Disjoncteur électrique à soufflage par fluide liquide ou gazeux. Le brevet principal a pour objet un dis- joncteur électrique, dans lequel l'arc est al longé et éteint par soufflage à l'aide d'un fluide liquide ou gazeux et dans lequel une électrode reliée à l'un des contacts ainsi qu'une électrode d'extrémité reliée à l'autre contact sont placées dans le courant de souf flage dans la région centrale de celui-ci et .de telle sorte que la ligne de jonction entre leurs extrémités opposées soit approximativement parallèle au courant -de soufflage. Ainsi, le choix de la distance entre les deux électrodes centrales permet de limiter la longueur de l'arc à une valeur bien .déterminée.
Or, il a été constaté que les conducteurs reliant l'électode d'extrémité à son contact peuvent exercer sur cet arc -des efforts électrodynamiques tendant à l'infléchir en forme .de boucle. Cet allongement de l'arc augmente, .d'une part, l'énergie dissipée .dans l'appareil et, d'autre part, la pression régnant à l'intérieur de la cheminée, ce qui crée des conditions défavorables à l'extinction de l'arc.
La présente invention a pour but -de re médier -à cet inconvénient. Elle a pour objet un disjoncteur suivant la revendication du brevet principal dans lequel au moins une électrode est reliée au contact, correspondant par un ou plusieurs conducteurs, ayant une forme telle que les efforts électrodynami ques, que leurs parties exercent sur l'arc, se compensent au moins partiellement.
Le dessin ci-annexé montre trois exemples d'exécution de l'objet de l'invention..
Le disjoncteur représenté en coupe par la fig. 1 se compose -d'un contact fixe 1 et ,d'un contact mobile 2. Le contact 1 est pourvu d'un pare-étincelles fixe l' et le con tact mobile 2 d'une électrode 2' également fixe. Le contact mobile qui ouvre le disjonc teur .en se déplaçant suivant la fléche 20 passe par une fente de l'électrode 2' et se -dé place perpendiculairement à l'axe de celle-ci. La -connexion électrique entre les pièces 2 et 2' est assurée par un frotteur 21 et un -con ducteur 22 portant l'électrode 2'.
Les cGn- tacts, pare-étincelle et les électrodes sont ex posés à un courant de fluide comprimé ar rivant par un canal 3 se terminant par une tuyère 4 dans l'axe de laquelle est placée l'électrode 2'. La tuyère 4 débouche dans une cheminée 5 pourvue, à l'autre extrémité, d'un pare-flamme 6. A peu près dans l'axe com mun de la tuyère et de la cheminée, près -de la sortie de cette dernière, est placée une électrode -d'extrémité 7 reliée au contact 1.
La connexion entre les pièces 7 -et 1 est réali sée, en fixant l'électrode d'extrémité au bout inférieur de la branche descendante 8 d'un conducteur coudé 9, laquelle est placée dans l'axe -du courant de soufflage, l'autre branche 10 du -conducteur 9, disposée radialement, étant reliée au contact 1 par un conducteur 11 placé dans le plan du coude 9. Le conduc teur coudé 9 est isolé. .
Lorsque les points d'attache de l'arc de rupture jaillissant entre les contacts 1 .et 2 viennent se placer, sous l'effet du soufflage, sur les pièces 2' et 7 l'arc reste approximati vement droit entre ces pièces et ne peut pas être -déformé par les efforts électrodyna miques engendrés par les conducteurs 11, 9. 2' .et 2 qui forment une boucle avec l'arc. -Une telle inflexion de l'arc vers la droite pourrait avoir lieu si, comme cela était prévu dans la fig. 1 du brevet principal, l'électrode d'extrémité 7 était reliée au conducteur 11 par une barre droite et horizontale.
En uti lisant le coude 9 la branche 8 -de celui-ci li mite ou empêche cette inflexion de l'arc; en effet, si cette inflexion se produisait, l'arc, chassé vers la -droite, formerait une boucle ouverte avec la branche 8 et l'effort électro- dynaimique engendré par cette boucle ten drait à s'opposer à la déformation et à re dresser l'arc.
Le même phénomène se produit - sur la moitié inférieure -de l'arc où le contact 2 et l'électrode 2', disposés à angle droit, s'op posent également au déplacement de l'arc vers la droite. A intensité de courant constante, l'effet de redressement exercé sur l'arc dépend de la longueur des pièces prévues dans ce but. En donnant à ces pièces des dimensions assez grandes, on peut donc obtenir une compensa tion complète des efforts électrodynamiques. Au lieu de -courber la pièce 9 à 90 , on pour rait aussi la plier suivant un angle aigu dont le sommet serait placé à droite -de l'axe de soufflage, l'électrode 7 restant au centre.
Il convient -de, remarquer que -certaines dispositions prévues au brevet principal ten dent déjà à prévenir une inflexion -de l'arc. En effet, suivant ce brevet, on a déjà donné aux électrodes extrêmes reliées directement aux contacts, une forme allongée dont l'axe longitudinal était placé parallèlement au -cou rant de soufflage. De ce fait, l'arc jaillissant -à l'extrémité de ces électrodes tendait @à se placer .dans le prolongement de leur axe lon gitudinal commun.
Mais cet effet peut, dans certains cas, être insuffisant pour maintenir l'arc droit. On le renforce considérablement en fixant ces électrodes sur les extrémités de conducteurs dont la partie la plus proche des électrodes est placée sur un axe commun pa rallèle au courant,de soufflage.
La fig. 2 montre schématiquement une deuxième forme d'exécution de l'objet de l'in vention. La cheminée y est indiquée en traits pointillés, mais le dispositif -de soufflage qui est identique à celui de la fig. 1 n'est pas re présenté. Le conducteur coudé 9 unique de la fig. 1 est remplacé dans cette exécution par trois conducteurs droits rigides 10 con nectés à l'électrode 7. Ils sont disposés sui vant des rayons et ont, l'un par rapport à l'autre, une distance angulaire de 120 .
Les extrémités extérieures des rayons 10 sont re liées au contact 1 par -des conducteurs 11 pa rallèles à la distance 2'-7; la distance entre ces conducteurs 11 et l'arc 2'-7 doit être au moins égale à la moitié -de la longueur de l'arc 2'-7. Les extrémités inférieures des deux conducteurs 11 opposés au contact 1 sont reliées à celui-ci par -des conducteurs 12 contournant la cheminée. Les parties des conducteurs 10 situées à l'intérieur de la cheminée sont recouvertes de matière isolante.
L'effet de cette disposition est analogue à celui qui vient d'être décrit. Comme chacun des trois conducteurs angulaires 10, 11 a une tendance ,à infléchir l'arc 7-2' au delà du centre de la cheminée, les efforts électro dynamiques se compensent. Au lieu -de trois conducteurs 10, 11, on pourrait en employer un nombre plus grand ou seulement deux placés dans un plan radial, de part et d'autre @le l'axe de la cheminée.
Enfin, la fig. 3 représente une troisième forme d'exécution de l'objet -de l'invention. Dans cette exécution schématique des conduc teurs courbes 10 .dont les extrémités oupé- rieures portent l'électrode 7 sont disposés en tièrement à l'intérieur de la cheminée 5 et ne sont pas entourées d'isolant. La cage formée par les conducteurs 10 se termine dans le bas par un anneau conducteur 13 placé sur la. tuyère 4. La compensation des efforts électrodynamiques se fait ici comme dans l'exemple -de la fig. 2.
Dans toutes les exécutions décrites, -de électrodes reliées au -contact mobile par l'in termédiaire de résistances peuvent être pla cées sur la ligne 7-2'. Le fluide de souf flage peut être un gaz ou un liquide.