Accumulateur à liquide immobilisé. Dans les accumulateurs dits à "liquide immobilisé", il est nécessaire, sous peine d'une diminution importante de la capacité, de main tenir une quantité de liquide libre suffisante pour remplir les vides que peut présenter la matière immobilisante.
L'évaporation ainsi que l'électrolyse qui se produit vers la fin de la charge font dis paraître peu à peu l'eau de l'électrolyte im mobilisé ou libre. D'autre part, des sorties de liquide libre peuvent se produire sous l'in fluence de forces d'inertie de direction quel conque, comme c'est le cas par exemple pour les accumulateurs montés à bord des avions militaires dits "de chasse".
Il est donc nécessaire 1 De limiter autant que possible ces sorties de liquide; 2 De faciliter les opérations diverses aux quelles entraînent les additions d'eau. L'aacumulateur à liquide immobilisé, objet de la présente invention, réalise ces deux desiderata. A cet effet, il comporte un cou- vercle présentant un évidement conformé de telle manière qu'il rende difficile les sorties de liquide, tout en permettant une observation aisée de la surface du liquide libre, et un matelas filtrant ayant pour fonction d'em pêcher les déformations de la matière im- mobilisante et de réduire au minimum le li quide libre.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un accumu lateur selon l'invention, vue en coupe.
Sur la figure, les plaques de l'élément sont représentées en 1 et 1', les tiges polaires en 2 et 2', le bac en 3, le couvercle en 4 et le joint étanche entre couvercle et bac, en 5.
Les tiges polaires 2 et 2' sont réunies chacune aux plaques de même polarité par une embase 6 et 6'. Elles traversent le cou vercle dans des joints plastiques et étanches 7.
La matière immobilisante 8 est de préfé rence de la sciure de bois finement pulvérisée ayant subi un traitement approprié, mais peut être aussi constituée d'agar-agar, de silice gélatineuse ou granulée, ou de toute autre substance convenable. Elle est recouverte par un matelas filtrant 9, perméable aux gaz, en ébonite poreuse ou en feutre, ou encore en laine de verre recouverte d'une lame ajourée en ébonite, celluloïd, ou toute autre substance appropriée.
Ce matelas remplit exactement l'espace qui sépare les embases 6 et 6' l'une de l'autre. Il est maintenu en dessous par la matière immobilisante et en dessus par le couvercle 4. II pourrait aussi être placé un peu plus bas et être maintenu en dessus à chaque extré mité par les embases 6 et 6'. A cet effet, sa longueur serait augmentée.
Après la charge de l'élément, le bouchon 10 est retiré. Il est ajouté de l'eau pour rem placer celle perdue par l'évaporation et par l'effet de l'électrolyse. Cette eau traverse le matelas, s'introduit dans les vides de la matière immobilisante, se combine à l'électrolyte qu'elle contient et, après saturation de la matière et du matelas, recouvre celui-ci et devient visible à un observateur regardant par l'orifice du couvercle. Les additions de liquide doivent être espacées et suffisamment réduites. Elles cessent dès que le liquide a recouvert définitivement le matelas.
Il n'y aura comme liquide libre 11, que celui qui recouvre le matelas et celui qui pourra s'en échapper sous l'effet des forces d'inertie.
Le bouchon 10 est serré sur le couvercle 4 par la vis 12 qui le termine; la rondelle 13 assure l'étanchéité de l'ensemble.
La forme du bouchon est telle que le li quide mobile ne rencontrera qu'exceptionnelle ment les évents 14 qui assurent la communi cation de l'élément avec l'atmosphère par l'intermédiaire des canaux 15 et 16 et de la chambre 17 réservés à l'intérieur du bouchon.
On voit, en effet, que si les forces d'inertie obligent le liquide 11 à quitter la position représentée sur la figure, celui-ci gagnera les espaces 18 ou 19, suivant la direction de la force d'inertie, ménagés au-dessus et au-dessous du canal 15.
Le volume de chacun de ces espaces étant supérieur en tous cas à celui du liquide libre, celui-ci ne pourra s'engager dans le canal 15, sauf dans le cas de mouvements tourbillon nants, mais alors en petite quantité.
Les faibles portions de liquide qui gagne ront le canal 16, puis la chambre 17, pourront se déplacer vers la partie supérieure ou la partie inférieure de celle-ci sans les remplir et, par suite, sans baigner les évents 14 placés à mi-hauteur de la chambre. Cependant, si le liquide est projeté sur la surface latérale de la chambre, il pourra atteindre ces évents et sortir au dehors; pour limiter cette sortie, les évents sont percés dans deux saillies in térieures de la chambre représentées en 20 et qui auront pour effet de rejeter le liquide loin des évents.