Dispositif de signalisation contre les cambriolages. La présente invention a pour objet un dispositif de signalisation destiné à prévenir et empêcher les cambriolages des magasins, bureaux, tiroirs-caisses, meubles, apparte ments et tous autres locaux ou espaces clos.
Ce dispositif est du type de ceux dans lesquels un contacteur se trouvant actionné par l'ouverture de portes ou autres moyens de fermeture d'un local ou autre espace à pro téger (par exemple dès que l'on cherche à pénétrer dans un espace clos ou à fracturer un meuble protégé par le dispositif) com mande un électro-aimant qui actionne des moyens avertisseurs tels que sonneries, pé tards et autres appareils avertisseurs ou de défense.
Le dispositif suivant l'invention est ca ractérisé en ce que chacune des portes ou au tre moyen de fermeture est pourvue d'un con tact spécial commandé par un pêne basculant disposé de telle façon que ce contact ne puisse fonctionner que pour un sens, celui de l'ou verture, de la porte ou autre, ce qui permet de fermer la porte ou autre sans que les moyens avertisseurs soient mis en action.
Le dispositif peut être établi -de telle sorte que, lorsqu'il est en attente de fonctionne ment, tous les contacts soient ouverts, le cir cuit ne se trouvant donc pas sous tension et la consommation de courant étant, de ce fait, nulle.
Le dispositif peut être branché sur l'ins tallation existante et normale d'éclairage du local, de façon à ce que celle-ci s'allume en même temps que se mettent en action les moyens avertisseurs (sonneries, pétards; trompe) et reste allumée malgré l'ouverture des interrupteurs de ladite installation. Dans ce cas, le branchement du dispositif peut se faire notamment entre le compteur ou le -ré seau et l'interrupteur général du local ou des locaux, de façon que, malgré l'ouverture de cet interrupteur, le dispositif reste en attente de fonctionnement ou bien continue à fonc tionner s'il a été déclenché au préalable.
Le dispositif peut comporter un mécanisme de réenclenchement après fonctionnement, par levier pivotant relié au basculeur par touril lon et rainure; l'ensemble électro-aimant, fu sibles, contacteur, basculeur, levier de réen- clenchement et bornes diverses peut être logé à l'intérieur d'un coffret que l'on peut facile ment dissimuler dans le local ou espace à protéger.
Les dessins annexés montrent, à titre d'exemple, une forme d'exécution du disposi tif selon l'invention.
Fig. 1 et 2 sont des vues respectivement en élévation et en plan du dispositif monté sur le couvercle d'un coffret qui est repré senté ouvert; Fi-. 3 est un schéma. général d'ensemble des connexions; Fig. 4 montre le levier permettant d'ob tenir le réenclenchement du dispositif; Fig. 5, 6 et 7 montrent le contact spécial de porte par pêne basculant respectivement au repos en perspective et en élévation lors de l'ouverture et de la fermeture de la porte; Fig. 8 est une vue en élévation d'une va riante;
Fig. 9 et 10 sont des coupes selon 9--9 et 10-10 de fig. 8; Fig. 11 et 12 sont des vues de détails relatives à cette variante.
1, 2 sont deux bornes d'arrivée de courant du secteur ou de toute source électrique in dépendante, piles, batterie ou autres logées dans la boîte ou cachées dans le local. La borne 1 est connectée directement à un fusi ble 3, tandis que l'autre borne 2 est reliée à l'autre pôle -du fusible par l'intermédiaire d'un interrupteur 4, fixé sur une paroi de la boîte et rendu accessible de l'extérieur de celle-ci. Le fusible est connecté par l'inter médiaire d'un conducteur 5 à l'axe 6 d'un basculeur 7 se déplaçant par rapport à une touche 8 reliée à une bobine 9. Cette bobine est réunie par un fil_ 37 à une borne 37' et de cette dernière à la lame 31 du contacteur.
L'autre borne 38 est reliée, d'une part, à la seconde lame 30 du contacteur et, d'autre part, au fusible 3 qui est relié lui-même par un fil 39 à une borne 40. Cette dernière est reliée par des fils, soit à une sonnerie 41, soit à, un pétard 42 ou à tout autre avertis seur.
La sonnerie ainsi que le pétard sont reliés également à une borne 23 branchée sur une touche 20. Trois autres touches 19, 18 et 18' sont respectivement connectées aux bornes 22, 21 et 21' sur lesquelles sont branchées des lampes témoins, des sonneries ou tous autres appareils.
Ces lampes témoins sont de préférence, comme indiqué fig. 3, celles 51 de l'installa tion d'éclairage existante du local.
Un levier 11 oscillant autour d'un axe 12 a pour but de maintenir soulevé le basculeur 7 au moyen d'une combinaison de ressort 14, M'entaille 13 et de doigt 7'.
Le levier 11 porte à sa partie supérieure une touche métallique 10 formant contact avec l'électro-aimant 9.
Tous ces organes sont montés sur un socle 25 avec couvercle 26.
Les contacteurs 30 et 31 ou 30' et 31' qui sont schématisés fig. 3, comportent (fig. 5 à 7) maintenu appliqué au travers de louver- turc de la plaque de serrure 52 par un res sort 33, un pêne basculant 31. Parmi les té tons ou pattes qui retiennent ce pêne en pre nant appui sur la plaque 52, l'un d'eux, celui A est de longueur telle qu'il puisse, lorsqu'il quitte son appui sur ladite plaque 52 venir en contact avec une lame 30 et fermer ainsi le, circuit sur l'électro-aimant 9.
Autrement dit, comme le montre la fig. 6, ce contact ne ferme le circuit que dans le sens d'ouverture, lorsque le pêne 31 bascule dans le sens de la flèche x, alors qu'au con traire son action n'intervient pas sur le cir cuit électrique qu'il laisse ouvert, lorsque ce même pêne bascule dans le sens de la flèche y (fig. 7), lors de la fermeture. En effet, lors du basculement du pêne 31 dans le sens de la flèche<I>x,</I> le téton<I>A</I> vient en contact avec la lame 30, tandis que lors du bascule- ment du pêne 31 dans le sens de la flèche y,
ee téton A ne vient pas en contact avec la lame 30, ainsi qu'on peut s'en rendre compte en examinant les fig. 5 à 7. C'est la, rencontre du pêne avec le bord de la gâche (non représentée) qui détermine le basculement du pêne lors de l'ouverture ou de la fermeture de la porte. Ce bascule- ment permet au pêne de s'effacer devant la gâche et le chambranle au début du mouve ment d'ouverture et vers la, fin du mouve ment de fermeture, pour permettre l'ouver- lure et la fermeture complètes.
C'est quand le pêne bute contre le bord interne -de la ââehe qu'il bascule dans le sens de la flèche x; le basculement suivant la flèche y a lieu quand le pêne rencontre le bord externe de la gâche.
Le courant étant envoyé sur le circuit du dispositif par l'interrupteur 4, amené en 4' et le levier 7 se trouvant enclenché dans la position de la fig. 1, le fonctionnement a lieu de la. façon suivante: Dès que la porte s'ouvre, le pêne 31 bute contre le bord de la gâche et oscille (fig. 6<B>)</B> et ferme le circuit sur l'électro-aimant 9. Il en résulte que ce dernier attire le contact 10 du levier 11, qui libère le basculeur 7. Celui- ci, sous l'action du ressort 50, est amené en contact avec les plots 18, 18', 19, 20.
Ceux ci par l'intermédiaire des bornes 21, 21', 22, 23 établissent le courant dans les dérivations alimentant la sonnerie 41, le pétard 42 et en même temps, les lampes 51 s'allument et res tent en circuit malgré la manoeuvre des in terrupteurs 43. Le maintien des lampes allu mées malgré la manoeuvre des interrupteurs 43 constitue un moyen de signalisation visi ble et permanent en cas de cambriolage par exemple, et qui, de ce fait, incitera un cam brioleur à, s'éloigner rapidement, vu qu'il ne peut pas faire cesser ce signal.
On pourra ainsi éviter que le cambriolage devienne ef fectif, le cambrioleur se sentant signalé dès son entrée dans le local défendu et s'éloignant pour cette raison avant d'avoir dérobé les objets qu'il visait.
Il est également possible d'actionner de toute façon appropriée tous genres d'appareils avertisseurs ou défensifs.
Enfin, le schéma de la fig. 3 montre un montage plus particulièrement intéressant dans la majorité des cas où le dispositif est branché sur le secteur d'énergie électrique 44. Dans ce cas, le branchement des bornes 1 et 2 se fait immédiatement après le compteur 45, avant l'interrupteur général 46, de façon à ce que, quand bien même celui-ci, qui né cessairement doit être facilement accessible, serait ouvert par le cambrioleur l'appareil puisse fonctionner comme si rien n'était. Il faut toutefois prévoir une dérivation 47 pour maintenir l'éclairage des lampes 51 de l'ins tallation d'éclairage.
Une fois le dispositif déclenché, pour le remettre en état d'utilisation, il suffit de rabaisser le levier 15 qui a été amené (fig. 4) dans la position représentée en traits pointil lés par le basculement du levier 11. A cet effet, ce levier qui pivote en 16 est relié au ba.seuleur 7 par un tourillon 48 susceptible de se déplacer dans une rainure 49. Le dé placement de ce levier dans le sens de la flè che z, de la position en traits pointillés à.
celle en traits pleins, a donc pour effet de soulever le basculeur 7, en bandant son res sort de rappel 50 et de l'enclencher sur le levier 11 en coupant le courant.
Il va sans dire que le schéma de montage représenté fig. 3 n'a été indiqué qu'à titre d'exemple comme étant plus particulièrement intéressant dans le cas -de branchement du dispositif sur secteur. Il reste bien entendu que les bornes 1 et 2 peuvent être alimentées pas toute source indépendante telle que pile, batterie d'accumulateurs, etc., en combinai son ou non avec le secteur.
Pour provoquer le déclenchement du dis positif en cas de court-circuit, c'est-à-dire prévenir contre les dangers pouvant en résul ter, on peut disposer d'un disjoncteur réglé sur l'intensité maximum d'utilisation.
Pour diminuer notamment l'encombrement de l'appareil, ses différents organes peuvent être groupés sur un socle cylindrique 25 re couvert par un couvercle -de même forme. Dans ce cas, le basculeur 7 est en forme de secteur curviligne et les plots 18, 18', 19 et 20 sont répartis sur un arc de cercle.
La commande de ce basculeur, en vue de son enclenchement, s'effectue alors au delà de son axe d'articulation, par un levier de man#u- vre 53 formant en même temps contact en 54, de façon à grouper en une seule opération celles du contact 4 et du levier 15 qui sont indépendantes dans la forme d'exécution re présentée fig. 1, 2, 3 et 4.
Pour que l'appareil selon fig. 8 soit en état de veille, il faut qu'il soit comme il est montré en traits pleins sur cette figure, le contact 54 étant placé comme il y est indiqué.
Si, pour une raison quelconque, on ne veut pas que l'appareil fonctionne, on ouvre le circuit en amenant le levier 53 dans la position représentée en traits pointillés (fig. 8). Dans ce cas, l'organe 7 reste armé, comme <B>le.</B> montre cette fig. 8.
Le tracé en pointillé de l'organe 7 montre la position que prend cet organe après fonc tionnement de l'appareil.
L'appareil selon fig. 8 comporte donc essentiellement un basculeur 7 que libère un électro-aimant 9 lors de la fermeture d'un contact. Ce basculeur 7 (fig. 12) peut être réenclenché au moyen d'un levier 53 (fig. 11) double usage puisqu'il permet en même temps d'assurer la mise en état de veille de l'appareil (fig. 8) ou bien sa mise hors cir cuit. Toutefois le levier de manaeuvre doit avoir une certaine liberté de déplacement 55 par rapport au basculeur, de façon à permet tre; tout en laissant enclenché ledit basculeur, de couper le contact 54 (fig. 8).
Da liberté relative du levier 53 par rap port au basculeur 7 est possible, grâce à l'é paulement qu'il comporte et l'encoche prévue dans le corps cylindrique à l'intérieur duquel se trouve le tourillon 6 autour duquel oseille le basculeur .7.