Métier à tisser et à tricoter. La. présente invention a pour objet un mé tier présentant à la fois un mécanisme de tis sage et des aiguilles à tricoter.
Il est caractérisé en ce que le fil destiné à constituer la trame -de la partie tissée de la pièce d'étoffe est porté par plusieurs navettes qui constituent en même temps le support,du fil à tricoter, de façon à produire une pièce d'étoffe .dans laquelle un élément de trame de la partie tissée est tiré -de plusieurs sources distinctes de fil -de trame.
Sur le dessin annexé est représentée, à titre d'exemple seulement, une forme d'exé cution .du métier, objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation de ce métier, ladite vue en élévation étant prise de derrière la. poitrinière, une partie du bâti étant représentée en coupe transversale par 1-1 de la fig. 2; La fig. 2 est une coupe verticale -du mé tier faite à une échelle agrandie, la coupe étant prise par -2-2 de la fig. <B>1;</B> La fig. 8 est aussi une vue en coupe ver ticale .complétant la fig. 2 et montrant la par tie arrière -du métier;
La fig. 4 est une vue en plan avec coupe partielle ,du métier, les parties de celui-ci étant représentées à la même échelle que .sur la fig. 1 et la coupe étant faite par 4-4 -de ladite figure; La fig à est une vue partielle en plan d'une portion -du métier, les éléments de celui-ci étant représentés à plus grande échelle que sur la fig. 2 et certaines des par ties étant représentées en coupe;
Les fig. 6 et 7 sont des vues en coupe complémentaires montrant les organes à la même échelle que sur la fig. 2, la coupe ,de la fig. 7 étant faite par 7-7 .de la fig. 4; La fig. $ est une vue en coupe faite par 8-8 de la fig. 4, les organes étant représen tés à la même échelle que sur la fig. 2;
La fig. 9 est une vue en élévation latérale d'une partie du métier, cette vue montrant un mécanisme d'enroulement du tissu;
La fig. 10 est une vue -de détail en élé vation de face -du métier, vue montrant un rouleau qui reçoit l'étoffe, les paliers -de ce rouleau, un rouleau envidoir et un mécanisme -de changement de vitesse, les parties étant re présentées à l'échelle de la fig. 2, les arbres et les rouleaux étant cassés pour réduire l'en combrement -de la figure; La fig. 11 est une vue -de détail en coupe transversale, -à échelle encore plus grande, faite .dans un battant fixe par la ligne 11-11 de la fig. 7;
La fig. 12 est une coupe,<B>à</B> la même échelle, faite par 12-12 -de la fig. 5; La fig. 13 est une vue en élévation -de face de platines -de cueillage et -d'un peigne diviseur ou :de formage, ainsi que -des parties associées, cette figure étant faite à l'échelle des fi- 5 et 12;
La fig. 14 est une vue en élévation laté rale d'une platine de cueillage; La fig. 15 est une vue en élévation laté rale d'une platine de formage; La fig. 16 est une vue en plan d'un peigne pour les talons des platines de cueillage, cette vue montrant aussi des barres -de remise en place desdites platines,,des lames -de cueillage et un électro-aimant;
La fig. 17 est une vue en élévation de face d'un électro-aimant et une vue en élévation latérale d'un commutateur, ladite figure mon trant aussi un schéma de -connexions; La fig. 18 est une vue en coupe faite par 18-18 -de la fig. 3 et montrant des ensouples; La fig. 19 est une vue en plan d'une na vette et une -vue, avec coupe partielle, .d'un dispositif -de renvidage de canette;
La fig. 20 est une vue schématique des navettes et des blocs montrant les. navettes successivement dans différentes positions; La fig. 21 est un diagramme de réglage du métier; Les fig. 22 et 23, enfin, sont des -dessins d'armures;
Sur ces figures, les mêmes chiffres de référence désignent les mêmes pièces. <I>Commande.</I> - Le mécanisme de com mande comporte des arbres principaux 30,<B>31</B> et 32 (fig. 2 et 4) tournant dans les côtés 20 et 21 du métier et dans des paliers supplé mentaires portés par -des portions centrales 25 du bâti. On donne, pour des raisons de com modité, à l'arbre 30 le nom d'arbre- manivelle, parce que cet arbre commande le battant qui sert la duite, mais dans ce mé tier, il n'y a pas -de manivelle, le battant étant commandé par des cames.
On -donne à l'arbre 31 le nom d'arbre à -cames du métier, parce que cet arbre tourne à la -demi-vitesse de l'arbre-manivelle 30 et qu'il porte des ca mes pour la formation de la foule. L'arbre 32 est dénommé arbre à cames -de tricotage, parce que la plupart -des organes servant à cette opération sont commandés à partir -du -dit arbre ou par cet arbre lui-même.
Si l'on se reporte plus particulièrement à la fig. 4, on voit que sur l'arbre-manivelle 30, -d'un côté du métier est montée une roue den tée 33 qui engrène avec une autre roue 34 montée .sur l'arbre à cames 31 du métier. Le rapport -des diamètres des roues 34 et 33 est -de deux à un, afin que l'arbre :à .cames 31 du métier tourne à la demi-vitesse de l'arbre- manivelle 30, ainsi qu'il a été dit plus haut. Sur l'arbre 31 est également montée une roue 35 qui engrène avec une roue 36 montée sur l'arbre à cames -de tricotage 32; le rapport.
,des diamètres des roues 35 et 36 est de -deux à trois, de telle manière que l'arbre à cames 32 de tricotage tourne au tiers de la vitesse de l'arbre-manivelle 30. Sur la fig. 2, .ces roues ont été représentées par leurs circonférences primitives.
L'une quelconque des roues 33, 34, 3.5 ou 36 peut être commandée par un pignon entraîné par le moteur avec interposition ,d'un m ,e ou bien par des poulies folle et e brayag fixe montées sur l'un quelconque des arbres 30, 31 ou 32; tout autre mécanisme de com mande approprié peut être utilisé; ces méca nismes comprennent -des embrayages et des freins ainsi que -des leviers appropriés dispo sés -à la manière -connue.
Déroulement <I>de la</I> chaîne. <I>-</I> Comme on le voit sur les fig. 3 et 18, on dispose un cer tain nombre de paires d'éléments .de bâti 40, chaque paire correspondant à une section tissée des étoffes produites par le métier, et dans chaque élément 40 est ménagé un palier ouvert 41 pour recevoir un tourillon 42 -d'une ensouple 43. Chaque ensouple 43 possède un tourillon 42 de chaque côté, et lesdites ensou- ples 43 sont de préférence -du type utilisé dans la fabrication des tissus de faible largeur.
L'une des joues 44 de chaque ensouple est creusée d'une gorge â sa périphérie et elle re çoit une courroie ou une corde 45 figée en 46 au bâti 40 et reliée, par son autre extrémité, au crochet de la. tige 47 -d'un plateau de ba lance 48 destiné à recevoir des poids 49. Ce dispositif constitue un mécanisme de -dérou lement à friction -du<I>type</I> bien connu dans l'industrie des tissus de faible largeur et la réduction de diamètre de la chaîne enroulée sur l'ensouple peut être rattrapée en enlevant des poids 49. La chaîne 50 part vers le haut pour passer entre des galets de guidage 51, 52 et 53, puis se dirige vers l'avant pour aller aux lisses du harnais.
En.rouleîncnt <I>de l'étoffe.</I> - L'étoffe ache- vAe 60 (voir fig. 9 et 10 en combinaison avec la fig. 2) est tirée vers l'avant .sur une poitri- nière 61 qui est montée entre et sur les élé- ments 25-25 .du bâti. De la poitrinière 61, l'étoffe se rend directement à une ensouple 62.
Cette ensouple peut être un cylindre "sa- blé" ou bien un cylindre en tôle ou encore un cylindre .de tout autre type suivant la nature des articles qu'il s'agit de produire. Sur le dessin, on a représenté un métier destiné plus particulièrement .à la fabrication de soieries, d'articles en soie artificielle, en coton et d'ar ticles mélangés; par suite, le rouleau .62 peut être considéré comme un rouleau sablé, et les articles 60 passent sur une barre de verre 63 fixée à la poitrinière 61;
il y a lieu de remar quer que, depuis la ligne de serrage de la duite jusqu'à l'ensouple 62, les articles ne tou chent rien d'autre que la barre de verre 63, à l'exception des templets usuels dans le .cas où on en fait usage, et la distance considérable entre la ligne de serrage -de la duite et l'ensou- ple 62 rend possible une .élasticité considéra ble du tissu, à la.
ligne de serrage,de la duite, qui aide au battage, -comme on le verra ci- après. Les dispositifs, mouvements et combi- naisons sont prévus pour la production -d'un tissu en fil quelconque, y compris en laine cardée ou peignée ainsi qu'en les. fils indi qués -ci-dessus, seuls le compte, la grosseur des fils et .certains dispositifs devant être choisi convenablement pour obtenir le tissu désiré.
En se référant plus particulièrement à la f_ig. 9, on voit que sur l'arbre 32 à cames de tricotage est montée une came 64 qui agit au moyen d'un galet 6'5 sur un levier 66 pivotant sur un tourillon 6 7 qui s'étend à travers le côté 20 -du métier, dans lequel il peut tourner. Sur le tourillon 67 est monté, d'un côté de l'élément 20, une roue à rochet 68 qui -coo père, par l'intermédiaire d'un cliquet 69 monté sur une tige 70, avec une extrémité du levier 66.
Comme on le voit notamment sur la fi-. 10, un pignon 71 est fixé sur le tourillon 67 et engrène avec l'une des deux roues de rechange 72 et 73 solidaires l'une,de l'autre et qui tournent .sur un tourillon 74 porté par un :support réglage 75 fixé au côté 20 du mé tier au moyen d'un simple boulon 76 passant dans. une fente allongée 77 du support 75. La roue de -rechange 73 engrène avec une roue 78 calée sur l'arbre 79 -de l'ensouple 62. Le galet 65 est maintenu appliqué contre la came 64 par l'action -d'un ressort 616a attaché, d'une part, à l'extrémité du levier 66 et, d'autre part, au côté -du métier en 66b.
Le dispositif d'enroulement particulier décrit est bien connu en lui-même et il est facilement réglable par le remplacement,des roues de rechange 72, 73 ainsi que parle rem placement de la roue à rochet 68 et de la roue 78, mais dans le métier représenté, on a ,cherché à produire un enroulement -de valeur double pour certaines chasses -de la navette par rapport à d'autres chasses, en raison du fait que le métier donne deux coups d e na vette dans une foule au lieu d'un.
A cet effet, on forme sur la came 64 -des parties tra vaillantes 80, 81., 82, la partie 80 ayant un déplacement égal au double -de celui des par- Lies 81, '82, afin que lorsque la partie 80 agit sur le galet. 65, le cliquet 69 fasse tour ner la roue à rochet 68 d'un angle égal -à deux dents de ladite roue -à rochet ,68, taudis que les parties 81 et 82 @de la came produisent un mouvement -de la roue à rochet. correspon dant au déplacement d'une seule dent.
Si on se reporte de nouveau 'à, la fig. 9, on remar que qu'un cliquet de retenue 83 est monté sur un tourillon 84 faisant saillie sur le côté 20 du métier; si on le désire, le cliquet de re tenue 83 peut comporter un dispositif .de com mande à retardement.
Sur les fig. 2 et 10, on voit que l'étoffe 60 s'enroule '.sur un rouleau 85 monté sur un arbre 86 dont les extrémités reposent dans -des fentes ouvertes 87 ménagées dans -des supports-guides 88 fixés aux éléments 25-25 du bâti.
Il est bien entendu que d'autres dis positifs d'enroulements peuvent être substi- tués à celui qui est représenté et que l'on peut remplacer la -came 64 par d'autres cames; cela serait fait de préférence si le réglage @ du tramage ou insertion -de la trame était mo difié pour produire des rapports différents entre les courses et les passages de la na vette, ainsi que cela sera expliqué plus loin.
Formation <I>de</I> la <I>foule.</I> - Comme on le voit sur les fig. 2 et 3, des cames 90 .de for mation de la foule sont montées sur l'arbre à cames 31 du métier; avec ces cames viennent en prise des galets 91 portés par des leviers os cillants 92 qui pivotent sur un arbre trans versal 93 porté par les éléments 2.5 du bâti.
Des doigts 94 font saillie latéralement sur les extrémités des leviers 92 et,des courrroies 95 relient lesdits doigts 94 à -des organes de liai son 96 fixés aux porte-lames ou porte-lisses 97 du harnais; les lisses 98, munies de maillons 99, sont disposées à la manière habi tuelle.
D'autres organes -de liaison 100 sont attachés à des courroies 101 entourant par tiellement des rouleaux 102 et 103 d'un mé canisme décommande (lesdits organes de liai son étant fixés aux rouleaux précités); les rouleaux 102 et 103 font eurps avec un arbre 104 ou sont fiés .sur ledit arbre, celui-ci tour- nant dans des paliers 105 portés par une tra verse arquée 23 du métier. Les fils de chaîne 50 passent .dans les maillons 99.
Les porte- lisses 97 -du harnais supportent les lisses 98 réparties en un certain nombre >de sections cor respondant au nombre d'ensouples de devant 43 distinctes et -de chaînes 50, conformément à la pratique habituelle dans la fabrication des tissus de faible largeur.
Bien que l'on ait figuré et décrit brièvement un mécanisme de formation de la foule à commande par came de type connu, il est bien entendu que tout autre type -de mécanisme de formation de la foule peut être utilisé et notamment un mécanisme à ratière ou un mécanisme Jacquard; -on a représenté sur le dessin les traverses 23 et 24 du métier espacées pour recevoir un grand nombre de porte-lisses (fig. 2); la fig. 1 montre les traverses préci tées présentant des extrémités 106 et 107 des tinées à recevoir une mécanique gnowles pour la formation -de la foule;
on voit sur la même figure un support en équerre 108 des tiné à recevoir l'arbre qui supporte les le viers -de la mécanique gnowles, connue égale ment sous le nom de mécanique @à vibrateur ou de métier à ratière américain. Un tel mé canisme -de formation -de la foule peut être fixé de cette manière au métier représenté et, en fait, il -en sera ainsi .dans la plupart des cas, la mécanique gnowles étant commandée à partir .ds l'arbre-manivelle 30 qui est monté de manière appropriée à cet effet.
<I>Insertion de la trame. -</I> Comme on le voit plus particulièrement sur la fig. 2 en combinaison avec les fig. 4, 5, 6 et 11, le mé tier comporte un battant fixe 110 fait de pré férence en bois et supporté par les côtés 20 et 21 -du métier ainsi que par les parties 25 du bâti. A la partie supérieure du battant 110, dans une rainure 111, est montée une crémaillère 112 faite en bois de préférence, ainsi qu'il est d'usage dans la pratique de la fabrication des tissus de faible largeur. Sur le battant 110 -et au-dessus de la crémaillère 112, on -a ,disposé une série -de blocs<B>à</B> na vette 113 (voir aussi fig. 7) faits en bois de préférence.
Des blocs inférieurs longs 114 sont placés à l'alignement des blocs 118. Le dispositif comporte deux blocs 114, un à cha que extrémité -de la série des blocs. Les blocs 113, de même que les blocs 114 sont fixés à leur place au moyen de plaques métalliques 115 fixées elles-mêmes au battant 110. et s'é tendant vers le haut; comme on le voit sur la fig. 11, des vis 116 traversent les blocs 113 et 114 et les fixent aux plaques 115, .des tubes 117 entourant les vis 116 et supportant, -de manière qu'ils puissent tourner, -des pignons 118 en fibre logés .dans -des évidements 119 des blocs 113 et 114, ainsi qu'on peut le voir pour l'un desdits blocs 114 sur la fi-.<B>Il</B> qui montre le dispositif en coupe.
Des blocs supérieurs 120 sont figés -de la même manière aux plaques 115 au-dessus des blocs 113: au-dessus des longs blocs inférieurs 114 sont disposés des blocs supérieurs 121 longs, tous lesdits blocs supérieurs étant fixés aux plaques <B>115</B> au moyen de vis 122.
On ménage ainsi des chemins ou voies pour un certains nombre de navettes 125 du type utilisé pour la fabrication .des étoffes .de fai ble largeur, navettes comportant des dents de crémaillère 126 sur leur face inférieure afin qu'elles puissent être commandées au moyen des pignons 118.
Si on se reporte maintenant à la fia. 7, on voit que des courroies 127 sont fixées sous la crémaillère 112; ces courroies passent sur des galets 128 tournant dans des fentes du battant 110: lesdites courroies passent sous le battant 110 et sont logées dans une rainure 129 dudit battant; elles sont reliées à une pièce coulissante 130 qui est maintenue (afin qu'elle ne puisse pas tomber par l'effet du relâchement des courroies) par -des plaque 131 fixées à la partie inférieure du battant, ainsi qu'on le voit sur la coupe de la fig. 11.
Le .déplacement -des courroies. 127, provoqué par la pièce coulissante 130, .commande un dé placement de longueur -correspondante de la crémaillère 112 en sens opposé, ce qui a pour effet de faire tourner les pignons 118 et de commander toutes les navettes 125 si multanément, lesdites navettes se déplaçant dans le même sens .que la pièce coulissante 130 et sur la même distance que ladite pièce.
Sur la fig. 4, on a représenté trois es paces 133 ménagés entre des blocs à navette et sur la fig. 7, on a représenté quatre na vettes. Il va sans dire que le métier peut être fait en toute largeur et que le nombre -de na vettes, -de blocs -et -d'espaces, peut être aug menté.
Par le .déplacement ,de la pièce coulis, sanie 130, on imprime aux navettes 125 le mouvement habituel, afin que chacune -des navettes se meuve -de l'un des blocs au bloc suivant, mais on a également prévu des moyens pour déplacer la pièce -coulissante 130 et, par suite, les navettes 125 sur une -dis- tance égale au .double -de la distance habi tuelle, de telle manière que chaque navette;
à l'exception des navettes extrêmes, se meuve sur .deux espaces. 133 sans s'arrêter tant qu'elle ne sera pas venue au repos entre des blocs à navette séparés :des blocs .qu'elle a quitté par une paire .de blocs à. navette in terposés. Le mécanisme établi à cet effet est organisé de telle manière que toutes modifi cations de ce mouvement composé puissent être réalisées par simple changement des chaînes .de modèles au chaînes -d'armures.
Sur les fig. 6, 7 et 8, on voit que l'or gane coulissant 130 est relié par une bielle 134 à un levier 135 pouvant pivoter sur un arbre 13,6 porté par des paliers 137-138 qui sont fixés sur l'un des .éléments médians 25 du bâti. La partie .de l'élément .de bâti qui supporte le battant fige 110 est entaillée, sauf à l'endroit qui supporte la partie anté rieure du battant, ceci afin .de permettre le mouvement voulu -de la bielle 134 et du le vier 135, comme on le voit .sur la fig. 7. Un levier 1.41 est articulé au levier 135 au moyen d'un tourillon 140 (voir fig. 6).
Le levier 141. est monté sur un tourillon 14'2 qui fait saillie sur un levier 143 sur lequel est monté un tourillon fixe 144 faisant saillie sur un support 139 qui fait partie de l'élé ment @du bâti D5.
Sur la même fig. 6, -on voit que sur l'ex trémité .supérieure du levier 141 est monté un tourillon 145 et que sur l'extrémité supérieure du levier 143 est monté un autre tourillon 146. Ces deux tourillons se trouvent .sensible ment dans le même plan horizontal, mais le tourillon 146 est plus près de la partie avant du métier que le tourillon 145 et ils se dé passent lorsque les. levier 141-14â se dé placent. Au tourillon 145 est relié de ma nière amovible un bras oscillant 147; de même, un bras oscillant 148 est relié de ma nière amovible au tourillon 146.
Ces bras os cillants 147 et 148 font partie d'un méca nisme vibrateur ou à tringle oscillante du type employé dans les métiers pour comman der le harnais; il en est,de même du mouve ment des boîtes, dispositif connu sous le nom de mécanique gnowles lorsqu'il est utilisé pour commander le harnais, ainsi que cela a déjà été dit plus haut.
Le mode .de .construc tion .d'un tel mécanisme vibrateur est bien connu et on n'en donnera ici qu'une courte description, afin de rendre claires les rela tions dudit mécanisme avec les autres parties du métier; il est bien entendu que les mouve ments habituellement combinés avec un mé canisme vibrateur doivent être appliqués même s'ils ne sont pas mentionnés d'une fa çon particulière ni .figurés sur le dessin; sur ce -dernier, on n'a pas représenté @de contre poids (généralement remplacés par des res sorts aujourd'hui) non plus que l'arbre de la commande à chaîne qui peut être de toute forme voulue ou habituelle.
Si on se reporte maintenant aux fig. 4 et 8, on voit que sur l'arbre-manivelle 30 est calée de toute manière appropriée une roue d'angle 149 engrenant avec une roue d'angle 150 de même grandeur, laquelle est elle-même calée à l'extrémité d'un arbre 151 qui tourne dans des supports 22 et dans des. paliers 1,53 et 154, ces,derniers étant également visibles .sur la fig. 1. Ce mécanisme fait tourner l'arbre 151 à la même vitesse que l'arbre 30 et le mouvement a lieu dans le sens des aiguilles d'une montre par rapport à la fig. 6.
Une roue d'angle 155 est calée sur l'arbre 151; elle engrène avec une roue d'angle l'5,6 calée sur un arbre 157 sur l'extrémité infé rieure duquel est calée une roue d'angle 158 engrenant avec une roue d'angle 159 calée sur un arbre horizontal 160 .dont l'axe se trouve dans le même plan vertical que l'axt= de l'arbre 151. L'arbre 157 tourne dans un palier 161 prolongeant latéralement le palier 153. Dans ces conditions, l'arbre 160 se trouve animé -d'un mouvement de rotation en sens opposé du mouvement de rotation de l'arbre 151; les roues 155, 156, 158 et 159 sont choisies de manière que les arbres 151 et 160 tournent à la même vitesse.
Sur les arbres 151 et 160 sont calées -des roues droites 162 et 163 partiellement den tées, roues formant les organes de commande du mécanisme vibrateur dont il a été parlé plus haut. Les roues 164 et 165 :du vibrateur sont représentées sur les fig. 6 et 8; sur ces deux figures, la roue l65 est représentée dans la position abaissée, taudis que la roue 164 est représentée dans la position relevée.
Les roues 164 et 165 sont des roues partiellement dentées destinées à être mise en rotation pen dant sensiblement un demi-tour lorsqu'elles viennent en prise avec l'une ou l'autre des roues dentées 162 ou 163; lesdites roues 16:1 et 165 sont montées respectivement sur des leviers oscillants 166 et 167 (voir fig. 6) qui sont montés à pivot .de manière amovible sur un tourillon 168 fixé -à un support 169 fai sant partie du bâti 153.
On ne décrira pas ici la forme et les diverses caractéristiques des leviers oscillants -du vibrateur, des engrenages du vibrateur et -des diverses liaisons, car ce sont lù,,des éléments bien connus .du métier; tous les dispositifs et organes de type courant employés dans ces mécanismes peuvent être utilisés dans ce métier.<B>-On</B> a prévu un .doigt de blocage 171 monté .sur un bras 172 qui pivote sur un tourillon 173 et qui est com mandé par un bras 174 venant en contact avec une came, non représentée, montée sur l'arbre 160 dans. la position habituelle.
Un arbre 176 tourne dans le palier 153; sur cet arbre est calée une roue à chaîne<B>177</B> qui porte une chaîne,de modèles ou -de dessins 178; celle-ci, en vue de la réalisation du cycle par ticulier décrit ici, est établie de la manière qui sera décrite plus loin sous le titre "R.6- gla.ge". L'arbre 176 est -commandé de toute manière appropriée habituelle, par exemple au moyen de l'arbre 160, ce dispositif bien connu de commande ayant été supprimé sur le dessin, afin de simplifier celui-ci.
Les dimensions, la disposition relative et le montage à articulation -des leviers 141 et 146 sont tels que l'un quelconque des bras os cillants 147 ou 148 étant poussé vers l'avant, tandis que l'autre est poussé vers l'arrière, le grand levier 135 se trouve dans une position verticale, c'est-à-dire dans la position mé diane représentée sur la fig. 6. Lorsque les deux bras oscillants 147 et 148 sont en ar rière, c'est-à-dire à la gauche de la fig. 6, le grand levier 135 occupe la position de droite. comme on l'a indiqué en traita mixtes sur la fi-. 7.
Lorsque les deux bras oscillants 147 et 148 sont poussés vers l'avant, c'est-à- dire à la droite -de la, fig. 6, le grand levier 135 occupe la position de gauche ou position en traits pleins de la fig. 7. En conséquence, ce mécanisme de commande ,des navettes a pour effet de placer les navettes 12.5 dans trois positions différentes -de repos et ces na vettes peuvent être déplacées depuis, l'une quelconque des positions jusqu'à une autre po sition quelconque par une simple action du mécanisme vibrateur en formant la chaîne de modèles<B>178</B> de la manière voulue.
Si on se reporte à la fi-. 7, on voit que le-; navettes extrêmes 125a passent à travers les espaces extrêmes 133, quand on le désire, et qu'à d'autres moments elles se déplacent le long ,des blocs inférieurs longs 114 et .des blocs supérieurs longs 121 sans passer dans aucun des espaces où se fait le tissage. Les navettes restantes 125 passent, à. .chaque lan- çage, à travers l'un au moins des espaces 133 et, quand on désire faire une course de trico- tage, elles passent à travers deux espaces 133, l'une après l'autre, au cours d'un seul mouve ment.
Ce faisant, lesdites navettes passent à travers des blocs intermédiaires sans s'y ar rêter et c'est à ce moment que la trame est placée pour le tricotage; en même temps, les navettes et le mécanisme de commande des navettes deviennent un mécanisme de trico- tage- au moyen -de la trame, ainsi qu'un méca nisme de lançage de la trame; au point .de vue de la fonction qui consiste à disposer la. trame pour le tricotage, les navettes et la commande des navettes remplacent le sup port -de trame et le mécanisme Coulier d'un métier ,à tricoter.
Sur les fig. 2, 4 et 11, on a représenté des prolongements 179 s'étendant vers l'avant à partir des navettes <B>125</B> pour conduire la trame tout près de la ligne de serrage de la duite -de la partie tissée des étoffes et sur le trajet des platines de cueillage qui sont dé crites ci-après;
ce prolongement 179 consti tue une caractéristique avantageuse en raison du fait que le battant 110 est fixe et que les navettes 125 et 125a ne sont pas conduites vers l'avant au delà de la ligne de serrage de la duite lors du coup -de battant, mais avec une foule différente de celle représentée sur la fig. 2 et avec d'autres -changements -dans les proportions des organes, les prolongements 179 pourraient être supprimés: -de plus, des navettes avec .des parties arquées très ré duites s'étendant loin vers l'intérieur pour raient être substituées aux prolongements 179.
On décrira plus complètement en détail les navettes ci-après; il suffira -de noter ici qu'elles fournissent du fil -de trame à l'extré mité des prolongements 179.
On remarquera que la. largeur des parties tissées peut être augmentée par rapport à. celle des parties tricotées, en montant deux ou même trois pignons 118 l'un sur l'autre à, chaque extrémité -de chacun des blocs et en les plaçant très près -des bords -des blocs. De tels pignons étant plus petits, ils auront leurs axes plus rapprochés .des bords des blocs, ce qui augmentera la distance à laquelle les na vettes peuvent être projetées.
Serrage <I>de la</I> duite. <I>-</I> Comme on le voit sur les fig. 1 et 2, on dispose une paire de supports semblables 180, 180 fixés nu som met des parties arquées 23 et 24 et ces sup ports 180 servant de paliers à un arbre os cillant 181 sur lequel est montée une paire d'épées de battant 1:82, 182 pendant vers le bas et supportant un abattant oscillant 183 constitué par un support ,de peigne arrière 184 et un support -de peigne avant 185 figés l'un .à l'autre par des boulons 186. Le sup port de peigne arrière 184 est figé aux épées de battant 182 par des boulons 187. Les sup ports .de peigne 184 et 185 .sont faits de pré férence en bois.
Un certain nombre de pei gnes 188 sont fixés entre les supports 184 et 185 comme on le voit mieux sur la fig. 2; il existe un peigne 188 pour chaque espace -de tissage 138 et chaque peigne est à l'aligne ment .de son espace -de tissage correspondant.
Si l'on se reporte maintenant aux fig. 2 et 3, on remarquera qu'à chaque épée de bat tant 1$2 est reliée, par une cheville 189, une bielle 190. Chaque bielle 190 est articulée à un levier 191, par une cheville 192. Les le viers 191 sont fixés @à un arbre oscillant 193 (voir fi-. 4) tournant dans les portions 25 du bâti. Aux extrémités -des leviers 191 se trou vent des chevilles 194 qui s'engagent dans des cames à rainures 195 fixées à l'arbre mani velle 30.
Les cames 195 .commandent les le viers 191 et font osciller les épées de battant 182 sur l'arbre 181; on remarquera que le battant 183 est fige pendant une grande partie du cycle représenté par chaque tour de l'arbre-manivelle 30; les peignes 188 sont déplacés vers l'avant pour serrer la trame dans les foules des diverses portions tissées des étoffes après que les navettes sont venues au repos dans les blocs.
Cueillage. - Comme on le voit sur la fig. 2, un arbre horizontal 200 est disposé pour tourner dans les portions 25 -du bâti et sur cet arbre horizontal 200 est monté un cer tain nombre de platines de cueillage 201. La fig. 14 montre en élévation latérale l'une de ces platines de cueillage séparées du métier; comme on le voit sur cette figure, chacune desdites platines 201 comprend une partie an térieure 202, une encoche 203, un talon 204 pour .coopérer avec une lame de cueillage et un talon 205 de remise en place.
Chaque pla tine de cueillage a, en quelque sorte, la forme d'une faucille, comme on le voit sur la fig. 14; elle est percée d'un trou 206 juste au-dessus ,du talon 204; l'arbre 200 passe dans ce trou; la platine -de .cueillage est montée sur ledit arbre, de manière ià pouvoir pivoter; chaque platine de cueillage est commandée et réglée par l'intermédiaire de ses deux parties 204 et 20,5 et par un électro-aimant 207.
Comme on le voit plus particulièrement sur les fig. 2 et 5, les platines -de cueillage sont .découpées dans une feuille mince et plane de métal et sont guidées par un peigne 208 qui est fixé â la partie avant,du battant fixe 110; ce peigne 208 comprend un certain nom bre -de séparateurs 209 faits,de lames planes de métal; ces séparateurs sont fixés à une pla que 210 sur laquelle ils font saillie et ils. ont la forme que l'on voit plus particulièrement sur la fig 2.
Il existe une platine de cueillage dans chacun des espaces limités par les pla ques 209, et chaque platine de cueillage 201 est libre de se mouvoir autour -de l'axe de l'arbre 200 entre les plaques 209; comme le montre la fie. 12, les platines de cueillage 201, avant de produire le tricotage, occupent la position la plus basse à gauche indiquée sur cette figure; elles .sont soulevées une à une, jusqu'à la position extrême dedroite Te présentée sur cette figure, par une lame de cueillage 211 (voir fig. 2 et 16), lame dont le mode de commande va être .décrit mainte nant.
Si -on se reporte maintenant aux fig. 1, 4 et 8, on voit que sur l'arbre 151 (qui, on se le rappellera, est l'arbre de la roue droite supérieure 162) est montée une roue 212 .den tée sur une partie .de la périphérie. Sur l'arbre inférieur 160 est montée une roue inférieure 213 également .dentée en partie.
Ces roues 212 et 213 sont les organes de commande d'un mécanisme vibrateur et entre elles est placée une roue d'engrenage -de vibrateur 214 qui, ainsi qu'on le voit sur la fig. 1, est montée sur un levier vibrateur 215 pivotant sur un tourillon 216 qui fait .saillie sur les pièces 154 du bâti fixées au côté 20 :du métier.
Avec le levier vibrateur coopère un couteau @de ver rouillage 219 monté sur un bras 220 qui pi vote en 221 sur un support 222 fixé lui-même au support 15.1; un bras 223, fixé au bras 220, vient en prise avec une came (non fi gurée) qui commande le couteau de ver rouillage à la manière bien connue.
A la. roue d'engrenage de vibrateur 214 est reliée une bielle de vibrateur 224 dont l'autre extrémité est reliée @à un levier 225 pi votant sur un tourillon 226 qui fait saillie sur un support 227 fixé à la partie 25 du bâti. L'autre extrémité -du levier 225 est reliée par un axe 228 et par une fente à un levier 229 monté sur l'arbre 136.
Comme on le voit sur les fig. 1 et 16, à l'extrémité supérieure du levier 229 est arti culée une bielle 230 qui relie le levier 229 à une tige 2-31 de lame -de cueillage que l'on peut voir aussi sur la fig. 2. La bielle 230 est reliée au levier 229 par un axe 232 et à la tige 231 par un axe 233.
A la tige 231 (voir plus particulièrement fig. 2 et 16) sont reliées, au moyen de boulons 234, -des boîtes 235 de lames :de cueillage qui reposent sur une coulisse 236 de lames de cueillage. Les lames & cueillage 211 sont montées à, la manière habituelle dans les boîtes 235 et des roues de réglage 237 agis sant sur des vis de réglage peuvent être pré vues. Comme on le voit sur la fig. 16, la cou- lisse 236 des lames -de guidage est supportée par les sections 25 du bâti.
On voit, sur la fi g. 16, que les talons 204 des platines de @oueillage sont séparés par des peignes ou grilles 239 dont les lames s6pa- ratrices 240 guident les talons 204 et suppor tent la. poussée latérale des lames de cueillab 211. A l'extrémité antérieure de chaque grille 239 est disposé un électro-aimant 207.
Un seul électro-aimant 207 suffit pour une paire de sections 4e tricotage, mais .si on désire aug menter le nombre des sections .de tricotage, des électro-aimants additionnels doivent 'être prévus, d'une part, pour faciliter le rempla cement au cas où l'un des électro-aimants se trouverait mis en court-circuit, d'autre part, pour ménager un espace pour le méca nisme de bielles parallèles -de la barre à ai guilles qui sera décrit plus loin.
Les lames de cueillage 211, comme on le voit sur la fig. 2, sont disposées. au-dessus -du niveau -de la grille 2 39 et viennent en contact avec les talons '204 dont les parties dirigées vers le bas sont guidées par les lames 240.
L'électro-aimant 207 comporte des pièces po laires supérieures 242 et des pièces polaires inférieures '243, comme on le voit sur la fig. 17. Lorsque les talons 204 sont déplacés vers l'avant par la lame -de cueillage 211, ils sont saisis individuellement et maintenus par les pôles 242 et 243 de l'électro-aimant 207.
En raison de l'utilisation d'un électro-aimant pour maintenir les platines de cueillage en place, le peigne -ou grille 239 doit être fait en laiton ou en quelque autre métal non fer reux et on remarquera que cette particularité donne un contact excellent aux talons 204 .des platines 4e -cueillage 201, lesquelles sont faites en fonte malléable ou en acier d'une qualité qui ne conserve pas l'aimantation d'une manière permanente.
L'électro-aimant 207 joue le rôle de la barre habituelle (qui reçoit les parties saillantes des platines de cueillage et -des pla tines de formage) et on remarquera que la pression supplémentaire qui est habituelle ment nécessaire dans les machines à tricoter pour déplacer les platines -de cueillage, par suite,de la pression exercée par les barres pré citées, peut être supprimée.
On obtient de cette manière un fonctionnement très aisé du mécanisme des lames de cueillage et des pla tines -de -cueillage. L'électro-aimant 207 est excité lorsque les lames -de -cueillage 211 com mencent à se déplacer, mais l'aimantation n'est pas assez forte pour attirer les talons 204 avant qu'ils aient été déplacés au moins en partie par les lames de cueillage 211.
Lors que les platines -de cueillage sont tout d'abord retirées, pour permettre aux platines de for mage de diviser les mailles, l'électro-aimant 207 est désexcité et le mécanisme -de remise en place agit pour retirer les platines de cueillage.
Comme le montrent les fig. 1 et 17, on a prévu un .disque 244 en "bakélite" fixé de manière réglable sur l'arbre à cames de tri- cotage 32. Ce disque comprend une partie conductrice 245 qui est reliée à l'arbre 32 et qui, .de -ce fait, est mise à la masse. Un balai de contact ou autre organe analogue' 247 est en contact avec le disque 244 sur le trajet de la portion conductrice 245 et, comme on le voit .sur la fig. 1, il est fixé au côté 21 du métier en 248, mais il est isolé dudit métier.
Une batterie 249 a l'un de ses pôles relié à une borne 250 de l'électro-aimant 207 par un fil 251. L'autre pôle de la batterie 21.9 est mis à la masse, -comme on l'indique sur la fig. 17.
L'autre borne 252 de l'électro-aimant 207 est reliée par un fil 253 au balai 247. P va sans dire que la batterie 249 peut être rem placée par une source quelconque de courant continu, par exemple par une génératrice de courant continu ou par un certain nombre de batteries d'accumulateurs qui n'ont pas besoin d'être placées à proximité du métier.
Lorsque les navettes 125 sont -déplacées à travers deux des espaces 133, le prolonge ment 179 de chaque navette dépose du fil sur les lames séparatrice 209 du peigne 208 se trouvant entre lesdits espaces et sur une partie creuse 2544 desdits organes (voir fig. 12). Les encoches 203 des platines -de cueillage 201 se déplacent rapidement et suc cessivement vers le haut au delà de la partie 254 précitée et cueillent le fil.
Entre le mo ment où ont lieu les opérations de tricotage, les encoches 203 des platines de cueillage 201 sont placées en arrière d'une partie surélevée 255 -du peigne 208. Comme on le voit sur les fig. 5 et 12, chaque lame métallique plane 209 est constituée par une paire de lames con venablement fixées l'une à l'autre, par exem ple par soudure, et chacune des lames 209 ainsi réalisées est logée dans une encoche 256 -de la plaque 210, grâce à quoi elle est maintenue dans la position voulue;
les -extré- mités antérieures -des lames doubles 20-9 sont reçues et maintenues écartées pax une plaque arquée 2457 présentant des encoches ou rai nures 2;58, les plaques 209 étant -de préfé rence soudées à leurs plaques respectives de maintien 210 et 257. La fig. 5 montre cette construction, les éléments étant .coupés .dans des plans horizontaux différents pour mon trer ladite construction.
Le cueillage du fil est contrôlé par une -chaîne de modèles 259 pour le levier vibrateur 215 commandé à la manière habituelle par des engrenages non fi gurés fixés à l'arbre inférieur 160 -du méca nisme. vibrateur Formage. - Si on se reporte une fois en core à la fig. 5, on remarquera que des pla tines -de formage 260 alternent avec les pla tines -de cueillage 201; les platines de for mage sont logées entre des plaques adjacentes 209 de la même manière que les platines de cueillage 201. On voit sur les fig. 12 et 15 que chaque platine de formage 260 comporte un moyeu 261 percé -d'un trou 2,62 et qu'une languette 263 formant clavette fait saillie à l'intérieur dudit trou.
Les platines .de for mage 260 sont montées sur l'arbre 200 qui passe dans les trous 262 et chacune des languettes-clavettes 2i63 est logée dans une rainure 264 -de l'arbre 200. Il en résulte que lorsqu'on fait mouvoir, d'un mouvement an gulaire, l'arbre 200, toutes les platines de for mage 260 sont déplacées, sans que ce mouve ment affecte les platines de cueillage 201 qui sont simplement montées sur l'arbre 200, mais quine sont pas clavetées sur ledit arbre.
La fig. 15 montre que chaque platine de formage comprend une partie inférieure 265 s'étendant vers l'avant et une partie supé rieure 266 s'étendant également vers l'avant, ces -deux parties formant une encoche 267 pour diviser les mailles formées par les pla tines de -cueillage. Les platines de formage sont, d'une manière générale, -de même forme que les platines de cueillage, comme on le voit en comparant les fig. 14 et 15. Les pla tines de formage n'ont pas de talons, -car elles sont entièrement commandées par l'oscillation de l'arbre 200.
Comme on le voit sur les fig. 1, 2, 4 et 16,à l'arbre 200 est fixé un bras 268 à l'ex- trémité duquel est articulée une tige,de ,com- man.de 269 qui forme à son autre extrémité une fourche 270 entourant l'arbre à came 32. L'extrémité externe de la fourche 270 est fermée par une barre 271 à laquelle est at- taché un ressort 272 qui, par son autre ex trémité, peut être fixé à une partie quelcon que fixe du métier ou au plancher.
La four che 270 constitue un guide permettant à la tige 269 de se -déplacer .suivant un mouve ment alternatif et aussi de se régler .d'elle même angulairement lorsque le bras 268 se déplace; à côté de la. tige 269 se trouve une came 278 calée sur l'arbre 32; un galet 274, porté par la tige 269, repose sur la périphérie de la. came 273.
De cette manière, un mouve ment angulaire quelconque peut être imprimé à. l'arbre 200 et, en examinant cet arbre sur la fi-. 2, on verra qu'un très rapide déplace- ment angulaire dans le sens des aiguilles d'une montre peut être communiqué à l'arbre 200 grâce à la forme particulière ,de la came 273, le ressort 272 agissant pour déplacer l'ar bre en sens inverse des aiguilles d'une montre.
En se reportant de nouveau ià la fig. 5, en combinaison avec la fig. 12, on verra que, à partir -de chaque lame 209 (sauf une), s'é tend une platine d'abatage 280. Chaque pla tine d'abatage peut avoir le profil habituel, y compris une encoche 281 formant un an gle très ouvert, comme on le voit sur la fig. 12.
La fig. 5 montre un mode -de cons truction -des lames et des platines,d'abatage; ainsi qu'il a été dit plus haut, chaque lame 209 est formée, par -construction, de deux lames soudées ensemble et l'une de ,ces lames constitue la platine d'abatage 280 faite .d'une seule pièce avec elle, chacune desdites pla tines étant placée à. l'alignement d'une platine de cueillage ou d'une platine de formage et la lame de métal étant, à cet effet, contre- coudée comme on l'a indiqué en 282.
Les pla tines d'abatage 280 servent. .à supporter les parties tricotées de l'Étoffe lorsque les mailles sont tirées, et on remarquera que la partie tri cotée de l'étoffe est -également supportée par la partie tissée, et aide à supporter celle-ci, des templets étant de préférence prévus à l'endroit des lisières ainsi qu'il est de prati que courante dans le tissage d'étoffes de grande largeur (par opposition à ce qui se fait pour les tissus étroits tels que les ru bans).
La fig. 5 montre également que, entre chaque platine @d'abatage 280, se trouve une aiguille 284; toutes ces aiguilles sont pa rallèles entre elles et, comme on le voit sur la fig. 12, elles sont maintenues dans une barre 287, les aiguilles étant toutes verrouillées et maintenues en place par une plaque de ver rouillage 288 fixée à la barre 287 par -des boulons 289;
les aiguilles et la barre à ai- #-ailles sont de préférence construites à peu près conformément à la pratique habituelle des machines pour le tricotage :des articles plats entièrement confectionnés.
Le fil provenant des navettes 125 vient former des mailles autour de paires d'aiguilles, comme on le voit à l'angle inférieur de gau che de la fig. 5 et les platines -de formage -di visent ces mailles à la manière bien connue pour former une maille sur chaque aiguille, les platines de cueillage revenant en arrière à ce moment, ainsi que cela sera -décrit mainte nant.
Comme on le voit sur les fig. 12 et 16, au-dessus des talons 205 .se trouve une barre de commande 290 supportée par -des bras 291, lesquels sont fixés à un arbre<B>2</B>92 tournant dans les parties 215 -du bâti. A l'arbre 292 (voir fig. 2) est fixé un bras -de commande 293 à l'extrémité duquel est articulée une tige de commande 294, .semblable à la tige 269 et comportant une fourche 295 qui entoure l'arbre à cames 32; cette fourche est munie d'une barre 296 à laquelle est attaché un res sort 297 fixé par son autre extrémité à une cheville 298 fixée elle-même .à la partie 25 -du bâti.
Sur la tige 294 (voir fig. 1 et 2) est monté un galet 300 qui repose sur la péri phérie d'une .came 299; la position de la barre 290 est ainsi réglée par la came 299 et, lorsqu'on désire que toutes les platines de cueillage .soient retirées, la barre 290 est ,dé placée vers le bas.
En même temps que se produit le mouve ment de la barre 290 vers le bas, mouvement qui retire toutes les platines de,cueillage 201 par contact avec leurs talons 205, l'électro aimant 207 cesse d'être excité, 1a partie con- ductrice 245 quittant à ce moment-là -le ba- lai 247. Les platines de cueillage 201 sont ainsi retirées suffisamment loin pour per mettre aux platines .de formage 260 de di viser les mailles. On pourrait prévoir une autre portion conductrice sur le disque 244 pour produire l'attraction des talons 204,
afin d'empécher les platines de cueillage 201 de se déplacer à. ce moment au delà de la position voulue, mais le métier représenté comporte, dans .ce but, une barre 301 placée sous les talons 205 et reliée par des bras 302 à un arbre 303 disposé juste au-dessous de l'arbre 292, .comme on le voit sur les fig. 12 et 16.
L'arbre 303 est commandé, comme les arbres 200 et 292, au moyen -d'un bras 304, d'une tige 305 (portant une fourche 306 -entourant l'arbre 32) et d'un ressort 307 attaché par une extrémité ià une barre portée par la fourche 306 et, par son autre extrémité, à une cheville ou au plancher, une -came 308 et un galet 309 donnant à la tige 305 son mouvement as cendant.
Tirage <I>des</I> mailles. <I>-</I> Comme on le voit sur la fig. 2, la barre à aiguilles 287 est sup portée par une paire de bras 310 partant d'un arbre 311 dont les oscillations font monter et descendre les aiguilles 2.84. Les extrémités des bras 310 sont articulées sur des supports 312 fixés à la barre 287. Les bras 310 (fig. 4) peuvent être placés en un point quel conque au voisinage du centre ou axe de cha que section de tricotage. Des boulons 313. sont prévus pour fixer de manière réglable les bras 310 à l'arbre 311.
Si on se reporte maintenant aux fig. 1 et 4, on voit que l'arbre 311 tourne dans les éléments latéraux 20 et 21 .du métier et aussi dans les parties 25 du bâti et que, à cet arbre, est fixé un bras 314 s'étendant vers le bas et portant un galet 3.15 qui vient en prise avec une came 3,16 calée sur l'arbre 32; la -came 31.6 commande les aiguilles 284 en ce qui concerne leur position verticale. A l'extrémité -du bras 314 est attaché un res sort 317 -dont l'autre extrémité est fixée à une tige 318.
En avant de l'arbre 311 et =dans le même plan horizontal que lui se trouve un autre arbre horizontal 319 qui commande la posi tion angulaire des aiguilles 284. On voit sur les fig. 2 et 4 que des bras 320 dirigés vers le bas sont fixés sur l'arbre 319 et que ces bras sont reliés par des bielles 321 à -des bras 322 fixés à la barre à aiguilles 287; on a donéc une paire de mécanismes à bielles pa rallèles comprenant les bras 320, les bielles 321 et les bras 322, chaque mécanisme à bielles parallèles étant placé sensiblement en regard d'un espace 133.
L'arbre 319 (voir fig. 1 et 4) tourne dans les côtés 20 et 21 du métier et dans les parties 25 du bâti; à -cet arbre est fixé un arbre 323 portant un galet 324 qui vient en contact avec une came 325 dont le rôle est de déterminer la position angulaire des aiguilles 28'4; un ressort 326 s'étend .de la. partie inférieure -du bras 323 jusqu'à la tige 318.
Les moyens ser vant à déterminer les positions verticale et angulaire des aiguilles 284 .décrits ici sont semblables ù ceux qui sont appliqués dans les machines pour le tricotage des articles plats entièrement confectionnés.
Si on se reporte de nouveau :à la fig. 12, on voit que chaque aiguille 284 comporte un bec élastique 330 .dont la pointe peut être pressée dans un chas d'aiguille 331. La fig. 5, combinée avec la fig. 12, montre que les extrémités avant des lames 209. au-dessus ,des platines d'abatage 280; forment ,des surfaces de pression 332.
Les extrémités supérieures et les becs des aib gilles 284 peuvent être ame nés à s'approcher et à s'éloigner des surfaces de pression par l'effet .de l'oscillation de l'ar bre 319; on remarquera que ce mouvement peut être réglé au moyen des boulons 333 fixant les bras 320 à l'arbre 319.
Après que les mailles ont été formées sur les aiguilles 284 par les platines de cueillage et par les platines de formage, ainsi que cela a été déjà décrit, les aiguilles 284 sont tirées vers le bas jusqu'à ce que les mailles, supportées à ce moment par les parties 202 -des platines -de cueillage et 2,65 des platines ,de formage, aient pénétré sous les becs 330, après quoi les platines de cueillage et les platines de formage sont retirées par le mé- canisme déjà décrit servant à la commande de ces organes;
les becs 330 sont alors fermés dans le chas 331 par l'effet de la pression exercée sur lesdits becs 330 par les surfaces de pression 332; les aiguilles 2'84 sont en suite tirées davantage vers le bas, .ce qui a pour effet -de tirer les nouvelles mailles à travers les maille déjà formées; à ce moment, l'étoffe est supportée par les platines -d'aba- tage 280.
Le trajet exact décrit par les aiguilles 284 est .déterminé par les. .cames 316 et 325 qui doivent avoir le contour voulu pour don ner aux aiguilles le mouvement désiré, en ce point du cycle, décrit ci-après, de fonction nement du métier; le trajet des aiguilles est lui-même bien connu, on en trouvera l'exposé, par exemple, dans le numéro du 11 juillet 1931 de Textile World, page 40, dans le numéro du 8 août 1931, page 34 et dans le numéro -du 19 septembre 1931, page 30, .dans un article de M. Max Miller M. E.
Abatage. - En se reportant maintenant aux fig. 1, 5 et 12, on voit que lorsque les boucles ont été tirées vers le bas, comme cela a été décrit et qu'elles ont été tirées à travers des mailles formées antérieurement, par suite de la fermeture .des becs 330, les aiguilles 284 se déplacent vers la droite de la fig. 12 et les mailles sont relâchées par les parties antérieures 202.et 265, respectivement, des platines de cueillage et -des platines de for mage,
après quoi les parties supérieures -des aiguilles 284 continuent @à se déplacer vers le bas et vers la gauche de la fig. 12, l'étoffe étant à ce moment supportée par les platines d'abatage 280. Ceci a pour effet de placer les aiguilles en état de se .soulever sans rentrer dans les mailles précédemment formées. Ainsi qu'il a été indiqué plus haut, il y a une grande distance entre la ligne de serrage de la duite des étoffes et l'ensouple 62; ceci per met .d'obtenir une tension et une élasticité suffisantes -de l'étoffe pour que les aiguilles se meuvent dans la. course ordinaire de trico- tage, ainsi que M.
Miller le décrit dans les articles cités plus haut. Lorsque les aiguilles se meuvent vers l'avant, c'est;à-dire vers la gauche de la fig. 12, la tension de l'étoffe fa cilite l'abatage.
<I>Dégagement.</I> - Les aiguilles se soulèvent à nouveau .à la manière habituelle; dans ce mouvement, elles oscillent de préférence fran chement vers la gauche (fi-. 12), un espace 340 étant ménagé pour recevoir les têtes .des aiguilles pendant ce mouvement. Lorsque les aiguilles montent, les platines de formage 260 se déplacent dans le sens, des aiguilles d'une montre (voir fig. 12), afin .de mainte nir l'étoffe vers le bas quand les aiguilles s'élèvent au-dessus -du niveau .des platines de formage et -des platines de cueillage.
Le .dé gagement se fait sensiblement à la manière connue. <I>Navettes. -</I> Comme le montre la fig. 19, les navettes 12e5 sont du type des navettes droites ordinaires employées dans la fabrica tion des tissus étroits, avec des parties ar quées 340a. Dans les navettes marginales 12:5a est incorporé un mécanisme de rebobi- nage .des canettes, afin d'éviter la présence de bouts libres sur les lisières des étoffes.
Sur la fig. 20, -on a montré schématique ment les positions successives des navettes dans un métier établi .conformément à l'in vention et dans lequel un seul espace de tri cotage a été prévu, afin .de simplifier le schéma. Si l'on considère les troisième et quatrième positions représentées, comptées à partir -du sommet de la figure, la navette de gauche 125a est plus loin à la gauche de la chaîne à la troisième position qu'elle ne l'est à la droite -de la chaîne dans la quatrième po sition.
Par suite, pour empêcher une duite libre, on oblige la. trame .des navettes 125a à se rebobiner d'une longueur limitée sur les canettes chaque fois que la tension sur ladite trame est relâchée.
Revenant,à la fig. 19, on voit que la na vette comporte une broche ,341 partant une canette 342 qui est percée de trous. ou de fentes sur sa joue,de gauche pour recevoir -des chevilles 343 faisant saillie sur une bride 344 -d'un organe tubulaire 345. Sur ce dernier est montée un organe de commande 346 pressé contre une rondelle 347 par un ressort 348 dont l'autre extrémité vient en prise avec un écrou 349.
La rondelle est poussée -contre la bride 344, .de telle manière que, lorsqu'on fait tourner l'organe de commande 346, la bride 344 tourne aussi et que réciproquement, quand on fait tourner la bride 344, l'organe 346 soit entraîné, à moins que la résistance ne devienne trop grande. Un ressort 350 est fixé par une extrémité @à une partie 351, en forme de -disque, d'une broche 352 qui sup porte, de manière qu'il puisse tourner, l'or gane tubulaire 34'5 et l'autre extrémité @du ressort 350 est fixée à l'organe -de commande 346.
La broche 341 prend appui dans une en coche 3,53 de la broche 3'52 et un grain 3,54 est disposé à l'autre extrémité de la broche 341 pour réduire le frottement. Lorsque du fil est tiré de la canette 342, le ressort 350 s'enroule jusqu'au moment où la tension -de ce ressort devient supérieure à la friction exercée sur la rondelle 347 par l'effet -de la pression du ressort 348; les organes glissent ensuite l'un par rapport à l'autre, ce qui donne de la tension au fil, mais permet à celui-ci d'être tiré de la canette 342.
Mais lorsque la tension est relâchée sur le fil, le ressort 3;50 fait tourner la canette 342 pour enrouler -de nouveau sur ladite canette la portion -de fil qui va jusqu'à la lisière des étoffes.
Comme .ce mécanisme de canette forme un dispositif de tension en même temps qu'un dispositif de rebobinage, il peut être utilisé sur les navettes 12r5 aussi bien que sur les navettes 125a et procure certains avantages dans cette dernière application, avantages tels que l'enlèvement de la trame du parcours -des platines de cueillage et des platines -de formage quand le fil n'a pas be soin d'être abaissé,
mais dans beaucoup de cas un type quelconque connu ou non .de -dis- positif tendeur de fil peut être utilisé dans les navettes 125 suivant la nature -de trame que l'on emploie.
Humidité. - Lorsqu'on travaille des fils -de soie ou d'autres fils -de trame nécessitant une grande quantité d'humidité, divers arti- fices peuvent être utilisés. Lien entendu, l'at mosphère -de l'atelier peut être maintenue au degré voulu d'humidité mais, d'autre part, le métier représenté se prête particulièrement bien à l'incorporation de dispositifs pour l'hu midification directe .du fil .de trame.
A cet ef fet, une tuyauterie non figurée -est disposée sur le battant 110, à. la partie supérieure .du- dit battant, avec des orifices placés en regard des blocs 113 et 114, afin de diriger de la vapeur ou de l'air humide vers le haut contre les canettes 342.
Réglage. - Au lieu .de représenter des vue latérales de tontes les .cames, on a figuré les mouvements relatifs des organes sur la fig. 27.; des cames appropriées pour la réali sation desdits mouvements peuvent être faci lement construites en partant de ce schéma. Sur cette figure, la ligne médiane 360 repré sente l'axe des abscisses et les déplacements le lon-de cette ligne représentent le mouve ment -du métier, des parties égales correspon dant à des déplacements angulaires égaux -des arbres 30, 31 et 32.
Chaque ligne entière 360 représente une lancée, c'est-ù-dire un tour de l'arbre 30, un demi-tour de l'arbre 31 et un tiers de tour de l'arbre 32. Les trois lignes 360 représentent à elles trois une révolution complète de l'arbre 32 qui est l'arbre à cames de tricotage.
Les ordonnées représentent les positions des navettes à travers le métier et, lorsque la courbe 361 des navettes recoupe la ligne 360, les navettes occupent la seconde ou la cinquième position de la fig. 20. Si l'on con sidère la ligne de navette 361, la position la plus haute de cette ligne représente les pre inière et troisième positions des navettes (fig. 20) et la position la plus basse de ladite ligne représente les quatrième et sixième po sitions -des navettes (fig. 20).
En ce qui concerne le mouvement des porte-lisses, il est réglé, par rapport au mou vement -des navettes, de telle manière que les navettes ne se déplacent que lorsque les har nais sont au repos. Quand les lignes 362 cor respondant au mouvement des harnais recou- pent la ligne 360, les chaînes (de fil) sont dans un plan, ce qui revient :à dire que la foule est fermée; les abscisses représentent, en ce qui concerne les harnais porte-lisses, le mouvement vertical de ces organes.
Le mouvement du battant mobile 183 est indiqué par la ligne 363., la position la plus basse de cette ligne représentant le coup de battant; au point où cette ligne rejoint la. ligne 360, le battant est dans la position in diquée sur la fi-. 2.
Le mouvement des platines de cueillage est représenté par la ligne 364; quand cette ligne rencontre la ligne 360, toutes les pla tines de cueillage sont abaissées, -c'est-à-dire dans la position de gauche représentée sur la fig. 12 (la partie principale -de la, platine de cueillage la. plus rapprochée se trouvant der rière une platine de formage sur .cette figure, mais son talon 205 indiquant .sa position).
La position la plus haute de la ligne 364 cor respond à la position en traits pleins repré sentée à droite de la fig. 12 pour une platine de cueillage; les positions intermédiaires sont représentées par des abscisses intermédiaires. A la partie supérieure de la fig. 21., les pla tines de cueillage se meuvent d'abord indivi duellement, mais à la fin de la partie droite de la ligne 364, toutes ces platines ont été dé placées vers le haut et, à partir de ce point, le schéma représente, sur la ligne 364, le mouvement d'ensemble des platines de cueillage.
On remarquera sur la fig. 21 que les platines de claeillage ont achevé leur mou vement ascendant avant que le coup de bat tant se produise; de cette manière, la trame n'est. conduite dans la foule -des étoffes que lorsque le fil tout entier a été abaissé.
Les platines de formage se déplacent tou jours toutes en même temps et ,de la même manière, ainsi que cela a été précédemment expliqué et leur mouvement est représenté par la ligne 365, les abscisses représentant un mouvement semblable à celui qu'indiquent les abscisses des platines de cueillage.
Le mouvement des aiguilles 284 est repré senté par la ligne 366 dont les abscisses in diquent le mouvement vertical des aiguilles, la partie la plus haute de cette ligne repré sentant la position la plus haute des aiguilles; la ligne 366 représente la position des ai guilles dans laquelle leurs sommets se trou vent sensiblement au même niveau que les sommets des platines d'abatage 280.
Par suite, cette ligne représente sur la fig. 21 le mouvement angulaire de l'arbre<B>311;</B> le mou vement de l'arbre 31.9 n'est pas indiqué sur la fig. 21, car un tel mouvement angulaire (ou mouvement en avant et en arrière) -des aiguilles est déterminé d'après la position verticale desdites aiguilles, afin que celles-ci exécutent la course convenable, -comme cela a été précédemment indiqué, et, par exemple, une course telle que celle -décrite .dans les ar ticles de M. Miner cités précédemment.
Si on considère maintenant à nouveau le mouvement -des navettes, les navettes 12.5 sont couvertes de hachures croisées -sur la fig. 20; c'est lorsqu'elles dépassent le bloc intermé diaire qu'une course est faite pour le trico- tage. Ceci a lieu pendant le mouvement de puis la troisième jusqu'à la quatrième posi tion et pendant le mouvement depuis la sixième jusqu'à la première position. Il va sans dire que sur la fig. 20, la navette 125 peut représenter un nombre quelconque de navettes semblables donnant un nombre cor respondant de sections tricotées et tissées.
La fig. 22 montre un schéma de chaîne de modèle pour le mécanisme vibrateur qui com mande les navettes (chaîne de modèle l78). De tels schémas sont faciles ù comprendre, les parties noires représentant -des rouleaux ou releveurs et les parties blanches représentant des rondelles. Les diverses lancées repr6sen- tées sur la fig. 22 -correspondent aux positions indiquées sur la fig. 20.
La fig. 23 représente le schéma .de chaîne de modèle pour la chaîne de modèle 259 qui commande les lames de cueillage; ainsi qu'on se le rappelle, -ce mécanisme ne comporte qu'un seul engrenage vibrateur. Le schéma de la fig. 23 correspond au schéma de la fig. 22.
Le réglage du métier doit être fait con formément aux schémas -des fig. 20, 21, 22 et 23, car on n'a pas cherché 'à représenter sur les diverses vues du métier les organes dans la même position. D'autre part, diverses, vues montrent dans :certains cas -des organes dans des positions différentes pour mieux faire voir le mécanisme.
Le schéma de la fig. 20 représente un mouvement possible de navette pouvant être adopté, mais un plus grand nom bre de lancées peuvent être insérées dans les parties tissées -des étoffes entre les courses de tricotage, si on le désire; chaque lancée peut également comprendre la réalisation d'une course de tricotage. Pour réaliser de tels chan gements dans le métier, diverses chaînes de modèles 178 et 259 peuvent être établies et -des cames différentes peuvent être montées sur l'arbre à cames 32.
En -d'autres termes, le métier représenté peut être facilement modi fié pour produire .des sortes différentes de marchandises sans .que -sa construction fonda mentale soit altérée.
Fonctionnement. - Après le rentrage de la chaîne, une certaine longueur @de celle-ci est tirée à travers chacune des sections -de tissage, ainsi que cela est bien compréhensible pour tout tisserand et 1a chaîne est fixée sur le rouleau 85 destiné à recevoir l'étoffe.
A ce moment, il est .désirable de -débrayer le mé- cauisme de commande du formage, .ce qui peut être facilement fait en maintenant la tige .de commande 269 dans sa position supé rieure -contre l'action du ressort. 272. Toutes les platines -de formage occupent alors la po sition extrême de droite sur la fi<B>g -1</B>2.
En même temps, le mouvement des pla tines de cueillage doit être rendu inopérant pour le moment. Ceci peut être fait en arrê tant l'action des lames -de cueillage 211, par exemple en retirant la chaîne 2!59 de l'arbre à -chaîne, ce qui laisse la commande de vibra teur 214 dans sa position la plus basse.
Le métier doit alors être mis en marche et les navettes opèrent le tissage -de toutes les sections; en même temps, comme les courses de tricotage sont réalisées, la trame relie les diverses sections tissées. Quand une certaine quantité d'étoffe tissée a été ainsi produite, la tige 269 -est libérée, -ce qui met en état de marche le mécanisme -de formage et 1a chaîne 259 peut être mise en place de manière que les lames de cueillage soient actionnées.
Le métier -doit être alors remis en marche jus qu'à ce qu'une course ait été faite pour le tri cotage et que le fil ait été abaissé sur toutes les séries d'aiguilles 284, soumis au formage et que les mailles aient été formées. Chaque maille est ensuite reliée au crochet d'un pei gne, ou barre à faire le revers, à la. manière connue, une telle barre étant prévue pour cha que section tricotée -de l'étoffe. Ces peignes .ou barres peuvent être ensuite fixés à des bandes élastiques s'étendant par-dessus la poitrinière 61 -et allant à une partie convenable quel conque du local.
Le métier est alors prêt à fonctionner -et .des courses successives et -des lancées sont faites jusqu'à ce que la partie tricotée atteigne la tige -de verre 63. A ce mo ment, toutes les barres (ou peignes) précitées doivent être relevées et reliées à des liens élastiques allant derrière l'ensouple 62, les dits liens .étant fixés. au plancher, par exem ple.
Lorsque la partie tricotée atteint l'ensou- ple 62, les liens élastiques peuvent -de nou veau être déplacés et amenés dans une posi tion horizontale. A ce moment, il convient -de retirer l'étoffe tissée du rouleau 85 ou de dé rouler les, extrémités -de la chaîne dudit rou leau jusqu'à ce qu'une longueur suffisante de partie tricotée ait été formée pour permettre à toute la largeur -de l'étoffe d'être convena blement et sûrement fixée au rouleau 85 à la manière habituelle.
A partir de .ce point, l'é toffe peut être fabriquée d'une manière com plète, le travail ne nécessitant que le rempla- cement des .canettes 342 .dans les diverses na vettes 125 et 125a lorsque lesdites canettes sont vides.
Lorsqu'une nouvelle chaîne est rentrée, le travail peut être remis en marche immédiatement sans employer les barres à faire le revers ou peignes (les dernières mailles se trouvant sur les aiguilles 284) à moins qu'un changement ne doive être fait dans les parties tricotées par modification du nombre des aiguilles dans une section.
Si l'on examine maintenant la fig. 20 en regard de la fig. 21, on constate que le pre- mier déplacement des navettes, représenté par le mouvement depuis la première position jus qu'à la seconde position, a pour effet -de pro duire une lancée dans les foules de toutes les sections tissées. Le second déplacement des navettes produit une autre lancée dans cha cune des sections tissées, la navette 125a de gauche ne faisant à ce moment aucune lancée.
Le troisième déplacement, c'est-à-dire le dé placement depuis la troisième jusqu'à la qua trième position, fait passer les navettes 125 à travers les sections de tricotage et dépose des fils pour ledit tricotage. Cette lancée est représentée par la partie supérieure -de la fi-. 21.. On remarquera que les platines de formage, au commencement de cette lancée, sont à leur position supérieure;
elles sont maintenues de préférence dans cette position pendant tout le temps où le tricotage n'est pas réalisé, car elles forment ainsi des dispo sitifs protecteurs empêchant le fil -de s'em brouiller dans les platines de cueillage ou dans les platines -de formage ou même sur les bords presseurs 332, lorsqu'on ne :désire pas tricoter. Lorsque les bras 179 ,des navettes 125 sont près du centre du bloc central à tra vers lequel ils passent rapidement, les pla tines de cueillage se déplacent individuelle ment vers le haut.
Immédiatement avant, les platines de formage ont été toutes déplacées vers le bas; elles avaient été maintenues à leur position supérieure jusqu'au moment où les lancées s'étaient produites dans -celles des premières foules à travers lesquelles elles passent au cours de ce -double mouvement. On peut donner aux platines de formage un mou vement rapide de descente parce que ce mou vement est commandé par des ressorts.
Le fil n'a pas besoin d'être complètement abaissé tant que les navettes ne sont pas ar- rêtées, mais lorsque lesdites navettes vien nent au repos, les lames de cueillage .se sont déplacées d'au moins la moitié de leur course totale, afin d'éviter la descente d'une partie quelconque .du fil dans le dernier bloc.
Il .doit être entendu ici que les termes "premier bloc", "bloc intermédiaire" et ,;dernier bloc" ont une valeur relative applicable au cas d'une na- vette particulière, ainsi que cela est bien re présenté sur la fig. 20;
chaque bloc au centre d'un métier à grand nombre de répétition est à la fois premier bloc, dernier bloc et bloc in termédiaire par rapport à une certaine na vette déterminée, mais l'expression "premier bloc" .désigne le bloc à partir .duquel une na- vette,déterminée se meut et le terme ,;dernier bloc" désigne le bloc où ladite navette s'ar- rête, le tout pendant la partie @du,cycle d'opé ration pendant laquelle est faite une course de tricotage.
Lorsque toutes les platines de cueillage se sont déplacées jusqu'à leur position la plus haute, les platines de formage se déplacent vers le haut et vers l'avant, c'est@à-.dire vers la droite de la fig. 12, pour former les mailles, les platines .de cueillage reculant à -ce moment toutes à la fois sous l'action de la barre 290.
Dans leur position la plus basse, les platines -de formage sont au-dessous de la partie 255 (fig 12) et, pour les empêcher,de faire descen- dre le fil .dans le dernier bloc à ce moment, les platines de cueillage sont munies de pro longements supérieurs 400 qui.forment des protecteurs empêchant les platines de formage d'agir comme platines de cueillage.
Quand les platines de formage se déplacent vers le haut, les harnais peuvent se mouvoir et le battant 183 peut également se déplacer. Les aiguilles commencent leur course de descente à peu près à ce moment et vers le moment où la pression se produit (moment indiqué par la bosse sur la ligne 366 près de la droite -de la partie supérieure -de la fig. 21), les platines de formage et les platines de cueillage se retirent à la fois pour permettre aux mailles d'être tirées des pièces antérieures 202 et 265 des platines de cueillage et .des platines de formage.
Si l'on examine maintenant la partie mé diane de la fig. 21, on voit que lorsque les navettes partent pour se déplacer de nouveau depuis la quatrième position jusqu'à, la cin quième position de la fig. 20, les platines .de cueillage se retirent toutes jusqu'à leur posi tion la plus basse, tandis que les platines de formage se meuvent vers le haut pendant que les bras <B>179</B> des navettes sont dans les foules.
Ce réglage est adopté pour réduire les risques d'accrochagé du fil en ce point; de plus, les platines de formage 260 sont établies avec une portion supérieure 266 très longue afin que, même dans la position intermédiaire indiquée à la gauche de la partie médiane de la fig. 21, les parties .supérieures 266 soient verrouillées avec les aiguilles 284 pour em pêcher d'une façon efficace l'accrochage -du fil.
Les aiguilles se déplacent alors vers le haut, ainsi que cela a été déjà décrit, les. pla tines -de formage maintenant à ce moment vers le bas la partie tricotée de l'étoffe. Lors que les aiguilles ont fait leur course ascen dante complète, un cycle entier de tricotage est terminé et les platines de formage restent ensuite dans la position haute, ainsi que les aiguilles, tandis que les platines de cueillage sont .à leur position inférieure pendant une lancée et demie, jusqu'à ce que les navettes aient fait de nouveau une longue course ainsi que cela a déjà été décrit.
D'autres systèmes de réglage des -divers mouvements du métier peuvent être adoptés et on remarquera que le système particulier de réglage décrit ici, a été choisi pour élimi ner complètement toutes possibilités de gêne du mécanisme ou .des organes de tricotage par les opérations de tissage ou inversement. On remarquera que les lames .séparatrices extrêmes 209 peuvent être établies sans les espaces 340 -de dégagement, afin de réduire davantage la possibilité d'accrochage du fil sous les surfaces de pression 332.
Il convient de remarquer aussi que les platines de cueillage extrêmes 201 comportent des enco ches 203 plus profondes, afin de moins dé placer le fil que les autres platines de cueillage pour tenir compte de la .différence existant entre le niveau de la partie tissée de l'étoffe et le niveau .des parties antérieures 202 et 265 -des platines -de cueillage et des platines de formage. Des modifications cor respondantes doivent être faites dans les pla tines de formage de droite et -de gauche pour chaque section .de platines de formage.
Pendant la partie du cycle complet du métier où les navettes décrivent la longue course, deux duites de trame sont placées dans chaque section tissée: c'est pour cette raison qu'on a prévu des navettes supplémen taires de chaque côté de l'étoffe, navettes qui ne posent la trame qu'à, ce moment. Toutefois, .cette double lancée est compensée en obligeant à -ce moment le mécanisme d'enroulement à prendre deux dents de la roue à rochet 68.
Dans le métier représenté et décrit, les navettes fournissent de la trame simultané ment, mais toute cette trame se trouve en ligne droite et l'ensemble est appelé un -élé ment de trame. Si l'on considère une pièce -d'étoffe ordinaire, on voit que les fils de trame sont continus à travers toute la pièce. Au contraire, si l'on considère une pièce d'é toffe produite par le métier décrit, on verra que les éléments de trame sont .discontinus à travers la pièce. En d'autres termes, chaque élément de trame de la partie tissée est tiré ,de plusieurs sources distinctes -de fil de trame.