Appareil cinématographique. L'invention se rapporte à un appareil comportant quatre lentilles à axes sensible ment parallèles et disposées aux angles d'un rectangle et par lesquelles les poses ou les projections sont faites les unes après les autres en produisant ou en reproduisant ainsi quatre séries d'images sur une longueur con tinue du film.
Suivant l'invention, l'appareil comporte un parcours de film disposé en regard de deux lentilles situées aux angles adjacents dudit rectangle et un autre par cours de film disposé en regard des deux autres lentilles, des moyens étant prévus pour conduire le film le long de l'un des parcours, pour tourner le film d'un angle de 130 et pour le conduire ensuite le long de l'autre parcours.
Un appareil présentant des analogies avec cet appareil est décrit dans le brevet suisse n O<B>161827.</B>
Au dessin annexé, on a représenté, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'ap pareil. La fig. 1 est un schéma en perspective cavalière montrant la disposition des princi pales parties de l'appareil d'une faon sché matique; La fig. 2 est une vue schématique de face en élévation montrant la disposition des parties les unes par rapport aux autres dans une forme d'exécution préférée de l'appareil; La fig. 3 est une coupe verticale avec parties en élévation suivant la ligne A-B de la fig. 2;
La fig. 4a est une coupe à plus grande échelle suivant la ligne d.-B de la fig. 2 pour montrer un détail, et la fig. 41, est une vue semblable suivant la ligne C-D pour montrer les détails du mécanisme dans la position occupée par les organes à un instant particulier; La fig. 5 est une vue en élévation du film montrant sa position par rapport aux fenêtres.
La fig. 1 est un schéma pour indiquer seulement le parcours du film comme on l'a dit plus haut. La chambre noire constituée par la boîte a comporte à l'intérieur une cloison centrale verticale b qui divise la chambre a en deux compartiments dont l'un contient la bobine c de déroulement du film et l'autre la bobine d d'enroulement. Quatre lentilles ei-e4 sont disposées sur le devant de la chambre en regard des fenêtres f 1-f 4. Un obturateur rotatif g en forme de secteur est intercalé entre les lentilles et les fenêtres et en tournant il découvre successivement le filin.
On comprend qu'on peut donner à l'ob turateur des ouvertures quelconques ainsi qu'il a été décrit dans le brevet précédem ment mentionné dans le but de faire varier le temps de pose. Le film<I>la</I> en quittant la bobine c suit un parcours en ligne droite en passant devant les fenêtres f 1 et f'2 et il forme une boucle entre ces fenêtres (fig. 3), puis le film traverse une ouverture b1 de la cloison b où il est tourné de 180 et il passe en ligne droite devant les fenêtres<I>f 3</I> et<I>f 4</I> en formant une boucle entre ces fenêtres; enfin il est enroulé sur la bobine d.
Si l'ob turateur montré sur la fig. 1 tourne en sens contraire des aiguilles dune montre, le film se déplacera devant la fenêtre f1 pendant que le secteur de l'obturateur obture la len tille el et successivement le film se déplacera devant les fenêtres f', f 3 et<I>f 4</I> pendant que l'obturateur obturera respectivement les len tilles e2, es et e4. Le film est exposé devant trois fenêtres pendant qu'il se déplace devant la fenêtre restante.
Le filin en tournant de<B>1800</B> pendant qu'il traverse l'ouverture b1 doit présenter la même face en regard des lentilles. On pourrait concevoir cette rotation en supposant que les côtés du film sont flexibles et elle pourrait s'effectuer sans avoir recours à une torsion. Cependant, dans le cas présent, on fait subir au film deux torsions partielles.
Avec un appareil de déplacement du film capable de déplacer le filin de quatre espaces d'images à la fois devant chaque fenêtre, il sera possible de disposer l'ensemble des quatre séries de poses ainsi produites sur une seule ligne dans la longueur du film. D'autre part, on pourrait avoir quatre rangées d'images en travers du film et dans ce cas; on opèrera chaque fois le déplacement normal d'un espace devant chaque fenêtre.
Toutefois, le mode préféré consiste à avoir deux rangées d'images dans la longueur du film et celui-ci est déplacé alors de deux espaces d'images à la fois devant chaque fenêtre. De cette façon, comme on l'expli quera plus loin, il n'y a pas nécessité de correction entre une pose et une projection quand le même appareil est employé dans ces deux buts. L'emplacement des images sur le film est montré sur la fig. 5.
Pour permettre d'utiliser l'appareil à la fois comme chambre noire et comme projec teur, le dispositif préféré est celui montré sur les fig, 2 et 3 dans lequel les bobines de film<I>e et d</I> sont placées cri dessous des lentilles pour installer une lanterne 7s con tenant la lampe de projection située en arrière des fenêtres du film. Sur la partie en coupe de la fig. 3, on voit une cloison verticale al dans laquelle sont pratiquées les fenêtres du film en arrière de l'obturateur g. On voit aussi la roue ordinaire à picots l de guidage du film.
Le mécanisme d'actionnement du film est montré sur les fig. 4a et 4b et son fonctionnement qui doit être considéré en se reportant à la fig. 3 est celui décrit dans le brevet suisse n <B>166243.</B>
Dans la position qu'il occupe sur le dessin (fig. 4" et 4v), le film vient de terminer son mouvement qui le place au centre de la fenêtre f 3 et le pieot va quitter la perfora tion correspondante au centre de l'image, tandis que le film est sur le point de se déplacer devant la fenêtre f4, car le picot vient d'entrer dans la perforation.
Puisque la fenêtre f 1 est la suivante devant laquelle le film doit se déplacer, le picot se déglacera perpendiculairement au film en place pendant que le mouvement du film a lieu devant la fenêtre 1-4. Comme on le voit sur la figure, le picot va commencer son mouvement vers le film. De même pour la fenêtre f2, le picot vient de terminer son mouvement de retrait et va commencer à revenir en avant.
Avec le dispositif ci-dessus décrit, si les picots du film quittent les perforations exacte ment sur- les lignes centrales horizontales des images, il n'y a pas nécessité d'avoir recours à une correction pour la contraction ou rétré- cissenrent longitudinal qui se produit toujours par suite du traitement du film lors du développement (lavage dans différents bain, sW < #.hage, etc.), cette contraction s'élevant toujours à 2 % environ.
Egalement aucune correction ne sera nécessaire si toutes les ncrforations se trouvent à une distance nonstante en dessus ou en dessous des lignes de centre, car en ce cas il en résulterait ,e,rlement un léger déplac:emerit de toutes les images sur l'écran qui néanmoins reste raient en concordance.
Toutefois, cela néces sitera des jeux séparés de perforations pour nhacune des deux paires de fenêtres en ligne, i1 moins que les perforations ne se trouvent exactement à mi-chemin entre les lignes cen trales des images. Ce résultat pourrait être obtenu en disposant les perforations sur les deux côtés du film.
Si on emploie des per forations seulement sur un des côtés du film situées à une distance constante de la ligne de centre de l'image et qui ne se trouvent pas au milieu des deux lignes de centre, il en résultera que les picots quitteront les perforations pour les fenêtres f' et f ' à une distance constante au-dessus des lignes de centre et pour les fenêtres f' et f-r à une distance constante au-dessous de ces lignes ou vice-versa. Même dans ce cas la concor- rlance peut être effectuée par un léger dépla cement de l'écran de projection dans un sens ou dans l'autre.
Puisque les picots doivent quitter le film de toute nécessité à quelque distance du côté de la ligne centrale verticale, il faut tenir compte de la contraction latérale du filin produite par les mêmes raisons que la con traction longitudinale susmentionnée. Toute fois, on verra que si le film est maintenu sur la droite ou la gauche de toutes les fenêtres, par exemple par un ressort prenant appui sur le bord du film, la contraction latérale a seulement pour effet de déplacer légère- ment toutes les images dans la même direc tion et de la même quantité,
par conséquent il n'est pas nécessaire de corriger l'effet à la contraction latérale. Si, d'autre part, le film est maintenu à. droite d'une paire de fenêtres et à gauche de l'autre paire; le léger déplace ment des images dans des directions opposées peut être compensé comme précédemment par un léger déplacement de l'écran de projec tion en le rapprochant ou l'écartant de l'ap pareil.
L'appareil précédemment décrit dans le quel le déplacement de l'image dû à la contraction longitudinale et latérale du film se fait toujours dans la .même direction pour toutes les fenêtres permet de faire facilement le réglage imposé par ladite contraction quand on emploie des appareils séparés pour les prises des vues et les projections. Dans ce but un léger réglage latéral et horizontal de trois des objectifs est tout ce qui est nécessaire.