plus léger que le gaz carbonique<B>(CO'),</B> monte dans la partie supérieure du four et s'échappe à l'extérieur par un orifice spécialement .des tiné à cet usage.
La teneur en carbone peut être ainsi réduite à<B>0,50%</B> pour les pièces épaisses -et à 0,20 % pour. les petites pièces. Ces teneurs de carbone sont voisines .de celles que l'an rencontre dans les aciers.
Ces pièces présentent les caractéristiques suivantes:
EMI0002.0020
Résistance <SEP> à <SEP> la <SEP> , <SEP> Allongement
<tb> rupture
<tb> Petites <SEP> pièces <SEP> 40 <SEP> à <SEP> 45 <SEP> 5 <SEP> à <SEP> 6
<tb> Pièces <SEP> épaisses. <SEP> 45 <SEP> à <SEP> 50 <SEP> 2 <SEP> à <SEP> 3,% Les pièces ainsi décarturées sont ensuite chauffées lentement jusqu'à 850 ou 900 , puis sont trempées dans l'eau froide. L'analyse montre que la teneur en soufre de l'alliage traité s'abaisse -à la suite de cette double opé ration (chauffage et trempe) de 0,27 à 0,12 %. On recuit ensuite à 600 et on laisse refroidir.
La pièce présente alors les caractéristiques suivantes Limite apparente d'élasticité par mm' - 25 à 35 Charge de rupture par mm2 40 à 45 Allongement 8 à 10 Striction 0,15 à 0,25 Ces caractéristiques sont sensiblement analogues à celles de l'acier :doux. On peut donc ainsi dire qu'en partant d'une fonte dont la teneur a été indiquée ci-dessus, on obtient un acier.
Il y a lieu -de remarquer que la fonte décarburée mais non désulfurée. est parfaite ment utilisable grâce à sa résistance due san: doute à l'absence -de carbone graphitique.
<I>Exemple II:</I> Transformation <I>des</I> fontes <I>malléables à</I> c#ur blanc <I>en acier.</I>
Si dans 'a fabrication -des fontes malléa bles à c#ur blanc par le procédé dit "Réau- mur", on procède à une sulfuration suffisante d'un alliage initial à faible teneur en soufre, on mettra tout le carbone<B>à</B> l'état combiné et on obtiendra l'acier en le décarburant comme indiqué dans l'exemple 1 et en le d6sulfu- rant par chauffage et trempe du métal et en le recuisant.
Exemple <I>III:</I> Fabrication <I>des fontes</I> malléables d c#ur <I>noir.</I> On forme par sulfuration comme dans l'exemple 1, un alliage fer-carbone-soufre dont la composition est la suivante: Carbone total 3 Manganèse 0,20 -à 0,25 Silicium 0,40 à 0,50% Soufre 0,25 à 0,30, ô - Phosphore 0,10% A cet alliage, on ajoute un alliage fer- carbone silicium dont la composition est la suivante:
Carbone total 3 Manganèse 0,30 à 0,40 Silicium 1,50 à<B>1,60%</B> Soufre 0,05 Phosphore 0,10% dans la. proportion de 20 % de la seconde fonte (carbone-silicium) et<B>80%</B> -de la première (carbone-soufre). L'alliage définitif comporte toujours 31"o' de carbone au total, dont 0,60 de -carbone à base graphitique.
,On coule le mélange ainsi obtenu. Une fois solidifiée, la pièce est décarburée, désulfurée et recuite comme indiqué dans l'exemple I. On obtient ainsi une fonte à. c#ur noir.